Quelle sécurité énergétique pour l’Europe ? – Débat de la Fondation pour la recherche stratégique

Bon et bien écoutez mesdames messieurs je pense que nous pouvons commencer alors donc je vous je vous propose effectivement d’ouvrir cette cette demi-journée d’étude organisée donc dans le cadre de notre partenariat avec la BNF donc je remercie d’ailleurs très sincèrement à chaque fois d’offrir justement ce cadre de discussion pour

Traiter de sujets qui sont considérés d’ordre stratégique que l’on traite justement à la frs donc la Fondation pour la recherche stratégique et bien en matière d’enjeux stratégique sujet du jour bien sûr qui est consacré sur la sécurité énergétique en Europe ne fait pas exception et peut-être à titre de de

Petite anecdote justement j’avais participé à à l’une de mes premières tables rondes exactement ici il y a quasiment unant jour pour jour justement c’était sur afin de parler de de longongue de choc de de la guerre en Ukraine justement que soit en Europe et donc aussi moi je vais parler donc sur

Le marché mondial de l’énergie et on peut dire que voilà l’année dernière on naviguait encore à vue et en fait quand on regarde la situation aujourd’hui on peut dire que la situation ne s’est pas beaucoup plus éclairée mais cependant on peut on peut quand même observer quelques dynamiques

Qui se dessine peu un peu et et en cela d’ailleurs donc je suis particulièrement ravie de la présence de nos invités qui pourront chacun et chacune donc nous apporter quelques clés de lecture pour une meilleure compréhension de ce que représente aussi concrètement la sécurité énergétique et à ce sujet

D’ailleurs peut-être un un tout petit rappel conceptuel puisque le le justement le principe même de sécurité énergétique est assez intéressante puisque vous n’avez pas de définition à proprement parler cependant on peut quand même partir comme point de départ que c’est sans doute celui de la la garantie d’avoir un approvisionnement suffisant

Et constant en énergie jusqu’au point de consommation mais après comment anticiper les enjeux liés à l’approvisionnement énergétique ou justement anticiper les risques qui peuvent fragiliser en fait cet approvisionnement et bien justement dans le cadre de ce colloque une partie de la réponse résidera donc dans la la compréhension du marché mondial de

L’énergie et les échanges des produits énergétiques dont l’Union européenne mais aussi beaucoup d’autres régions du monde euh doivent importer et donc c’est ce que nous évoqurons principalement donc cette première table ronde et puis un deème élément de réponse qui justement vise toujours à à comprendre un peu comment anticiper les enjeux liés

À la la sécurité énergétique nous le traiterons dans la deuxème table ronde et cette fois-ci on se focalisera plus sur le territoire européen puisque finalement tout un levier aussi consiste à observer les infrastructures et les interconnexions que l’on a chez nous aussi et donc aussi bien d’un point vue

Physique numérique et même par rapport au changement climatique donc voilà vous l’aurez compris c’est cette demi-journée donc s’annonce assez riche avec un programme assez vaste et donc surtout je l’espère qu’il vous offrira une une compréhension un peu plus plus global en fait de qu’est-ce qu’on entend finalement quand on parle de sécurité

Énergétique en Europe et donc justement quels sont les moyens aussi de pour la mettre en œuvre donc encore une fois je je remercie encore nos intervenantes et intervenants pour leur précieuses contribution et remercie encore une fois donc la BNF pour nous permettre d’échanger dans ce lieu nous dirons

Propice à la curiosité intellectuelle et en ce sens j’invite également je vous invite aussi à à à poser votre question si vous en avezfin il y aura à chaque fois un temps qui qui est dédié à cela à la fin donc de de de la vraiment la

Partie table ronde on va dire ou des exposés et et donc je nous souhaite sur ce une excellente déjà première table ronde et donc je laisse le mot maintenant à Michel président de confrontation Europe et modérateur ou chef d’orchestre on va dire de cette première table ronde merci beaucoup merci

Beaucoup merci beaucoup Anab pour mot d’introduction et je tiens à dire que le le thème est très bien choisi le thème de sécurité énergétique en Europe est très bien choisi pour deux raisons d’abord parce que quand on regarde les traités on n pas ce terme-l on a un

Terme à l’article 194 du traité qui nous dit sécurité des approvisionnements donc on voit bien que sécurité énergétique c’est plus large que la sécurité des approvisionnements et puis surtout ce même article 194 dans une sorte de schizophrénie que parfois les sujets européens amènent à à constater nous dit

Que c’est un sujet de compétenence européenne et en même temps que chaque pays paragraphe 2 s’occupe de sa propre stratégie en matière de sécurité des approvisionnement don voyz on est vraiment sur un sujet très ambivalent première observation avant qu’on lance la table ronde deuxième observation on va avoir peut-être interroger les uns

Les autres dans ce premier panel comme dans le deuxième des concepts qui sont souvent à l’avant dans le débat public souveraineté autonomie stratégique quid l’Europe elle peut réagir comment par rapport à ses moyens comment elle peut être aussi l’objet à donné d’influence extraeuropéenne sur ces sujets et

Comment pas elle se défend mais comment elle s’arme pour réagir donc voyez que le sujet il est très très large et j’ai la grande chance d’avoir pour le traiter sur le fond moi je ne fais que lancer la discussion quatre orateurs de talent alors c’est parfait trois femmes un

Homme donc c’est superbe on est vraiment dans une tableronde extrêmement paritaire ça me va parfaitement donc pour tout vous dire à la maison de de Paris parfis Paris refuse de faire des panels quand on n pas un nombre à peu près égal ou équitable de d’intervenants donc premier intervenant à qui je vais

Demander peut-être de traiter un peu le dossier c’est mon amie Nicolas mazuki qui est directeur de recherche au Centre d’études stratégique de la Marine et sans vous étonner nullement Nicolas va plutôt nous parler des sujets maritimes notamment avec aujourd’hui les questions énergétiques qui peuvent se poser dans la haute mer dans les grands

Fonds dans l’ultra 10 BO bref aujourd’hui il y a 80 % des découvertes de pétrole et de gaz qui se font en haute mer mais quels sont les enjeux bien au-delà de ces quelques chiffres don Nicolas je te passe la parole pour cette première intervention merci beaucoup merci beaucoup Annabelle pour pour cette

Invitation et Michel pour ta ta ta modération attentive bonjour à toutes et à tous du point de vue alors j’aris dire du point de vue de la Marine nationale mais finalement du du point de vue au-delà de la Marine nationale comme Michel comme tu l’as dit le finalement le monde de les

Énergie en mer est à la fois récent et très ancien avant d’ailleurs avant toute chose puisque tu tu parlais d’interroger les concepts je vais rajouter en fait une petite brique au au concept de sécurité énergétique can Annabelle a commencé à à préciser et qui d’ailleurs sera un petit peu le fil rouge alors

Parfois un peu un peu caché de mon mon intervention c’est effectivement la la pardon la sécurité énergétique c’est la continuité des approvisionnements virgule à un prix soutenable et la soutenabilité économique de la sécurité énergétique et vous allez voir au travers de mon propos certain nombre de choses sur justement les questions

Maritimes et quelque chose qui doit aussi nous animer qu’on doit toujours avoir en toile de fond quand on réfléchit à ces questions de sécurité énergétique donc je reprends un peu ce que je vous disais sur les questions de du monde de l’énergie en mer euh on a on

A coutume de dire ce qui est vrai que le la grande période du développement de l’exploitation énergétique en mer pétrole d’abord gaz ensuite commence à la suite du premier choc pétrolier en 1973 c’est vrai et faux bien évidemment c’est faux sur le plan j’allais dire surement technique puisque la

L’exploitation de pétrole en mer a commencé dès l’extrême fin du du 19e siècle début du 20e siècle que ce soit en Indonésie d’une part ou en Californie d’autre part mais il est vrai que quand celles qui ne sont pas encore les super major mais qui sont encore les grandes

Major américano-occidental se posent la question de la diversification des endroits où elles peuvent aller chercher à cette époque là du pétrole en dehors des pays de l’OPEP elles vont s’intéresser donc aux pays d’Afrique d’Amérique latine d’Asie du Sud-Est et très rapidement va se poser justement cette question de dire mais dans ces

Pays-là où va-t-on trouver du pétrole et lancer des forages exploratoires justement à partir de ces technologie qu’on qu’on maîtrise à peu près depuis le début du 20e siècle en mer et va s’embrayer à partir de là cette grande air des hydrocarbures enfin de l’exploitation des hydrocarbures en mer

A-t-elle enseigne que comme le rappelait Michel aujourd’hui 80 % enfin plus de 80 % même des nouvelles découvertes de pétrole et de gaz se font en mer et plus à terre l’idée n’est pas forcément de dire qu’on a forcément découvert tout qui avait à découvrir à terre mais la

Mer offre un certain intérêt elle offre un intérêt qui est devenu un intérêt justement sur cette question soutenabilité économique de plus en plus propice puisque justement ce mouvement lancé au milieu des années 70 a été aussi un mouvement d’investissement dans la technologie et l’avancée de la technologie l’effondrement du coût

Technologique de l’exploration puis de l’exploitation des hydrocarburents mer a permis au fur et à mesure de débloquer des zones dans lesquelles en fait on ne croyait pas quelques des décennies auparavant et quand vous regardez aujourd’hui un petit peu l’évolution à la fois des découvertes d’une part mais

Surtout de la mise en production des champ pétroliers et gazier vous vous rendez compte de deux choses qui sont en réalité tout à fait corrélées la première c’est qu’on s’éloigne de plus en plus de la côte et la deuxième c’est qu’on va de plus en plus vers le fond

Aujourd’hui on est capable d’avoir des forages pétroliers rentables alors à cours du baril à peu près actuel un peu plus élevé que l’actuel dirons-nous à 3000 m de fond sont quand même des choses assez colossales et quand on est à 3000 m de fond à peu près bon là je prends le cas

Des des exploration et des exploitations qui se passent au large du Brésil bassin de Santos bassin de Campos on est largement à plus de 150 km des côtes ce qui vous donne à peu près une idée aussi du défi de l’aventure humaine et donc de la soutenabilité économique

Nécessaire au marché pour être capable d’aller financer ce type d’exploitation en réalité la mer est aujourd’hui devenue prépondérante puisque dans le domaine pétrolier tout au moins on a eu un plateau de production pétrolière terrestre à partir de la fin des années 80 et tout tout le relais de la croissance de la

Consommation pétrolière depuis cette époque là s’est faite par les découvertes et la production en mer et depuis le milieu des années 2000 à peu près par ce qu’on appelle l’ultraadipur c’est-à-dire toutes les exploitations qui se trouvent à plus de 1000 m de fond donc aujourd’hui finalement c’est la mer qui prend le

Relais juste de l’exploitation terrestre qui si elle ne s’essouffle pas à minima ne produit pas de nouvelles ressources suffisantes pour être capable de combler la croissance de la consommation mondiale comme je vous le disais cet éloignement progressif des côtes alors sans parler de la question du fond euh pose des

Questions qui sont quand même assez particulière notamment sur les conflits d’usage et là on va tomber sur un problème normatif qui est le droit international maritime et justement la grande différence que vous allez trouvé entre l’exploitation à terre et l’exploitation en mer alors bien évident

Si vous exploitez en mer à moins de 12 nautiques c’est-à-dire à moins de 24 km des côtes vous êtes dans les eaux territoriales donc là vous êtes à peu près assimilé à ce qui se passe à terre mais au-delà de cette distance c’est-à-dire entre vos 12 natiques et

Vos 200 notiques donc sur 188 notiques à peu près 200 km Paron 400 km de de zone maritime vous êtes dans une zone économique exclusive c’est-à-dire qu’un État n’y détient que l’exclusivité de l’exploitation économique et rien d’autre peut pas empêcher des navires de passer y compris des navires militaires

Il ne peut que faire valoir ses droits économiques au travers de ses capacités de police si tenté qu’il les ait à ce titre d’ailleurs la France est la première zone maritime mondiale he puisque la France possède à peu près 11 millions de kilomètres Carr de de territoire maritime en tout en incluant

Les zones économiques exclusive et ce qu’on appelle le plateau continental étendu qui est une extension de celle-ci dont la moitié 5 millions sont en Polynésie 5 millions de kilmè²r pour vous donner une idée c’est la superficie de l’Europe donc la Polynésie française à elle seule donne à la France un

Territoire maritime faisant la taille de l’Europe pour vous donner justement un petit peu une idée cette cette question du droit international maritime et donc cette non souveraineté puisqueen fait fait la zone économique exclusive n’est pas souveraine elle est exclusive économiquement mais elle ne vous donne pas des droits politiques sur ce

Territoire là entraîne bien évidemment des conflits d’usage des conflit d’usage qui sont aussi liés au fait de la génération et de la création juridique de ces zones économiques exclusives une zone économique exclusive ne vous appartient pas à moins que vous l’ayez fait reconnaître internationalement auprès des tribunaux compétents la Cour

