Instabilité géopolitique : quel impact sur les choix d’investissements ?
On va commencer par le risque géopolitique, l’instabilité revient sur le devant de la scène. On a l’occasion évidemment de le voir pratiquement tous les jours, ce qui soulève beaucoup d’interrogations, j’invite nos quatre experts à me rejoindre sur scène pour justement discuter de cet environnement géopolitique.
Nous avons beaucoup de questions à aborder, évidemment comment est-ce que cette instabilité politique est en train de redessiner la la carte du monde ? Qsont les perspectives notamment pour 2024 ? Donc très proche de nous, et on parlera des conséquences en termes d’investissements parce
Que ça aussi c’est un sujet qui nous intéresse tous dans cette salle. Valérie Baudson bonjour, directrice générale d’Amundi, Alexis Crow également avec nous, associée et chef de division des investissements géopolitiques chez PwC, bonjour. Guillaume Callonico, directeur principal analyse transversale et géopolitique à la caisse de dépôts et placement du Québec, et Thomas Gomart, directeur
De l’IFRI, l’Institut français des relations internationales. On va commencer avec vous Thomas pour planter le décord j’ai envie de dire. Dans quelle mesure est-ce que les conflits actuels et en particulier ceux qui sont très médiatiques, je pense à la guerre en Ukraine, au conflit
Entre Israël et le Hamas, dans quelle mesure est-ce que ces conflits sont en train de redessiner la carte du monde ? Bonjour à toutes et à tous, avant de vous répondre je voudrais évidemment remercier la Coface en particulier Xavier Durand et Jean-Christophe Caffet pour l’organisation
De cette journée, très heureux de pouvoir y contribuer à nouveau. La manière de répondre, c’est peut-être de de souligner une très forte tension entre deux logiques. La première c’est celle de ce qu’on appelle l’agenda global et qui se traduit notamment par les objectifs
De développement durable qui sont au cœur de nombreuses politiques publiques et de plus en plus de business model qui avance plus ou plus ou moins rapidement plutôt, lentement que rapidement, et puis effectivement ces conflits qui viennent perturber, je dirais l’interdépendance économique, au fond
Ce qu’il faut arriver à penser c’est comment l’interdépendance économique se développe avec une hostilité politique de plus en plus visible. Pour décrire les choses de manière très rapide, je le ferai peut-être de la manière suivante c’est qu’en fait on a trois grands ensembles qui
Représentent plus de 50% du PIB mondial ; les États-Unis, la Chine et l’Union européenne qui sont affectés par deux conflits majeurs, celui en Ukraine qui a commencé non pas en février 2022 je crois qu’il faut toujours le rappeler mais en février 2014, donc en réalité on est à 10 ans
De guerre d’Ukraine, et puis de manière beaucoup plus inattendu, le conflit entre Israël et le Hamas avec la résurgence de la question palestinienne qui est en train de modifier l’équilibre non seulement régional mais global. Je crois que si on voit les choses ainsi, il
Y a, il faut souligner une entente entre trois pays qui ont un caractère très déstabilisant parce qu’ils ont un agenda stratégique et qu’ils sont dans une forme d’entente et c’est pas trois pays peu importants, au contraire. C’est la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Pourquoi je les mentionne
Parce qu’en réalité quand on regarde les choses avec un peu de perspective, ce sont les trois pays qui ont été le plus sanctionnés au monde par les Occidentaux, ce sont trois pays qui ont un rôle clé pour les deux premiers en matière d’approvisionnement énergétique, ce sont trois
Pays qui coopèrent sur le plan militaire dans une hostilité affichée à ce que le Kremlin appelle désormais l’Occident collectif, et ce sont trois pays qui ont des rapports très étroits, très asymétriques avec la Chine qui les soutient politiquement sans nécessairement les soutenir militairement pour ce que l’on en sait. Donc voilà un peu comment
Je résumerai les chose c’est-à-dire les trois grands ensembles, la manière dont l’interdépendance économique continue en dépit de ces conflits, et les projections que l’on peut faire ou qu’on doit essayer de faire sur l’attitude à venir de ces trois pays qui sont dans une logique d’hostilité
Par rapport à l’Occident collectif. Est-ce que l’élargissement des BRICS qui sont devenus BRICS+ plus au 1er janvier change également la donne ? Certains pays comme l’Arabie Saoudite se retrouvent un petit peu au centre du jeu. Alors je pense c’est tout à fait décisif parce que les
BRICS pas plus moins enfin les BRICS normaux les 5 pays qui se sont organisés depuis 2009 ont dépassé en part de PIB le G7 en 2022. Dans leur sein il y a un antagonisme assez fondamental entre les deux plus importants qui sont évidemment la Chine et l’Inde. Il y a un sujet
Énorme sur l’Inde en fait en terme de trajectoire, la grande question que tout le monde se pose c’est est-ce que l’Inde dans les 20 ans qui viennent, comment l’Inde va utiliser son dividende démographique à un moment où la Chine est rentré dans le vieillissement de sa population, il va avec
