LE JAPON IMPRIME 110 MILLIARDS € : Le suicide monétaire qui menace le monde
En ce moment précis, le monde est en train de basculer dans une nouvelle ère de folie monétaire. L’inflation n’est plus une menace lointaine, c’est une arme de destruction massive. Et la dernière chose dont nous avions besoin, c’était d’un nouvel acteur prêt à tout sacrifier pour gagner cette guerre. Cet acteur, c’est le Japon. Jusqu’ici, tout le récit tournait autour de Washington, de Pékin et de la Fed. Mais depuis l’arrivée au pouvoir de San et Takichi, Tokyo a décidé de cesser d’être un observateur silencieux. Ces déclarations provocatrices envers Pékin, notamment sur la question de Taïwan, ont mis le feu aux poudre. Résultat, une escalade géopolitique doublé d’une panique économique. Le Japon, la 3e économie mondiale, vient de prendre une décision qui va frapper sa monnaie, ses marchés et envoyer une onde choc sur la planète entière. Regardons le contexte. L’inflation est désormais la règle du jeu. Peu importe les murmures sur de supposées courbes de prix qui s’infléchissent. La réalité est brutale. Aux États-Unis, Trump prépare des chèqus de relance de 2000 dollars alimentant des déficits qui frôlent les 2000 milliards par an. En Chine, c’est l’inondation de liquidité pour amortir l’impact de la guerre commerciale et la Fed se prépare à baisser les taux. Le monde était déjà en pleine fuite en avant monétaire. La dernière chose dont il avait besoin, c’était d’un nouvel acteur majeur pour y jeter de l’huile. Pourtant, c’est exactement ce que le Japon vient de faire avec un programme de relance d’une brutalité inédite. Nous sommes face au véritable point de rupture de la politique monétaire japonaise. Le ministre des finances l’a confirmé, le nouveau plan de relance dépasse les 17000 milliards de yennes. Pour que notre public francophone comprenne l’échelle, cela représente environ 110 milliards d’euros. C’est un montant colossal. Comme on pouvait s’y attendre dans cette guerre mondiale des tarifs, Tokyo a choisi la voie de l’inflation. La logique est simple. Si tout le monde pousse ses jetons au centre de la table pour soutenir son économie, ne pas suivre, c’est garantir de perdre à terme. Mais ce prix est exorbitant. Imprimer l’équivalent de plus de 100 milliards d’euros, c’est signer l’arrêt de mort de sa propre monnaie. C’est surtout fracasser son marché obligataire car il faut émettre encore plus de dettes pour financer l’opération. Conséquence immédiate, les investisseurs lâchent le pays. Le rendement de l’obligation japonaise à 20 ans vient d’exploser pour atteindre un niveau record frôant les 2,8 %. Aujourd’hui, la confiance dans le yen est en train de s’évaporer. Plus personne n’a d’illusion sur la soutenabilité d’une dette publique qui dépasse les 230 % du produit intérieur brut. Le Japon vient d’envoyer un message au monde. Il est prêt à détruire sa stabilité financière pour rester dans la course. Mais ce n’est que le début de la tempête. Les investisseurs n’y croient pas une seconde. Et voici pourquoi. Officiellement, ce plan de relance massif est censé amortir le coût de la vie pour les ménages japonais. Une affirmation assez ironique, vu que le plan lui-même va contribuer à alimenter cette même inflation. Il doit également financer des investissements stratégiques dans l’intelligence artificielle et les semi-conducteurs. Sauf que le marché obligataire, l’indicateur le plus froid, ne croit pas une seule seconde que tout cela se traduira par une croissance plus solide à terme. Les investisseurs lisent le paysage dans lequel le Japon se bat aujourd’hui. Les exportations vers les États-Unis sont laminées par les droits de douane. La Chine lui vole ses parts de marché dans de nombreux secteurs industriels. Le déclin est structurel. Le produit intérieur brut japonais vient de se contracter de 1,8 % au 3e trimestre. C’est une première baisse après 6 trimestres de hausse. C’est le signal que l’impact des tarifs commence vraiment à mordre. Si ce scénario se répète au 4e trimestre, le pays basculera officiellement en récession. Une véritable tempête parfaite est en train de s’abattre sur l’économie nipon et la confrontation avec Pékin, orchestrée par la nouvelle administration y joue un rôle absolument central. Tout tourne désormais autour de la question de Taïwan. La question sidérante est la suivante : Japon a-t-il même laissé entendre une quelconque éventualité d’action militaire ou d’intervention ? Du point de vue chinois, c’est une ligne rouge absolue. Les blessures historiques sont encore vives. Il suffit de se rappeler la Seconde Guerre mondiale. Même les États-Unis maintiennent officiellement une politique d’une seule Chine. Voir l’administration