Internationale de justice de l’ ou le tribunal international du droit de la mer de Hambourg virgule si tantz que personne ne vous la conteste si un État est en mesure juridiquement de contester la délimitation de votre zone économique exclusive et bien les juridictions ne vont pas se prononcer de

Savoir si le territoire appartient plus à l’un ou plus à l’autre ils vont se positionner en tant qu’arbitre permettant la discussion des deux ou parfois plus de deux états sans jamais trancher donc tant que les deux ou plus de deux États qui sont en litige pour l’appropriation d’une zone économique

Exclusive ne se sont pas entendu entre cette zone économique exclusive ne peut pas être revendiquée exploitée et utilisé et donc cette question des conflits d’usage cette souveraineté incomplète de la mer qui est tout à fait volontaire dans le droit international maritime amène à des situations qui pour

Un certain nombre d’entre elles ont paru longtemps inextricaable notamment la situation entre Israël et le Liban qui s’est réglé alors pour l’instant puisque la question économique j’allais dire a surgi de manière contractuelle mais n’a pas surgi de manière réelle puisque pour l’instant il n y a pas d’exploitation

Dans la zone qui était contestée entre entre les deux États mais qui qui quand même ouvre une porte relativement intéressante puisque quelque part le Liban reconnaissant une forme de frontière avec Israël finit par reconnaître quelque part qu’Israël est capable de posséder des territoires donc ça peut être aussi une forme

D’avancée dans la géopolitique mais dans le même temps on se retrouve avec des conflits d’usage là aussi parfois j’ais pas forcément dire insoluble mais très difficile à résoudre la question toujours en Méditerranée orientale la plus brûlante aujourd’hui étant bien évidemment celle des ressources offshore de l’île de Chipre avec avec la question

De l’existence et donc de la reconnaissance ou non de la République turque de Chypre Nord sous parénage de l’État turc et donc bien évidemment la question étant de savoir à qui appartiennent les ressources de l’île de Chypre quand vous avez un état qui est internationalement reconnu et un autre

Qui ne l’est pas évidemment avec le déplacement de ces ressources et donc des richesses de plus en plus vers la haute mer va se poser à un moment ou un autre pour l’instant ça n’est pas encore le cas la question de que se passe-t-il au-delà de ces de s notiques que se

Passe-t-il au-delà de cette zone économique exclusive ce qu’on appelle enendroit international maritime la zone avec un grand Z les zon internationales pour l’instant personne ne va exploiter là-bas mais ça veut quand même dire que tout le monde est intéressé pour savoir ce qui s’y passe que se passera-t-il à

Ce moment-là pour le moment un traité a été signé c’est le traité bbnj donc beyond border national jurisdiction qui a été signé l’an dernier pour l’instant bbnj est signé au niveau des nations- Unies mais n’est pas défini réellement dans l’ensemble de ces critères d’application y compris la question de

Savoir qui va faire respecter le droit dans cette zoneel est-ce qu’on va confier au marines de l’état le plus proche la responsabilité de faire respecter les permis les exploitations quand elles pourront se présenter pour l’instant la question demeure ouverte maintenant si je décentre un petit peu mon propos de la question des ressources

Elle-même pour la question de l’approvisionnement puisque le l’intervention porte aussi sur les routes maritimes ce qui est intéressant de voir c’est que comme le disait Annabelle justement sur sa première intervention en 2022 nous avons fait face à un choc qui en réalité était plus la concrétisation forte et

Rapide d’un mouvement qui était lui-même déjà engagé alors dont on sentait pas du tout l’inertie parce que c’é un mouvement extrêmement lent et qu’on appelle nous à l’intérieur de la marine la décontinentalisation des flux énergétiques tout au moins s’agissant bien évidemment de l’Europe cette décontinentalisation a vu le passage des

Approvisionnements du continent européen venir majoritairement par la terre de sa frontière est passant par la Russie mais provenant à la base de Russie des pays d’Asie centrale et cetera à un mouvement d’approvisionnement qui s’est retourné en quelques mois vers un approvisionnement très majoritairement maritime pour le pétrole et le gaz avec

Un relais qui est pris différemment selon qu’on regarde tel ou tel produit pétrolier le pétrole brut ou le gaz mais avec néanmoins deux j’allais dire deux grandes zones géographiques qui s’affirment ou se réaffirment la première l’Indo-Pacifique donc la décontinentalisation des flux énergétiques a donné corps économiquement et géopolitiquement à cet

Ind pacifique qui jusqu’à présent était surtout un terme qui était présent dans des documents d’ordre géopolitique ou d’ordre diplomatique aujourd’hui quand vous regardez les approvisionnements euh en gaz les approvisionnements pétrole brut et surtout les approvisionnements en diesel puisque la Russie est un très gros fournisseur de diesel aujourd’hui le diesel vient majoritairement d’Inde

Finalement tout cela se concentre dans le nord-ouest de l’océan Indien donc cette notion de d’indo-pacifique et cette criticité de l’Indo-Pacifique est apparu de manière extrêmement forte sur le plan économique rappelez-vous on parle de soutenabilité économique dans la sécurité énergétique l’autre territoire maritime qui est concerné euh par cette question-là c’est bien

Évidemment l’Atlantique Atlantique avec le pont États-Unis Europe qui existait déjà mais qui s’est renforcé au niveau des carburants et au niveau du gaz naturel liqufié mais aussi un développement très fort du pétrole brut depuis l’Amérique latine et notamment depuis le Brésil donc ça c’est le le premier mouvement auquel on assiste et

Euh quelque part comme je vous disais ce mouvement est arrivé de manière brutale mais était déjà engagé il était engagé en réalité ou tout au moins on avait les conditions pour qu’il soit engagé depuis le milieu des années 2000 depuis que la Commission européenne c’est assez rare

Qu’on dise du bien de l’Union européenne quelque part donc faisons-le pour une fois avait engagé sa stratégie de diversification des approvisionnements notamment gaziier par le financement d’un certain nombre d’infrastructures et notamment le financement de terminaux de regazéification de gaz naturel liquéfié engagé très fortement à partir de 2008

Et au même moment que le projet de corridor sudeuropéen qui a d’ailleurs permis qu’en 2022 l’Europe puisse être approvisionné extrêmement facilement si tantit que les volumes aient été disponibles sur le marché et heureusement pour nous ça a été le cas en gaz naturel liqufié quel que soit l’origine de celui-ci alors que ces

Terminaux étaient jusqu’à présent regardés comme étant un espèce de machin totalement inefficient euh au point de vue économique puisque le taux moyen d’utilisation des terminaux GNL de l’Union européenne avant 2022 était de 37 %. donc inutile de vous dire que l’efficience économique était quand même très limité on a vu que leur efficience

Géopolitique en 2022 c’est là pour le coup révélé extrêmement forte donc une fois de plus les conditions étaient aussi partiellement réunies y compris au niveau économique et infrastructurel pour que cette décontinentalisation puisse avoir lieu de l’autre côté si je regarde en parallèle de cette décontinentalisation la Chine au contraire opère une continentalisation

De ses approvisionnements énergétique cherche tant qu’elle le peut et là aussi avec une inertie relativement forte à limiter son exposition aux voies maritimes notamment venant du golf arabo Persique à minima et à maxima tout ce qui transite par Malaka à plus de 80 % des approvisions iement énergétique chinois passe par les détroits

Indonésiens ou à minima là aussi par la mer de Chine méridionale donc la Chine pour des raisons de stratégie des raisons géopolitiques des raisons de sécurité énergétique cherche elle à continentaliser ses flux au travers bien évident de son rapprochement géostratégique de manière globale avec la Russie d’ailleurs dont

Elle tire bénéfice a tire bénéfice une première fois en 2014 par les premières sanctions européennes contre la Russie pour négocier un gazodu qui s’appelle force de sybérie elle en profite aujourd’hi ourd’hui également dans un bras de fer économique relativement pe médiatisé toujours avec la Russie pour tenter de négocier un autre gazoduc

S’appelle force de Sibérie 2 la Chine là aussi se fait de plus en plus présente en Asie centrale donc vous voyez bien ce double mouvement de balancier sur cette grande plaque eurasiatique finalement une Europe qui décontinentalise en grande partie vers l’Indo-Pacifique et de l’autre côté une Chine qui cherche à

Continentaliser vers l’Asie centrale et vers la Russie ça nous amène finalement à regarder un certain nombre de choses donc comme je vous disais une Europe qui regarde plutôt cette fois vers l’ouest ouest et vers le sud-est une Chine qui regarde très fortement à l’ouest de son

Côté et quand on regarde un petit peu le le centre de gravité finalement de de ces hydrocarbures aujourd’hui de l’exportation d’hydrocarbures qui est cette région nord-ouest de l’océan Indien golf arabo Persique un centre de gravité du golf arabo Persique qui se déplace malgré cette continental cette décontinentalisation pardon européenne

Qui fait appel aux hydrocarbures du golf de plus en plus vers l’est et donc on se rend compte que l’océan Indien qui était stratégiquement un océan relativement peu regardé si on le compare à l’Atlantique à la Méditerranée ou même au Pacifique tente à devenir finalement pour l’ensemble des grands acteurs de la

Zone eurasiatique donc Union européenne Chine mais aussi Inde Russie Japon Corée du Sud et cetera un petit peu un nouveau centre de gravité énergétique et de facto centre de gravité économique merci merci merci Nicola merci d’avoir respecté les les 15 minutes c’était c’était parfait on est la Bibliothèque

Nationale de France pour ceux qui auraient envie d’aller rechercher sur des étagères un peu plus haut la thèse de Nicolas Nicolas a soutenu en 2015 à Paris1 une thèse remarquable stratégie d’influence réciproque état entreprise dans le secteur de l’énergie donc c’est un sujet d’actualité sur l’interférence entre les politiques et puis les groupes

Industriels du secteur de l’énergie donc je vous invite à lire ce document qui est toujours d’actualité on passe à la deuxième intervenante qui est à ma gauche juste qui s’appelle hiana kosttova j’espère c’est bien c’est à peu près bien donc voilà j’ai à peu près

Respectecé il y en a votre votre nom de famille et donc on va revenir sur Terre quoi que vous allez peut-être n parler de courant continu sous-marin on verra mais on va parler des réseaux électriques alors les réseaux c’est souvent l’angle mort des débats énergétiques c’estd on parle beaucoup de

La production on s’écharpe parfois sur nucléaire renouvelable mais le sujet des infrastructures est quasiment oublié et pourtant c’est un sujet central quand on parle de géopolitique de l’énergie aujourd’hui les Chinois une vision à travers les routes de la soie qui euh inclut les régeaux et ça les amené

Depuis 15 ans à acheter des gestionnaires de réseau partout en Europe Portugal Italie Grèce et donc à pénétrer dans l’économie européenne de manière extrêmement forte aujourd’hui si on parle de sécurité des approvisionnements on voit bien qu’on a des interconnexions c’est dans le titre de votre présentation qui sont

Stratégiques l’Europe vise pour 2030 un taux d’interconnexion de 15 % entre les États-membres c’est vital parce que plus on va avoir des choix nationaux divergents plus le fait que les réseaux puissent les articuler et éviter des incidents électrique entre les pays notamment se pose et donc y en a je je

Vous passe le relais sur tout ce sujet qui est central majeur et encore une fois trop peu débattu dans notre pays ailleurs oui merci Michel bonjour à à toutes et à tous je suis ravie d’être parmi vous et et je veux aussi je prendre un peu cette première instance

Dans ma vie professionnelle que je vais délivrer en en discours en français euh donc je vous demande de votre indulgence deavance par rapport à mon accent et les fautes éventuel euh je remercie aussi chaleureusement la fondation de recherche stratégique et Annabelle en particulier pour nous avoir réuni pour

Dénouer collectivement le N gordienne de la sécurité énergétique de l’Europe en question stratégique pour l’Union Européen euh particulièrement dans l’environnement et le contexte actuel maintenant le thème de notre échange doit être placé correctement dans son contexte euh nous avons évoqué un petit pe au début et et Annabelle particulièrement le le polycrise qui

Frappe l’Union Européen depuis plusieurs années euh les impacts économique persistante du covid l’inflation qui est aussi persistante euh le conflit en Ukraine l’escalade de l’instabilité en proche orient euh la perturbation de chaînes de approvisionement euh et le S surendettement euh mondial dans le même temps le défi euh croissant de

Changement climatique avec des sécheresses et des tempêtes historiques euh relève vraiment le le le le ravage de le changement climatique qui pose vraiment un problématique sécuritaire aussi pour l’Union Européen et cela entraîne une reconfiguration euh structurire et radicale euh de notre sécurité euh énergétique en Europe voilà donc le contexte dans lequel nous

Opérons il est important pour moi souigner euh au début que les perturbations provoquées par le invasion deukraine révèle des lacunes chroniques dans le secteur énergétique qui aurait posé des problèmes à la sécurité énergétique de l’Union européenne indépendemment de conflit lui-même par intention ou par négligence nous avons ignoré les carences de trilè énergétique