Une tension géopolitique entre les deux grands acteurs en fait du 2ème siècle à mon sens très forte, et cet élargissement au BRICS+, cinq pays il devait y en avoir un 6ème comme vous le savez mais l’Argentine de Milei n’y est pas allé au final, c’est aussi l’antagonisme entre l’Arabie
Saoudite et l’Iran qui rejoint les BRICS, les Émirats, l’Égypte et l’Éthiopie. C’est tout à fait décisif parce que les BRICS s’élargissent à des producteurs d’énergie et d’hydrocarbure, en particulier évidemment l’Arabie Saoudite et les Émirats et l’Iran, et ça aura à mon avis des conséquences très visibles sur le commerce de l’énergie et la volonté peut-être de
Le sortir si c’est possible, dans quelle mesure, c’est une grande question du dollar. C’est en tout cas quelque chose qui est annoncé politiquement et on en voit déjà des signes de mise en œuvre. Donc le BRICS+ est à mon avis évidemment un élément très important sur le plan je
Dirais plus politique, plus idéologique, moi ce que je vois c’est une contestation moins de l’Occident des BRICS+ que de la surreprésentation des Européens dans les instances internationales et c’est un discours qui est de plus en plus construit par les pays des BRICS+ et en
Particulier par un pays comme l’Inde. Alexis Crow, vu des États-Unis, comment est-ce que vous vous percevez ces équilibres géopolitiques ? Est-ce que vous, vous partagez l’analyse de de Thomas Gomart ? Merci et merci à Monsieur Durand et Jean-Christophe et Coface. Je dirais donc
Que nous sommes dans une ère de fragmentation, je suis vraiment d’accord avec ce que dis Monsieur Durand et que les graines de cette fragmentation ont été semées bien avant 2024. Il faut remonter à 2016 et à la montée
De la polarisation au sein des sociétés nationales et à la première éruption de cette polarisation qui a commencé à affecter les marchés mondiaux et le commerce mondial avec le Brexit, qui a traversé l’Atlantique avec Trump,
Qui a traversé le Pacifique avec les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, et qui a eu un effet néfaste sur les économies dépendantes du commerce, comme Singapour, comme le Japon.Et puis bien sûr nous avons eu ce moment
De la pandémie où toute proximité de personnes humaines a été considérée comme dangereuse. Nous avons donc assisté à l’arrêt complet du commerce entre personnes. Nous avons vu le jeu des reproches autour du virus, puis nous avons assisté à un repli complet des frontières nationales au nom de la protection
Des sociétés, ainsi l’onshoring Bruno Le Maire parle de l’onshoring du fait que 70% des produits pharmaceutiques français proviennent de l’Inde et de la Chine et qu’il faut y remédier. On a eu la même chose avec Boris Johnson au Royaume-Uni avec la sécurité alimentaire. Donc être global c’est être en danger,
On a parlé de dérisquer. Puis je dirais qu’en 2022 il y a eu le démantèlement auquel Thomas fait référence à la garantie de sécurité occidentale, ainsi qu’à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2023, je pense
Que nous pouvons appeler, comme vous l’avez mentionné, les BRICS+ l’année du Sud mondial. Nous l’avons vraiment vu à la fin de 2023 lors de la COP 28 où finalement le Sud mondial a été très bien positionné,
Mais ce qui est intéressant, c’est que nous avons certainement eu ce défi au règlement de Bretton Woods, et à la logique économique occidentale qui a régné en maître. Il a été freiné par la crise financière et les retombées des banques mais il est revenu en force et maintenant je dirais que nous sommes
Dans une situation où il a été miné à bien des égards, mais il n’a pas nécessairement été remplacé. Donc les pays du Sud et les BRICS+ n’ont pas nécessairement d’alternative idéologique
À proposer. Il y a la question de la monnaie, bien sûr, nous l’avons eue à l’époque où Monsieur Macron allait parler avec le président Xi. Lula a parlé de dédollarisation, mais je n’ai pas nécessairement vu de contestation ou d’alternative significative. Je vais vous poser la question suivante en français, je sais que vous comprenez
Très très bien le français. Est-ce que vous avez l’impression que cette recomposition du monde elle s’effectue sur fond de contestation des valeurs occidentales et peut-être aussi de l’hégémonie américaine ? Ce que je voudrais dire, et j’adore l’introduction sur Napoléon et je pense aussi aux Droits de l’homme
Parce que la capacité de l’Occident à défendre les droits de l’homme sur la scène internationale est directement minée par l’incapacité des gouvernements occidentaux à respecter le contrat social chez eux pour les besoins humains fondamentaux comme le logement aux États-Unis,
La santé, l’alimentation, la crise du coût de la vie ici, et je dirais donc que lorsque nous réfléchissons aux valeurs occidentales, celles-ci ont été directement sapées par l’incapacité à maintenir ce contrat social à l’intérieur du pays.
