Regard d’un historien sur la collection Badinter (4/5)

Merci beaucoup à vous d’être présent ce soir je voudrais passer quelques petites minutes à à remercier effectivement d’une part enfin plusieurs personnes d’une part l’équipe de toute l’équipe de la bibliothèque de l’Arsenal parce que c’est un magnifique lieu que de pouvoir parler ici et d’avoir également

Du du public et pour avoir facilité la la tenue de cette conférence un peu particulière vous vous le verrez en tout cas à deux voix comme cela a déjà été annoncé je je tenais tout particulièrement à ce que nous ayons cette cette double double parole et et

Même un peu plus vous allez voir et puis je vrais remercier tout particulièrement même si ça le fera rougir mais dans le noir on le verra pas donc Olivier Bosque qui est le directeur de cette de ce bel établissement parce que Olivier s’en souvient sûrement il a été parmi la les

Premiers membres de l’équipe qui en 2003 ont abouti à la création justement du du Musée d’histoire de la justice en ligne qui s’appelle le criminau corpus euh et dans lequel on trouve à la fois des des des expositions notamment une exposition sur l’histoire de de la peine

De mort en France de 1789 à 1981 une exposition que j’avais fait avec un un collègue qui s’appelle Jean-Claude Farcy qui est un très grand historien de la justice qui est décédé l’année dernière et vous trouverez également sur ce site j reviendrai en en fin de conférence des

Des une une très belle base de données sur les complaintes criminelles qui a été initié donc par mon complice du soir Jean-François Maxou ensen et puis donc en fait la commande qui avait été faite par Olivier ou plutôt l’invitation c’était de effectivement de porter un regard d’historien sur la collection de

Robertbainter collection qui est donc exposée ici avec un certain nombre de de pièces tout à fait intéress récente évidemment quand on fait un quand on déjà quand on fait une collection on fait des choix c’estd qu’ il y a des choses qu’on achète il a des choses

Qu’on aachète pas des choses qu’on prend et des choses qu’on laisse donc il y a déjà une première subjectivité à l’œuvre évidemment dans dans ce qu’à rassemblé Robert Badinter évidemment sa bibliothèque n’est pas exposé complètement ici donc il y a également un choix dans l’exposition donc si vous

Voulez il y a un double choix qui a été fait et euh ce choix a été fait sur une perspective qui est assez claire qui est celle de de d’une histoire de la Miss de la peine de mort en France alors ce qu’il faut rappeler c’est que si effectivement l’hitoire finit bien pour

Ce qui est de la peine de mort en France c’està-dire termine quand même récemment le 9 octobre 1981 40 ans ce n’est ça peut paraître loin pour les plus jeunes mais les plus âgés ici l’ont connu cette ce temps de l’abolition et nous avons connu aussi un temps ce 9 octobre 1981

Où la France n’avait toujours pas aboli la peine de mort et ça faisait d’elle le dernier pays occidental avec la Turquie à ne pas l’avoir aboli ou en en tout cas encore l’utiliser de fait et donc il y a un premier paradoxe qui est que la France est probablement le pays qui en

Europe occidentale et peut-être même dans le monde a le plus eu de voix contre la peine de mort au 19e siècle et en parti au 20e siècle et finalement ça a été le pays qui l’a aboli relativement tardivement donc l’exposition que l’on avait fait nous en 2006 avec Jean-Claude

Farci Ctait de réfléchir à aux raisons finalement de cette nonabolliition de la peine de mort en France et on voit bien que cette exposition nous nous invite d’une part à un parcours qui nous amène à l’abolition mais nous fait retracer aussi deux siècles de non abolition et

C’est un petit peu ce qu’on voudrait vous présenter avec Jean-François ensen sachant que en en en 1 heure et demi on ne peut pas faire l’histoire complète de cette nonabolition et donc on on voudrait mettre l’accent sur quelque chose qui nous paraît important parce que ça reste d’actualité c’est quelque

Chose qui serait de l’ordre d’une perception de des sensibilités par rapport à la peine de mort c’est une histoire sensible de de cette peine de mort et de son sa nonabolition qui passe en grande partie en fait même si on l’oublie par les affaires par des affaires criminelles

Qui ont été plus ou moins médiatisées plus ou moins discuté et qui par assez régulièrement donc ont remis en en débat et en discussion cette cette peine de mort donc sur l’histoire même de la peine de mort en France il y a beaucoup de travaux qui ont été faits par des

Historiens je me permettrai d’y renvoyer Emmanuel tayb Julie le Kang song Nicolas Picard et et bien d’autres et mais ce qu’on va essayer de vous proposer c’est une une une approche un petit peu différente donc juste pour le rappeler la la peine de mort sous ce qu’on appelle l’Ancien Régime c’est-à-dire

Sous l’ancien droit c’està-dire avant la Révolution française est une peine qui est quand même assez largement répandu euh et sous différentes modalités vous en avez cinq principalement vous avez d’une part euh la décollation à l’épée qui est réservée pour les nobles donc la décapitation à l’épée pour les nobles la

Pandaison qui est plutôt pour les les gens du peuple la roue pour des pour des pour des crimes déjà plus graves le bûcher le bûcher qui est une sorte d’anticipation finalement des enfers que l’on vivra après la mort et puis l’écartellement qui est vraiment un supplice réservé aux crimes les plus

Grave notamment les crimes de de de l’aise Majesté puis il y a un autre point qui est important aussi sous l’ancien droit c’est que il y a beaucoup d’incrimination passible de cette peine de mort en en 1789 le juriste Pastoré en en ressence 115 donc je vais pas les énumérer mais

Il faut savoir que vous le voyez sur ces images que la peine de mort est aussi une peine qui est administré en public hein c’est une peine qui vise à à à effrayer à effrayer les les les les méchants et qui qui est démonstrative et qui qui travaille le corps aussi he qui

Est très très important euh c’est pas comme ça que je vais faire hop c’est comme ça cette peine de mort donc faut pas non plus s’imaginer qu’on a un ancien régime qui serait sanglant où on administrait la peine de mort comme ça un petit peu en en riant et

Avec facilité il y a tout un système de qu’on appelle de preuve légale qui et d’économie très très F sur les raisons de l’administration de la peine de mort sur on pèse le pour et le contre des les circonstances aussi aussi des actes donc ne ne commettons pas cette erreur de

Croire que notre période est tellement mieux qu’avant et tellement mieux que le le jour de précédent et cetera sous si je prenais l’exemple de l’époque médiévale on s’apercevrait que c’est une époque qui est qui qui n’a pas ce cette perception de châtiment des corps ça arrive avec la centralisation de l’État

Donc faudrait mettre beaucoup de nuances mais disons que si on veut simplifier sous l’ancien droit il y a beaucoup de possibilités pour arriver à une peine de mort qui va être une peine publique et qui vise à à à à produire des supplices mais au 18e siècle on a un

Grand mouvement quand même de réforme qu’on appelle donc vous savez qui s’inscrit dans l’époque des Lumières et qui est un mouvement de de de de critique par rapport à la just justice pénale où on commence à parler de crimes juridiques c’est-à-dire ce sont des crimes qui sont permis par la loi par

Exemple la torture c’est une pratique qui considérée par un nombre de philosophes comme étant quelque chose qui n’aboutit qu’à finalement qu’à qu’à exempter les méchants les gens les plus insensibles à la douleur du crime et à par contre à punir des personnes qui sont particulièrement civilisées donc particulièrement sensibles justement à

La douleur et et cetera donc l’une des figures les plus connu bien sûr vous avez notamment Voltaire qui prend fait et Cuse dans un nom d’affaires mais vous avez aussi euh sur le plan de la théorie Césaré Beccaria qui parle avec son petit ouvrage des délis et des peines en 1764

Des contreffet de la torture de la nécessité de modérer les peines et de les rendre certaines de légaliser la répression et euh de mettre en avant la la finalité première du châtiment de du système des peines c’est de prévenir la le crime et les transgressions

Et j’ fait des bêtises là mais je crois que là [Musique] pour entendre ma triste fin venait des quatre coins du monde j’ai trop aimé un libertin de ma famille j’ai fait la honte je n’écoutais pas mes parents mais aujourd’hui je m’en repends j’ai quitt souvent la maison sans

Écouter ma tendre mère je fuyais les sages leçons que me faisait mon tendre père mon cri me fait frémir d’horreur écout ma grande noire sur je devins mère d’un enfant et j’ai recelé ma grossesse j’ai commis un crime bien grand écoutez tous jeunesse aussitôt que l’enfant fut né à la mort il fut

Condamné moi-même j’ai pris mon couteau j’ai tué mon enfant sans mystère et je l’ai coupé par morceau comme une barbare mère dans le jardin je l’ai porté où l’innocent fut enterré je me croyais en sûreté mais Dieu voulant punir mon crime permis qu’un chien s’en fut trouvé

L’endroit où était ma victime il faisait de grands hurlements en déchirant cet innocent le même jour dans la maison un chien à courant sous la table à sa la porte un cuisson de ce pauvre enfant misérable en voyant cette cruauté dès l’instant je fus visité de suite je fus arrêté entre les

Mains de la justice mon procès fut bientôt jugé de passer à la guigotine fautil à l’âge de 18 ans mourir si [Musique] honteusement vous me voyez sur l’échapeau au grand dieu pardonnez mon crime jeunesse pria le très haut ne suivez jamais mon abîme pour vous

Périrez comme moi et sous le Glair de la Loire o vous pér comme moi et là sous le GL de la [Applaudissements] [Musique] loi histoireire sensible disait Marc et bien voilà comment certains crimes étaient perçus par la population ceci mesdames et messieurs est une complainte criminelle la rédaction à la première

Personne est un artifice rhtorique ce n’est pas la criminelle qui l’a écrit pour diverses raisons mais c’est jusqu’au milieu du 19e c’est ainsi que l’on chantait les grandes affaires criminelles à la première personne la complainte était le moment où le criminel venait demander qu’on le pardonne qu’on l’absolve de ces crimes

Avant d’être avant d’être exécuté je disais que ce n’est pas la criminelle qui l’a commis parce que cette complainte elle est là vous voyez on a perç la petite guillotine elle est là dans cette vitrine elle fait partie de la collection de Robert Badinter et c’est un fait divers imaginaire en fait

On a bien cherché elle était imprimé sous la Restauration mais elle est parfaitement plausible pour un crime d’infanticide tel qu’il pouvait être commis sous l’antien régime ou au début du 19e siècle mais j’en ai assez dit je laisse la parole merci Jean-François donc on va essayer d’avancer un petit

Peu dans le temps donc après le donc l’Ancien Régime vous savez puisqu’on est dans dans un lieu aussi l’abè de l’Arsenal qui en qui en préserve les archives on arrive à la réolution française qui qui débute en tout cas symboliquement c’est la mémoire en tout cas dans dans dans la population qui qui

En reste par la prise d’une prison d’État la Bastille et qui qui donne en fait euh qui qui donne corps à l’importance que l’on accorde à la question de cette réforme justement de la justice he dans les cas de doléance il il y a deux demandes principales la

Première c’est la réforme de l’impôt et la deuxième qui vient immédiatement après c’est la réforme de la justice donc euh sous la Révolution française en tout cas au début au printemps de 1791 on discute de de la de la nécessité de réformer la la loi et notamment le d’un