Et la crise énergétique qui a englouti l’Europe en en 2000 même avant l’invasion en Ukraine commencé déjà 2021 révèle la naivvité des notions que nous entretenions auparavant en terme de résilience énergétique maintenant beaucoup a été accompli euh pour renforcer notre sécurité énergétique euh des engagements accru en matière d’énergie renouvelable une ambition

Croissante en matière de hydrogène particulièrement hydrogène vert euh une diminution de la demande qui avait quand même un impact assez important sur l’industrie européen l’Union Européen a également réussi à at tirer la carergaison de GNL notamment cannibalisant de de cargaison qui étit qui était censé de arriver en Pakistan à Sri Lanka en

Bangladèch et donc provoquons vraim vraiment le peine deélectricité dans tous ces pays qui révèle aussi un côté sombre et et dém et a provoqué beaucoup de de de appels et d’accusations dehypocrisie euh nous avons aussi élaboré des plans d’Argence de approvisionnement du caucas et l’Afrique impliquant leur propre incertitude et

J’ai travaillé beaucoup sur C sujet il y a un un an et demi et on confond mon chapeau de géopolitologue de énergie je dois souligner aussi que les impacts géopolitiques plus larges sont également très marquante les prix et les marchés des matières primières ainsi que les alliances énergétique mondial

Connaissent des gérations sans précédent jacaposant la géopolitique traditionnelle de l’énergie la géopolitique du hydrocarbure qu’on connaît du 20e siècle avec la géopolitique naissante de décarbonation et ici évolution du réseau électrique est absolument primordial et dans le monde de béien aujourd’hui il est justifié de mettre fin de de cordon

Bilical avec le hydrocarbure rousse mais cela sera loin de garantir notre notre sécurité énergétique climatique ou économique étant donné que nous sommes le un des endroits le plus pauvre en ressources de la planète et contenu de l’escalade de l’Argence climatique et dans ce contexte l’importance du réseau électrique et le interconnexion devient

Un sujet absolument majeur dans le cadre du PACT vert le euran Green Deal et après le paquet REpower eu l’Union Européen vise à augmenter le part deénergie renouvelable au moin presque 42 % à l’horizon 2030 ça nécessite une augmentation de la capacité d’inconnuction pour contrebalancer la intermittence de l’énergie renouvelable

Mais aussi de optimiser le capacité de génération compensant de défaillance soud soudain de de production d’on géographique tout en évitant de risque de coupure d’électricité et la dégradation du bilan carbone nationaux aujourd’hui le réseau électrique européen est organisé en 5 ans synchronisé avec plus de 300000 km de

Ligne électrique et plus de 400 interconnexion existant déjà France a un cinquantaine 51 de ces connexions depuis 16 mars 2022 nous avons synchronisé les grides le réseau électrique de l’Ukraine et la Moldavie euh avec le notre afin de de assurer la sécurité et le résilience

De du réseau de ces pays en vu du conflit l’objectif eurupé euh est de attendre pour chaque État membre 15 % de capacité de production électrique en interconnexion d’ici 202030 France elle-même vise un doublage de ces capacité de interconnexion avant 2035 et plusieurs projets clés sont actuellement

En cours classés aussi comme des projets d’intérêt commun euh en union européen notamment euh projet clé le queltique interconnecteur entre la France et le Irlande prévu pour 2027 le projet de golf de Gascogne lion en France et l’Espagne et le projet danois bornham qui crée de îles énergétiques éoliennes

Dans la mer en la mer du Nord et en le mer Baltique en dehors de l’Europe dans le contexte des ambitions de tripler euh de le par de deénergie renouvelable dans l’approvisionnement en énergie primaire d’ci 2030 le rôle de ligne électrique en courant continu c’est voix croissante aussi le interconnction ultra high

Voltage direct current qui est le courant Contin continu ultra haute tension permett de jouer sur le décalage temporel de production et consommation pour différents ZES géographiques qui sont très attendus et de partager de l’électricité entre les continents c’est absolumement majeur et fascinant comme projet en Chine en ligne ultra high

Voltage direct cent de 3000 km rele déjà les parcs éolien et Solair du Nord-Est avec les villes du côté Est initiative du Japon un projet de supergrid asiatique et la bouré réion la Chine la Russie la Mongolie le Corée du Sud et Singapour le Inde a inauguré le projet one one world

One gred une soleil un monde un réseau électrique afin de connecter les différents continent pour acheminer acheminer des grandes quantités de production solaire photovoltaïque le Royaume-Uni a élaboré récenement un projet de importer l’énergie depuis le Maroc un site de 1500 km³ abritant 7 GW de solire photovoltaïque 3,5 GW de

Éolienne et 20 GWh hour de stockage par batterie est actuellement développé en Maroc pour alimenter 8 % euh du demande totale d’électricité en Royaume-Uni et tout cela est très bien c’est formidable mais le changement de paradigme vers un nouveau monde de énergie propre est loin de permettre la création de système énergétique

Résiliente et ne garantira pas non plus euh l’absence de conflit l’équité dans l’acès euh et la diffusion des avantages de la transition et voici C questions qui à mon avis sont essentiels pour attendre le potentiel des réseaux électriques et de assurer qu’ils sont un véritable pilier pour la transition

Énergétique et la sécurité énergétique en Europe et au-delà donc premièrement la résilience du réseau électrique doit devenir une préoccupation majeure la résilience du système énergétique a été associée particulement récemment à la production deénergie propre mais sans le test de résilience de la système au défi de intermittence ou au choc potentiel

Lié aux conditions météorologiques extrêmes au risque cyber ou hybride pour la production et le transport de électricité les EAU plus chaudes et le grave sécheresse qui devrait s accentuer d’ici 22 de décennies auront un impact sur la production deénergie nucléaire et hydroélectrique dans toute l’Union des vitesses de vent sousoptimales euh wind

Steing phénomè ça s’appelle entraînerait une diminution de la production la catastrophe naturelle le cyberattaque ou l’ attaque du Dron auront également des conséquences désastreuses dansun son système hutement électrifié et numérisé et les réseaux aujourd’hui ne sont pas adaptés pour résister à d’important variations de flux d’énergie ou pour

Maintenir le leur opération dans les conditions météorologiques extrêmes ou de cyberattaque discuter de la sécurité énergétique dans un contexte d’ instabilité des réseaux semble donc un puu prématuré donc je soutiens vigoureusement que la notion de la sécurité énergétique telle qu’on la connaît aujourd’hui doit être réévalué de toute Argence je travaille beaucoup

Sur cette question deuxièmement risque sécuritaire nous devons garder à l’ esprit qu’à mesure que l’électrification de l’économie mondiale progress pour aider à compenser le problème de intermittence et connecter les sites optimaux au centre de demande des énormes interconnexion transfrontalière et des réseaux intelligents Smart Grids doivent être construit des telles interconnexions

Massives sont proposées depuis plusieurs années c’est pas justement aujourd’hui dans le contexte actuel entre la Chine et l’Europe et entre l’Afrique et l’Europe mon centre de recherche était chargé par la Commission européen de développer un analyse géopolitique sur justement le le aspect géopolitique et les les les problèmes sécuritaires qui

Euh euh cette réseau Transcontinental peuvent éventuellement créer et l’opportunités sont vastes mais le défi non négligeable la politique des réseaux électriques pourrait remplacer la politique de pipelines qu’on connaît du 20e siècle avec de nouveaux jou de pouvoir et des alliances euh politiques donc un sujet Absolum clé troèmement risque climatique les sécheresse les

Inondation la désertification et la perturbation rural qui devrait tout s’accentuer d’après les rapport du IPCC agrveront la tension existant lié au déséquilibre des ressources en eau et en énergie conduisant potentiellement à des conflits de déplacement et des migration liée au climat un thématique sur laquelle j’ai l’immense privilège de de

Travailler jusqu’à l’année dernière au sein de l’Institut des Études sécuritaires pour l’Union Européen et je je pu avouer qu’en fait c’est un sujet qui est l’Union Européen et le le haut représentante de politique extérieure de l’Union européenne tient Joseph Bourel tient vraiment au cœur euh et un chose

Qui est importante est que les Z géographiqu les plus exposés au ravage des changement climatique se trouve à la proximité de l’Union Européen et par coïcidence son le même que celle sur lequel nous comptons de renforcer notre sécurité énergétique à travers les liens Transcontinental électrique mais aussi par les exportations de de hydrogène

Vert l’ carbon une situation de sécurité qui est donc intéressante à considérer euh qu risque de gouvernance la demande d’électricité triplera deici 2050 pour attendre 75000 milliards de K hour le volume de commerce mondial de l’électricité devrait attendre 8000 milliards de kWh d’ici 2030 et 70 % 70 % des exportations

D’électricité proviendront de pays en développement donc réformer la régime mondial et donner plus de représentativité de pays en développement est absolument primordiale ainsi qu’ établir un régime juridique pour le commerce international international de l’électricité sous l’auspice de OMC ou un nouvel nouvel organisme de surcroix attendre le Carbon

Neutralité dans le Nord tout en laissant derrière soi un Sud mondial frappé par le changement climatique n guerre propice à notre sécurité cela crée une bombe à rettardement économique de insécurité vraiment devant notre devant notre porte de l’Union Européen donc la la restruct restruct restucturing restructuration restructuration de dett

La monétisation de puits de Carbon le transfert de technologie et des mécanismes aidant au pays en développement euh de àe extraire d’ un modèle de extraction de ressources qui perpétuent la pratique de exploitation coloniale et a des impacts délétaires sur les écosystèmes et les droits humaine sont autant de pistes d’action

Que j’ai toujours défendu et sur lequel je mène des travaux au son de euh UNDP le euh le programme de développement pour le nations uni actuellement et un rapport sera publié euh d’ici euh juin et 5e je fini avec ça risque de approvisionnement euh le projet de interconnexion euh se multiplie en telle

Vitesse que l’offre mondiale des câbles euh risque à peine de satisfaire la demande la croissance annuelle annuelle moyenne prévue vue du marché mondial de transport deélectricité et de 9 % jusqu’à 2030 euh augmentation annuel avec les câbles sous-marins particulièrement concernés avec le développement rapide de le olien offshore et et les

Interconductions sous-marins et sous de capacité et en sous de la capacité restreinte euh de production du câble qui est actuellement aujourd’hui vraiment très très restreint il y a très peu de entreprises qui produisent ces câbles euh sera pu vraiment finir par freiner la transition énergétique il y aura également euh une rouée massive

Pour accéder euh au métons nécessair au développement de l’ électrification je ne parle même pas de de minéraux rares je parle juste de méthau dans le contexte de électrification et le le réseau électrique de l’acier euh aux principaux méthaues de base notamment le cuivre l’aluminium et le nickel la

Situation mondiale euh et les chaînes deapovisionnement doivent donc être soigneusement euh évalués et nous avons besoin d’effort diplomatiqu accru euh sur ces vecteurs éviter la concurrence et la protectionnisme et réactiver intelligemment les partenariats industriels donc pour conclure euh des progrès évidents ont été accomplis dans le renforcement de priorités en matière

De sécurité énergétique en Europe pour ces deux dernières années mais étant donné la Grave déficience du marché la miupie semble persister ce qui finira par éruder notre sécurité énergétique dans le contexte actuel parler d’ un transition ordonné qui répondre en renforce les priorités de sécurité de durabilité et des abordabilité semble

Très chimérique particulièrement au vu de carences existantes et sur le réseau électrique intraeuropéen et la situation mondiale donc au 20e siècle les Ju de grande puissance était défin euh par le contrôle du pétrole qui qui sous-entendaient de nombreux conflits et doctrines d’engagement extérieur tel que la doctrine Carter mais la doctrine de

Rarté ne touche pas à sa fin la transition énergétique redéfinit l’importance géostratégique des régions et favorise des nouvelles alliances politiques avec les réseaux électriques pouvant définir en axe l’axe primordial pour la sécurité économique et pas que énergétique donc euh je vais mais arrêtez ici je suis à Rous de de

Élaborer ce projet plus dans la discussion merci beaucoup Yana et au nom de et au nom de tous les participants je peux vous féliciter pour votre français qui a été qui a été parfait non vous avez évoqué un un vrai sujet pour comme dans notre coloque d’aujourd’hui on parle de l’Europe c’est

Un sujet sur lequel l’Europe elle a été pionnière puisqu’on l’oublie souvent mais avant que le traité CK soit signé il y a eu en février 51 la signature de l’accord créant l’Union pour la coordination de la production et du transport de l’électricité donc l’ancêtre d’aujourd’hui noué et ça veut

Dire que les européen à 73 ans ont bâti un continent qui est résilient en terme de réseau qui a évité ces dernières années énormément de de pann électrique et quand on voit parfois les intervenants d’outreatlantique nous donner des leçons sur le Smart machin et tout on ferait bien de regarder un petit

Peu le fonctionnement des infrastructures ailleurs et peut-être que moi je suis souvent critique sur l’Union européenne tout autant que je la voilà donc ça ça fait partie des domaines un petit peu sur lesquels on peut se regarder avec beaucoup de réalité je passe la parole maintenant à