Question pour en terminer avec cette état des lieux pour tous les deux. Est-ce que ce retour à un monde unipolaire, il est forcément plus stable ou plus instable Thomas Gomart ? Je dirais instable très certainement mais ce qui me frappe si vous voulez c’est que la notion aussi
D’alliance ou de bloc géopolitique. Je parlais excusez-moi de monde non unipolaire bien entendu, je vois Jean-Christophe Caffet qui me regarde d’un air un petit peu malveillant. Qui veille au grain comme souvent. Il est attentif. Lui, non plus sérieusement ce qui, instabilité
Grandissante certainement mais ce qui me frappe si vous voulez c’est que les logiques d’alliance ou les logiques de blocs sont peut-être beaucoup moins prononcées qu’on l’imagine, on est rentré à mon sens dans des logiques très transactionnelles, c’est-à-dire que l’élément de déstabilisation c’est que ce qu’on appelle peut-être improprement les puissances moyennes veulent acquérir de
L’autonomie stratégique et ça ça se fait au dépend d’alliances bien établies et ça s’observe évidemment dans le camp occidental si j’ose dire, s’il y a encore un camp occidental c’est peut-être pas le bon terme à utiliser d’ailleurs, et du côté je dirais de la zone
D’influence chinoise c’est le refus du principe même d’alliance militaire et donc des montages ad hoc sur un peu tous les sujets je pense que c’est comme ça qu’on pourrait caractérisé l’époque. Alexis Crow ? Je dirais que ce qui est absolument plus instable, et ce qui est préoccupant pour les politiciens de l’Ouest,
C’est cette disparition de la logique économique et de la pluie économique suprême. Ce qui est intéressant, c’est que nous parlions tout à l’heure du spectre de Donald Trump et du retour potentiel de Donald Trump. L’ironie, c’est que les Américains sont en fait mieux lotis économiquement à l’heure actuelle.
Ce n’est donc pas seulement l’économie qui est stupide, ce qui était la grande citation autour de l’administration Clinton. mais ce qui est intéressant, c’est que si la logique économique ne fonctionne pas, qui est le seul dirigeant qui l’a compris,
C’est le président Xi, qui a fait un choix conscient de s’éloigner de la discussion et du discours sur l’économie, et il se concentre sur la sûreté et la sécurité. Il a donc été le seul à comprendre. Alors évidemment le changement, l’instabilité, ce sont des critères importants quand on fait
Des choix d’investissement, on va donner la parole justement à ceux qui qui vont guider peut-être notre réflexion. D’abord une question très générale pour vous Valérie Baudson ; est-ce que l’instabilité actuelle, le regain d’incertitude n’est pas de nature à favoriser un repli sur soi en matière
D’investissement ? En fait si on regarde ce qui s’est passé depuis les les trois dernières années, qui a été extrêmement bien réexpliqué, la succession des différentes crises qu’on a vécu sanitaire, économique, regain des tensions géopolitiques, mouvement de démondialisation sur lequel tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui qu’on commence à en voir
Des conséquences concrètes, a eu effectivement une réaction engendrée, une réaction très logique et légitime en terme d’investissement, de repli sur soi-même et en particulier très souvent de repli sur son marché domestique. On l’a vu dans un certain nombre de flux de capitaux, en
Particulier les flux américains qui se sont très clairement recentrés aux États-Unis, au cours de ces différentes crises. Ca c’est la, j’allais dire c’est le réflexe un peu naturel ou le réflexe engendré par des décisions politiques. Parallèlement à ça, ce qu’on voit quand on regarde sur un horizon un tout petit peu plus long c’est finalement sur ces
Dernières années une forme d’attentisme plutôt c’est-à-dire que le monde est en mouvement, il n’a pas atterri, la seule certitude et je rejoins tout ce qui a été dit c’est qu’il est plus complexe à identifier, à analyser, à visualiser et donc le réflexe que
Les investisseurs ont et que nous avons pour eux c’est plus de temps de prudence et d’analyse pour vérifier, pour faire des choix d’investissement qui sont des choix encadrés. Paradoxalement, et je terminerai par là, paradoxalement c’est finalement quand les choses bougent qu’on trouve le plus
D’opportunités, on sait tous ça c’est le mouvement qui crée les opportunités, c’est les changements qui créent les opportunités et donc dans cette recomposition géopolitique où tous les acteurs étatiques mais aussi économiques aujourd’hui ont une vraie réflexion sur leur autonomie stratégique, sur leur autonomie en terme de matières premières.
