Le Japon déploie des missiles près de Taïwan et affronte la Chine

Face à la montée des tensions avec la Chine, le Japon est résolu à déployer des 
missiles sol-air à proximité de Taïwan. De son côté, Pékin crie à la provocation. La grande question étant : ce renforcement 
militaire japonais dissuadera-t-il Pékin de s’en prendre à Taïwan ou risque-t-il plutôt 
d’allumer la mèche d’une guerre régionale ? Bonjour à tous. Aujourd’hui on va parler d’une petite île 
japonaise, située à 110 kilomètres de Taïwan, car Tokyo a décidé d’y installer 
des missiles, et Pékin est furieux. Bienvenue à Yonaguni, la nouvelle poudrière 
de l’Asie, où une décision militaire sur un bout de terre de quelques kilomètres carrés 
pourrait déclencher la prochaine crise mondiale. Pendant des années, personne n’y 
prêtait attention : des villages de pêcheurs vivaient leur vie tranquille, 
entre les bateaux qui rentraient au port et les touristes occasionnels 
venus admirer les fonds marins. Mais aujourd’hui ? C’est devenu le point 
le plus stratégique d’Asie de l’Est. La raison est simple. Depuis Yonaguni, on peut voir Taïwan à l’horizon. Le ministre japonais de la Défense 
l’a annoncé il y a quelques semaines dans un discours remarqué, qu’il 
vient tout juste de réaffirmer. Le Japon va dépoyer des missiles 
sol-air sur cette l’île. Des systèmes défensifs destinés, selon 
ses mots, à garantir la capacité du pays à répondre aux urgences dans ses 
approches maritimes du sud-ouest. Mais alors que lui parle de système défensif, 
la Chine, elle, parle de provocation. On peut en tout cas se demander pourquoi ce 
déploiement de missiles intervient maintenant? En fait, ce n’est pas si étonnant que ça. En trois ans, le Japon a 
doublé son budget militaire. Le pays construit des bases sur 
toutes les îles du sud-ouest. Il investit dans des drones de surveillance, des missiles de défense antimissile, 
et des systèmes cybernétique de pointe. Dans quel but ? Vous vous en doutez : se protéger de la Chine. Ou plutôt pour se préparer à un 
scénario que Tokyo considère de plus en plus probable : une action 
militaire chinoise contre Taïwan. Vous le savez déjà probablement, depuis 2020, 
Pékin multiplie les exercices autour du détroit. Des avions de chasse franchissent 
quasi-quotidiennement la ligne médiane. Des navires de guerre patrouillent 24h24. Et les simulations de blocus se succèdent. Du coup, le Japon regarde ça 
avec une angoisse croissante, sachant que si la Chine attaque Taïwan, le pays du soleil levant sera en première ligne – 
géographiquement, militairement, économiquement. A savoir que du point de vue militaire, les 
États-Unis ont plusieurs bases majeures au Japon. Ces bases serviraient donc 
très probablement de point de départ pour toute intervention américaine. Et avec le traité de sécurité nippo-américain, le Japon serait mécaniquement 
entraîné dans le conflit. Économiquement, le Japon importe la quasi-totalité de son pétrole et de son gaz 
du Moyen-Orient et d’Afrique. Les tankers passent obligatoirement au 
large de Taïwan pour rejoindre le Japon. Et malheureusement pour Tokyo, la Chine a démontré à plusieurs reprises sa capacité à former 
un blocus maritime étanche autour de l’île. Un tel blocus couperait la route 
d’approvisionnement en matières premières en provenance du Moyen-Orient et de 
l’Afrique, asphyxiant l’économie japonaise. D’ailleurs, la Première ministre 
Japonaise l’a dit clairement au Parlement, dans une déclaration qui a fait 
l’effet d’une bombe : Une attaque contre Taïwan serait une menace 
directe pour la sécurité Japonaise. Et sans grande surprise, Pékin a explosé. L’ambassadeur japonais a immédiatement 
été convoqué au ministère des Affaires étrangères chinois, où un diplomate lui a fait clairement comprendre que Tokyo 
dépassait les bornes acceptables. Le message était sans équivoque : “Taïwan, 
c’est la Chine. Vous n’avez rien à dire.” Pour Pékin, le déploiement de missiles 
à Yonaguni franchit une ligne rouge. La Chine considère Taïwan comme une province 
rebelle qui doit revenir dans le giron chinois, par la négociation si possible, 
par la force si nécessaire. De son point de vue les pays qui s’en mêlent sont des ennemis potentiels qui interfèrent 
dans les affaires intérieures chinoises. Cela dit, Taïwan n’est pas le seul 
point chaud entre la Chine et le Japon. Il y a aussi les îles Senkaku. Ces îles, aussi appelées Diaoyu en 
chinois, sont des îlots inhabités perdus en mer de Chine orientale que 
trois États revendiquent simultanément. Le Japon dit qu’elles lui appartiennent. La Chine aussi. Taïwan également. Résultat ? Les garde-côtes chinois patrouillent régulièrement dans la zone 