Nouveau code pénal il y avait pas de code pénal en France avant mais il y avait il y avait quand même des lois et donc l’idée c’est d’avoir un code absolument clair et on discute à cette occasion de la nécessité ou pas de maintenir la peine de mort j’ai dit tout

À l’heure que béaria était pour la modération des peine mais il faisait une une exception pardon à l’abolition de la peine de mort pour les cas de de personnes qui s’opposaient à la à la loi générale finalement qui s’opposait à la société elle-même il disait ces opposants qu’on nappelait pas encore

Opposants politiques et bien malheureusement s’ils veulent absolument renverser la société dans laquelle on est pour eux on maintiendra la peine de mort mais dans tous les autres cas les cas qu’on appellera plus tard de droit commun on devait abolir la la la peine alors quels étaient les arguments des de

Ceux qu’on appppelle pas encore les abolitionnistes d’abord la peine de mort elle est lié au régime despotique et tyrannique c’est-à-dire que dans toutes les tyrannies dans tous les lieux où on opprime le peuple la peine de mort existe qu’ensuite elle est cruelle effectivement elle est on a dit qu’elle

Était publique qu’elle était souvent agrémentée entre guillemets de de supplice he lescartellement on pouvait ajouter de de de l’huile chaude sur les sur les plaiis on pouvait tirer avec des avec des tonails sur la sur la chair il y a une description très très connu pour

Ceux qui l’ont lu de de du supplice de Damien dans au début du du livre de Michel foucot surveiller et punir qui qui donne vraiment une idée de de de l’orreur du supplice on considère qu’elle est inefficace et inutile parce qu’elle finalement elle n’est pas dissuasive et on a l’argument de dire

Que notamment par exemple au Japon je suis pas bien sûr qu’ils aient vérifié mais en tout cas on dit sur la révolution françise au Japon c’est un lieu où on applique le plus la peine de mort et finalement le lieu où il y a plus de criminalité comme je dis je suis

Pas sûr qu’ils aent vérifié euh elle n’est pas disasive c’est-à-dire que si elle était dissuasive bah les endroits où on l’applique on devrait voir la criminalité baissere h ce n’est pas le cas et puis elle fait peser évidemment et ça c’est un argument auquel les juristes et les magistrats sont très

Sensibles elle fait peser sur la justice le spectre de l’erreur irréparable évidemment si on punit de la peine de mort quelqu’un qui n’est pas coupable on ne pourra pas réparer l’erreur si on s’aperçoit que il était innocent du crime don dont on l’accablait donc la discussion va aboutir finalement à

L’idée que sur sur le principe oui on va abolir la peine de mort mais on laabolira finalement au moment où ce sera opportun c’estàd au moment de la paix générale il faut se rappeler quand même que la révolution débute dans dans dans dans dans des mouvements populaires de foule et cetera mais que

Très vite elle a affaire aussi à des guerres à des guerres à la fois en interne en guerre civile notamment en vendet ou la ou la machine qui va être inventé va beaucoup servir mais également à l’extérieur des frontières et que donc c’est les Révol juge qu’il n’est pas opportun de

L’abolir à ce moment-là la deuxième grande invention évidemment importante de la de de la de la Révolution française en tout cas de ces débuts en plus de cette idée qu’ on pourra abolir très prochainement la peine de mort du moins l’espèton c’est cette machine qui qui finalement produit l’égalité devant la

Mort he puisque c’est la décapitation pour tous donc c’est finalement l’administration de la peine de mort qui était réservée autrefois au noble va être possible pour tout le monde euh alors onappelle la guillotine comme vous le savez le docteur Guillotin se serait bien passé de de de de cet adjectif

Puisque finalement il n’en est pas le le le le réel inventeur puisque c’est le docteur Louis et Tobias Schmith un facteur de clave 5 qui ont mis au point la dernière machine qui va être utilisée et mais elle introduit aussi autre chose qui est très important et sur lequel les

Bourreaux de l’époque avait beaucoup insisté c’est-à dire que euh si vous voulez quand on avait pas inventé la guillotine mais qu’on avait adopté le principe que la peine de mort devait être une décapitation simple il avait dit il y aura du boulot parce que si moi je dois décapiter à l’épée des personnes

Sachant que c’est une opération qui n’est pas simple il faudra beaucoup de faudra beaucoup de bourreaux et cetera donc cette machine qu’est-ce qu’elle introduit ben c’est la possibilité de de de de de de mise à mort en série en fait c’est très simple on appuie sur un bouton le mouton comme on l’appelle

Tombe et la tête tombe et et la mort s’ensuit il y a aussi l’idée physiologique que c’est une mort beaucoup plus beaucoup plus immédiate que par exemple les machines qu’on invente à l’époque aussi par qu’on invent des machines à étrangler des possibilités de machines à suffoquer on fait beaucoup de comparaisons aussi

Notamment chez les médecins avec avec la pendaison et la pendaison c’est plus terrible parce que il y a une nfixie 12 tandis que la décapitation c’est évident alors les partisans de la pendaison disent d’autre chose bref il y a aussi beaucoup d’expériences j reviendrai sur vous allez voir sur les cadavres qui

Sont produits évidemment par ces temps troublés et puis là vous avez à côté évidemment le un document qui est issu de la collection donc de roberat sur la Déclaration des Droits de l’Homme cette guillotine est vue dans un premier temps comme un progrès euh pour pour l’humanité et et notamment pour les pour

Les pour les condamnés mort de de [Musique] l’époque ces complaintes étaient porté par des feuilles qu’on appelait les canards c’est pour ça que j’utilise une [Musique] feuille si dans les fastes de mémoire l’on a inscrit des guerriers fameux de quelqu candi dans l’histoire l’on conservera les nom affreux celui du jeune Pierre Rivière

Dont je vais vous tracer les for fait en horreur à la terre entière il y figurera pour jamais en horreur à la terre entière il y figure pour jamais à peine à sa 20e année de sa mère il trancha l’un les jours et de sa sœur

Infortunée de la vie il arrêta le cours sa pauvre mère elle était enceinte quand il commit l’assassinat en entendant cette plainte chacun d’entre vous il fréira en entendant cette complainte chacun d’entre vous il frémira la complainte c’est un média qui raconte un crime et la musique est là

Pour aider à le mémoriser néanmoins ce n’est pas une chanson imprimée par des imprimeurs de musique car elle c’est une chanson sur timbre c’est-à-dire qu’on réutilise une mélodie préexistante ce qui permet à n’importe quel imprimeur d’imprimer le texte d’une complainte et de rajouter l’air du chien fidèle je pense

Qu’il y a personne dans la salle qui connaît l’air du chien fidèle d’ailleurs j’aichandé cette complainte sur l’air de tout t’en souviens-tu que tout le monde connaît naturellement parce que c’est un air du chansonnier de Bros chansonnier du 19e qui a exactement la même coupe

Que l’ l’air du du chien fidèle que j’ai pas réussi à retrouver de de façon certaine donc nous sommes là dans le monde des chansonniers les artisans faiseurs de chansons et vous connaissez la différence entre un compositeur et un chansonnier le compositeur il compose ex Nilo le chansonnier c’est un artisan il

Travaille sur un gabarit l’artisan a des gabarits et ben le chansonnier il a la découpe de sa de la mélodie qu’il va utiliser et il a pas à se poser de question pour la longueur des vers c’est la musique qui le dit [Applaudissements] alors cette complainte donc elle est

Composée en très probablement en 1835 ou à peu près 1835 1836 elle fait référence à une affaire criminelle qui était connue à l’époque et qui a été redécouverte dans les années 70 par les par les historiens il s’agit de l’affaire Pierre Rivière et je vais vous en dire un mot parce qu’elle s’inscrit

Justement dans une époque 1835 donc où finalement en France on a un N nouveau code pénal il y a eu un premier code en 1791 il y a eu un code intermédiaire dont je vous fais grâce en 1795 il y a surtout un code sous Napoléon 1er en

1810 qui est un code pénal qui va tenir jusqu’en 1994 avec des modifications mais surtout de ce qu’on appelle des lois spéciales c’estd des lois qui vont s’ajouter à ce code et qui vont venir modifier un certain nombre de dispositions notamment sur les travaux forcés sur le surcis sur

La récidive et cetera ce qu’il faut bien comprendre c’est que en en France on a un un jusque à peu près le milieu de la monarchie juillet c’est justement à peu près jusqu’ au moment de laff Pierre Rivière 1835 1840 un grand mouvement qu’on appelle de de philanthropie qui un

Certain nombre de personnes notamment des des nobles des aristocrates mais pas seulement qui vont s’intéresser à la à la question de la de la misère dans la société des des personnes présentant des ce qu’on dirait de N jours des handicaps c’est des notamment des des problème des aveugles problème des des sourmeux et

Cetera et un un mouvement donc qui va se tourner aussi vers les aliénés vers ce qu’on pourra appeler les les les fous si vous voulez et également les criminels et dans ce mouvement on voit de choses notamment des sociétés qui vont se créer la société par Société royale pour

L’amélioration des prisons euh ou également une réflexion sur que sont ces que que sont les criminels et pourquoi agissent-il comme ça notamment dans les cas où on ne peut pas utiliser le modèle classique qui est de dire on a commis un un une une action parce qu’on a réfléchi

Qu’on a posé le pour et le contre et qu’on a considéré qu’on a tiré un gain de l’action et puis même si c’est une action donc une infraction on a estimé que le gain serait plus important que le risque encu de subir une peine et ce que

J’ai pas dit tout à l’heure c’est que bécaria disait qu’il fallait la modération des peines mais qu’il avait ajouté quelque chose qui n’est toujours pas àquis de nos jours ce qui disait que pour les peines soient modérées il faut qu’elles soi certaines c’est-à-dire que on vous donnera une peine mineure

Peut-être juste un petit peu au-dessus du bénéfice que vous pouvez escompter en commettant l’infraction mais par contre cette peine elle sera certaine et donc évidemment ça ça normalement ça fait que le calcul de toute personne raisonnable fait qu’il n’y aurait pas de passage à l’acte et que la criminalité euh

Finalement disparaîtrait le problème va se poser avec un C nombre de personnes qui ne sont pas capables de mener ce raisonnement je veux parler des personnes justement qu’on va appeler les aliénés et qui vont apparaître au début du e siècle comme posant justement un problème alors les aliénés en fait on

Les connaît depuis depuis bien longtemps depuis l’Antiquité et ils sont depuis l’Antiquité justement tant dans dans le même du droit canon que du droit antique romain exemple de peine ils sont exemple de peine parce qu’on considère qu’ils sont pas capables justement de raisonner et euh donc exemple de peine exemple de

Peine de mort aussi on va pas leur appliquer la peine de mort il y a que juste un cas qui est prévu en exception comme souvent c’est le crime de l’ISE Majesté c’està que si un aliéné attente à la personne du roi il est possible d’une peine mais en général ça se résout

Par une grâce royale d’accord mais euh dans ce mouvement de philanthropie on a évidemment des des des des têtes têtes de pon j’ai envie de dire je n’en citerai qu’un c’est Victor Hugo évidemment qui qui va très vite prendre partie contre la peine de mort et qui va