Comme tous ces acteurs ont cette réflexion, certains vont agir plus vite que d’autres, mieux que d’autres, plus efficacement que d’autres et c’est là qu’en terme d’investissement on trouve nous les opportunités. Guillaume Callonico, lorsque le monde devient plus complexe selon le principe d’aversion au risque on pourrait tenté de financer peut-être des choses domestiques plutôt
Que d’aller financer des projets à l’autre bout du monde euh quand on pose la question un peu rhétorique on a envie de répondre oui euh mais d’abord on le voit juste pour rebondir sur ce que mes collègues ont dit y compris Valérie les politiques nationalistes y compris sur les
Restrictions commerce à l’investissement donc ce protectionnisme il n’est pas que tarifaire il est également non tarifaire il s’applique sur tous les secteurs y compris le secteur financier de plus en plus maintenant et forcément si on fait le parallèle avec un voisinage dans lequel on vit sur
Le avec lequel tous nos voisins nous tapent dessus la réponse naturelle notre réponse naturelle c’est de barricader davantage notre maison et éventuellement de déménager donc oui le repli sur soi il paraît naturel mais dans cet environnement tout est un peu plus complexe forcément et la
Capacité à prendre des décisions rapidement elle est contrainte par un environnement qui nous rattache à aux connexions qu’on a dans nos chaînes de valeur ou avec nos clients et nos fournisseurs et ces connexions aujourd’hui elles ont été hier elles ont été le vecteur du dérisquage économique
De nos entreprises aujourd’hui elles sont le vecteur du de la nécessité de dérisquer euh au niveau sécuritaire et en terme d’approvisionnement nos modèles d’affaires et alors les les questions que pose ce qui a été présenté dans dans cet état du monde c’est quoi c’est le changement
Pour les entreprises et les investisseurs essentiellement aujourd’hui du périmètre investissable des balises qui définissent ce périmètre investissable et sous plusieurs angles d’abord le périmètre réputationnel aujourd’hui on a une image à gérer beaucoup plus fortement et et elle prend beaucoup plus de place alors que ce les régimes de sanction se multiplient que
Les pays sont plus nombreux à être sanctionnés et qu’auparavant on avait que des pays périph à l’économie mondiale et qu’aujourd’hui on a de grandes économies qui sont sous sanction et qui sont donc exclus deuxème vecteur périmètes géographique exclus de notre univers investissable
Donc réputation géographie aujourd’hui la Russie et on le voit bien se destiner malgré nous la Chine est en train de devenir la nouvelle Russie dans les tensions sino-occidentales et d’abord sinoaméricaines puis ensuite deux autres angles qui permettent de reconsidérer le le le périmètre
Investissable ou de redéfinir ce périmètre investissable le le périmètre sectoriel on le voit bien on a des secteurs entiers qui ont été affectés par un découplage à brut des économies d’abord européennes et puis russes et puis bientôt probablement chinoise et occidental donc il faut
Repenser certains secteurs il faut repenser nos chaînes de valeur Valérie le précisait très bien sur l’aspect sur cet aspect- là de résilience et puis un aspect temporel c’est-à-dire que dans un environnement qui est moins prévisible et plus instable dans le temps long puisque
C’est quelque chose qui va durer c’est pas une tendance qui va disparaître dans un ou de c’est quelque chose qui va durer longtemps donc cette tendance elle nous donne moins de visibilité moins de prévisibilité et les entreprises et les industrielles ou les investisseurs de long terme
Qui avaent l’habitude de faire des investissements et de la planification sur les 15 ou 20 prochaines années dans un environnement où vous êtes dans le brouillard permanent et dans un brouillard qui s’épaissit la capacité à prendre des décisions à long terme devient plus compliqué il faut donc
Réajuster l’horizon de travail et la définition de ce qu’on appelle le long terme ça s’inclut également finalement dans les indicateurs de mesures que vous utilisez ou que nous utilisons pour projeter notre la construction de cet univers investissable et vous le voyez bien si vous prenez
Des modèles de projection de devise ou des modèles de notation de crédit le risque géopolitique n’est pas du tout inclus mesuré par ces outils là vous prenez le crédit rating de la Russie à la veille de la guerre et au lendemain de la guerre il passe de investment grade à défaut
En l’espace de quelques jour donc le risque géopolitique n’est pas pricé alors qu’il était présent donc ça pousse cette logique là pousse au rétréc l’univers investissable et en même temps elle offre des opportunités euh des opportunités sectorielles et géographiques pour dérisquer sur
L’aspect réputationnel et sur l’aspect d’horizon d’investissement sur l’aspect sectoriel et ben on l’a vu les secteurs énergétiques notamment le nucléaire ou les infrastructures reliées au gaz naturel ici je parle pour l’Europe beaucoup et puis sinon même le secteur de la défense
Aujourd’hui il y a de réelles question pour des investisseurs qui au travers des normes ESG qui prédataient la guerre avaient du mal à soutenir ces secteurs-là alors qu’aujourd’hui l’adaptation à ce nouvel environnement géopolitique refonde les bases normatives de l’investissement ESG
Et pourrait justifier très bien de vouloir être surpendéré dans des secteurs qu’on euh voulait autreou pour lesquels on avait du mal à à investir auparavant et euh peut-être juste terminer sur ça mais on parle de norme ESG environnement social gouvernance on voit bien aujourd’hui qu’on a un