– systématiquement, même. Ils testent continuellement 
les limites japonaises. Ils poussent chaque fois le curseur un peu 
plus loin, créant une zone grise où personne ne sait vraiment où commence la provocation et 
où finit l’exercice légitime de souveraineté. Du coup, les responsables japonais 
craignent que tout accident, aussi minime soit-il, ne dégénère 
en une confrontation plus large. Et c’est exactement ce 
scénario que Tokyo veut éviter. Mais revenons à Yonaguni, parce que cette grande stratégie militaire a un impact 
très concret concernant Taïwan. Les 1 700 habitants de l’île voient 
arriver des camions militaires. Des convois. Des soldats. On construit des installations, on déploie 
du matériel, on transforme progressivement le paysage d’une communauté de 
pêcheurs en avant-poste militaire. Certains résidents accueillent favorablement 
la présence, y voyant une protection. D’autres s’inquiètent de devenir une cible dans 
un conflit impliquant de grandes puissances. Et puisqu’on parle de grandes 
puissances, et Washington dans tout ça ? Comme je le disais tout à l’heure, 
officiellement, les États-Unis et le Japon se soutiennent mutuellement à travers un 
traité de sécurité qui stipule clairement que toute attaque contre le territoire japonais 
déclencherait une intervention américaine. Mais Tokyo a des doutes. Pourquoi ça ? Parce que la politique américaine change, les 
présidents se succèdent avec des priorités différentes, et les garanties d’hier 
ne sont pas forcément celles de demain. Du coup, le Japon se dit : “On ne peut plus 
compter uniquement sur les Américains.” C’est pour ça que Tokyo investit massivement dans 
sa propre capacité de défense, entre missiles longue portée, capacités de contre-attaque, 
et réseaux de surveillance ultra-modernes. En gros, le Japon se prépare à un 
scénario où il devrait agir seul. Et de leur côté les États-Unis applaudissent. Parce qu’un Japon plus fort, 
c’est un allié plus robuste. Taipei aussi regarde le Japon avec 
un soulagement discret mais réel. Taïwan sait qu’elle ne peut pas se défendre seule contre un pays d’officiellement 
1,4 milliard d’habitants doté de la deuxième plus grosse économie mondiale 
et d’une armée en pleine modernisation. L’équation est simple : 24 
millions contre 1,4 milliard. Alors quand Tokyo dit qu’une attaque contre Taïwan 
menace aussi le Japon, c’est un signal fort. Ça veut dire : “Pékin, si vous 
bougez, vous aurez affaire à nous.” C’est une forme de dissuasion 
indirecte, mais réelle. Et pour Taïwan, chaque allié compte. D’autant que ce qui se passe aujourd’hui marque une rupture historique avec 
sept décennies de retenue. Depuis 1945, le Japon a une constitution 
pacifiste qui, après les ravages de la Seconde Guerre mondiale, a fait du pays 
un modèle de non-intervention militaire. Fini l’armée d’invasion. Place à la défense pure. Pendant 70 ans, Tokyo a respecté cette ligne. Mais là ? Le Japon change de posture. Pas officiellement. Mais dans les faits. Déployer des missiles près de Taïwan, 
parler ouvertement de défendre l’île, augmenter le budget militaire à 2% du PIB 
: tout ça était impensable il y a dix ans. Même sein de la société 
japonaise, le débat est vif. La question centrale reste de savoir si tout ça va stabiliser la région ou au contraire 
est-ce que ça augmente les risques ? D’un côté, renforcer les défenses peut dissuader. La Chine sait qu’envahir Taïwan 
serait compliqué, coûteux et risqué. De l’autre, chaque missile 
installé fait monter la tension. Et il peut suffire d’une étincelle, d’un 
avion abattu par erreur, d’un navire coulé, d’une mauvaise interprétation, pour 
faire exploser la poudrière asiatique. En définitive, Yonaguni, cette petite île 
de pêcheurs dont personne ne connaissait le nom il y a encore cinq ans, est devenue 
le symbole d’une nouvelle ère en Asie. Le Japon ne compte plus 
uniquement sur la diplomatie. Il entre dans une nouvelle ère 
stratégique et ses actions près de Taïwan sont révélatrices de la manière 
dont la région se prépare pour l’avenir. Le déploiement de missiles sur Yonaguni 
symbolise non seulement un changement dans la posture défensive du Japon, 
mais aussi une reconnaissance plus large du fait que la paix dans la région 
ne peut être considérée comme acquise. Elle doit être activement défendue, façonnée et maintenue dans un 
contexte régional en pleine mutation. Et voilà, c’est la fin de ce journal, 
merci à tous de l’avoir suivi. Si ça vous a éclairé, pensez à 
likez, à partager et à vous abonner. Rendez-vous demain pour une nouvelle édition de 
NTD L’Actu, très bon après-midi et à demain !