Écrire à ce sujet et parmi les écrits les les les les plus marquants en tout cas de cette période nous avons bien sûr le Dernier Jour d’un condamné où il fait une une démonstration de de l’Inité l’innulité de cette peine sur un détenu justement qui ne la mérite pas et qui

Qui subit l’injustice finalement de de l’administration pénitentiaire et cetera mais moi je voudrais vous parler d’autres affaires euh évoquer justement ces cas de crimes qui sont commis sans motif apparent c’est des personnes qui reconnaissent les les faits qui qui reconnaissent bien qu’elles sont les auteur de l’infraction pour lesquell

Elles sont poursuivies qui admettent même qu’elles sont passibles d’une peine voire d’une peine de mort qui ne vont pas le contester mais quand on va leur dire mais alors pourquoi vous avez fait ça elles vont être incapables de produire une explication et donc là le le beau système judiciaire du chacun

Sait ce qu’il fait et c’est pour ça qu’il agit en pleine connaissance de cause et c’est pour ça qu’on peut le punir ben le système va se gripper et et on va la question va se poser de savoir si pour ces personneslà la peine de mort est vraiment possible ou s’il faut faire

Autre chose alors on a cité Pier Pierre Rivière Pierre Rivière lui c’est un un jeune agriculteur qui en 1835 va égorger sa mère sa sœur et son frère dans dans dans un petit hameau en en Normandie et il va se sauver la grand-mère qui était là essaie de l’arrêter mais elle

N’y arrive pas il va il va il va se sauver il va arrêter euh 3 semaines plus tard et lorsqu’on va lui demander s’il est l’auteur du crime euh dans un premier temps il va dire oui c’est Dieu qui me l’a commandé et puis très vite il

Va dire attendez je vais vous je vous je vais je vais m’expliquer donnez-moi juste de quoi euh écrire dans ma prison donc on lui donne du du papier on on lui donne tout ce qu’il faut et il il rédige un mémoire absolument stupéfiant où il prend la parole alors

Pour le coup à la première personne mais c’est bien lui qui l’écrit ça n’est pas factice où il dit moi Pierre Rivière ayant égorgé ma mère ma sœur sœur mon frère et voulant faire connaître tous les raisons de de mon de mon de mon

Geste là je je je cite de mémoire et il va expliquer pour pourquoi il a commis cet acte alors pourquoi il l’a commis parce que en fait sa mère d’une certaine manière persécutait son père n’était jamais d’accord avec lui son père avait perdu l’autorité dans la famille et

Finalement il décide de tuer la mère pour que pour rétablir la place du père ce qui est un peu paradoxal puisque à l’époque ça s’appelle un paricide en fait c’est une sorte de c’est un paricide parce que il tue les un ascendant qui est la qui qui est sa mère

Mais c’est un par ici d’inversé parce que ce qu’il veut lui c’est rétablir la figure du père dans toute son autorité dans sa place dans la famille et alors c’est quelqu’un qui plairait beaucoup au fémin féministes de nos jours parce qu’il disait depuis que les femmes ont

Pris le pouvoir au 10e siècle c’est c’est la société est perdue donc il avait vraiment une vision très précise des rôles dans la famille et donc il a il a agi pour cette raison-là alors est-ce que cette raison en fait un être responsable on s’interroge parce qu’en

Même temps ce n’est qu’un un agriculteur un un jeune cultivateur qui a qui il a très peu de de de de connaissance livresque c’est déjà étonnant qu’ qu’ sache lire et écrire et qui qui puisse s’exprimer de cette manière-là et donc il va y avoir un doute alors j’ai envie

De dire comme très souvent on va avoir des un expert deux experts médecins un premier qui va dire un officier de santé qui va dire cet être-là est responsable et puis un autre qui est un peu plus versé dans dans dans dans les théories de l’aliénation de l’époque qui est qui

Est médecin dans un dans un asile qui va dire non non il y a un doute cette personnel est très probablement aliénée et donc donc n’est pas possible de d’une peine et n’est pas incriminable donc il va quand même y avoir un procès pierre rivère va être condamné à mort et puis

Il va y avoir un collège de médecins de médecins très réputés qui à Paris quelques semaines après vont rédiger un un mémoire à l’attention du roi pour expliquer que Pierre Rivière finalement contrairement à ce qui était décidé au moment de la Cour d’Assise je vous rappelle qu’à l’époque on on on on

Jugeait sans appel à la Cour d’Assise donc une fois qu’on avait jugé une fois c’était terminé et qui qui expliquait que Pierre Rivière était atteint d’une aliénation donc d’une d’une d’un genre de folie si vous voulez qu’on appelait qu’on va appeler le la monomanie homicide qui ne présente pas de trouble

Vraiment de de apparent de de la raison mais qui pousse quand même à commettre ces crimes sans motif et donc Pierre Rivière sur cette base là va être gracié par le par le roi et lui en prison à la maison centrale de de C va finir par se

Pendre en fait en en 1840 c’estàd que lui il voulait la peine de mort et c’est très intéressant aussi de rappeler ce ce ce comportement de certains criminels qui parfois agissent pour aller à la peine de mort et et c’est un des éléments de non dissuasion de la peine

De mort c’est que lorsque vous avez des personnes qui ont décidé de mourir en commettant un acte et bien c’est certainement pas le le fait qu’on leur donne cette cette récompense à la fin qui va les arrêter évidemment puisque c’est ce qu’il recherche alors les autres cas je passerai plus rapidement

Laffire salomgise c’est une une mère qui tue son enfant qui qui en découpe la jambe gauche pour quand qu’ mange une partie puis qu’ garde l’autre partie qui l’amène dans la soupe au chou pour son mari le soir quand il rentre de de du travail des champs et là encore

Évidemment stupeur de de du du du magistrat qui va qui qui va faire l’instruction donc il va demander pourquoi elle a commis cet acte la pauvre Salom Guis va dire j’en sais rien c’est bien moi alors on va chercher des raisons raisonnables c’est-à-dire est-ce qu’il manquait des poules dans le

Poulailler est-ce qu’il y avait une famine quelque chose non pas du tout et donc là encore va se poser la question de de de la raison ou de plutôt de la déraison euh du geste et puis vous le sergent Bertrand pour mémoire aussi c’est quelqu’un alors qui lui ne tue

Personne mais qui fait des profanations de sépulture dans le cimetière de du Montparnasse donc à Paris en 1847 ce qu’il fait c’est qu’il il repère les les enterrements de de de jeunes femmes et puis le soir il va il va au cimetière il prend son sabre de sergent il ouvre le

Cercueil il éventre le cadavre et il a une jouissance sexuelle dessus et la grande question qu’on se pose c’est de savoir bah si cette personne est raisonnable ou pas alors il est pas possible de la peine de mort je dirais c’est quasiment l’inverse parce qu’en fait profanation de sépulture ce qu’il

Est en cours c’est je crois un ou 2 ans de de prison au maximum et donc c’est ce qu’il aura et pourtant il apparaît comme étant quelqu’un qui qui est effectivement en draison donc la question de la peine de mort pour un Pierre Rivière pour une saloméguise pour

Les médecins à l’époque pose la question justement du crime juridique si on les responsabilise on commet un crime juridique parce qu’en vérité ces personnes sont des malades entre guillemets en tout cas sont doivent être secourus on doit les aider plutôt que de les punir donc vous une sorte de

Paradoxe entre dans cette idée que les crimes les plus abominables sont commis par des personnes qui ne sont pas responsables et qui ne sont donc pas punissables et pour elle alors vous allez dire mais c’est quoi la solution et bien j’ai envie de dire déjà à l’époque on imagine quelque chose qui

Serait de l’ordre de d’asiles spéciaux qui serait ni des prisons ni vraiment des asiles mais des lieux où on pourrait tenir ces personnes en en bonne sûreté pour la société mais où aussi on essaierait de de les si possible de les de les ob Server de les guérir euh de le

De leur comportement euh autre chose aussi qui est important j’ai dis que la guillotine tournait pas mal sous la Révolution comme vous le savez il y a le moment de évidemment terrifiant de de de la terreur où où les tê tombent régulièrement mais il y a

Aussi euh au 19e siècle il n’y a pas que la peine de mort il y a aussi des des des des peines notamment les bagnes les bagnes portuaires fonctionnent en France jusqu’aux années 1850 1860 70 avant que l’on ouvre le les bagnes outrem en an et en Nouvelle-Calédonie mais il a aussi

L’idée que puisque j’ai je l’ai dit la Révolution française prévoit que les peines permettent l’amendement des condamnés ça veut dire qu’il faut faire quelque chose avec les condamnés pour qu’ils reviennent à la société en étant finalement des honné de gens et comment on les transforme et bien l’idée de de

La transformation passe par la mise au travail et donc le travail forcé ce qu’on appelle aussi au bagne portuaire la grande fatigue la petite fatigue va va être mise en place petite fatigue pour les les les détenus qui sont récompensés par leur comportement et puis grande fatigue pour les les costau

Qui qui qui qui qui refusent la discipline et ceuxl on les met vraiment au travaux les plus durs et puis évidemment les tout un système de justice à l’intérieur des lieux de détention système judiciaire enfin de justice plutôt qui est purement administratif et qui n’est pas contrôlé justement par par la justice de

L’extérieur donc vous avez dans les Bages dans les prisons des systèmes de punition qui se mettent en place et qui sont souvent assez sévères avec des systèmes de cacha des système de fer ù comme vous le voyez là c’est issu donc de la collection Robbert ban inter les croquies de

Pierre les tuer sur sur les bagnes avec la bastonnade qui est donné pour souvent de des indocilités ou des des rébellions et vous allez à droite également un document très intéressant issu de de de la collection qui est un registre matricule parce qu’évidemment les personnes et bien il fallait les les

Identifier savoir pourquoi elles étaient là pour combien de temps avec tout un système légal de registre d’écrou euh pour pouvoir les leur faire bénéficier éventuellement aussi de grâce lorsqu’elles se comportaient bien et puis enfin les décapités vont avoir un usage je dirais quasiment on va trouver une utilité finalement à la décapitation

C’est-à-dire la prise de corps par les médecins hein on va les décapités vont servir euh pour des expériences alors à la fois dans le domaine de l’art pour représenter la physionomie du décapité vous en avez un exemple là aussi et puis vous avez avoir toute une série de de de

De prises sur les corps puisque par que comme les corps des suppliciers euh sont sont finalement peuvent être demandés par les familles mais c’est finalement pas si souvent le cas et bien ils vont se retrouver dans les amphithéâtres de médecine pour des dissections pour des autopsies et pour également des

Expériences par exemple des expériences de galvanisme vous connaissez tous l’histoire de de de de de Frankenstein c’estàdire ce docteur qui redonne vie à un cadavre en y mettant d’électricité et bien on va électrifier aussi les corps des cadavres pour voir si des fois ça bougerait pas et cetera c’est on est

Vraiment dans cette époque- làà et puis également éement toutes sortes de de une science aussi qui va se construire autour de de de cette de prise de corps finalement sur les les cadavres qui s’appelle la phénologie et qui va penser qu’on peut reconnaître les talents les penchants les facultés des personnes par