Nouvel ESG qui est en train d’émerger à côté de l’ancien qui est celui de l’énergie de la sécurité et de la guerre et les entreprises qui seront plus résiliantes à ces trois anjeux là seront plus performantes et créeront des opportunités pour des investisseurs qui recherchent la résilience
Valérie botson Amundi a eu l’occasion de le dire à plusieurs reprises de parler de son intérêt pour le marché chinois objectivement est-ce qu’aujourd’hui on peut être absent de la Chine en matière d’investissement alors sur la sur la Chine on a une approche qui est très pragmatique
Contu de la situation elle est prudente elle est sélective mais elle est fondée sur le long terme je vais je vais essayer d’expliquer ce que je veux dire par là ce qui vient d’être dit tout à fait
Vrai à très court terme l’économie chinoise qui a connu une énorme croissance a été fondé sur des facteurs très concentré hein qui sont un très très fort endettement le fait d’être devenu l’usine du monde et un poids du secteur immobilier absolument considérable dont on sait qu’il est une source de
Risque importante aujourd’hui les les les mesures les annonces qui ont été faites de volonté de transformation une économie qui soit plus fondée sur la consommation interne vont probablement encore une fois si on on a un regard sur le long terme dans le bon sens pour j’allais dire la
La stabilité de l’économie chinoise à très court terme euh on sait que la situation est extrêmement difficile et on a vu ce qui s’est passé sur les marchés action qui est en partie lié au fait que les capitaux se sont très significativement retirés de Chine sur l’année qui vient de
S’écouler j’aimerais rappeler néanmoins que que la croissance en Chine est toujours plus forte qu’aux États-Unis et en Europe il faut jamais l’oublier à très court terme aussi le marché action là où il est aujourd’hui est quand même fondamentalement très sous-évalué
On parlait d’opportunité tout à l’heure ça peut l’être sur certaines valeurs très spécifiques ou certains secteurs très spécifiques et puis à plus moyen terme la Chine fait quand même des des des efforts très significatif pour remonter la chaîne de valeur sur des secteurs qui sont des secteurs
Qui seront des secteurs à valeur ajoutée dans la décennie qui vient l’intelligence artificielle c’est une certitude la robotique c’est une certitude les greench on sait on connaît le le le débat sur sur sur l’automobile et de manière général c’est les greench sont une
Source d’investissement réel de la part de la Chine aujourd’hui et enfin j’allais dire à plus long terme l’informatique quantique donc pour toutes ces raisonsl de la prudence à court terme mais une vision à long terme que ce pays est en capacité de se transformer et qu’ a un
Certain nombre d’opportunités à capter dans les années à venir Alexis tout à l’heure on parlait de découplage si on ne peut pas complètement se découpler comment est-ce qu’on peut se [Musique] dérisquerp obisking what I also say is that some companies are de China and for the decouing what’s very
Clear is that there is a decouing in the economic relationship of the United States and China in certain elements of the commercial relationship so this is in not necessarily all of goods trade it’s certainly within certain elements of technology and concerning actually
For us it’s starting to happen in elements of the financial system where US globally systemic important banks are pulling back and reducing head count in mainland China they used to say when Chinese equities dipped that China was a buy they’re not saying that anymore and here I would
Really say that the point was Russia’s invasion of Ukraine and that has pushed many companies and investors to be concerned about whether or not they would in turn be underan Beijing was to more and more B vis Taipe and so that has prompted a change in foot but what’s interesting to note is
If companies and investors are deemphasizing China are they doing it for economic reasons or are they doing it for geopolitical reasons and if they’re doing it for geopolitical reasons are they using economic reasons as a logic behind this sort of a rational behind this in our annual Outlook ch if main ch ch
Ch mais de plus en plus d’entreprises intégr dans stratégie une China plus one est-ce que Alexis de votre point de vue l’Inde représente une alternative crédible à la Chine c’est pas la ch [Musique] [Musique] Pr hasn’t happened uh going back historically India is very much nonaligned
And took issue with capitalism in the United States um what I would say for many of the companies represented in the room today and and and virtually is that India will take us through the next manufacturing miracle undoubtedly how long it takes us to get there is a question mark
Is one two we don’t necessarily see the middle of the manufacturing miracle happening in India namely you see a strong services export from Bangalore very very highend services you see strong textile and agricultural base which is being supported by things like agtech and
Venture capital but if you go back to shine the late Japanese Prime Minister he would go to India to meet with modi prior to covid to talk about ways in which India could upsk the manufacturing base to start you know to court more inbound for direct investment and
Même question pour nos deux investisseurs Guillaume calonico l’Inde c’est une alternative crédible à la Chine alors vous allez voir que ma tonalité est différente sur l’Inde que sur la Chine d’abord il y a quand même quand même des atouts c’est le dernier grand pays émergent