Takaichi faire de telles déclarations est déconcertant. Mais ces mots ont des conséquences directes et c’est tout l’édifice économique japonais qui se retrouve brutalement exposé. La presse d’État chinoise laisse déjà entendre que Pékin a préparé des mesures de rétorsion. Celle-ci pourraient aller jusqu’aux sanctions ciblées ou à des restrictions sévères sur le commerce bilatéral. Pour le Japon, un tel choc serait dévastateur. Les grandes industries japonaises sont déjà en crise. Les droits de douanes américain écrase les exportations et le yen faible renchérit les importations de matière première. Dans ce tableau noir, un secteur aurait pu être relativement épargné, voire servir de bouée de sauvetage. Le tourisme, des millions de personnes affluent envers Tokyo, Kyoto, le Mont Fuji. Ce secteur représente environ 7 % de toute l’économie japonaise. C’est précisément là que les choses deviennent critiques. Pékin prévient désormais ses ressortissants des risques de voyager au Japon et la Chine dispose ici d’un levier gigantesque. La première source de visiteurs du Japon, ce sont les Chinois. De janvier à septembre, on compte 7,5 millions de visiteurs venus de Chine continental. Si l’on ajoute Hong Kong, on dépasse les 9 millions de touristes. C’est la majorité du flux touristique, plus que la Corée du Sud et les États-Unis réunis. En clair, la Chine tient un bouton rouge à porter de main capable d’assé une artère vitale de l’économie nipon. Nous en voyons déjà l’effet direct sur les marchés. Même des groupes cosmétiques japonais de renom comme Shido se font massacrer en bourse. Le titre a perdu 9 % en une seule journée. C’est une démonstration de la puissance de feu du consommateur chinois qui est le plus gros dépensier en Asie. En plus de l’impact touristique, Pékin pourrait très bien décider d’imposer de nouveaux droits de douane sur les biens japonais. Un boycott spontané pourrait également émerger au sein de la population. L’engrenage de la sanction économique peut alors très vite s’emballer. Or, comme les États-Unis, le Japon dépend massivement des terres rares et des minerai critiques chinois. Une partie du plan de relance de Tokyo vise justement à renforcer sa filière des semi-conducteurs. Ces constructeurs automobiles ont également un besoin vital de ces matériaux. Choisir ce moment précis pour se fâcher avec Pékin n’est pas seulement maladroit. C’est une stratégie dont le timing est catastrophique. La Chine est le producteur dominant d’une série de minerais industriels absolument stratégiques. Elle contrôle quasiment 100 % de la production de galium, une énorme part du magnésium, du graphite et bien sûr des terres rares. Ce sont des matériaux essentiels pour toute la chaîne de production, des véhicules électriques à l’électronique avancée. Si vous voulez fabriquer des aimants ou des puces de dernière génération, vous avez besoin de métau comme l’indium, un marché dont Pékin contrôle également une large majorité autour de 70 %. Alors, est-ce qu’il n’aurait pas été plus intelligent de chercher à se faire des alliés dans ces conditions plutôt que de tester la patience de la puissance qui détient à la fois les intrants et l’accès à un marché colossal ? C’est ce qui reste l’élément le plus incompréhensible de la stratégie japonaise. Au final, les 110 milliards d’euros du plan de relance ne sont qu’une somme finie. Tout se résumera à deux variables critiques. Le coût des intrants et l’accès au déboucher. Et sur ces deux points, la Chine tient les cartes maîtresse. Justement, parlons intran et tournons-nous vers les États-Unis de Donald Trump. Sa grande réindustrialisation, le fameux projet Made in USA, est en train de tanguer sérieusement. Loin de dire que le projet ne marchera jamais, il est certain qu’il coûtera bien plus cher que ce que tout le monde imagine. Les droits de douan qui rapportent de l’argent au trésor fédéral sont en réalité en train de détruire les mêmes industries que Trump prétend sauver. Si vous pensez que construire des centres de données, des usines de puces ou des voitures électriques aux États-Unis sera bon marché, il faut revoir vos calculs. L’un des plus grands producteurs d’aluminium au monde applique désormais des surcharges massives sur ses livraisons vers le marché américain. La fameuse Midwest Premium, la prime régionale sur le prix de l’aluminium est devenue folle. On parle d’environ 2000 dollars de supplément par tonne au-delà du prix de base du métal. Sans surprise, certains décrivent le marché américain comme cassé, les stocks fondent, les prix flambent. Est-ce que cela ressemble vraiment à la terre promise de la fabrication industrielle ? Concrètement, fabriquer n’importe quel produit aux États-Unis, prenons l’exemple d’une voiture électrique, coûte instantanément beaucoup plus cher. Les consommateurs américains vont se faire matraquer. Tous ces droits de douane vont les forcer à acheter du made in USA mais à un prix pharamineux. 