Le par la conformation du crâne parce que le crâne euh recelle un cerveau qui a lui-même des localisations fonctionnelles et par exemple l’instinct carnacier qui se trouverait au-dessus euh de l’oreille alors ils ont un système symétrique donc l’instinct carnacier est ici et s’il est très développé ça fait de vous des personnes

Qui auraient des tendances criminelles d’accord une tendance alors tendance criminelle ça veut pas dire que ça fait de vous forcément des des tueurs qui vont finir à la guillotine il faut que vous trouviez à ce moment-là si vous avez cette tendance un un métier en société légitime qui va vous permettre

D’assouvir votre penchant évidemment sans être dans l’illégalité alors dire bah oui alors quoi c’est quoi bah par exemple charcutier boucher ou général d’Empire voilà des des exemples qui étaient donnés pour pouvoir assouvir la volonté de tuer en restant dans les dans les normes de la légalité alors vous

Voyez je vous ai fait sourire c’est évidemment à dessin mais c’est pour vous dire aussi que ces théories peuvent nous servir de nos jours c’est-à-dire que si on nous sort l’idée sans être même neuro neurobiologiste ou quoi qu’ aurait peut-être un centre de l’agressivité qu’on trouverait dans le cerveau humain

Qui nous permettrait de prévenir le crime moi j’aiimis des des doutes parce que ce centre de l’agressivité peut-être qu’il permet à des personnes d’avoir de très belles places dans nos société et que dans ces cas-là on les trouve très bien et puis que dans d’autres cas ben

On le trouve moins bien donc finalement cette naturalisation évidemment des comportements des Viant ne fonctionne pas alors vous avez aussi au au milieu là les trois pièces de choix pour les frénologistes c’estàd un moulage sur ce qu’on appelle sur nature euh et puis évidemment la pièce maîtresse c’est le

Crâne lui-même alors je ne vous donnerai pas tous les exemples de de de de cérémonies funéraires très officielles au 19e siècle qui ont eu lieu avec le défilé du du cercueil sans que le corps soit dedans dans lequel on avait remplacé par un plâtre pour pouvoir récupérer évidemment le le crâne parce

Que l’idéal c’est les crânes et puis aussi tout un folklore qui va se faire autour des moulages en cire et qui vont perdre per dururer jusqu’au 20e siècle dans dans des lieux évidemment qui vont petit à petit être des des lieux plutôt de de foire et d’exposition populaires

Où on montrera des têtes de guillotiné avec cette idée que quand on regarde la tête d’un guillotiné finalement on voit la mort en face mais évidemment à la fois en face et à distance hein puisque c’est pas nous qui l’avont subi et toutes cette sciences vont produire aussi des discours finalement sur les

Criminels c’estàd qu’est-ce qu’un criminel qu’est-ce que c’est qu’un récidivis pourquoi les gens sont poussés à tuer les les autres et on va voir tout un ensemble de de de sciences qui vont s’intéresser beaucoup à la physionomie hein vous savez les finalement les les les sal- têtes les saltites les les

Mauvais têtes ont une un enracinement qui est bien plus ancien avec la physiogneumonie qui qui date de l’antiquité et qui qui a connu un mouvement de de de de retour pour la Renaissance mais aussi au 19e siècle on va beaucoup s’intéresser à la mesure finalement de ces différences et là vous

Avez un un un document donc à à gauche de la collection Badinter qui est un document de finalement d’un d’un un ouvrage je sais tout qui est un ouvrage de vulgarisation hein mais qui qui dit au pays du crime au pays des crimes finalement quand vous regardez hein vous

Avez des sales- têtte si si vous voyez ces gens qui qui font deautostop vous allez pas les prendre quoi c’est c’est évident quoi et bien en fait ces préjugés sur le sur la physionomie des personnes se répendre avec ces ces sciences qui vont euh continuer à faire

Des moulages vous envoyez là au milieu c’est des moulages qui sont issus de de la collection l’ombroso à Turin et puis qui vont se retrouver aussi dans la presse notamment jusqu dansre de guerre dans dans la presse de de fait divers de magazine illustré avec le titre le plus

Connu pour pour vous très probablement qui est détective hein qui perdure de nos jours mais le détectif d’avant-gerde n’est pas celui de qu’on connaît de nos jours mais avec également les concurrents comme police magazine ou ou d’autres ou ou d’autres et tout tout ce ce discours finalement évidemment va

Porter euh une réflexion sur euh le le sens de la peine qu’est-ce que c’est que de punir des personnes qui ont des physionomies euh et des et des penchant qui les poussent à récidiver est-ce qu’on peut punir de la même manière finalement un récidiviste qui ne comprend rien à la peine qu’on lu

Administre et puis quelqu’un une honnête personne comme nous tous ici bien sûr qui si on avait été puni par parce qu’on avait commis une infraction pas trop grave bien sûr on comprendrait tout de suite le sens de la peine et on récidiverait pas et bien les théories

Qui vont se développer à l’époque vont faire la Parbelle aux sciences dont on dispose et il est une des sciences dont on dispose et qui est toute nouvelle c’est la préhistoire et l’idée cette idée aussi qu’il y a une é Miss c’estàd que l’homme descend peut-être d’un

Ancêtre commun avec les singes et alors on va se dire que peut-être bien que finalement l’homme criminel le criminel né le récidiviste endurci celui dont on sait pas quoi faire finalement et bien il est peut-être un un maillon intermédiaire entre le le sauvage total et puis l’homme civilisé l’homme

Civilisé le plus civilisé c’est forcément d’abord un homme plutôt qu’une femme je je vous expliquerai si vous voulez si on discute et ensuite un homme blanc bien sûr plutôt et donc quand on fait là j’ai aidé l’OM broso j’ai fait un morphing parce qu’il n’avait pas d’ordinateur à l’époque je prends prends

Un chimpanzé je prends un homme blanc et finalement le visage qui apparaît au milieu l’intermédiaire c’est à peu près la vision qu’on a de l’homme criminel à l’époque il a un homme avec des oreilles décollées une mâchoire proéinente des arcades sourcilières saillantes et on pense que cet homme-là qui a des

Stigmates qui qui qui a un langage un peu différent il parle l’argot il a des tatouages les tatouages à l’époque sont des stigmatisations alors que de nos jours on les revendique c’est une grande évolution à ce niveau-là et bien ces personnes là finalement pour elle si on veut défendre vraiment la société ellees

Qui ne comprennent rien à la pénalité classique peut-être que pour elle dans certains cas la peine de mort serait parfaitement légitime ou en tout cas une peine d’élimination donc peine d’élimination ça va être le bagne et puis parfois là je vous ai présenté un portrait de du docteur Alexandre

Lacassagne qui qui était un médecin légiste qui a créé une revue fondamentale pour la criminologie en tout cas francophone qui s’appelle les archives de l’anthropologie criminelle et ce médecin écrira en 1906 au moment où je vais y revenir où il y a un grand débat sur qui surgit sur la possibilité

D’ la peine de mort lui prendra position sur le fait de dire que un peu comme le même argument qu’à la Révolution française tant qu’il y aura la criminalité aussi importante en France et qui qui pense-on ne cesse de s’accroître il faudra maintenir la peine de mort parce queelle a une action au

Moins dissuasive voire d’élimination alors maintenant je voudrais aborder une question qui finalement est toujours une question d’actualité c’est que abolir la peine de mort c’est bien gentil maisce qu’il a quand même pas quelques au certes bien RAR certes peu fréquent mais quelques cas criminels qui ont commis des crimes

Tellement horribles que finalement pour eux la peine de mort serait plausible et je vais vous prendre donc un un cas connu à l’époque mais qui a des résonances avec une période contemporaine c’est un tueur d’enfants un tueur d’enfants qui ne se contente pas en fait de tuer enfin quand je dis

D’enfant un tueur de de mineur alors les mineurs à l’époque c’est moins de 21 ans donc un tueur de berger et de bergère de de de de de jeunes qui sont isolés hein puisqu ils vont dans dans dans les champs faire pêtre les les les les bêtes

En plus ils sont isolés ils sont facilement repérables parce que quand on est dans les dans dans des dans des zones de semi-montagne les bêtes ont ont des cloches des clochettes pour qu’on puisse les repérer donc ça veut dire que si vous voulez repérer une victime potentielle bah vous suivez les cloches

Et c’est très facile à faire et puis c’est cette cette personne donc éventre mutile les corps c’estàd qu’il les éventre il il des doigts enfin vraiment c’est c’est l’horreur absolue à l’époque pour nous aussi et dans ce cas évidemment se pose la question de qu’est-ce qu’on va faire de de cette

Personne alors cette personne c’est le sinistre Joseph Vachet que vous connaissez très probablement parce que vous avez très certainement vu le film le juge et l’assassin qui est directement inspiré de de l’affaire très beau film qui ressort fait très bien ressortir notamment la personnalité de du tueur joué par Michel Galabru j’ai

Beaucoup plus de réserves sur le juge qui était un peu une invention façon années 70 mais par contre le criminel est très bon et pourquoi il est très bon euh Michel gabru donc c’est parce qu’on lui fait parler de prendre que des paroles de de l’assassin lui-même toutes

Les paroles que prononce gadabru dans le film sont les paroles authentiques et donc ce ce cet assassin de de berger de bergère va être arrêté et on va avoir un doute évidemment sur euh mais mais mais mais quel type d’esprit il faut avoir pour commettre ce genre de crime

D’accord et donc la question de la folie de ce Vachet va se poser et ce d’autant plus qu’il avait déjà euh fait des séjours euh à deux reprises en asile psychiatrique et en fait ce qui va se passer c’est que le le médecin qui va être commis pour l’expertise qui est

Justement Alexandre Lacassagne celui qui est le grand médecin qui compte à l’époque et bien va en fait va expliquer que Joseph Vachet simule la folie hein il dit que il est inspiré par Dieu et cetera qu’il a été mordu par un chien enragé euh qu’il a une balle dans la

Tête mais tout ça en fait il y a peut-être une balle dans la tête mais ça peut pas être la la cause de ces crimes et qu’en fait c’est un simulateur et vous le voyez là donc témoigner au au procès avec un autre collègue et finalement euh Joseph Vacher va

Effectivement euh malgré sa défense parce que Vacher soit défend écrit beaucoup euh va être guillotiné le 31 décembre euh 1898 après un procès euh important et bien sûr il y aura euh une complainte à ce sujet pour être exact il y a plus plusieurs complaintes sur Joseph Vacher

Marc renv ici présent a commis un excellent livre sur les complaintes de l’affaire Vaché bâcher un homme infemme vient d’être condamné à la peine capitale il ne l’a pas volé ce sinistre bandit a été raccourci déjà dans son jeune âge Vaché montrrait souvent les tristes apanage qui causèent longtemps la douleur et l’ennui

Dans beaucoup de familles surtout les jeunes bergères qui gardaient leur troupeau fent victime pauvre de cette pourceau dans les chandans les prê il venaent les gterant sur victime d’ un Louin chacal il leur faisait subir forfait épouvantable diggomux fourm ce monstre chenppant les violences de cet homme se terminèrent souvent forfait horrible

Enensemme par la mort du patient qui tombait sous le couteau du sinistre bourreau mais la justice qui veille s’enara du bandit lui va subir la peine m ENF à la vie d’un lâ d’un assassin d’un horrible gredin mais vois la cause assise vachz homme intrigant simule la folie pour