En terme de croissance démographique il y a une projection de croissance démographique pour les 30 à 50 prochaines années ce qui n’est plus le cas de la Chine des croissance ce qui plus plus le cas du Brésil ou du Mexique qui ont les deux grands autres émergents pour lesquels ils stagnent en
Population donc croissance démographique attendue deuxième facteur de croissance croissance attendue de la classe moyenne donc très pertinent pour des investisseurs ou des entreprises notamment lié à la consommation le taux d’urbanisation est appelé à doubler dans les prochaines 20
Dans les prochains 20 à 30 ans donc là aussi un troisème facteur de croissance intéressante qu’on ne retrouve plus dans l’économie chinoise pour les trois que je viens de de citer et enfin même
Si ça se fait à un niveau très local et je rejoins Alexis sur l’idée que c’est pas la Chine de demain il y a un facteur resoring ou régionalisation des échanges et il y a une partie de ça que l’Inde va
Capter pour le marché indien notamment il y a donc des secteurs qui sont porteurs il y a une vraie révolution qui est en train de s’opérer sous mudi qu’on le veuille ou non ça vient avec
Certains risque je je vais je vais je vais venir dessus mais quand même juste pour vous donner des chiffres pour montrer que le le le système indien est en pleine révolution au niveau infrastructurel il s’est construit plus de routes et de enfin d’autoroute pardon et de rail en Inde sous les
Ne 9 ans du mandat de mooddi que dans les 70 ans après l’indépendance de l’Inde donc ça donne la dimension de ce qui est en train de se passer en Inde juste sur le domaine infrastructurel qui est nécessaire pour porter cette croissance démographique et ce transfert vers la
Vers la classe moyenne et l’urbanisation et donc forcément tout ce qui est lié à la consommation à l’immobilier aux infrastructures sont des secteurs porteurs pour des investisseurs ou des entreprises qui va s’établir dans le marché maintenant ça vient avec des risques spécifiques à l’Inde qui ne
Sont pas les mêmes que ceux qu’on peut rentrer en Chine d’abord il faut clairement le poser ce n’est pas un pays ce n’est pas une économie libéralisée au sens de du commerce c’est un pays hyper
Protectionniste et qui va continuer à rester très protectionniste donc si on va en Inde on va pas en Inde pour aller exporter on va en Inde pour faire de l’Inde donc protectionnisme il y a une culture du contrat une culture des de contractuelle qui est très différente de celle qu’on connait
Occident donc il faut aussi s’habituer à cette réalité là sur place les risquesg s’ils sont pas pilotés au niveau de l’État fédéral comme ça peut être le cas en Chine ils sont nombreux au niveau
Des entreprises au niveau local donc il faut gérer aussi ces enjeux ESG là je parle du 1ier ESG he pas le i sur auquel on est habitué encore et euh et enfin il y a des pratiques politiques il faut
Le reconnaître euh par l’État fédéral donc par le gouvernement maudit de plus en plus hybride c’est-à-dire qui se rapproche de pratiques néo-autoritaires comme ce qu’on a pu voir en Turquie par exemple au début des dans le milieu des années 2000 et puis surtout 2010 euh ou dans
D’autres pays qui se sont qui sont passés de la démocratie vers vers ce ce type de régime hybride ça vient avec certains risques ou certains enjeux pour l’environnement des affaires notamment des pressions des fois sur la devise ou l’indépendance de la Banque centrale et on le voit ça pourrait
Arriver sur l’Inde notamment sur l’aspect banque centrale d’abord donc il y a des risques il faut les peser mais il y a énormément d’atouts que les grands émergents n’ont plus aujourd’hui à part l’Inde Valérie quel regard vous portez sur sur l’Inde en matière de de stratégie d’investissement
Euh je je partage tout ce qui a été dit qui est très vrai mais j’ai globalement un regard assez positif en matière d’invest investissement sur l’Inde on on peut difficilement comparer les deux pays leur modèle leur leur leur futur il y a vraiment énormément de différences entre les
Deux donc le sujet c’est pas tellement est-ce qu’on remplace l’un par l’autre mais ma réponse elle est plutôt sur est-ce que l’IND en tant que tel est une opportunité d’investissement dans un horizon long oui euh pourquoi parce que il y a il y a il y a plusieurs facteurs qui sont quand
Même des facteurs extrêmement favorable si j’en retiens trois que je visualise et qui ont été partiellement déjà cités euh la démographie qui est une évidence mais qui qui est objectivement source de croissance économique euh les très gros chantiers d’infrastructure que vous citiez
Et de manière générale le le le la tendance à l’urbanisation qui est un impact extrêmement fort en Inde et puis l’enrichissement des classes moyennes euh juste pour vous vous donner une une une une anecdote concrète he on a amondi en Inde une très importante joint venture avec SBI
La première banque indienne et donc on a monté le marché de l’asset management en Inde ensemble on a aujourd’hui le premier Asset Manager là-bas on a 17 % de part de marché donc on on gère une grosse partie de l’épargne des Indiens et et les taux de croissance qu’on voit là-bas sont absolument
Considérables par rapport à n’importe où ailleurs dans le monde et donc t tous ces mouvements et ces facteurs positifs se conjuguent et et vont avoir un impact positif et se rajoute à tous ceux qui ont été mentionnés et donc je pense que c’est une bonne zone d’investissement pour le futur