00:00 NTD l’Actu 27/11/2025
00:23 Yonaguni : la nouvelle poudrière asiatique
01:24 Le réarmement massif du Japon
01:55 La pression militaire chinoise sur Taïwan
02:21 Les enjeux stratégiques pour Tokyo
03:16 L’escalade diplomatique et les Senkaku
04:38 Conséquences locales et alliances régionales
06:36 Rupture historique et incertitudes futures

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Face à la montée des tensions chinoises, le Japon déploie des missiles sol-air à proximité de Taïwan.

De son côté, Pékin crie à la provocation.

Alors, ce renforcement militaire japonais dissuadera-t-il Pékin de s’en prendre à Taïwan ou risque-t-il plutôt d’allumer la mèche d’une guerre régionale ?

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48 Comments

  1. Taiwan est Chinoise et n a été historiquement qu un refuge pour des dissidents et a ensuite servi a la chine populaire comme porte de communication commerciale avec le monde occidental

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  3. La paix de Trump c'est la mort dans le monde REVEILLEZ VOUS ,TOUTES LES ELITES AVEC LE POUVOIR DE TENEBRES SUR LE MONDE POUR LA DETRUIR AVEC LA GUERRE. .😔😔

  4. La Chine grave maintenant ses puces presque aussi bien que TSCM, elle peut donc attaquer l'île pour priver tout l'occident des meilleurs processeurs, il ne s'agit pas que de la souveraineté de Taiwan, mais de la production mondiale d'ordinateurs.

  5. Voilà une occase pour la Chine de tester le Japon en détruisant les missiles sur cette île et l'occuper. Elle a un pretexte maintenant, good Job Japon et merci pour la Chine. Vous me faite honte les Japonais de faire la guerre par proxy pour ceux qui vous ont atomisé. 33 millions + 124 face à 1,4 milliard, atomique vous êtres des petits drôles.

  6. taïwan c'est historiquement chinois je ne suis ni pro chinois ni pro japonais mais je suis pour la réalité territoriale et historique et ethnique donc taiwan c'est chinois point barre

  7. 😂🤡 le Japon affronte la Chine..ben tiens..non je suis d accord qu il faut contenir ce régime communiste chinois mais faut rester réaliste. La Chine ne fera qu une 1/2 bouchée du Japon si ils veulent jouer les gros bras avec le géant chinois..qui sera bientôt et la première puissance économique mondiale et la première puissance militaire également

  8. Le Japon a des raisons de se défendre. De plus la dictature chinoise : lorsqu'elle s'implante quelque part, exige que ces territoires lui appartiennent, comme le nord du Laos, le Cambodge, le Tibet, le Xinjiang, la Mongolie intérieure etc. Il ne faut jamais faire confiance à une dictature à la pensée unique comme le pcc Chinois, jamais. Sinon, la culture insulaire Taïwanaise, si délicate et si particulière, sera supplantée par l'idéologie antique de la dictature continentale.