Fuir le châtiment les jur gens de cœur lui prouve il se [Musique] leur les familles des victimes peuvent se réjouir maintenant que ces horribles crimes ont reçu châtiment fâchés et condamné bien [Musique] guillotiné alors la compainte elle apporte un regard original parce qu’elle émane en tout cas celle-là de chanteurs

Ambulant qui qui écrivaient le le le les complaintes eux-mêmes il y a des maladresses de de langage il simulent le châtiment c’est ce que tout le il simule la folie c’est ce que la la rue pensa mais les jurés gens de cœur les jurés ont qui sont des

Gens bien oui mais voilà donc il il y a des maladresses dans l’écriture ce qui rend ces complaines parfaitement touchant et attachante et qui révèle la l’opinion de la rue par rapport à la au crime et au jugement la la complainte se termine généralement par deux types de

Moral une première morale est une morale pédagogique destiné aux pèr et mère de famille et aux enfants soyez sages et il vous arrivera rien en ce sens la complainte a la même fonction que le compte on peut chanter une complainte sanguinolente en veiller les adultes sont là pour rassurer les enfants et il

Y a une morale qui dit ben voilà si tu veux pas que ça t’arrive faut que tu sois un bon petit garçon et l’autre morale elle est très simple c’est qu’on lui coupe la tête et en ce sens la complainte représente l’expression d’une justice populaire du même ordre que le

Charivari quelqu’un qui épouse une fille qui n’est pas de son âge doit être punie la punition là est symbolique quelqu’un qui tue doit être puni et le groupe dit qu’on lui coupe la tête et c’est la complainte qui est le média qui transporte cette cette parole oui merci merci beaucoup Jean-François

Oui pour nous c’est c’est c’est pour ça que c’est important de de de rappeler finalement ce fil de la complainte d’une part parce qu’on a longtemps cru nous historiens que la complainte s’arrêtait assez tôt au 19e siècle et que alors que finalement elle court jusqu’au jusqu’à la veille de la

Seconde Guerre mondiale et que par ailleurs comme l’a dit Jean-François c’est vraiment un peut-être l’unique source de pour percevoir l’émotion populaires suscité par le crime et l’unique source aussi pour pour saisir la position finalement de de la population évidemment en général mais parce que ces complaintes font en

Beaucoup en beaucoup d’écho sur cette persistance finalement de la volonté de populaire de la peine de mort en tout cas pour ces crimes là ça c’est c’est une évidence les complaintes qu’on les prenneent sous la Restauration sous la Monarchie de Juillet sous le Second Empire ou à l’époque de Vachet à la 3è

République comme comme on l’a dit la morale n’évolue pas s a s’il a tué il faut qu’il soit tué c’est la loi classique du talion ça ça n’est pas discutable et finalement les seuls qui vont entre guillemets défendre Bacher c’est-à-dire dire que on n’aurait pas dû le le guillotiner c’est certainement pas

Les magistrats ce ne sont pas non plus euh les les les politique ce sont quelques médecins aliénistes et ils sont assez peu en fait parce que la Cassagne donc qui qui a fait son rapport qui va responsabiliser Vachet va être en n’aura pas d’opposition en fait au moment du

Procès parce que Vachet est bien défendu par par par un avocat qui s’appelle charbonnier qui va et qui sait évidemment que ce ce qui se joue dans le procès c’est la tête de son client Josph Vachet et que le seul moyen qu’il échappe à la peine de mort ça n’est pas

De dire qu’il est innocent puisque Vachet lui-même a avoué les crimes et non seulement il les a avoué mais d’une certain manière il le revendique puisqu’il dit que c’est il est là pour punir la France c’est de Dieu qui lui a imposé il y a un gouvernement beaucoup

Trop unique en France et donc il est venu là pour pour pour pour punir et cetera bon il a son propre propre son propre discours Bachet donc évidemment comme vous l’imaginez ne porte pas beaucoup mais par contre lui l’avocat va faire appel à un autres à d’autres médecins aliénistes qui vont se récuser

Pour venir témoigner au moment du procès mais il y en a un quand même qui est très connu qui s’appelle éedward Toulouse qui est à Paris et qui qui est en train de révolutionner d’ailleurs en partie la la les théories de l’aliénisme notamment de la prise en charge des des

Des malades mentaux dans dans les dans les dans les asiles pour dire que il faut qu’il soit si possible de moins en moins possible enfermé et le moins longtemps possible et qui va contester aussi les principes de l’expertise en disant qu’il faudait qu’il y ait des expertises contradictoire sur ces cas-là

Mais quand on l’invitera à venir il dira ben ouais mais j’ai pas eu le temps mais par contre une fois que Vacher sera condamné il continuera à dire que Vachet n’aurait pas dû être condamné il y aura donc une controverse avec le docteur Lacassagne qui sont donc deux docteurs

Deux médecins puissants et la réaction de la Cassagne va être de faire un un ouvrage très rapidement vraiment avant même qu’on ait les résultats de des auto sie du crâne parce que là je l’ai pas montré mais en fait le vous voyez donc le crâne guillotiné de de Vacher mais le

Le crâne va être coupé en deux le cerveau également une partie va être conservée et une autre va être coupée en 12 tranches qui vont être envoyé à 12 médecins différents pour justement faire l’autopsie pour vérifier s’il y a pas une anomalie dans le cerveau qui permettrait d’expliquer les crimes de

Vaché et alors on ne va rien trouver mais on va dire c’est pas parce qu’on a rien trouvé qu’il y a pas quelque chose puisque de toute façon l’état de la science actuelle ne sera pas celui de la science dans 10 20 50 ans et peut-être que on pourra trouver quelque chose plus

Tard ce à quoi se sont essayés des médecins il y a une vingtaine d’années en reprenant alors je crois qu’ils avaient pas retrouvé les bocau dans lesquels se trouvait le cerveau donc ils sont pas repartis des des des contendus d’autopsie de l’époque en confirmant que oui effectivement peut-être que

Certaines anomalies repérées à l’époque pourrai correspondre à des maladies qu’on connaît de nos jours et que donc et cetera bon bref moi je vais pas rentrer dans dans dans cette question de savoir si le cerveau de Vachet était celui d’un malade ou pas ça toute façon

Je ne peut pas répondre mais sachez que ça a été un enjeu et que finalement les seuls à défendre bachz ça a été quelques médecins liénistes en disant qu’il y avait un gros doute sur son état mental et également des polymistes tels Henry Rochefort qui a fait le lien en 1800

Donc au tout début de l’année 1899 entre deux affaires l’affaire defus en disant là on est en train d’innocenter quelqu’un qui a un vrai coupable et puis l’affaire Vacher en disant non mais là vraiment on a condamné quelqu’un qui est n’aurait pas dû être guillotiné vous voyez donc comment en fait finalement à

Chaque période aussi on utilise les affaires criminelles pour pour rentrer dans des jeux aussi de de de stratégie et de controverse sur sur la peine de mort je voulais juste ajouter aussi quelque chose vous avez vu de la presse déjà là ici le Petit Parisien là encore

Un supplément au Petit Journal il faut savoir qu’à la fin du 2e siècle non seulement les complaintes continuent de se répandre dans les dans les campagnes à chaque fois qu’il y a une nouvelle affaire criminelle qui arrive mais qu’on a également la diffusion d’une presse qui fait concurrence d’ailleurs à à la

Plainte et qui la tient en peu d’estime qui est la presse quotidienne qui va notamment la presse populaire qui va énormément utiliser le fait divers criminel pour faire augmenter les tirages pour faire des feuilletons vous savez que finalement l’enquête c’est c’est le meilleur meilleur feuilleton à bon compte qu’on puisse trouver

Puisqueune enquête criminelle il y a un début il y a une fin il y a une intrigue et donc immédiatement ça peut partir en feuilleton et donc sur certaines affaires criminelles qui seront pas résolu tout de suite ou l’affaire Vacher qui va quand même courir sur presque un

An et demi et bien là il y a un effet d’obè et on montre vous voyez on on monre Vachet se réveillant au moment du du de son exécution là on fait quasiment une entre guillemets l’ancêtre de la bande dessiné on a quasiment la petite histoire de Vaché qui tourne dans les

Sur ces sur ces choses-là et il faut savoir qu’évidemment on n pas besoin d’être letttré de savoir lire pour reconnaître d’une part Vacher parce qu’il avait cette fameuse toque de de en poil de lapin blanc le blanc de l’innocence bien sûr parce que Vacher se disait innocent pas inoc pas pas

Innocent en tant que non auteur descit mais innocent en tant que je ne sais pas ce que j’ai fait parce que c’est quelque chose d’autre qui me qui me qui me travaille et puis donc cette presse comme je vous le dis qui va jouer un rôle très important dans dans dans dans

La suite la suite c’est le deuxième grand débat en France sur la l’abolition de la question de l’abolition de la peine de mort ce débat il a lieu en en 1907 1908 et il se trouve que à la Chambre des députés à l’époque il y a une majorité de députés qui sont de

Sensibilité tel que il seraiit plutôt pour la abolition de la peine de mort en plus il y a il y a un président de la République Armand fallalière qui lui l’a très clairement exprimé il est contre par principe la peine de mort et depuis le le

Début de de sa présidence et bien il Gracie systématiquement les condamnés à mort en disant bon un jour ou l’autre nous allons résoudre cela par la loi et donc il y a un débat qui se qui se met en place ce débat et comme très souvent et ça Robert Badinter il a toujours

Insisté la difficulté des débats sur la justice c’est qu’ils sont toujours toujours à la mercie d’un événement extérieur c’est-à-dire que pour que l’Assemblée nationale traite de ces questions-là il faudrait qu’elle soit sereine et pour qu’elle soit sereine il faut qu’elle soit quasiment imperméable à ce qui se passe à l’extérieur et ce

Qui se passe à l’extérieur bah ça peut être en l’occurrence en 1907 1908 des des contestations sociales très importantes des grèves qui sont réprimées par par la force euh des des troubles notamment vidicol la question de la séparation de l’Église et de l’État euh criminalité de des jeunes de

L’époque qu’on appelle les Apaches parce que ils sont très cruels et qui qui les terrorisent les bourgeois notamment dans Paris on considère aussi qu’il y a une criminalité galopante parce que justement la la répression n’est pas si forte et qu’il faudrait donc serrer la vis vous voyez c’est je parle de la fin

Du Xe siècle bien sûr et notamment pour la criminité des des des des jeunes il faut quand même le préciser on considère à l’époque ils sont de plus en plus jeunes et de plus en plus brutaux et et féroces donc si c’était déjà le cas à la

Fin fin due siècle je voudrais bien savoir quel âge devrait avoir les jeunes de nos jours pour accomplir des actes plus féroces encore que les Apaches à la fin du 19e mais ça c’est une question évidemment qui n’est pas posé puisque nous sommes dans l’histoire alors à la

Suite de dans ce cadre là je dirais le le pire arrive c’est-à-dire un un crime particulièrement odieux qui est le crime d’Albert soleillant Albert soleyon va et vous voyez c’est encore un crime d’enfant hein donc on voit bien qu’on est en train de de passer d’un changement de