Anopi corbeau qui est qui va traiter de la question globale du carbone du l’hydrogène plutôt et y a-t-il va-t-on ver un marché mondial de hydrogène mais d’abord pour la présenter Anne Sophie est chargeuse à l’université de Colombia je crois que même on peut dire que vous êtes chercheuse au Center on global

Energy policy c’est ça tout FA voilà ben sie à vous la parole merci beaucoup ah donc merci d’abord de cette invitation notamment Annabelle qui m’avait repéré à une conférence franco-allemande sur l’hydrogène voilà donc la raison de ma présence ici alors l’hydrogène on en parle en fait moi j’ai commencé ma

Carrière sur l’hydrogène il y a à peu près 25 ans donc vous voyez ça ne date pas d’hier mais j’étais un petit peu en avance sur mon temps donc je suis passée au gaz naturel pendant quelques temps et j’ai continué en fait à regarder l’hydrogène et les développements sur

L’hydrogène pendant ces donc 25 dernières années et depuis 6 7 ans on parle naturellement de plus en plus de l’hydrogène alors l’hydrogène c’est un marché c’est pas vraiment un marché en fait c’est ça le problème pour le moment euh on en utilise à peu près 95 millions de tonnes euh essentiellement pour

Produire de l’engrais dans le raffinage et aussi dans la pétrochimie mais la plupart de l’hydrogène en fait est consommé là où il est produit il y a relativement pratiquement aucun échange entre pays et relativement peu de transport vous pouvez trouver quelques hydrogénéoduc dans le sud des États-Unis

Et en fait sur la partie nord-ouest de l’Europe entre le nord de la France les Pays-Bas la Belgique et un peu de l’Allemagne donc voilà on s’en tient là pour le moment donc l’hydrogène c’est un marché qui a été relativement calme mais pourquoi regarde-ton l’hydrogène en ce moment d’abord ce n’est pas seulement

L’hydrogène que l’on regarde mais l’hydrogène décarboné moi je fais pas de couleur he pourquoi est-ce que je ne fais pas de couleur parce qu’en fait on fait pas de l’hydrogène parce que c’est bleu vert blanc ou quoi que ce soit on fait de l’hydrogène parce que on veut

Décarboner donc ce qui nous intéresse dans l’hydrogène c’est son empreinte carbone son intensité carbone c’est ça qui doit nous intéresser d’abord et donc l’hydrogène c’est un vecteur d’énergie qui va être là pour pouvoir décarboner les secteurs qui seront les plus difficiles à décarboner si on vous a parlé d’économie d’hydrogène en vous

Disant on va en mettre partout dans la voiture dans la maison et cetera vous oubliez c’est une molécule à utilisé avec parciimonie pourquoi parce que le coût hypothétique de 1 € par kilo qu’on atteindra peut-être un jour c’est équivalent à 50 dollars 50 € par baril

Vous voyez déjà que ce n’est pas quelque chose qui est pas cher et on est bien bien plus haut donc l’hydrogène renouvelable en ce moment je dirais entre 5 et 10 € par kilg donc 250 à 500 € par baril donc pas cher va falloir diminuer et cet hydrogène alors on va

L’utiliser dans des secteurs bah les secteurs existants déjà donc décarboner notre production d’engraines la pétrochimie le raffinage mais aussi utiliser dans la sidérurgie peut-être d’autres dans d’autres transports également alors l’hydrogène vient aussi avec une grande famille on a les produits hydrogénés donc on a par exemple l’ammoniaque le méthanol le

Méthane de synthèse tout ça ce sont c’est la grande famille de l’hydrogène ce qui ce qui rend la problématique en fait de sécurité d’énergie particulièrement complexe si on regarde en fait premièrement le marché actuel de l’hydrogène c’est bon j’ai ce qu’il me faut ah merci euh le plus gros marché de

L’hydrogène actuellement c’est la Chine grosso modo un tiers de la production et de la consommation mondiale ensuite viennent les États-Unis le moyenor et un petit peu après l’Inde et l’Union européenne si on regarde maintenant les les évaluations les prévisions dans le futur par rapport à l’hydrogène ce qu’on

Va voir en fait c’est que pour tous les instituts de sondage quel qu’il soit pas de sondage pardon de prévision quel qu’ soit on va voir en fait une corrélation entre les quantités d’hydrogène décarboné qui seront éventuellement consommées et produites et les ambitions climatiques c’est-à-dire plus vous avez

Avez un scénario ambitieux en terme de réduction des gaz à effet de serre plus votre demande d’hydrogène en fait sera importante maintenant que j’ai un petit peu donné les bases qu’est-ce qu’on voit actuellement et ben on voit actuellement relativement peu d’évolution dans l’augmentation de l’hydrogène décarboné notamment l’hydrogène produit à partir

D’électrolyse de l’électricité renouvelable pourquoi parce que en fait on a deux problèmes le premier est que cet hydrogène renouvelable est encore assez cher à produire et nous sommes en fait faire faisons face à un gros problème actuellement qui est le surenchairissement du coût de l’électricité renouvelable un surenchairissement du coût des

Électrolyseurs et aussi une augmentation du coût de financement vous mettez tout ça ensemble et en fait le coût de votre hydrogène renouvelable au lieu de diminuer ce qui était attendu par la plupart des gens qui faisaient des prévisions et plutôt en train de faire une légère augmentation donc vous mettez

Cela par rapport à votre acheteur potentiel d’hydrogène qui est absolument essentiel pour faire avancer les projets puisque si vous avez un projet qui va coûter des millions et très certainement des milliards d’euros ou de dollars vous avez besoin si vous êtes derrière ce projet d’aller voir votre banquier pour

Avoir un financement et votre banquier ne vous donnera pas de financement si vous n’avez pas un contrat long terme avec quelqu’un qui va donc consommer un consommateur d’hydrogène derrière c’est à peu près la même histoire en fait que pour le gaz naturel contrat long terme 20 ans avec un

Acheteur un acheteur si possible triple A ou double a mais un acheteur qui a donc qui qui est tout à fait crédible et ce qui veut dire actuellement que sur tous les projets qui sont prévus sur l’hydrogène on a seulement une toute petite quantité qui avancec et qui donc sont officiellement en construction

Grosso modo sur les 38 millions de tonnes donc je vous ai dit que le marché global de l’hydrogène c’est 95 millions de tonnes sur les 38 millions de tonnes qui sont à l’état de prévision on a à peu près 4 ou 5 % qui ont pris une décision finale d’investissement donc ça

Avance très très lentement et la question du support de la demande ou d’aider en fait à cette demande à faire décoller est absolument impérative là-dessus depuis 2017 on a vu pratiquement enfin beaucoup beaucoup de pays une cinquantaine à peu près venir avec des stratégies nationale d’hydrogène d’ailleurs la France a

Publié la sienne enfin une nouvelle mise à jour de la sienne puisque on a une feuille de route une stratégie et là donc une nouvelle stratégie en décembre 2023 mais vous avez beaucoup de pays qui ont ces stratégies d’hydrogène et c’est particulièrement intéressant parce que ça nous permet d’un point de vue

Géopolitique et donc avec la sécurité par derrière de les classer grosso modo en deux catégories et je dirais même trois d’abord nous avons la catégorie des importateurs et vous serez peut-être surpris mais en fait on a relativement peu de pays qui lèvent la main en disant je veux importer de l’hydrogène parmi

Les pays qui qui n’ont pas trop le choix bon définitivement le Japon la Corée Singapour ça ça va sous le sens peu de ressources en fait mais vous avez aussi un certain nombre de pays européens alors attention pas tous les pays européens mais si vous allez quelque

Part dans la le monde si vous allez en Arabie Saoudite aux Émirats au Brésil aux États-Unis et vous leur dites vers qui voudriez-vous exporter en général pour un pays européen ils vont tous vous donner le même c’est-à-dire l’Allemagne tout le monde connaît l’Allemagne absolument tout le monde faut dire que

Les Allemands ont été particulièrement actif dans la terme de la géopolitique ou de la diplomatie de l’hydrogène ils ont mé un petit peu partout dans le but d’avoir en fait des accords avec des producteurs potentiels donc voilà donc du côté des utilisateurs relativement peu de mains se lèv avec la France qui

Timidement timidement en fait mis un orteil dans l’eau des importations potentielles bon il y a des des des des des des des conseils qui vont en fait être chargés de faire une étude pour savoir si ça du sens ou pas d’importer de l’hydrogène qui doit être compétitif

Et décarboné nous verrons donc ce que ces instances vont nous dire pour moi ce que je vois très bien c’est que donc cette timide approche vis-à-vis des importations à une arrière-pensée quand on regarde avec beaucoup d’attention la stratégie française de l’hydrogène c’est que nous nous avons des technologies de

L’hydrogène on a on a même un bon petit vivier en fait en terme d’entreprise est-ce qu’on voudrait bien vis-à-vis des exportateurs potentiels de l’hydrogène c’est leur vendre en technologie comme ça on fait une ch de valeur on importe votre hydrogène mais s’il vous plaît utilisez notre technologie alors donc

Les exportateurs alors ça c’est absolument extraordinaire parce que vous avez très peu d’importateurs mais vous avez beaucoup d’exportateurs si j’avais une carte ici je pourrais vous dire le Canada les États-Unis une grosse partie de l’Amérique latine les pays africains qui pour le moment ont une stratégie hydrogène des pays comme l’Inde des pays

Du Moyen-Orient l’Australie et cetera tous ces pays veulent en fait exporter de l’hydrogène ou ses dérivés alors on a deux catégories on a les exportateurs actuels d’énergie fossil par exemple Oman l’Arabie Saoudite et cetera qui voit en fait d’un point de vue géopolitique cette hydrogène comme étant

Alors pas tout à fait le nouveau pétrole parce qu’ils sont bien conscients que ça sera pas tout à fait la même rente mais une un moyen en fait de rester présent sur la scène géopolitique et géoénergétique mondiale et puis on a les n entrants alors les nouveaux entrants

En général eux ce sont des gens ou des pays qui ont des ressources renouvelables particulièrement importantes vous avez le Chili voilà première fois en fait que j’ai assisté à la grande réunion de l’AIE sur l’hydrogène en 2019 j’étais assise à côté d’un représentant chilien je lui demandé mais

Qu’est-ce que vous faites là bah je veux exporter dehydrogène voilà donc vous regardez le Chili sur la carte vous dites c’est pas forcément évident mais c’est un exemple d’un pays qui a des ressources de renouvelable notamment du solaire et de l’éolien par particulièrement importante et qui voudrait être présent sur la carte

Géopolitique mondiale et vous en trouvez beaucoup des pays comme ça vous trouvez le Maroc vous trouverz la Namibie l’Afrique du Sud qui veulent donc en fait un pouvoir être là au niveau des exportations de l’hydrogène alors donc nous avons quelques importateurs beaucoup d’exportateurs potentiels il y a un gros

Pays que je n’ai pas mentionné parce qu’on ne sait pas encore exactement où il va être c’est la Chine la Chine n’a rien dit pour le moment alors quand vous regardez la place qu’à la Chine au niveau de tout un petit peu he de ses investissements dans les énergie fossile

De son empreinte au niveau de tout ce qui est renouvelable et que vous vous dites mais la Chine veut faire quoi exactement parce que pour le moment elle semble être ni importatrice ni exportatrice c’est particulièrement importante la Chine est un des acteurs clés au niveau des importations d’énergie fossile actuellement donc

Qu’est-ce que serait un monde avec éventuellement un marché global de l’hydrogène je vais y arriver sans la Chine ça c’est une question particulièrement importante alors allons-nous avoir ce marché global de l’hydrogène alors si on regarde sur un équivalent c’est-à-dire par exemple le gaz le gaz naturel liqufié a mis à peu

Près 60 ans à se mettre en place c’était 1964 exactement donc exactement 60 ans alors s’imaginez qu’on aura un marché global de l’hydrogène dans les maintenant 2050 donc 25 prochaines années c’est peut-être un petit peu ambitieux mais ce qui est le plus intéressant c’est que qu’est-ce que nous

Allons exporter ou même échanger et c’est là que la famille importante de hydrogène entre en jeu alors c’est très amusant parce que en fonction de qui vous allez à qui vous allez parler ils vont avoir des réponses totalement différentes alors vous avez l’hydrogène liquide au moins vous avez de l’hydrogène ça c’est pratique

Mais alors – 253° vous avez l’ammoniaque ça on sait faire mais c’est toxique he surtout ne mettez pas votre nez au-dessus d’une bouteille d’ammoniaque c’est une très très très mauvaise idée le méthanol alors après va se poser la question ou dans quoi on va l’utiliser exactement il

Y a peut-être un peu dans le maritime le méthane de synthèse alors c’est très bien on peut garder tout ce qui existe actuellement mais alors qu’est-ce que c’est cher et puis de plus en plus si vous regardez avec attention en fait un certain nombre de stratégies hydrogènes les gens regardent B pas

Seulement en fait cette molécule qui va être très très compliqué à transporter mais des produits industriels semi-finis ou finis même que l’on pourrait en fait produire à partir d’hydrogène décarboné et qui serait beaucoup plus facile à transporter par exemple des produits à base de fer du fer et ça ça c’est