2e effet pervers, les exportations industrielles américaines deviennent totalement non compétitives à l’étranger. Rivalisé avec la Chine dans les secteurs clés relèvent désormais de la mission impossible. Produire ailleurs est nettement moins cher. Monter une usine aux États-Unis, c’est comme entrer dans un casino sans sortie de secours. À la longue, vous finissez exang. Les fournisseurs d’aluminium évitent le marché américain comme la peste. Le Canada, par exemple, redirige l’essentiel de ces volumes vers l’Europe, ce qui permet de contenir les prix sur le vieux continent. Mais pour les États-Unis, les prix sont quasiment doublés. Comment ce modèle peut-il tenir sur la durée ? Le problème dépasse l’aluminium. Les importations d’acier et de cuivre sont elles aussi taxées à plus de 30 %. Dans le même temps, Washington veut absolument gagner la course à l’intelligence artificielle avec plus de 1000 milliards de dollars de dépenses à la clé sur la décennie. Tout cela pourtant se fera à prix majoré parce que les intrants sont surtaxés par les propres droits de douan de Trump. Est-ce que les États-Unis ont vraiment les moyens de s’offrir ce surcoup ? Le pays fait déjà face à un gouffre de financement des infrastructures de 3700 milliards de dollars. Dans ce trou béant, on retrouve environ 580 milliards pour l’énergie, 690 milliards pour les routes et 370 milliards pour les ponts. On ne peut pas bâtir une économie industrielle efficace sur des infrastructures délabrées. Cela signifie encore plus de dépenses, plus d’ouvrages ennuyeux à financer pour combler ce trou noir. On peut résumer la situation ainsi. Les États-Unis sont pris dans un piège où il faut dépenser 2 dollars pour obtenir un dollar de production réel. Bienvenue à l’hôtel California de l’économie. Une fois que vous avez passé la porte, c’est fini. Vous ne pouvez plus sortir et cette folie ne s’arrête pas là. Même si beaucoup pensent que les États-Unis ne peuvent pas se permettre cette trajectoire de déficit, Trump n’est pas de cet avis. Pour lui, l’hélicoptère monétaire est prêt à décoller. Le fameux tarif dividend est annoncé pour 2026. Selon ce roi du monde autoproclamé, les Américains vont bientôt recevoir un chèque de 2000 dollars. L’envoi est censé commencer à arriver dans les boîtes aux lettres d’ici la mi-2026. C’est complètement délirant et très clairement ce sera inflationniste. Au moins à court terme. Les gens se précipiteront pour encaisser le chèque puis pour le dépenser. Difficile de leur en vouloir. Personne ne sait s’il y aura une autre vague de chèque derrière. Le problème c’est la manière dont Scott Bessand vend ce plan. Sa justification donne l’impression qu’il s’agit d’un nouvel impôt déguisé sur les classes moyennes. C’est déroutant et cela brouille complètement la réalité. Il rappelle que ce chèque de 2000 dollars serait réservé au foyer gagnant moins de 100000 dollars par an. Il ajoute que la nouvelle loi fiscale servirait à financer à la fois la suppression de l’impôt sur les pourboirs, la sécurité sociale et de gros remboursement d’impôts qui constituent déjà un autre paiement au peuple américain. Voilà maintenant le cœur de l’analyse. Ce chèque de relance, c’est comme vous offrir une aile de poulet aujourd’hui alors que Trump vous prend le poulet entier demain avec au minimum 3 années supplémentaires de droit de douane. C’est un marché de dupe. Et pour ceux qui gagnent plus de 100000 dollars par an, il n’y aura rien. Ce qui est paradoxal puisqu’ils sont probablement ceux qui paient le plus ces mêmes droits de douane indirect. De plus, il y a une limite à ce que Trump peut donner. Rien que ce geste coûterait à l’administration environ 300 milliards de dollars. C’est de la dette supplémentaire ajoutée sur une montagne déjà vertigineuse. Le Committe for a responsible Federal Budget estime même que la facture pourrait grimper à 600 milliards selon la manière dont c’est structuré. C’est plus que ce que les droits de douan ont rapporté jusqu’ici. En clair, on parle très probablement d’un coût ponctuel et non d’une rente durable. Ce n’est pas un pactol. Les grands gagnants resteront les plus riches, ceux qui détiennent les moyens de production. Ce plan est objectivement superflu. Il devra encore obtenir l’aval du Congrès, mais il est difficile d’imaginer des élus prendre le risque de perdre leur siège en refusant d’envoyer de l’argent aux électeurs. C’est plus de 100 millions de votes potentiels en jeu. Tout laisse donc