Aussi de de régime de dans l’échelle de l’orreur on a parlé de sensibilité hein on est vraiment sur une histoire des sensibilité au début du 10e siècle tuer un enfant ne suscite pas la même émotion qu’à la fin du 10e siècle au début du 19e le le crime le le plus terrible le

Plus absolu qui tient à la tradition d’une société patriarchale c’est le paricide le paricide qu’on a évoqué avec Pierre River c’est vraiment le le crime le plus horrible tel qu’on peut quasiment pas en parler à la fin du 19e siècle on voit bien apparaître petit à petit un basculement vers les crimes

D’enfants et notamment les crimes d’enfant un enfant assassiné avec des services sexuels ou violés ça heurte vraiment ce que émil Durkheim le grand sociologue de l’époque appelle les état forts de la conscience collective c’est vraiment typiquement le genre de crime qui entre guillemets peut faire recette

Aussi pour un journal parce que si on en parle ça va intéresser la population et ça va d’autant plus l’intéresser que justement on a ce débat à l’assemblé sur l’abolition de la peine de mort et donc les journaux et notamment le petit journal va va va s’appuyer sur cette

Affaire d’une part pour la raconter donc je la raconte mais en très rapidement c’est donc un un un un un jeune homme qui qui est marié d’ailleurs qui va euh qui va assassiner et violer une une jeune fille de de de 12 ans qui est la

Qui qui qui est la fille de de de ses voisins en fait donc il connaît qui sont quasiment amis et puis il va la découper en morceau il va déposer le le le corps dans à la consigne de boucherie de de la gare de l’Est et puis euh et puis il va

Être arrêté très rapidement puis ils vont il va il va avouer sans en disant oui mais en fait je voulais pas la tuer mais j’avais peur qu’elle parle enfin bon bref et cetera et ce crime particulièrement horrible va être monté en épingle par le petit journal qui en

Plus va proposer un référendum au lecteur du Petit Journal avec des systèmes de prime pour répondre à la question à la fois simple et définitive êtes-vous pour ou contre l’abolition de la peine de mort et le résultat évidemment euh bah il va être que les lecteurs du Petit Journal vont répondre

À une majorité écrasant qui sont pour le maintien de la peine de mort et ça va avoir euh une conséquence que euh euh le Albert soleillant va être malgré tout gracié par le Président de la République il faut savoir qu’il va aller au banne de guyan et qui va mourir en

1920 mais qu’il va y avoir en fait tout un mouvement de population qui une manifestation d’ailleurs qui va marcher sur sur l’Élysée pour contester la décision de du président de la République où on va dire finalement quasiment le le président de la République et les juges sont complices

De de soleillant et quasiment les les ces élites sont sont des assassins d’accord donc vous avez une vision extrêmement brutale de de unee réaction qui qui a été vraiment enflammé embrasé par la presse de l’époque et puis le résultat aussi c’est que finalement la Chambre des députés bah comme vous savez ces

Gens-là sont élus quoi et donc ils font évidemment un petit peu attention aussi à ce qui pense être l’état de l’opinion publique et ce qui va se faire c’est que entre l’idée qu’on a une crise de la répression et que les les politiques doivent devrai taper de plus en plus

Fort sur la criminalité l’affaire soleillant et la question des appages qui inquiète tant à l’époque et bien on va on va décider de maintenir la peine de mort en en 1908 et vous voyez l’illustration extrêmement intéressante que publie Le petit journal pour célébrer finalement le maintien de la peine de mort c’est

Qu’au moins elle fera peur aux appaches c’est-à-dire que non seulement elle sera utile pour les les futurs soleillants mais qu’elle va faire aussi peur aux jeunes et que donc à partir de de ce maintien ils vont se tenir à carreau et je crois que on va avoir une complainte

À ce sujet alors ça sera pas une mais trois extraits de complainte quatre si extrait trois complaintes le la première le prier 3è extrait vont être sur un air dit de fu qui est l’air très très commun des complaintes mais les deux autres sont sur des mélodies que vous

Connaissez par ailleurs et que vous n’associez sans doute pas à au récit d’un crime horrible donc soyez prêt à être [Musique] surpris un épouvantable crime je veux faire le récit c’est un sacripant maudit qui sans Peur fit la victime d’une douce et belle enfant n’ayant pas plus de 12 ans on était

Encore à table dans la famille airelding etyant paru soudain en disant d’un air aimable ma femme veut à l’instant mener Mar à [Musique] Bataclan alors en traînant la fillette il l’amena dans son logi et la jeta sur sa couchette malgré ses larmes et ses cris puis il la viola et

L’assassina ce criignoble vous é cœur les gens en restent profondu pendant que la famille pleure l’enfant qu’elle ne verra [Musique] plus mais enfin la police arrête le misérable criminel il faut que justice soit faite pour cette aidere ignoble et cruel pas de rémission et pas de pardon

Il faut que ce satire Meur tous les discours sont superflu pour venger la mère qui pleure l’enfant qu’elle ne verra [Musique] plus le misérable satire avait violenté l’enfant il le nit c’est évident mais il a fait encore pire de son poignard ha douleur il lui transpersa le cœur on ne

Peut penser qu’un homme puisse descendre aussi B surtout on ne comprend pas qu’il puisse espérer en somme échapper au châtiment qu’il doit subir justement mais monsieur fallère la gracier cette grâce vous surpasse vous agace et vous confond fragermé de la graine de bagne dans les villes et les

Campagne et de rage à tout âge les mes en pleureront quand les soleillants tueront les fillettes qu’ils violeront il la coulera douce et belle sous les palmiers sous les palmiers de la nouvelle tiendra même salé moustilles un pensionnat de jeunes fill pour lui se sera très chouette ce gigolo ce gigolo à

Gigolette leur apprendre le jeu nouveau à jouer au diabolo la morale de scandale c’est que tout le monde est furieux n’avoir pas vu sa salale mine sous le couteau de la guillotine c’est cette crapule sans scrupule frti à tout petit feu on n passez malheureux coupé le soleil en

Deux la coulera douce et belle sous les palmiers sous les palmiers de la nouvelle viendra même salé moussille un pensionnat de jeune fill pour lui ce sera très chouette ce gigolo ce gigolo à gigolette leur apprendre à le jeu nouveau à jouer au Diab [Musique] lorsqu’on se penche sur l’histoire de la

Chanson on est très surpris de comprendre de découvrir qu’une mélodie n’a pas intrinsèquement une valeur affective voyez les horreurs qu’on peut chanter sur la petite tonquinoise voilà ça c’est une leçon n’importe quelle mélodie peut porter une chanson sur un crime dans les années 20 on a chanté les crimes sur sur

Des AES de Foxtrot alors c’est c’est important donc une fois de plus de de rappeler finalement cette continuité hein de de de l’émotion populaire suscité par le crime et puis de cette volonté de de de d’en appeler à finalement à la peine de mort effectivement sur sur tous les airs

Sur tous les sur tous les champs possibles euh dès lors qu’on a affaire à C ce type de de personne qu’on considère comme étant finalement euh je l’ai déjà dit à propos de Vachet des monstres c’estàd que c’est c’est parce qu’ils ont quelque chose qui n’est pas humain qui

N’est qui ne qui ne nous appartient pas qui est différent de nous qui ont fait des êtres à part que l’on peut se permettre de les éliminer un petit peu comme un jardinier coupe une branche morte d’un d’un arbuste ou ou comme le dirait l’OM broso un atavisme

C’està-dire que vous saz quand on a des dans dans les jardins des arbustes panacher si on a une branche verte qui revient et qu’on la laisse pousser tout l’arbre va tout l’arbuse va redevenir vert et donc il faut couper le la la branche le retour au

Type d’origine et bien l’idée de de la criminologie de l’époque et alors qui n’est pas exprimé évidemment dans les complaintes mais qui quelque part dit un peu la même chose s’il tue il faut tuer et bien c’est que ces êtres différents alors évidemment la criminologie ne parle pas de monstre

Mais vous voyez bien la liaison entre la complainte qui dit s’il a tué il faut il faut le tuer la presse qui vous montre littéralement visuellement des monstres parce que évidemment la presse n’est n’a pas une obligation d’exactitude lorsqu’elle rend compte des des des visages des personnes et et même

Lorsqu’elle passera à la photographie dans l’entre de guerre vous savez probablement que les photographies finalement elles étaient elles étaient utilisées avec des retouches c’estàdire qu’on on avait une photo originale et puis pour que ça imprime bien parce que l’impression était de mauvaise qualité on rajouit au crayon à la créie des

Traits et les traits bah évidemment quand c’était pour un criminel on nallait pas les adoucir donc vous avez des exemples célèbres comme par exemple je l’ai pas là mais la photographie des sœurspins à la Une de détective où vous avez un finalement un contraste qui est

Fait entre les les visages qui sont qui ont été un tout petit peu rendus plus agressifs mais où malgré tout vous avez en dessous un commentaire deux anges ou de deux brebis non des des brebis enragés qui ont tué leur maîtresse comme vous savez à coup de couteau de peau

D’éteint et qui qui les ont énucléé et donc le le il y a l’atrocité du crime qui fait contraste avec les visages et je crois que c’est important aussi de rappeler cette finalement cette tradition euh qui s’est qui s’est enraciné au 19e siècle mais qui date

Comme je dis de la physiognomonie de de de ces visages que je vous ai montré je peut-être vous les remontrer encore une fois de finalement toutes ces sal- têtes là que que je vous ai montré tout à l’heure hein euh reg regardonsles encore une fois là euh cette tradition que

Finalement on pourrait deviner la dangerosité ou l’état dangereux d’une personne à partir de son visage que spontanément ce serait lisible et ce que disait bien les complaintes qu’a chanté tout à l’heure Jean-François c’est que non finalement on aurait bien aimé pouvoir deviner que soleillant allait commettre ce type de forfait mais

Malheureusement sur sa sur sa salmine ça ne suffisait pas pour pouvoir le dire et donc il y a toute cette question du dépistage de l’observation des personnes et de savoir comment on va pouvoir les les dépister vous vous connaissez certainement tous le film Minority Report mais cet imaginaire de d’essayer

D’arriver à à à prévenir le crime ou à ouvrir le délinquant l’infracteur en tout cas le plus grave avant même qu’il commette la première infraction infraction c’est un rêve qui se met en place au 19e siècle avant même évidemment le la la nouvelle de de Philippe cadiic et ce qui est important

Aussi c’est de se souvenir que comme on a cette règle d’or qui qui qui est qui se met en place au 19e siècle de la sale- tête égale quelqu’un de dangereux qui va commettre potentiellement des infractions on a en même temps le discours certes minoritaire mais contradicteur souvenez-vous j’ai cité tout à l’heure

Victor Hugo Victor Hugo dans dans TR de Paris Quasimodo c’est la lideur absolu physique mais pas moral d’accord et donc il vient contredire cette règle il a une autre personnage qui vient contredire cette règle c’est l’assassin Pierre François lassner qui a commis des des crimes qu’on considère comme étant

Monstrueux mais qui lui-même finalement ne présente aucun stigmat sur son visage c’est d’ailleurs pour ça qu’on les frénologistes vont s’emparer de son crâne et dis d’ailleurs que c’est curieux il a aussi des côtés bons C ce personnage vous savez qu’ il y a plein de controversse finalement sur ces ces