Particulièrement intéressant mais c’est aussi particulièrement inquiétant pour nos industrie en Europe alors je reviens sur l’Europe je reviens sur l’Europe qui en 2022 donc nous a sorti REpower eu donc cette grande stratégie pour donc faire face à à ce péril russe al ce qui est très intéressant c’est que donc on a

Dit on va en fait limiter nos importations de gaz naturel en particulier venant de la Russie on va aussi petit à petit décroître nos importations de gaz naturels et on va les remplacer par en particulier de l’hydrogène alors de l’hydrogène qu’on va produire de façon domestique donc 100

Millions de tonnes auamo 500 TWh donc la consommation totale de l’Union européenne c’est 3000 TWh donc c’est c’est beaucoup c’est beaucoup et puis on va en importer 10 millions de tonnes grosso modo on échange en fait un problème d’importation de gaz ou d’autres choses contre un problème d’importation

D’hydrogène sachant que on nous a sorti littéralement les 10 millions de tonnes du chapeau alors ça c’est arrivé comme ça il y a personne qui l’ vu venir alors 10 millions de tonnes si vous connaissez un petit peu ce qui se passe dans le monde de l’hydrogène on a un projet en

Arabie Saoudite qui a des rares qui est en construction c’est néom vous avez sans doute entendu parler de néom au moins donc ils ont un projet pour exporter de l’ammoniaque c’est l’équivalent de 0.25 million de tonnes donc grosso modo il nous faut 40 néom pour approvisionner l’Europe en sachant

Qu’il y a les Japonais et cetera qui ont des ambitions ouais ben c’est ambitieux quand même mais il y a personne en l’Europe du moins aucune personne saine d’esprit ne croit dans les objectifs légèrement dél de la Commission européenne ce qui est un petit peu embêtant parce que au final donc vous

Avez l’Union européenne qui agit de façon désespérée ses bras en disant hydrogène hydrogène hydrogène et tout le monde derrière qui est là euh oui mais mais vraiment et en particulier encore une fois c’est l’Allemagne qui est très très active donc sur importation de l’hydrogène mais vous avez tous les

Industriels allemands qui sont là oui alors nous allons importer de l’hydrogène qui va être très très très cher beaucoup plus cher que ce que nos compétiteurs donc dans les pays exportateurs de l’hydrogène vont avoir on va mourir euh oui peut-être en fait l’re donc euh si vous regardez à très long terme

Ce que les gens pensent parce qu’on est vraiment tout au début d’un marché hypothétique de l’hydrogène vous voyez que il va y avoir plein de choses qui pourront être échangées dont bah de l’hydrogène alors j’ai j’ai j’ai pas parlé du gazoduc ou de l’hydrogène diic ça à la rigueur on pourra revenir sur

H2M plus tard si vous voulez de l’hydrogène liquide peut-être mais alors pour ceux qui sont vraiment optimistiques de l’ammoniaque en général du méthanol des i carburants mais aussi bah de l’acier et donc ça ça rend quand même les prévisions assez compliquées et donc je pense que j’ai terminé là j’ai

Beaucoup faire à mon [Applaudissements] voisin merci beaucoup anneesophie pour votre discours de vérité ça fait du bien et puis souvent c’est notre rôle y compris les plus européens dans cette salle de pointer le décalage entre le discours les annonces l’union de l’énergie placé au frontp de la Commission européenne et

Puis la réalité des des faits des actes industriels last but not leist mon ami Faudon qui est délégué général de la société française d’énergie nucléaire qui est une association qui existe historiquement 73 73 moi je j’aurais plus plus tôt donc c’est c’est assez récent donc finalement 73 40 anses ah

Bah oui d’accord au même moment où le programme nucléaire est lancé et donc dans toutes ces questions Valérie de géopolitique mondiale d’implication sur le fonctionnement du système électrique européen bah oui la question c’est le nucléaire quid oui alors je l’ouvre de manière large je pense que on associe en France énormément évidemment le

Nucléaire à la souveraineté énergétique puisque justement on a lancé euh la le programme nucléaire en pleine crise hein qui était à l’époque la à la guerre du Kipour en 73 70 % de de l’électricité française était produite avec de l’énergie fossile et EDF était le premier consommateur euh français de de

Pétrole parce qu’on avait des centrales au f des centrales les centrales au fil on faisait deélectricité avec du pétrole VO d’où le programme alors la Guer du Kipour il faut se rappeler c’est quand même un quadruplement du prix du pétrole en en 6 mois donc un choc énergétique

Énorme pour la France en particulier sur l’électricité voilà donc 50 tu Réactor en 25 ans on est passé de 70 % de notre électricité produite avec des énergies fossiles à moins de 10 % donc on a aujourd’hui une électricité décarbonée non pas parce que à cette époque là c’était un enjeu de décarboner

Son électricité mais parce que c’était un enjeu de se débarrasser du pétrole dans la production d’électricité voilà alors c’est donc aujourd’hui comme je disais 70 % notre électricité donc vous avez dû entendre parler que l’année dernière on a eu quand même un coup de mou puisqu’on avait un problème générique sur le parc

Nucléaire qui est en voie de règlement il sera réglé que dans 2 ans mais on est repassé en sold de positif cette année donc on a on vient d’avoir les chiffres hier on a exporté 50 TWh cette année donc 50 tawh c’est à peu près l’équivalent de la production de 5pr ou

Une dizaine de réacteurs de type 900 MW comme ceux de fonheim donc c’est c’est c’est très bien et aussi on a battu les records d’émission vers le bas puisqu’on est aux alentur d’une trentaine de grammes par kilwh c’est vraiment exceptionnel pour vous donner une idée l’Allemagne fait des pics à 800 a fait

Des pics à 800 l’année dernière donc c’est vraiment c’est vraiment une performance très forte et ce qui est aussi très important c’est qu’on a la chance puisqu’on est au milieu de de l’Europe de ouest euh d’avoir le parc nucléaire et aussi les barrages hydro euh pourquoi c’est parce qu’ils sont

Tous les deux non seulement bas carbone mais aussi pilotable donc c’est cette exportation elle a deux effets c’est comment elle stabilise les réseaux de nos voisins en particulier ceux qui vont avoir un très très fort pourcentage d’électricité renouvelable et puis aussi bien sûr aujourd’hui enfin quand on exporte on

Remplace des central à gaz donc on décarbone aussi le réseau de de nos voisins voilà donc ça c’était pour une intro alors justement enfin la question à laquelle je voulais répondre c’était oui oui mais c’est super la souveraineté nucléaire mais vous importez l’uranium donc je vais d’abord peut-être parler

Des matières parce que bon la guerre en Ukraine ça a eu un effet quand même sur les flux de matières au niveau du nucléaire même si ça n’a pas du tout provoqué de problèmes de sécurité d’appro on a vu quand même des soucis sur les flux de matière

Donc je pense que je vais en parler puis ensuite il y a la question de la souveraineté liée aux installations et la construction des installations qui qui est un autre enjeu géopolitique alors le les flux de matière donc uranium donc pourquoi on parle de souveraineté sur le nucléaire alors

Qu’on apporte de l’uranium c’est que sur les hydrocarbure on importe je pense que vous avez eu les chiffres en 2022 c’était 110 milliards d’euros par an d’import d’hydrocarbure je crois que c’est pour retomber cette année mais on est quand même à 80 milliards et les imports d’uranium c’est 500 millions

Alors ça varie d’une année à l’autre mais en tout cas ça reste en dessous de 1 milliard donc on est sur un facteur 100 et alors l’autre chose qui est bien c’est que le prix de coût de production d’électricité nucléaire ne dépend quasiment pas de du prix de l’uranium heureusement puisqu’il a

Doublé hein depuis depuis la guerre en Ukraine euh en fait c’est 5 % du coût de production en fait l’essentiel du coût de production d’électricité c’est le coût de l’investissement initial c’est la construction de l’installation après bon vous avez le combustible mais c’est 15 % du coût de

Production et puis les les personnes mais c’est très très peu sensible à l’uranium qui représente que 5 % du du coût de production voilà donc c’est pour ça qu’on parle de de souveraineté quand on parle de l’uranium alors après vous dites ben oui mais d’accord mais si vous

Êtes plus livré alors encore deux gros avantages de l’uranium donc le premier c’est qu’il est extrêmement dense donc très facilement stockable donc typiquement en France on a 2 ans de stock en uranium naturel mais il y a pas que ça on recycle de l’uranium donc 10 % de de notre électricité nucléaire est

Produite avec des matières recyclées qu’on recycle en France et puis aussi il est c’est extrême on a des des stocks de plein de choses dont l’uranium appauvri et qu’on pourrait renrichir alors ça serait pas économiquement très intéressant mais si on nous livrait plus du tout ça deviendrait on peut et donc

On monte à peu près à 10 ans de stock donc voyez 10 an de stock si on arrêtait de nous livrer complètement ce qui semble quand même improbable l’autre point positif c’est qu’il est bien réparti cette uranium la première réserve d’uranium mondial c’est l’Australie mais vous en avez plein au

Canada alors il y a une différence entre réserve et production puisque le premier producteur c’est le casazakan alors le Kazakhstan on parle du Niger donc en effet Niger il y a plus de livraison du Niger actuellement parce qu’en fait le Niger est sous embargo on peut plus livrer de

Produits chimiques dont on a besoin dans l’usine enfin sur la mine voilà mais en fait c’est un petit producteur au niveau mondial donc il n’y a pas eu de disruption liée aux arrêts de livraison du Niger je sais pas si c’est français disruption ou si c’est un anglicisme abominable mais

Et donc le Kazakhstan alors donc le Kazakhstan ça va enfin il a pas il a dit qu’il était contre la guerre en Ukraine enfin il a continué à livrer par contre s’est posé la question de la route alors ce que je veux vous dire j’ai oublié de

Vous le dire mais que la Russie c’est un petit producteur d’uranium ils produisent 6 % enfin ils sont tout à fait substituables mais par contre Kazakhstan leur route passe par la Russie en ils ont deux routes une route vers la Chine d’ailleurs l’uranium produit par Orano notre France notre

Notre énergéticien national notre mineur national est vendu aux Chinois à partir du du Kazakhstan donc il a une route vers la Chine et puis il y a une route qui passe par Saint-Pétersbourg et après ça prend le bateau donc c’est posé la question de de cette route alors cette

Route n’a pas du tout été interrompue mais c’est une fragilité donc il y a une deuxième route qui qui est en train de s’ouvrir vers le sud euh et qui je pense maintenant est de plus en plus opérationnel voilà donc il y a pas eu de

De problèm en fait de flux de l’uranium depuis le début de la guerre alors il y a un autre sujet que peu de gens connaissent mais qui est beaucoup plus un problème c’est que si la Russie n’est pas un grand producteur d’uranium c’est un grand enrichisseur d’uranium ils ont

40 % du marché mondial de l’enrichissement de l’uranium alors nous ça nous touche pas parce que justement il y a quatre sociétés dans le monde qui enrichissent l’uranium dont la France enfin Orano avec une très belle usine au Tricastin qui a moins de 10 ans donc une dizaine

D’années donc une usine toute neuve mais il y a d’autres pays qui achète de l’enrichissement à la Russie le premier c’est quand même les États-Unis 25 % de l’enrichissement vient de la Russie et ça je peux vous dire que ça continue voilà donc donc les les Américains ont

Dit qu’il était urgent de construire des usines sur leur sol donc ils sont lancés dans un plan de construction de nouvelles usines aux États-Unis auquel donc nous on est appelé à répondre aux appels d’offre donc on le fait via Orano et nous on a décidé aussi pour répondre aux besoins

Des clients parce qu’il y a pas que les Américains qui veulent sortir de contre à rus a aussi un certain nombre d’énergéticiens européens on agrandi notre usine du Tricastin voilà donc la concertation a eu lieu c’est fini lescison finale d’investissement est fait donc on va accroître la capacité

D’usine de 1/3 euh dans les 5 ans qui viennent voilà donc ça c’est c’est l’enrichissement alors le problème de l’enrichissement il y a pas que que ça c’est qu’ils sont un peu en monopole ils ont énormément de centrifugeuses les centrifugeuses c’est à coup fixe donc elle tourne tout le temps donc vous avez

Vraiment intérêt à ce qu’elle soit pleine et du coup ça vous coûte quasiment rien en coup magernel à produire ils sont priquement monopole sur l’uranium hautement enrichi c’està-dire que vous savez nous on est enrichi à 5 % pour le nucléaire civil et eux il y a l’uranium hautement Richi qui

Un peu en dessous de 20 % alors ça sert des réacteurs de recherche des réacteurs qui produisent des isotopes médicaux et ça sert un certain nombre de nouvelles technologie de réacteur avancés sur lesqueles sont lancés les Américains et donc par les Américains sont aussi en train de de travailler