penser que les chèqus finiront par être votés. Ensuite, il faut regarder où ira réellement cet argent. Ces 2000 dollars par personne, soit environ 600 milliards de dépenses supplémentaires, finiront par remonter vers le sommet de la pyramide. Ils se transformeront en profit puis en achat d’actifs de toutes sortes. Immobilier, or actions américaines. Nous sommes déjà dans un meltup des actifs. Une flambée générale des prix des patrimoines déclenchés par l’administration Trump. Du pain et des jeux pour la masse, une nouvelle villa pour les premiers de cordé. Autre effet majeur de ce stimulus, il va peser de tout son poids sur les décisions de la Fed. Si Trump injecte 600 milliards dans l’économie, cela ressemble fortement à une nouvelle vague d’inflation à venir. Powell et ses collègues se retrouvent pris au piège. S’il baisse les taux maintenant, il risque d’alimenter un emballement encore plus fort des prix plus tard. La probabilité d’une baisse de taux en décembre est désormais tombée autour de 53 %. La bulle boursière, surtout dans la tech, repose aujourd’hui sur ses anticipations de baisse de taux. C’est incontestable. Mais la Fed a-t-elle le courage de couper à nouveau les taux pendant que Trump prépare son tsunami de 600 milliards de dollars ? Baisser les taux maintenant, puis laisser déferler cette vague de liquidité quelques mois plus tard, c’est absolument insensé. C’est pour cela que l’économie américaine ressemble aujourd’hui à une blague, un pur spectacle comique. On empile les contradictions sur des absurdités elles-mêmes posées sur d’autres folies. C’est délirant. Ce qui est fascinant. c’est que ce sandwich venu de l’enfer ne se soit pas encore effondré. Mais le biscuit finira par s’iméter. On ne peut pas faire tourner ce bon éternellement. Reste une question simple mais fondamentale. L’économie japonaise peut-elle survivre à son propre chaos monétaire ? Et l’industrie américaine peut-elle encaisser la guerre tarifaire de Trump sur la durée ?
Le Japon vient d’appuyer sur le bouton rouge. Avec un plan de relance de 110 milliards d’euros (17 000 milliards de yens), Tokyo s’engage dans un “suicide monétaire” pour tenter de survivre à la guerre économique.
Cette vidéo analyse la folie qui s’empare des banques centrales. Le Japon, écrasé par une dette de 230% du PIB et menacé par les représailles chinoises (tourisme, terres rares) suite aux tensions sur Taïwan, a choisi de sacrifier sa monnaie.
Pendant ce temps, les États-Unis de Trump préparent l’hélicoptère monétaire : un chèque de 2 000 dollars financé par la dette, alors que les tarifs douaniers font déjà exploser les coûts de production (aluminium). L’inflation n’est plus un risque, c’est une stratégie mondiale.
23 Comments
Ce n'est qu'une question de temps avant que l'UE n'imite les USA.
Le😂pays bas viennent de rendre l'usine de puces
J'aime ce pays le JAPON. Mais le Japon est bête de suivre les USA comme mouton.
Au lieu d'être libre des USA vs voulez être une colonie USA, être sous tutelle USA pour vs détruire vs même.
En s’attaquant à Taïwan usa et japon créent une guerre direct avec la Chine . Cela ne vous rappelle pas le cas de L’Ukraine. Aujourd'hui UE a tout perdu
Dans quoi investir mes yens?
Vive la Chine pour votre courage et votre persévérance face aux grands puissances.écraser les impérialistes les réduire en poussière et dans la misère ?❤❤❤
❤❤❤❤❤❤❤
Si ça peut permettre aux pays du sud de sortir du dollar et euro pourquoi pas . L'occident représente a peine plus de 10% de l'humanité , soutient a l'union des pays du sud !!
Il faut se détacher des USA
On vas tous manger due pain 🍞 sec 😢 crédits. Planche à billes. Ou sont les honnêtes personnes 😊.
Je pense que le Japon veut justifier l'expansion de son armée🤔. Il veut la guerre. Sinon, je ne comprend pas cette décision
Elle est en service commandé….encore un coup tordu des americains le boomerang lancé les frappera tous les deux.
Les japonais n'ont plus de tantō pour pratiquer le seppuku et ils veulent utiliser la Chine ?😮
Arigato Gozaimasu
Je réfléchis.
Tous les voisins de la Chine sont menacés par son hybris et son impérialisme .Pour le Pcc la guerre est une voie pour garder le pouvoir …
J'en ai marre de tout ça de ce monde de tout 🥲😭😭
La plus puissante action de la Chine serait de stopper le partenariat avec le Japon pour “louer les pandas” 😂
Shame on Japan following the economic dictatorial of the USA!! Japan needs to retrieve its independency using their Japanese intelligence. Americans are stupid and want to continue to conquer the world. Japan 🇯🇵 please 🙏
Taiwan est chinois.
Ces dirigeants japonais n'ont pas d'honneur d'être soumis aux USA.
0:37 C'est l'Allemagne la 3e puissance économique, le Japon est 4e.