Qui comprend ses risques mais qui est en étude très conjoncturellement pour finir on a vu c’est vrai un report des flux sortant de la Chine vers l’Inde je pense que c’était plus un mouvement conjoncturel est assez visible mais encore une fois pour sur ce qui m’intéresse le plus le
Structurel et le long terme je pense que ça reste une zone d’avenir on va parler des perspectives 2024 avec de nouveau Thomas gomard comment est-ce qu’on se projette cette année notamment par rapport au conflit dont on parlait au départ est-ce qu’on a des éléments objectifs qui nous
Permettent peut-être d’espérer une amélioration si ce n’est une résolution de ces conflits le premier point à rappeler Exavier durant la FA dans dans son propos introductif c’est qu’on a une année électorale sans équivalent et la particularité des élections c’est que dans les démocraties ça force
Les décisions je suis pas certain que l’élection euh en Russie a beaucoup d’effets sur des des orientations à contrario deuxème point c’est que moi je n’attends pas en ce qui concerne euh la guerre d’Ukraine euh de compromis en 2024 pas du tout je pense qu’elle est suspendue comme beaucoup
De choses au fond aux élections américaines de novembre euh 2024 et ça sera au fond le le grand moment de vérité en fonction un du résultat de l’élection et de du choix qui sera fait par les États-Unis de poursuivre ou d’interrompre ou de réduire leur soutien à l’Ukraine ça sera
Évidemment le grand moment de vérité pour les Européens qui pourrait se retrouver dans une situation à mon avis qu’il faut anticiper dans laquelle des forces politiques traditionnellement très hostile aux États-Unis euh et favorable à la Russie s’alignerit sur Washington
He ça je pense qu’il faut anticiper ça dans un certain nombre de pays européens et notamment notamment en France ou en Allemagne le lien ensuite entre les deux entre les deux conflits celui celui à Gaza et celui de l’Ukraine il y a un pays clé qui est l’Iran parce que le grand
Bénéficiaire jusqu’à présent de la de du 7 octobre c’est l’Iran qui est devenu le héros de la cause palestinienne qui soutient le le le hamass et qui renvoie les Européens à leur vulnérabilité commerciale en soutenant les outils en mer Rouge je pense qu’on n pas encore bien mesuré l’impact
De ce qui est en train de se passer c’est-à-dire qu’on a plus que des milices désormais he au Yémen qui mettent 10 coups au but sur des bateaux qui provoquent un complet transfert du flux maritime à destination enfin transitant par la mer Rouge et désormais transitant par le
De Bonne Espérance donc avec un effet coût et a un effet sur les chaînes logistiques immédiat et qui en retour se font bombardé par de l’hyper technologie euh par les États-Unis et par le Royaume-Uni c’estàdire pas par les Européens dont la sécurité maritime est
Directement concerné donc là je pense qu’il y a quand même quelque chose de tout à fait important qui se joue qui renvoi au rôle joué par l’Iran c’est-à-dire que je reviens sur l’idée du Pr de ma première intervention un des pays les plus sanctionnés au monde est en train
De renvoyer les sanctionneurs dirais-je à leur vulnérabilité à leur vulnérabilité commerciale et dernier point sur Israël Hamas on a le problème suivant c’est que c’est une mise en scène par la Russie de ce qu’elle appelle le double standard c’estàd que la Russie montre avec Israël que il
Y a des sanctions qui ont été prises pour des tas de pays mais les Occidentaux n’ont pas pris de sanction contre Israël alors même que il y a une politique de colonisation en s-jordanie et ça évidemment ça ça rencontre un écho très fort dans ce qu’on appelle désormais le sud global
La moitié de la population mondiale concernée par des élections cette année est-ce que vous y voyez un risque systémique encore une fois ça dépend beaucoup de la nature des régimes c’est-à-dire que on a commencé avec Taiwan on finira pratiquement l’an par les élections aux États-Unis Taiwan c’est
Un bon exemple on connaissait pas le résultat je peux vous donner à peu près ex certitude le résultat des élections en Russie euh vous voyez ce que je veux dire c’està-dire que effectivement il y a quand même une incertitude ensuite sur le résultat des des élections on va avir des
Élections en Allemagne aussi à la fin 2024 extrêmement importantes compte tenu de de l’évolution politique du pays et puis il y a si Donald Trump était réélu et des des des options qui sont tout à fait différentes que si Biden était était rélu ce qui montre deux choses
D’abord peut-être que les élections américaines sont plus importantes que pour le continent européen que les élections européennes et de ça rappelle la centralité des États-Unis lorsque il y a une administration qui est cohérente dans ses choix Alexis est-ce que la la polarisation
Des opinions qu’on constate dans beaucoup de pays mais qu’on voit aussi aux États-Unis apporte un facteur de risque supplémentaire par rapport au résultats des élections [Musique] américaines what we are seeing is a a change of course where households are better off um
And you look at all of the data the elevated cushion that many OECD countries actually had coming out of the pandemic um although some of those buffers have been exhausted they’re better off um so I think that really what people are focused on is a lack of vocation a lack of
Community and that these things are actually starting to change the political dialogue um that of course as we said as I began going back to the seeds of this fragmentation we seown back in 2016 that of course has knock on effects on on the transnational level one thing that