D’urgence pour mettre en place des installations d’enrichissement aux ÉtatsUnis il y a pas du tout de problème technologique hein il y a juste qu’il faut les usines voilà voilà donc ça c’est sur la partie flux donc nous là-dus on est bien protégé on a une usine de conversion toute neuve parce

Que dès quand l’uranium quand le minerai arrive faut d’abord le convertir chimiquement ensuite il faut l’enrichir ensuite il faut fabriquer le combustible et toute cette chaîn là elle est sur notre sol quoi donc l’uranium naturel arrive et après on est complètement souverain voilà alors ça c’est sur la partie matière alors la partie

Installation donc là on est entièrement souverain aussi donc c’est assez exceptionnel puisqu’on est un des rares pays souverains dans le monde c’est-à-dire qu’on a sur notre sol tout ce qu’il faut pour construire une centrale nucléaire et on est le seul pays européen en particulier capable de faire

Ça c’est pour ça que c’est nous qui construisons au Royaume-Uni voilà en essayant d’entraîner la chaîne la chaîne la chaîne industrielle britannique avec nous évidemment puisque eux ils n’avaient pas construit depuis 1995 donc ils avaient ils ont un sacré redémarrage à faire donc alors c’est c’est bien d’avoir

Toutes les usines maintenant euh si elles ont pas tourné depuis un certain temps ou elles ont tourné sur autre chose que du nucléaire c’est une sacrée pr remise en route donc c’est une des raisons pour lesquelles il y a eu des retards à flamandville sur lesquels il y a des

Retards sur le chantier de Inle qui ont été annoncés il y a quelques temps et la le remède à ça c’est de lancer des grands programmes industriel la raison pour laquelle on a construit aussi bien dans les années 70 80 c’est que on en a construit 58 d’un coup quoi c’est-à-dire

Qu’on avait une bon on n pas tout de suite décidé 58 mais en tout cas il y avait une vision programmatique très forte ce qui fait que toutes les chaînes industrielles savent s’organiser investir dans les usines embaucher former et puis aussi que quand on on construit pour la deuxième fois on

Construit quand même mieux que quand on construit la première fois voilà et donc c’est pour ça que tout le monde pense en terme de programme industriel donc vous savez nous on pense 6 + 8 donc au moins 14 capable d’en faire un par an à partir

De 2035 qui a un sacré saut quand même euh euh par rapport à ce qu’on a fait jusqu’à présent euh et vous voyez récemment par exemple les Tchèques il voulaient en construire un et puis on essayé en va faire quatre parce que en fait je crois que maintenant il y a puis

Il y a un consensus qu’il faut vraiment se lancer dans des gros programmes industriels et les faire en série et c’est ce que fait très bien la Chine puisque la Chine elle est elle en a annoncé décisions pour 10 constru 2022 décision pour 10 construction 2023 donc

Ils sont partis sur un rythme de disparant donc ce qui est ce qui est quand même considérable alors quand on regarde un petit peu du coup l’ensemble de la géopolitique des constructions neuves alors je vous l’ai dit le la la guerre en Ukraine a un peu perturbé les

Flux sur l’uranium et un peu perturbé l’enrichissement mais alors par contre sur la construction neuve c’est ça ça c’est le premier effet c’est une relance mondiale du nucléaire avec d’abord un regain énorme dans l’opinion publique alors sur l’Europe sur entre 21 et 22 vous avez presque un + 15 au niveau Europe dans

Les opinions publiques avec des pays antinucléaires qui sont devenus favorables au nucléairire dans l’opinion publique genre l’Allemagne l’Italie euh mais ça on le voit aussi au Japon on le voit aux États-Unis on le voit partout et donc forcément les des des annonces politiques qui sont pour l’instant des des projets hein ça se

Concrétise pas encore donc ça change tout le temps mais vous savez qu’au niveau européen il y a eu une annonce avec une alliance de 15 pays qui a fait une annonce d’un objectif de 150 GW en 2050 ce qui est quand même beaucoup enfin c’est 30 à 40

Nouveaux réacteurs et donc tous les jours il y a je dis c’est presque tous les jours toutes les semaines il y a des annonces en Europe ou ailleurs de de nouveaux programmes nucléaires alors il y a deux pr deux scénarios de types deux familles de scénarios il y a la scénario a agence

Internationaleénergie qui dit depuis longtemps il faudrait doubler la capacité mondiale d’ici 2050 dans le cadre de leur scénario NZ euh qui est le scénario de décarbonation de la et puis il y a eu aussi un travail de fait par l’OCDE l’agence de l’énergie atomique ils ont pris en fait les 80

Scénarios qu’avait fait le GC en 2018 sur le rapport 1 5 degr le Special Report et donc ce rapport donnait en médiane des scénarios un doublement mais en moyenne il donne un triplement donc ils ont dit qu’on pourrait tripler la capacité mondiale DC 2050 donc c’est une combinaison de de

Trois de trois types d’actions alors la première et celle qui est la plus importante c’est de prolonger les réacteurs actuels c’est ce qu’il y a de plus facile à faire donc ceux qui sont vraiment lancés là-dessus c’est les Américains euh les américains ils ont déjà pratiquement tous leurs réacteurs

Qui sont confirmés à 60 ans alors qu’initialement ils avaient été construit pour 40 ans et ils ont h réacteurs qui sont confirmés à 80 ans avec une autorisation l’autorité de surté nucléaire donc ça c’est vraiment ce qu’il y a de de mieur c’est ce que nous on fait puisque nous on est en

Train de prolonger nos 56 réacteurs donc il sont en train de passer le cap des 40 ans ils ont des travaux considérables beaucoup plus qu’aux États-Unis puisqu’on les met au même niveau qu’un pr presque en terme de de sûreté on rajoute plein plein d’équipements dessus et de système de sûreté et l’idée c’est

De les emmener à 50 ans tous et puis après de les emmener à 60 ans et puis éventuellement de les emmener au-delà de 60 voilà vous avez eu récemment des décisions importantes genre une accélération du redémarrage des réacteurs japonais par sont toujours plein de réacteur à l’arê et qui

Attendent qu’à redémarrer et vous avez a des changements puisque par exemple en Belgique il Vouvent fermer tous leurs réacteur et finalement ils ont décidé d’en garder deux voilà euh donc ça c’est vraiment le le premier la première action c’est de prolonger les réacteurs les Anglais ils ont annoncé aussi qu’il

Prolongeaent ce qui ce qui leur reste voilà donc tout le monde essaie de prolonger les les Canadiens bientôt Pickering non c’est 30 ans de plus voilà euh on a on a en Europe une première centrale qui est autorisé à fonctionner 70 ans c’est le visa en Finlande voilà

Et la deuxième action c’est de construire des très gros réacteurs donc le champion du monde de la construction de gros réacteurs on l’a dit c’est la Chine alors les Américains ont un peu abandonné l’idée parce qu’ils ont beaucoup souffert sur les chantiers de vogul maintenant les deux réacteurs

Tournent mais il y a pas de projet de gros réacteur aux États-Unis il y a les Canadiens qui viennent d’annoncer très lancé dans les petits réacteurs viennent d’annancer un très gros programme gros réacteur euh ils sont presque 10 Go enfin un truc très important et puis il

Y a la France qui a annoncé ses réacteurs eurpr et il y a plein d’annonces en ce moment dans des pays européens de gros réacteurs j’ai parlé de la République tchèque on en attend de nouveau encore en Royaume Uni on en attend au Pays-Bas on en attend en

Bulgarie on a eu des annonces en Suède donc l’Europe va reconstruire des gros réacteurs voilà avec qui alors parler mais et puis il y a plein de pays nouveaux entrants qui construisent des gros réacteurs avec avec la Russie voilà alors la Russie qui est le champion des l’exportation de réacteurs avec une

Stratégie très nouveaux entrants donc alors ils vont construire en Europe encore ils vont construire en Hongrie le projet hongrois n’a pas été annulé le projet finlandais avec les Russes a été annulé enfin ils sont actuellement en procès puisque le gouvernement finlandais après l’invasion de lrin a carrément arrêté le projet qui

Était quand même bien avancé par contre la Russie a aidé aide avec des chantiers qui se passent extrêmement bien la Turquie et puis et puis l’Égypte qui sont des des chantiers qui qui fonctionnent vraiment très bien donc la Turquie et puis l’Égypte sont en train de rentrer avec les Russes alors

C’est c’est un point quand même très important d’un point c’est un contrat nucléaire d’export c’est vraiment un un accord géopolitique profond parce que on en prend pour sent an euh c’est c’est un truc très liant au niveau industriel fourniture du combustible maintenancefilà c’est c’est c’est un lien extrêmement fort voilà le dernier

Point tu me dis si je si je parle trop c’est parfait 2 minuton le dernier point c’est les petits réacteurs innovants alors ça c’est le grand truc a 50 sociétés qui sont créés aux États-Unis sur les petits racteurs nvant il y a presque une dizaine d’années maintenant

Al ça se concrétise maintenant c’est des grosses sociétés aux États-Unis donc on voit une une une stratégie américaine qui je prolonge tout ce que j’ai et après je saute une génération je vais sur des petits réacteurs innovant la plus connue c’est celle de Bill Gates et Terra power avec un projet dans le

Wyaoming qui s’appelle natrium qui doit remplacer une centrale à charbon un site de centrale à charbon mais il y a un très beau projet dans le Texas sur Do chemical qui va installer des petits réacteurs nucléaires pour alimenter son usine chimique voilà il y a des très

Très beaux projets et et donc là on voit ça aux États-Unis il sont très en avance alors le ils ont un peu oublié de le combustible he comme on l’a dit donc ils ont fait les réacteur mais maintenant ils sont un peu embêtés sur le combustible mais mais bon ça avance bien

En France on a fait un appel à projet on en a 15 entreprises qui ont été créées dont H qui ont déjà été lauréat du du projet l’appel à projet gouvernemental et la cette semaine on a une annonce que enfin l’Europe crée une alliance des petits réacteurs nucléairirees une

Alliance industrielle la SMR alliance donc c’est c’est une très bonne nouvelle et puis on a donc les Chinois qui ont des programmes sur toutes les technologies elles sont très variés hein mais ils ont déjà il y a par en particulier les réacteurs à haute température et là ça y

Est il sont ENF en gros ils ont piqué la technologie allemande et et il l’ont ils l’ont fait et voilà ils ont déjà un premier qui fonctionne mais ils sont sur tout technologie avec les investissements considérat parce que pour eux c’est enfin la création de de propriété intellectuel à eux alors que jusqu’à

Présent c’était quand même de la technologie euh à haut pressciurisée américaine quoi que qu’ils utilisai et maintenant ça y est ils sont en position de créer leur propre propriété intellectuelle donc comme vous voyez il se passe quand même plein plein de choses voilà et donc nous la France on

Est dessus et on a un avantage considérable mis à part le fait qu’on a des on est on a des centres de recherche et on a une industrie forte c’est qu’on a les technologies du combustible donc on a j’ai pas parlé encore de l’AG l’AG qui une usine de retraitement de

Combustible ne combustibleusé mais qui est capable de produire énormément de matières intéressantes comme le plutonium ou d’autres qui peuvent être valorisé de manière extrêmement ressente dans ces réacteurs du futur pourquoi c’est parce qu’en fait on est presque dans nucléire renouvelable quoi c’est-à-dire un réacteur neutron rapide aujourd’hui si on avait une

Flotte de réacteur neutron rapide en France bon ça coûterait plus cher que notre flotte actuelle et puis ça prendrait un certain temps pour la renouveler évidemment mais on aurait plus besoin d’importer aucune matière on a assez sur notre sol pour fonctionner pendant plusieurs milliers d’années voilà donc on est vraiment dans le dans

Le nucléaire renouvelable voilà donc c’est en effet voilà j’ai fini merci beaucoup Valérie euh je je vous propose donc Annabelle on a 15 minutes une demi-heure combien 15 minutes 15 minutes pour le jeu de questionsréponses donc n’hésitez pas vous levez la main il y a de l’ombre et

De la lumière dans la salle mais monsieur au fond allez on démarre merci c’est moi qui commence les question alors le je rebondis sur ce qu’a dit madame sur le nucléaire madame Faudon Faudon j’ai quatre petites questions alors vous brossez un superbe tableau et effectivement l’Union européenne a

Inclus dans le Green Deal le nucléaire et ça c’est une très très bonne décision politique est-ce que la France n’a pas perdu sa crédibilité en matière industrielle suite au déboir de Flamanville et surtout en Finlande pendant 15 ans parce que je crois que c’est ces deux centrales ne sont pas

Encore relié au réseau respectifs fin prière question deuxème question vous avez dit que le Japon avait ou songe à remettre en route leur central arrêté après Fukushima on c’est très bien quit de l’Allemagne qui les a arrêté au même moment décision de Madame Merkel euh 3è question les États-Unis ont montré avec

Leurs avions que quand ils certifient les avions euh ils sont un peu légers vis-à-vis par de l’Europe c’est les industriels eux-mêmes qui certifie et après c’est certifié par la FAA est-ce que c’est pas le même problème pour leur énergie nucléaire par rapport à nous par rapport à notre ASN et dernière question