Choseslà et de nos jours finalement on voit coexister actuellement deux figures de monstruosité criminelle la première c’est celle-ci que vous allez retrouver aussi dans le cinéma type gore par exemple c’estàdire que là quand vous regardez des des du cinéma d’horreur vous la sal- tête vous l’avez tout de

Suite ok vous êtes au courant si vous regardez un film d’Alfred Hitchcock l’ombre d’un doute par par exemple là vous l’avez plus du tout pourquoi parce que justement sachant que vous connaissez la règle la retourne et avec Hitchcock c’est toujours celui qui a une bonne tête finalement qui est qui est

L’assassin et bien c’est une autre figure de monstruosité puisqu’il vient contredire la règle c’est il est d’autant plus monstrueux dira-t-on et c’est un discours qu’on a vu porter assez récemment depuis une vingtaine d’années depuis que notamment la la la délinquance sexuelle la criminalité sexuelle explose et que ces

Gens qu’on présentent comme au 19 siècle d’ailleurs comme des prédateurs qui repèrent leur proie et cetera et bien on va dire qu’ils sont d’autant plus monstrueux que précisément ils étaient bien insérés dans la société qu’on ne savait rien sur eux qu’ils qu’ils avaient des métiers très souvent en responsabilité et cetera qui mettaient

Proche des enfants mais qu’en plus sur leur visage rien n’apparaissait et cette recherche finalement de du monstre va elle opère de nos jours dans les deux sens soit ils ont la sale tête ok c’est réglé où ils viennent de d’autres pays qui n’ont pas les mêmes meœurs qui sont

Pas adaptés à nos sociétés civil utilisé occidental ou alors ils n’ont pas la Seale tête mais ce sont des monstres parce que justement en eux quelque chose est tapis qui per qu’on ne peut pas déceler à l’œil et qui pourtant va agir et va en faire des des des des

Redoutables prédateurs peut-être même les les les plus redoutable donc voilà ce que je voulais dire à propos de de de soleillant d’ailleurs il y aura une une expertise hein vous voyez la soleillant un peu en bas à droite sur un portrait tout à l’heure on a on a évoqué le nom

De de de Bertillon donc Bertillon c’est c’est l’homme qui en en France a imaginé euh euh l’anthropométrie mais aussi a mis en en place ce qu’on appelle le portrait judiciaire F profile et alors euh je vais pas développer mais enfin Bertillon lui-même ne croyait pas ne se

Fiait pas trop au Portra au au au portrait euh photographique il pensait que l’anthropométrie et plus tard les empreintes digitales évidemment étai beaucoup plus euh beaucoup plus utiles euh et ensuite il me semble mon cher Jean-François que non c’est pas déjà c’est pour toi celle-ci alors les les complaintes nous

Disent comment une affaire criminelle est reçu dans la rue par la foule mais une les complaintres peuvent-elles nous raconter une affaire criminelle par elle-même on va tenter de relever le gant je vous emmène à l’été 1933 l’été il y a rien dans les journaux et on sait pas comment les remplir et le

Petit journal Le Petit Parisien attend d’un fait d’hiver pour remplir leur journal c’est une gentille fillette elle babille déjà doucement elle porte sur sa petite tête tout l’espoir de ses vieux parents tous deux ne travaillent que pour elle pour lui assurer son avenir sans penser qu’un jour la cruelle pour

Les voler les fris mourir et c’est cependant le remerciement qu’ilent quand elle 18 ans mais le vendredi 25 août ça change il y a un fait d’hiver vous connaissez tous l’affaire de la rue de Madagascar et c’est une bizarrerie il y a pas de règle pour dénommer les affaires

Criminelles c’est soit le crime de la rue un tel soit c’est le nom de la victime soit c’est le nom de l’assassin qui donne le titre et il y a toujours une petite période de latence pour pour pour appeler le crime et donc le le vendredi 25 août affaire

De la rue Madagascar un mécanicien et sa femme ont été victimes d’un empoisonnement criminel et l’affaire va très vite changer de nom pour prendre celui de la fille des victimes qu’on recherche un peu partout elle empoisonna ses parents la méchante violette nausière se riant de leur calvaire pour

Leur soutirer de l’argent sans pitié pour les blancscheveux de ceux qui la mirent au monde cette gosse vagabonde a commis ce crime monstrueux violette novière est arrêté 3 jours plus tard le 28 août avec un petit kproco c’est pas la police qui l’arrête ce sont des simples passants qui la

Reconnaissent et qui la la signalent et on se moque bien de la police qui n’a pas pu la trouver toute seule et donc tout de suite la personnalité de violette nousière est à la une des journaux c’est une jeune femme libérée qui qui qui sort le soir qui qui a des

Amants qui se droguent qui se prostituent donc les les chroniqueurs ils vont assez violemment un crime affreux soulève l’indignation des familles entièr car il dépasse d’orur et de passion notre imagination une jeune fille à qui ses vieux parents consacrèent leur tendressee vint les voler cette guuse traîtresse en les empoisonnant violette nausière assassin

Au filles de rien tu tu à ton père mais par bonheur le poison comme par raison épargne à ta mère pour défendre son mari MT et puis s par sa propre gosse sans remort comme sans merci c’est atroce un élément très mélodramatique qui arrive immédiatement après c’est que

Madame noisière se remet très rapidement de de de l’empoisonnement et le 2 septembre donc une semaine plus tard il y a une confrontation entre la mère et la fille et c’est la une de tous les journaux on la traîne devant sa mère àin d’une confrontation épave iner face

Contre terre elle implore en vain son pardon tue-toi c’est quand tu seras morte qu’alors tu seras pardonné dis là pauvre vieille qu’on emporte douloureux et le cœur brisé aussi maintenant tout le monde attend le juste sévèr châtiments plus d’une demi-douzaine de complaintes sont écrites à l’automne

1933 et la France entière les chante les vendeurs de chansons vont partout en France donc on utilise les air à la mode quand on s’ime bien tous les deux de Vincence scoto une chanson dans la nuit également tout à l’heure il y aura du gris et bien sûr on ressort l’air favori

Des chanteurs de complainte de cette époque là que j’ai déjà utilisé il y a quelques minutes la pimpolaise un double crime abom par une jeune fille fut commis mais l’affronstre imperturbable ne veut rien dire de précis à chaque question violette répond oui c’est moi la seule coupable je vous

Le jure monsieur le Président personne d’autre n’est responsable de l’empoisonnement de mes parents lorsqu’on aborde le mystère de ces terribles accusations même lorsque sa pauvre mère la cable de Malé tion à cette question violette répond oui peu m’importe qu’on me condamne si je dois mourir en prison que Dieu me

Pardonne ou me damne je maintiens mes accusations ces terribles accusations ces ignominieuses accusations c’est l’acte qu’elle révèle qui est terrible et ignominieux dès le début violette noziière a confié au au policiers qu’elle était victime de relation estuse de la part de son père depuis ses 12 ans c’est écrit dans les

Journaux et on grosso modo on dit oui c’est un peu facile et c’est là où la la la distance prend tout son sens voilà ce qu’on a dit à l’époque et lorsqu’au procès C ces choses-là sont évoquées on dit écoutez non soyez correct on va pas parler de ça dans une cour d’assise

Enfin quand même donc autrement dit cette raison est complètement balayée il n’y a que le commissaire Marcel Guillaume hélas pas en en charge de de l’enquête qui qui creuse cette piste mais il sera très vite écarté et donc le procès qui survient en octobre 1934 est écrit d’avance on promet à Violette

Novière la peine capitale au pauvres parents malheureux victimes de cette gueuse votre triste mort affreuse est toujours là devant nos yeux la méchante vous a ravie à la foule qui vous estime il faut que par la guillotine elle expise ce crime auieux c’est un verdict impitoyable qui

Vient de frapper l’accusé la folie n’est pas la coupable rien ne pouvait plus l’excuser à l’audience une pauvre mère a pardonné pour son époux gravissant l’horrible calvaire c’était son enfant malgré tout et la maman seul présent prit pour de nom tout en pleurant au parents protégez chez vous vos petits

Gosses la vie et le tourbillon fou de la no bien vite vous les enlèai sans l’emprise et un matin les conduirai aux assises violette est condamné à mort le 11 octobre 1934 à C époque l’usage n’est de ne pas guillotiner les femmes aussi sa peine de mort est commué en réclusion à

Perpétuité le 25 décembre 1934 en 1942 sa peine est réduite à 12 ans de travaux forcés par le maréchal Pétin elle est libérée en en août 45 et en novembre 1945 le général de Gaulle lève son interdiction de séjour sur la majeure partie du territoire français en mai

1963 violette est réhabilitée par la cour d’appel de roi le saviez-vous violette noisier est morte avec un casier judiciaire vierge je crois qu’il y a que deux cas dans l’histoire judiciaire française de condamné à mort réhabilité après avoir après avoir été gracié elle est morte en 1966 elle est

Enterrée dans un petit coin de la Nièvre et c’est une histoire moi qui qui m’émeut parce que la matière en terme de complainte est abondante et elle est très très touchante alors la question est il y a-t-il des complainre qui qui ont pris sa défense parce que pensez-y

C’est une paricide c’est encore un crime terrible en 1933 cette fille a tué son père les membres du jury qui l’ont jugé sont tous des pères de famille voilà et bien il y en a une la foule se pressera au procès réclamant la vengeance la paricide et leur ayant payé

Sera vite oublié il faudrait en parler cependant pour que dans les familles contre le vice on défende nos filles souvenez-vous pas la loi condamne et punit les enfants maudits c’est toute justice mais ne pourrait-on songer à les protéger les sauver du vice elle fit la noce à 12 ans

N’est-ce pas pourtant une victime en somme ceux qui la condamne à présent sont des hommes allez tous ensemble la loi condamne et punit les enfants maudits c’est tout justice mais ne pourrait-on songer à les protéger les sauverés du f elle fit la noce à 12 ans n’est-ce pas pourtant une victime en

Somme ceux qui la condamne à présents sont des hommeses ceux qui la condamne à présent sont des hommeses [Applaudissements] merci merci beaucoup Jean-François on peut dire aussi que sur cette affaire violette noziè il y a un très bonne étude historique qui a été publié par Anne Emmanuel de Martini sur sur

L’affaire qui est très très très beau livre euh on va poursuivre en pardon en en allant un peu plus vite peut-être sur le 20e siècle mais on va rattraper évidemment l’histoire du temps présent et surtout Robert Badinter qui pour l’instant n’est pas apparu en personne mais je voudrais juste rappeler que sur

L’évolution de la peine de mort très rapidement elle baisse quand même en nombre de condamnations et de condamnations exécuté au 19e siècle au 20e siècle également c’est une baisse continue avec des exceptions qui sont les sorties de guerre ce sont des moments où où ça remonte un peu alors

Soit c’est un effet de rattrapage soit évidemment c’est aussi un effet notamment par exemple pour la libération de de de de l’épuration et puis il y a également un un temps particulier qui est la guerre d’Algérie il faudrait aussi que l’on distingue entre les tribunaux civils et les tribunaux