We were also discussing in the Green Room before is I want to focus a little bit on bright spots too and the extraordinary uh improvement in transatlantic ties during the B administration has been real and we’ve seen that play out in foreign direct investment flows between
The two geographies and in increased trade flows um so this is something that is I would en quelques mots rapidement Valérie botson et et vous également Guillaume calonic comment est-ce que les investisseurs peuvent se positionner en Amon de ces élections alors le risque élection
C’est un risque qui est pour nous investisseur plus facile entre guillemets encadré que certains autres dont on a parlé précédemment d’abord parce que il y a une échéance qui est connue il y a un risque qui diminue parce qu’en général on a de plus en plus de certitude et puis aussi
Très techniquement euh parce que on a des outils financiers pour se couvrir sur sur des risque de de surprise euh en revanche euh et donc ce qu’on remarque ça c’est que finalement les élections euh on si on sur une période longue n’ont pas tant d’impact que ça sur les marché
Financiers à une exception prês qui sont les élections américaines parce que elles ont un impact sur les conséquences économiques et que du coup c’est effectivement cell qui peuvent faire bouger un peu les choses aujourd’hui euh on connaît pas tous les détails économiques
Des programmes Biden Trump mais on s’en doute ce dont on est sûr c’est quoi c’est sur cette élection américaines c’est que les deux auront des marges de manœuvre limité sur le plan budgétaire que si c’est Trump qui gagne il y aura des biiais sectoriel évidemment très important qu’on connaît
Que sont la défense l’énergie le fossile et et puis qu’il relèvera très probablement les tarifs douaniers en particulier vis-à-vis de la Chine tout ça ce sont des impacts économiques qu’on peut anticiper dans nos stratégies d’investissement au niveau mondial Guillaume il nous reste peu de
Temps eu je je fais vite alors pour répondre à la première question les élections il en a beaucoup oui mais toutes ne compent pas de la même façon je rejoins je rejoins Valérie sur ça dans la mesure où dans beaucoup de pays comme l’Inde ou le Mexique c’est la continuité politique
Économique qui va prédominer et donc on a de la visibilité dans plusieurs pays donc il faut savoir là où on a un risque de discontinuité on en a nommé deux taiïwan potentiellement même si c’est le même parti qui reste au pouvoir en tout cas la présidence et les États-Unis de l’autre côté
Et c’est d’autant plus important que il y en a un qui représente un point chaud géopolitique c’est l’Ukraine du Pacifique le taiïwan et de l’autre c’est la principale puissance occidentale dans les deux cas sur le risque taiïwan parce que tout le monde se pose la question est-ce que Tawan est
La prochaine Ukraine il faut réellement l’aborder mais attention ne pas le regarder de façon binaire c’est-à-dire poursuite du statut quo et donc on continue à faire notre business à joujouol ou bien invasion militaire et conflit il y a énormément de scénarios intermédiaires et gris au milieu
Celui d’une quarantaine de l’île de Taïwan par les forces militaires chinois sans invasion qui permettrait de faire la réunification ça a des implications en terme de chaînne de valeur ça a des implications en terme de sanction ça n’a pas d’implication en terme de guerre et c’est beaucoup
Moins stressant pour les marchés financiers mais c’est hyper stressant pour des industries ri et inversement ensuite aux États-Unis là aussi beaucoup de bruit il va y avoir beaucoup de bruit comme en 2016 rappelez-vous on nous avait promis la fin du monde avec l’arrivée de Trump
En 2016 la fin du monde n’a pas eu lieu mais des bouleversements ont eu lieu des accélérateurs de tension sont là il faut donc savoir identifier ce qu’un Trump 2 pourrait faire seul parce qu’il n’aura probablement pas de majorité forte dans les chambres au Congrès ça vont donc
Dire agenda tarifaire clair pression sur la Chine facile puisque de toute façon le Congrès position bipartisane sur ça après sur l’agenda domestique beaucoup plus compliqué parce que le président a très peu de pouvoir en matière domestique sans le Congrès et sans les états derrière voilà peu
Près l’idée Thomas et Alexis je vais vous laisser le le mot de la fin quel est votre votre ressenti pour l’année à venir Thomas tout va bien se passer on l’avait bien compris en vous écoutant Alexis merci beaucoup à tous les quatre d’avoir participé à cette table ronde Valérie bon
Directrice générale d’Amundi Alex associé chef de la division des investissements géopolitiques chez PwC Guillaume Calon directeur principal risque transversau géopolitique à la Caisse de dépôt et placement du Québec et bien sûr Thomas gomard directeur de l’IFRI l’Institut français des relations internationales
Enlisement du conflit ukrainien, tensions au Moyen-Orient, élargissement des BRICS…, l’Histoire est de retour et la recomposition du monde s’accélère, sur fond de contestation des valeurs occidentales et d’antagonisme sino-américain.
Alors que 2024 s’annonce comme une année charnière (35 élections présidentielles, dont celles à Taiwan en janvier et aux Etats-Unis en novembre…), comment les investisseurs peuvent-ils se positionner ? Quelles régions et quels pays privilégier?
Intervenants :
– Valérie Baudson, directrice générale, Amundi
– Guillaume Callonico, Head of geopolitical analysis, Caisse de dépôt et placement du Québec
– Alexis Crow, Global head of geopolitical investing practice & partner, PwC
– Thomas Gomart, directeur, Institut français des relations internationales – IFRI