Rosatom a construit une usine en Turquie mais c’est sur une faille seismique il y a un an quelques jours près un grand tremblement de terre je crois pas que c’est la même région a détruit le quart des bâtiment du du pays dans le Sud alors est-ce que c’est pas un risque

Pour le nucléaire pour son image construire sur une une faille sismique merci Monsieur pour ces quatre questions très précises qui sont me semble-il directement adressé à Valérie al r donc la Finlande hkiloto est en ligne à produit 10 Terra water l’année dernière donc ça elle fonctionne très bien et

D’ailleurs ce qui est intéressant euh on s’en doutait he mais vous vous rappelez quand Eurotunnel a été en retard pour ceux qui étaient déjà là quand Eurotunnel a été en retard pendant des années c’était horrible on parlait de rotunnel en retard et puis du jour au lendemain rotunnel fonctionnait tout le

Monde oublié ben c’est un peu la même chose pour la pour pour le père en Finlande les Finlandais sont extrêmement contents de l’avoir ils disent que c’est the greatest climate Act et en plus c’est tombé bien puisqu’ils ont ils peuvent plus importer d’électricité de de Russie alors oui et

Je pense que si la c’est une des raisons pour lesquelles la Renaissance nucléaire n’a pas eu lieu celle qui était dans les à la fin des années 2000 euh moi j’étais chez arriveva à l’époque on avait un pipeline de 50 Paes je sais pas si vous voyez ce que

C’est et puis ça s’est pas passé il y a eu Fukushima mais il y a pas eu que Fukushima euh il y a eu aussi le fait que les premiers chantiers se sont mal passés donc c’est un peu arrêté alors je dirais maintenant c’est un peu derrière nous

Euh parce que les gens ont quand même compris parce que c’est quand même bien documenté y compris maintenant que construire un réacteur nucléire c’est pas facile pour un pays qui s’est désindustrialisé nous on était quand même quand je dis en 70 on avait 30 % de notre PIB qui était industriel

Maintenant c’est c’estour de 10 mais et que gros man il fallait mettre en place une Supply Chain et c’est marrant parce qu’il y a des pays qui le font pour ça pour s’industrialiser VO parce qu’il il y a des études là-dessus je crois que c’est

La Corée qui montre que ça a aidé à l’industrialisation de la Corée voilà donc donc je dirais que ça devient presque un avantage quand quand on l’a fait et quand on a souffert c’est que les gens savent que vous avez souffert et que vous vous avez une idée de

Comment moins souffrir pour la prochaine fois alors vous savez qu’on est en concurrence contre les Coréens maintenant en République tchèque coréens ils ont tout le monde les adore parceils ont construit très vite quatre réacteurs en aux émirab arabunis mais tout le monde sait que construire en Europe

C’est pas la même chose que construire aux Arabes Unis donc ça m’arrive sur votre 3è question je reviendrai au Japon après alors il faut voir que les donc aujourd’hui le pèref anglais il est quand même différent de leopre français il y a 7000 modifications sur le design le contrôle commande est

Complètement différent donc les autorités de sûreté local demandent des changements dans les designs qui fait qu’on n’arrive pas à avoir d’effet de série par contre on démontre un effet de série de 30 % entre 2e unité la première unité puisqueil y a une paireil donc la

Deè le deuxème va 30 % plus vite que que le premier alors c’est vraiment compliqué parce que c’est pas uniquement alors là je vous ai parlé des modifs demandé par l’autorité de Sté nucléaire mais dans chaque pays vous avez des réglementations différentes par exemple les réglementation incendies sont

Différentes d’un pays à l’autre ça ça peut avoir d’énormes effets sur le nombre de portes dans les salles la taille des sal enfin c’est et ça c’est pas nucléaire donc l’idée Imagineer qu’on pourrait changer les réglementations toutes les réglementations y compris les réglementations nuclair c’est un peu

Compliqué alors par contre il y a la lumière au bout du tunnel c’est les petits réacteurs parce qu’ils arrivent donc par exemple la certification de New World qui est le petit réacteur nucléaire de DF actuellement il y a trois autorités de sûreté européenne qui bossent dessus alors de mémoire c’est la France la

Finlande et la République tchèque et il y en a trois autres qui arrivent la Pologne la Hollande et la Suède ça veut dire qu’en fait Pays-Bas pardon ça veut dire qu’il aa il sortira certifié par six autorités de sûreté voilà donc ce qui ce qui est déjà bien que au au

Démarrage c’est plus facile voilà et pour des petits réacteurs c’est c’est plus facile mais c’est un vrai c’est un vrai sujet vous avez tout à fait raison alors le Japon remet en route alors Japon n’a jamais vraiment fermé alors ils ont fermé un certain nombre après

Fukushima et les autres ils ont fait des travaux et ils ont passé des années et des années à négocier leur redémarrage alors soit avec l’autorité de sur la nouvelle autoritété japonaise qui leur a demandé plein de travaux alors ça peut être des énormes murs face à la mer

Évidemment pour pour les histoires de tsunami mais ça peut être d’autres choses et puis aussi même s’ils ont ils sont c’est pas obligatoire ils doivent renégocier avec les autorités locales ets se sont donnés comme principe de ne de de d’avoir l’accord des populations locales pour redémarrer donc ça ça

Ralentit beaucoup mais les choses les choses se sont accélérées alors je ne peux pas vous dire aux États-Unis il redémarrre une centrale arrêtée là qui est palissade donc je je suppose qu’il n’ait fait aucune modification à l’installation depuis l’arrêt et donc l’état fédéral leur donne 2 milliards pour qu’il redémarre enfin c’est c’est

Très bien euh la centrale avait été revendue à une société qui était là pour la pour le démanteler et cette société est allée voir l’état fédéral je veux redémarrer obtu 2 milliards donc c’est c’est vraiment très bien en Allemagne on ne sait pas exactement ce qu’ ont fait sur leur centrale

Euh ils sont pas transparents sur le sujet on sait que Eon a fait une une une proposition de redémarrage qui a été refusée les informations qui sont fournies par le ministère de de de l’énergie sont fausses enfin il y a énormément d’erreurs dans les rapports qui en sortent donc on pense qu’ils

Peuvent redémarrer et d’ailleurs la CDU demande un redémarrage voilà et il y en a six voilà rose atome en Turquie alors moi alors d’abord alors je connais pas le site d’akouyou je connais bien le site de Cop parce qu’on devait construire dessus c’était un des meilleurs sites justement par rapport au risques

Antinucléire donc je suppose que les turques qui qui ont des très très bons physiciens de je sais pas des géologues des géologues non n’ont pas laissé enfin les choix des sites sont faits vraiment par rapport à ça mais je voulais quand même vous dire que les centrales

Nucléaires ça sa très bien résister à des tremblement de TER je vous dis par exemple tremblement TER qui a eu au teille il y a 2 3 ans euh la centrale de Cruas qui est sur piloti enfin côté enfin sur sur machin sismique qui a juste rien

Rien eu le village d’à côté était très abîmé évidemment la presse était sur le centrale de cruass he où où il y avait rien en fait grâce au Japonais aussi qui qui ont des tremblements de terre la la connaissance du comportement seismique des des centrales nucléaires est très

Avancé et d’ailleurs comme c’est là que les exigences sont les plus élevées euh d’une manière générale elle guide un peu les normes antisismiques sur toutes les autres type de construction voilà voilà merci beaucoup on va peut-être passer à d’autre question monsieur enfin messieur d’ailleurs je crois oui merci beaucoup

C’est vraent un micro arrive si vous voulez voilà ça va être plus oui merci beaucoup c’est vrai enfin toutes les présentations sont absolument passionnantes mais il faut choisir sa question donc moi j’avais une question pour Madame Pop costova sur le le développement des des interconnexions électrique et de et des ENR en Europe

Est-ce qu’on a quantifié ce ce que ça peut coûter à l’Europe en terme de de création de nouvelles dépendances vis-à-vis de la Chine notamment ce ce double mouvement est-ce que ça pèse sur la balance est-ce que par exemple vous sait ce que ça pèse sur la balance commerciale de l’Union

Européenne merci Yana oui merci Michel euh si on parle de de dépenses queeurope doit engagé antérieurement pour amplifier le le interconnexion transuropéen oui notamment il y a des il y a déjà fait des des études et justement il y a un mécanisme qui s’appelle connecting Europe facil donc

C’est un mécanisme de connecé la Europe je sais pas comment le traduire mécanisme de connexioneope et donc du coup c’est un mécanisme qui qui est financé directement du budget européen et après en fait cette mécanisme donne l’argent pour les projets qui sont classés j’ai cité certains projets qui sont classés comme

Projet de intérêt commun et justement le projet dans le secteur de énergie qui sont classés comme projet deintérêt commun sont le projet qui qui aide les pays de se connecter mieux et notamment c’est le projet aussi qui qui résoudre le problématique de île île énergétique donc c’est c’est un sujet qui est

Important pour l’Union européenne depuis plusieurs années euh donc actuellement on va avoir un augmentation de de de financement de cette connecting Europe facility qui est euh il me semble que c été presque 400 milliards je dois vérifier le je pense que c’est environ 400 milliards euh et

Donc du coup un fois une projet est classé euh comme projet de de intérêt commun euh il y a un financement très important qui vient de le budget européen et justement avec cette financement on va attirer aussi le financement privé donc ça sert comme un garanti euh pour pour cel-à après la

Questionnement sur la Chine euh je je je ne comprends pas trop c’est par rapport à le le réseau intern global ou je je euh j’ai pas trop compris en fait la question euh en fait quelle est la quelle est la part de la Chine dans les équipements qui sont créés dans

L’activité qui qu’estce que ça Europe vous voulez dire oui effectivement donc à travers des années Chine je pense que Michel vous avez évoqué au début de votre intervention euh en fait historiquement il avait pas trop beaucoup de regard central de Bruxelles sur en fait le le le le achat

De équipement ou du réseau ou de achat de par dans les compagnies électriques nationaux dans l’Union Européen donc c’était quelque chose qui était car en fait ça reste quand même en souverainité Nationale le Energie donc Chine allait euh piqué un petit peu partout de de euh de part dans cette réseau important donc

C’est un chose qui était soulevé comme un problématique il y a quelques années je me souviens que j’étais justement dans sa discussion où c’était euh justement il avait un discussion sur comment limiter ça donc du coup aujourd’hui euh je sais qu’il y a des importants projets au niveau du euh quel

Euh quel pourcentage de équipement stratégique peuvent être procuré par des des partis tiers de des pays pays tiers de l’Union européenne euh comment ça avancé pour l’instant je sais pas mais il y avait un discussion comme ça l’année dernière effectivement et après au niveau mondial il y a aussi beaucoup de recherche

Justement de de de voir le par de Chine dans les réseaux stratégiques depuis qu’ sont important pour l’Union européen euh j’ai fait un voyage très longue au proche en Afrique du Nord donc Égypte Maroc Algérie l’année dernière quand j’étais toujours au CIN de de l’Institut de des études sécuritaire et justement on

Voulait voir le par de investissement chinois d’investissement de Arabie Saoudite et l’investissement euh euh russe aussi dans le secteur de énergie dans ces pays parce qu’en fait C euh investissement commenc à à croître un petit peu et donc ça peut éventuellement vraiment freiner certaines de nos ambitions euh notamment les par exemple

On a on a l’ambition deemporter plus et plus de de énergie même fossile de l’Algérie avec le le gaz du Maroc Égypte hydrogène et et choses comme ça mais du coup il y a beaucoup des investissements de parties qui sont pas nécessairement considérés comme amicales pour l’Union

Européen donc on fait oui il y a des voilà merci beaucoup donc en complément euh ce que y vient de préciser fort utilement la prise de conscience au niveau européen elle est elle a été plutôt tardive puisqu’il y a eu un règlement qui a été adopté mais juste à

La fin de la dernière commission yunker avec une revendication c’est qui est au moins un commerce enfin équitable enfin en tout cas que si il y a des investissements chinois en Europe en matière énergétique il puiss y avoir aussi pour les groupes français possibilité d’aller dans les mêmes conditions avec le même degré

D’ouverture en Chine ce qui à l’évidence n’était pas le cas et deuxième revendication c’est qu’ la transparence ce qui n’avait pas été le cas sur l’acquisition des réseaux dans les années 2010 2015 et au-delà donc ça veut dire qu’à un moment donné on peut pas accepter et Madame Merkel en a fait un

Point dur puisqu’elle a bloqué le rachat du réseau de l’Allemagne de l’Est par les Chinois considérra qu’ avait avoir une clause de souveraineté là-dessus donc on est au cœur d’un sujet très politique che tout à l’URE en ouverture souveraineté autonomie stratégique ben oui l’Europe est-ce qu’elle est capable

De porter diplomatiquement un message de fermeté ou pas et si c’est ça ne reste que des mots et que des items comme ça i si sur les SMR on a des grands groupes américains qui signent des accords pays après pays pour offrir leur protection militaire modudo le fait que on