Militaires parce que très souvent les tribunaux militaires ont servi pour appliquer la peine de mort euh il faudrait aussi rappeler que ce que j’ai un tout petit peu esquissé que finalement non je ne l’ai pas dit en fait la peine de mort est quand même abolie en France en matière politique en

1848 et le processus que l’on observe à partir de 1848 c’est finalement une une réduction des des de des des des des oppositions politiques à du droit commun par exemple les anarchistes ne seront jamais reconnus comme étant des opposants politiques mais on considérera que leurs crimes sont des des attentats

De droit commun et c’est pour ça qu’ils peuvent être euh guillotinés euh au 20e siècle donc on a à à part en dehors de ce mouvement de 1908 euh qui aboutit finalement au maintien de la peine de mort le l’autre euh grand moment va va apparaître finalement dans les années 70

Euh parce que les l’état de la société qui est qui est qui est peut-être un peu plus pacifié est un peu plus ouvert à la question alors il y a des sondages en fait qui sont fait régulièrement mais qui donne toujours quand même une majorité pour le maintien de la peine de

Mort mais on va avoir quand même des voix qui qui vont s’élever et comme je le dis c’est ici qu’on va retrouver euh un avocat qui s’appelle Robert baninter alors il est pas le premier ni le seul évidemment à plaider euh contre l’application de la peine de

Mort pour ses clients mais comme il l’a expliqué lui-même il y a un il a il y a deux procès fondamentaux en fait qui qu’ faut juste rappeler pour mémoire et pour l’histoire le premier où il va perdre et le deuxième où il va gagner le premier

Où il perd c’est la fameuse affaire buffet bonemps hein qui est donc l’affaire de deux détenus à la prison de clairveau la maison centrale de clerveau qui vont faire une prise d’otage et qui vont se réfugier dans l’infirmerie qui vont prendre notamment en otage l’infirmière et Claude buffet pendant pendant l’assaut va la

Tuer hein et donc euh euh ça va être un un crime très important notamment euh pour l’administration pénitentiaire donc qui qui avait la charge de ses détenus et qui euh et qui va demander à ce qu’une peine exemplaire soit soit faite pour que ben il pour qu’il y ait pas

D’autres mutineries de de ce type et lors euh lors du procès en fait on va toute une mécanique qui va se mettre en place que déjà décrit pour le 19e siècle finalement et qui vient du 19e siècle et notamment de la fin 10e siècle c’est cette mécanique qui consiste à décrire

Les les les criminels à les décrire physiquement mais aussi dans leur tempérament et notamment Claude buffet va être décrit sous les termes qu’on connaît bien maintenant de monstres de monstres froids monstre calculateur et cetera et Robert Badinter qui est euh le défenseur de de bon tempemps qui lui euh

Euh ça a été prouvé n’ n’a pas tué en fait et était plutôt suiveur de de de de de Claude buffet euh va se trouver à à défendre bon temps au en cours d’assise euh buffet et Bontemps vont être euh finalement condamnés à la peine capitale

Il va y avoir un recours en grâce qui va être effectué et le président georgees Pompidou va refuser le recours en grâce et buffet et bonemps vont être guillotinés le 28 novembre 1972 à la prison de la Santé donc comme vous savez pas très loin d’ici et cette affaire va

Marquer Robert baninter parce que il va le ressentir évidemment à la fois comme un échec mais il décrit très bien dans son ouvrage l’exécution aussi comme un comme un moment où finalement il a il a énormément appris et c’est à partir de ce de ce moment-là qu’il va vraiment se

Mobiliser dans dans dans tous les instants pour l’abolition de de la peine de mort en France et ce qui est très intéressant c’est le second procès parce que le second procès c’est une affaire qui finalement est éprouve peut-être encore plus ce que j’appelais tout à l’heure avec les termes de durkaim les

États for de la conscience collective puisque cette fois-ci il s’agit d’un rapte d’enfant qui va être assassiné donc il va y avoir une demande de rançon puis finement quand on va retrouver le le petit Philippe Bertrand j’ai de 7 ans on va on va le retrouver mort et ça va

Être il va y avoir là encore une forme formidable campagne autour de de de de ce crime qui va qui va beaucoup émouvoir cette fois-ci c’est la télévision qui a pris le relais de en grande partie de la presse avec ce fameux éditorial de Roger

Jquel au journal du du soir sur TF1 le 17 février 1976 où on dit la France a peur la France a peur de ce type de criminel et cetera et il va y avoir finalement le la personne qui va être qui va être connu coupable et Patrick Henry Patrick

Henry va passer en cours d’assise euh au même tribunal que celui de de buffet monontemp à 3 et il va être défendu par Robert bequillon et par Robert badinterre et c’est vraiment le crime horrible par-dessus tout d’autant plus que Patrick Henry était passé à la télévision en disant que ce type là qui

Avait commis ce crime là il méritait bien la peine de mort et que il était vraiment très pressé qu’on le retrouve et cetera donc vraiment c’était le la pire des choses et ce que va faire Robert Badinter c’est que finalement il va déplacer l’argumentation de il faut

Sauver la vie de cette personne-là à faire le procès de la peine de mort et on va retrouver finalement tous les accents qu’avait Victor Hugo qu’il y avait eu aussi au premier débat sur l’abolition de la peine de mort en France pendant la Révolution française au printemps

1791 et quelque part le le la bascule va se faire à ce moment-là effectivement le jury va condamner Patrick Henry non pas à la peine de mort mais la peine de la peine de perpétuité d’accord et c’est vraiment le le le le mouvement de de

Bascule qui va je veux pas dire qui qui qui qui qui préfigure mais d’une C manière si la la la la loi de du 9 octobre 1981 qui sera prise comme vous le savez euh en elle est en grande partie du à Robert Badinter parce qu’il

Avait l’expérience de de ces de de ces affaires-là il savait ce que coûtait justement la voie populaire et l’orchestration de la voie populaire qui demande le maintien de la peine de mort on l’a entendu à travers les complaintes mais on a vu que les complaintes pouvaient aussi avoir parfois des des

Moments de subtilité et de et de lucidité euh pour sur le cas de VI noosier al évidemment il y a plus de complainte dans les années 70 il y a des chansons populaires je vous le rappelle Michel Sardou Julien cler il y en a qui

Sont pour il en a qui sont contre donc le débat dans la société continue et euh et et finalement ce que je voudrais dire pour conclure puisque c’est c’est l’heure c’est que j’étais très très heureux et un peu ému aussi de pouvoir faire organiser cette conférence à propos à la fois de

La collection de Robert baninter et donc de l’homme parce que au fond au-delà des pièces qui nous sont présentées qui sont uniques et qu’on on ne reverra pas puisque c’est une collection privée il y a quelque chose qui nous est accessible à tous dans dans dans la dans la dans la

Pensée dans la trajectoire de de Robert binter ce sont évidemment ces écrits les tous les tous les textes qu’il a produit qui sont publiques qui ont été publiés qui ont été republiés également en livre de poche je pense donc à ces deux moments de procès que sont qui ont

Abouti à un livre l’exécution pour bon temps et et buffet longtemps et puis l’abolition pour décrire le processus de l’abolition de la peine de mort et euh et je pense comme je l’ai écrit là que cette œuvre aussi à valeur de témoignouage et finalement s’inscrit dans la continuité de de la collection

Qu’on a vu parce qu’elle continuera à susciter par sa lecture des des réactions parfois des réactions d’opposition mais aussi des convictions et des et des vocations et je voudrais dire à titre personnel que que moi étant gamin j’ai j’ai lu ce livre je l’ai ramené parce que je l’ai toujours gardé

Dans ma bibliothèque l’exécution et que euh à bien y réfléchir en préparant cette cette conférence je me suis je l’ai relu et je me suis rendu compte qu’il y avait des passages qui très probablement m’avit inspiré je voudrais juste en lire deux ils sont ils sont

Très brefs vous allez voir le le premier c’est lorsque Robert banater dit parle justement de de la réaction que l’on a par rapport au criminel hein il dit ceci la fascination que suscite le criminel de sang est ambigu elle est horreur et peur mêlée elle est condamnation du

Crime commis mais aussi refus de s’avouer que le criminel n’est pas fondamentalement différent de nous qu’il est simplement notre visage le plus terrible fin de citation et c’est pour ça dit-il que lorsqu’on nous présente un un criminel au procès ou dans les médias on est souvent déçu parce qu’on cherche

Dit-il ce qui chez cet homme trahirait le monstre voyez la figure du monstre qui revient une réflexion une attitude car il est toujours difficile de condamner un homme alors qu’il est commode et satisfaisant de liquider un monstre et ça ce process il est démontré par tous les collègues qui sociologues

Ou anthropologues qui travaillent sur les massacres de masse par exemple il montre bien queavant de passer à l’acte pour tuer quelqu’un il faut d’abord l’avoir mis à l’écart mis à distance l’avoir déshumanisé pour ensuite pouvoir imaginer qu’on puisse l’écraser comme un cloporte ou comme une bête malfaisante

Et il disait aussi ceci Rober dans ce livre une société qui ne serait pas aberrante devrait sans cesse être préoccupé du crime comme du cancer ou de la tuberculose et quand on quand on conna les les débats la façon la façon don dont ça se passe de nos jours et

Bien on se dit que ces paroles restent d’une puissance tout à fait réel et malheureusement je crains à la fois présente et d’avenir et pour terminer vraiment cette fois-ci je voudrais vous dire que si vous avez apprécier les complaintes de Jean-François il prépare également un très bel ouvrage qui sera

La la somme à mon avis quasi définitive sur les complaintes mais en attendant il y a la base de données avec la géolocalisation des complaintes alors malheureusement il y en a maintenant plus de 1200 mais il ne les a pas toutes chanté hein Jean-François il fauda quand même

Que s’y mettre et puis pour le pour la peine de mort nous avons décrit le processus de l’abolition très très rapidement cette conférence et je vous invite donc à à retrouver sur le site criminau corpus l’exposition qui avait été faite avec Jean-Claude Farcy et que l’on a renouvelé pour les 40 ans de

L’abolition avec 11 chapitres dans lesquels Robert baninter évidemment également toute sa place voilà je vous remercie beaucoup pour votre attention et on peut peut-être répondre à des [Applaudissements] question

L’historien Marc Renneville pose son regard sur la collection personnelle du principal artisan de l’abolition de la peine de mort, Robert Badinter, qui figure parmi l’une des plus emblématiques de l’histoire des crimes et des peines en France.

Clôture musicale sur les complaintes criminelles, avec Maxou (Jean-François Heintzen) à la vielle.

Marc Renneville est historien au CNRS. Il dirige la plateforme numérique Criminocorpus, histoire de la justice et des peines. Il est notamment l’auteur de Crime et folie, deux siècles d’enquêtes médicales et judiciaires (Fayard, 2003) et Vacher l’éventreur, archives d’un tueur en série (J. Millon, 2019).

Conférence organisée à l’occasion de l’exposition « Une passion pour la justice. Dans la bibliothèque de Robert Badinter », du 14 septembre au 12 décembre 2021, BnF | Bibliothèque de l’Arsenal :
https://www.bnf.fr/fr/agenda/une-passion-pour-la-justice-dans-la-bibliotheque-de-robert-badinter

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