  9. un ukrainien dit que la chine fais beaucoup de vent face a taiwan mais va attaquer la zone petroliferes russe avant pour pouvoir maintenir son effort sur taiwan.selon lui la chine prepare plutot un attaque vers la russie

  10. l'UE veut s attaquer a la Russie
    et les Nippons veulent s'attaquer a la Chine
    ca me fait penser a la 2iem guerre mondial en version 2025…../////////
    sauf que cette fois on est un cran au dessus des armements …
    ils veulent détruire la planète ou comment ???

  11. Il vaut toujours mieux prévenir que guérir : c’est malheureux dans ce monde dégénéré qu’il faille toujours montrer les crocs et les muscles pour se faire respecter …

  12. Cher Monsieur, NTDFrance, ce n’est pas la quantité ou le nombre qui compte c’est la qualité, nous l’avons observé récemment au Moyen Orient, la Chine est une dictature…. Son armée est soumise et non volontaire et motivée….. exemple: Russie/Ukraine …. La Super Puissance Russe a beaucoup de mal …. La Chine ne pourra rien contre Taïwan ni contre le Japon ni contre l’Amérique … De plus la Chine a trop besoin de continuer d’être l’atelier du monde …..

  13. Il faut rester en paix. La destruction n’est pas constructive. La Chine est tres forte, attention. Trouver des solutions de paix.

  14. Attention les secousses des bombardements peuvent déclencher des séismes, les failles peuvent se réveiller, l’homme ne pourra rien faire devant la furie de la nature.

  15. Les Américains se dégonfleront , car le rapport de force ne leurs est pas favorable , les chinois avec 1 milliards d'habitants avec en plus une masse d'hommes célibataires d'environ 100 millions de plus par rapport aux femmes "politique de l'enfant unique" qui est en fait une bombe à retardement , le gouvernement Chinois voit ici une façon d'occuper des hommes oisifs en extérieur plutôt qu'à l'intérieur des terres , donc que cela prenne 4 , 6 , 10 , ou 12 ans peut importe , on le vois avec la Russie 10 fois moins peuplés qui a perdu environ 1 millions d'hommes en Ukraine , cela pourrait faire environ 10 millions pour les chinois , ils peuvent voir venir , les Ricains surement pas !!

  16. Le Japon ne fera jamais le poids face à la Chine … Et si le Japon attaque la Chine, les USA n'ont nullement l'obligation d'intervenir…. Dans le cas contraire oui en raison du Traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon signé entre ces deux pays le 19 janvier 1960 (entré en vigueur le 19 mai 1960)…..

  17. La chine parle de trop elle devrais effaces le japon ils est temp qu'une' bonne guerre mondiale vois le jour la CHINE devrait prouver ça force en finir avec le japon une bonne fois.

  18. Je ne suis pas prochinois ou antichinois, mais si la Chine voit cela comme une provocation et trouve cela pas normal, la Chine la fait à de nombreuses reprises. Dans se cas cela n'est pas normal que la Chine l'ai fait plusieurs fois. Sinon sa serait je peux te faire des choses mais pas toi et cela n'est pas juste, égal.

  19. Quand l'allemagne et le japon se réarment massivement sous des prétextes bidon (ukraine et taiwan) il faudrait peut-être se réveiller un peu et regarder dans les livres d'histoire qui est réellement dangereux…

    Et oui, taiwan appartient à la chine, c'est débile parce que ce sont des traités signés il y a longtemps pour des raisons qui ne sont plus justifiables aujourd'hui, mais c'est pareil pour israel/palestine, et personne n'irait dire que les isaraéliens doivent rendre leur pays parce qu'il leur a été donné en spoliant le territoire d'un autre pays.

    Les traités doivent être respectés ou renégociés, mais pas annulés sans contrepartie et par la menace, sinon plus aucun traité ne vaut quoi que ce soit.