Développe localement dans ces pays qui s’appelle la Pologne la Hongrie la slovéie la Roumanie des petits réacteurs nucléaires américains on voit bien que le discours sur la souveraineté troua peut-être limite je je vois d’autres maattendu et puis monsieur vous a une question peut-être non tout à l’heure

Non non donc oui monsieur il n’y a pas de pas de souveraineté industrielle sans souveraineté énergétique une énergie nombreuse bon marché et souverain du coup est-ce que les différentes sources d’énergie que vous avez mentionné au niveau national mais aussi au niveau européen est-ce que les stratégies annoncées vous son bonne pour

Que notre pays et l’Union européenne garde son industrie paruli à l’Allemagne qui et et reste souverain industrielle on va peut-être faire tourner la parole al Nicolas ou Ann Sophie je vais parler un petit peu d’hydrogène donc sur l’hydrogène donc il a une technologie qui est clé qui est qui sont les

Électroliseur sur lequel la Chine pour le moment a grosso modo à peu près 50 % des capacités mondiales de production d’électrolyseurs notamment ils sont vraiment leaders en fait sur tout ce qui est technologie alcaline pas trop sur les PEM d’ailleurs leur grand regret ils essayent justement de de combler ce

Retard et la Chine définitivement de toute façon veut être un leader dans ce secteur alors ils ont un marché domestique et comme je l’ai dit c’est à peu près 30 % du marché mondial mais ils ont aussi bah des coûts de production qui sont bien moindres alors du moins

Des coup de CAPEX qui sont bien moindres que ceux de leurs équivalents donc dans nos pays l’Europe ou les États-Unis alors là où certaines personnes sont un petit peu plus prudentes c’est que ces électrolyseurs ont une efficacité moindre et la durabilité on est pas trop sûr donc en fait sur le coût de

Production de l’hydrogène donc qui dépend de ses variables ça serait peut-être moins évident et cela pousse à de nombreux fabricants d’électrolyseurs européens à demander qu’il y ait des des clauses de prodection ou des des clauses de production locale pour protéger en fait les producteurs d’électrolyseurs européens à suivre parce que pour le

Moment ce que beaucoup disent c’est que si on veut que bah l’hydrogène renouvelable décolle en Europe va falloir que ça soit pas cher donc va falloir que ça soit chinois et donc il y a toute cette ambigué entre essayer d’avoir et c’est un petit peu la même chose que le

Solaire pour l’éolien avec un différenciel de 30 % pour les turbines éoliennes voilà c’est exactement c’est bis rpétitas Nicolas je vais faire la même réponse que chaque fois qu’on parle de souveraineté je vais citer Carl Schmit et souverain celui qui décide de l’état d’exception la question c’est l’Europe a-t-elle technologiquement industriellement

Économiquement le moindre endroit où elle est capable de décider de l’état d’exception c’est-à-dire d’imposer sa règle aux autres euh Valérie l’ a dit finalement le seul endroit où on peut réellement le faire c’est le nucléaire parce qu’on a encore une maîtrise suffisante de l’ensemble de la chaîne de

Valeur euh pour le reste la réponse est non et je reviendrai un peu sur ce que disait Michel qu en citant l’article 194 du TFUE et justement ce qui est un peu au cœur de de de l’ambigué de la complexité de l’article 194 du TFUE c’est les États-membres décident de leur

Mix énergétique et de leurs fournisseurs mais dans le même temps la Commission est responsable de la promotion des énergies renouvelables c’estàdire que les étatsmembres ils sont souverains pour décider ce qu’ils veulent et à qui ils l’achèteent mais la Commission va au fur et à mesure pour un certain nombre

De choses et donc de fait à un regard indirect mais un regard dans le mix énergétique donc là aussi il y a aussi une contradiction en fait qui est interne à la question du traité sur le partage de la compétence entre la puisque l’énergie fait partie des huit compétences partagé de de l’Union

Européenne entre la Commission et les États-membres et à mon sens ça ça dérive un peu de votre question mais finalement ça va un peu dans ce sens-là la commission avec la réforme du marché européen de l’électricité risque avec la question des contrats pour différen qui rentent à l’ ériur du règlement pour les

Aides d’État d’avoir elle- même encore plus de regard sur le système interne des États-membres donc la question c’est aussi au-delà de les pays vis-à-vis de leurs fournisseurs les pays vis-à-vis de leur technologie c’est les pays l’UE et leurs fournisseurs et finalement le jeu au niveau européen il se comprend

Toujours à trois et c’est toujours ça qui qui est très compliqué c’est que l’Union enfin par exemple la France c’est pas les États-Unis les États-Unis peuvent directement aller contractualiser avec tel ou tel fournisseur en France par exemple pour l’ensemble des États européens il y a un

Jeu à tro qui s’opère entre justement ce qui est interne ce qui est au niveau européen et ce qui est externe et toute la complexité est là et la la souveraineté euh Annabelle c’est très bien puisquon a souvent parlé que le mot souveraineté ne se traduisant pas en

Allemand tout au moins ne voulant pas dire la même chose est aussi ne serait-ce que ça et je reviens à ma citation de K Schmid en fait peut-être la chose la plus compliquée à comprendre parce que au niveau européen quand on prononcit le mot souveraineté personne ne comprend la même chose certains

Veulent l’entendre d’autres ne veulent pas l’entendre parce que y compris en terme de de philosophie politique et donc de traduction ré dans l’économie ça n’implique pas du tout les mêmes choses merci Nicolas on va prendre peut-être une ou deux questions pour terminer l’échange monsieur allez-yp alors ouis voilà et puis

Après bonjour merci beaucoup pour vos interventions respectives très enrichissantes ma question s’adresserait plutôt à Madame Pop costova et faisant écho à ce qui vient dit et à la question précédente vous avez évoqué la nécessité vraisemblablement croissante dans l’avenir d’assurer un approvisionnement certains métaux pour notamment les câbles assurant les flux énergétiques et

Électriques en ce qui concerne le nickel que vous avez cité il est souvent dit que la France en tout cas métropolitaine dispose pas de min de nickel mais évidemment la Nouvelle-Calédonie dans son statut si particulier disposeelle de d’importantes réserves et de production de nickel alors ma question est se est multiple

Aujourd’hui existetil une réflexion autour de d’Achem enfin de de penser un acheminement des flux de nckel pour cet usage usage spécifique auprès de d’Européens alors que aujourd’hui le nickel est plutôt exporté en vers la Chine la Corée du Sud et le Japon est-ce que ce nickel peut être effectivement produit en Nouvelle-Calédonie pour

L’usage que vous étudiez et y a-t-il des arbitrages en terme de prix euh cette fois tel que vous euh tel que Monsieur Matsuki le le précisait tout à l’heure euh qui rendrait effectivement intéressant pour les Européens de s’approvisionner en Nouvelle-Calédonie euh plutôt que vers euh des concurrents

Extérieurs euh pour ainsi dire dans tout le paradoxe du statut de de ce territoire euh à l’égard de ce que vous étudiez vous et de vos travaux je vous remercie oui euh merci pour cette question euh je peux pas vous regarder directement parce qu’en fait je suis

Éblouie par la lumière donc désolé pour cela euh donc j’ai j’ai j’ai noté nickel mais il y a plein d’autres éléments qui sont absolument essentiels pour la transition énergétique moi j’ai j’ai cité les éléments qui sont essentiels pour le interconnuction et pour le vraiment le réseau électrique mais il

Faut vraiment aborder cette question d’un manière beaucoup plus large parce qu’il y a des éléments le Mét rare le rare earth euh le euh le le terre rare euh qui sont euh qui sont aussi absolument primordiales il y a beaucoup des études déjà fait sous la nécessité pour les différents énergies

Renouvelables et cette méth rare et le terre RAR qui sont absolument essentiel à avancer donc après pour le pour le minéraux pour le terre rare pour le métau bien évidemment il y a beaucoup de recherche il y a actuellement vraiment la commission européen a commencé un travau plus approfondi sur cette

Question assez tardivement comme on a l’habitude habitude de de faire euh sur justement faire vraiment un analyse sur les maison de potentiellement de approvisionnement domestique domestique sur l’Union Européen et et après le les pays le pays producteur de de ce style de matériaux avec qui éventuellement on Puut mettre des accords et directement

Et pas passer par par exemple Chine qui a beaucoup de contrôle par exemple cobalt au Congo et il achète de plus en plus de de en Amérique latine et et choses comme ça donc après la problématique est double parce que d’un côté on a le stock de ces matériaux qui

Sont importants mais deun autre côté il y a aussi le capacité de raffinage et là par exemple le problème est beaucoup plus plus euh plus important parce qu’aujourd’hui euh il me semble qu’il y a 98 % de tous les matériaux qu’on a besoin pour notre transition énergétique

Et aussi beaucoup pour le électric ité pour le développement de de de ces réseaux électriques qui sont raffinés en Chine donc actuellement notre notre action est plutôt vraiment axé sur le accès de de ces ressources mais on oublie un pas qui est très important qui est le raffinage et comme moi je dis

Souvent on peut avoir un stock P de toutes ces métaus assez important le produire autant qu’on vu mais si on n’ pas vraiment le l’usine de de raffinement et de Processing de toutes ces él en fait en fin de compte on doit encore dépendre sur la Chine après c’est un cûé

De de choses et moi je je je trouve qu’en fait parfois quand on parle de remplacer ind dépendance sur le hydrocarbure avec un nouvelle dépendance sur le terre rare ou tous ces matériaux rares je pense qu’en fait on simplifie un petit peu aussi le sujet parce qu’en fait la nouvelle nouvelle économie est

Beaucoup plus différente aussi donc on n pas besoin de d’un barrel de pétrole qu’on utilise et après on a besoin actuellement de le remplacer tout de suite mais un fois en fait on a accès à toutes ces minéraux le TER rares qui sont raffiné en fait on Puut faire un

Cycle de recyclage de réutilisation donc en fait c’est c’est un autre système de de de de économie de fonctionnement qui est radicalement différent de de par auparavant après le nickel usine de Nouvelle-Calédonie bien évidemment ça peut être utilisé pour pour notre pour avancer la transition énergétique l’Union Européen mais en

Fait ça reste juste un élément qui est clé il y a beaucoup deautres éléments lithium qui qui est cité beaucoup plus plus souvent parce qu’en fait actuellement bah plus de batteries ils ont besoin de de de lithium maintenant il y a un nouveau classe qui est

Développé qui a besoin plus de de nickel et le niikel est le niveau deaccès plus facile on va dire que le lithium euh mais donc ça sera un sujet en effet absolument clé prondial pour leunion européen qu’on on on attaque avec beaucoup de forces actuellement mais avec beaucoup de

Retard moi j’ai fait un recherche sur le criti il y a quelques années je me souviens quand j’ai j’ai commencé à faire mon recherche en fait le Chine avait commencé avec l’idée de critique matériau matériaux minéraux critical critique il y a 20 ans d’un fait plan de Five PL oui donc ils ont

Commencé parler de ça il y a 20 ans 24 ans et l’Union Européen on a commencé il y a même pas 10 ans en fait donc il y a effectivement un gros retard pour réaliser que effectivement c’est un système de de fonctionnement qui va changer et malheureusement chin ont pris

Beaucoup de contrôle mais je pense pas que c’est un chose qui on peut pas résoudre merci beaucoup je crois que votre question sur le nickel et sur la Nouvelle Calédonie a interpellé aussi Nicolas mazuki qui donnera le mot de la fin de cette table ronde voilà merci

Alors le la Nouvelle Calédonie c’est les troisè ressources mondiales en nickel elle toute seule pour vous de donner une idée donc oui techniquement ce sont des ressources qui sont extrêmement intéressantes après il y a des grosses difficultés de de production qui sont des difficultés à la fois techniques et

Économi l’exploitation du nickel en Nouvelle-Calédonie en fait est explosé pour faire simple en en deux grandes plaques de production avec deux grandes mines différentes et deux systèmes de raffinage différents qui produisent deux produits différents à la sortie donc il y a une inefficience j’allais dire économique relative sur la question du

Nckel après le nckel néocalédonien a un gros avantage c’est qu’il est à très haute pureté contrairement à ce que consomment par exemple beaucoup les Chinois les Chinois consomment beaucoup ce qu’on appelle le NP le nickel pig iron donc il a un nickel d’assez mauvaise qualité qui retrouve principalement aux Philippines et en

Indonésie mais pour certaines applications typiquement vous prenez les éoliennes la substitution des aentss permanents en terre rare sur les éoliennes terrestres elle s’est faite en partie avec du nckel à très haute pureté et le gros problème du nckel qu’on a aujourd’hui aussi également avec le cuivre c’est que c’est un métal

Absolument indispensable dès que vous avez de l’électricité qui circule quelque part donc c’est pas qu’un problème de transition énergétique c’est aussi un problème de transition numérique euh à tel enseigne que si vous regardez en fait l’évolution des cours mondiaux du nckel donc je vais pas vous dire n’importe quoi parceque je les ai

Pas regardé récemment mais jusqu’à pas longtemps on était à 33000 dollars la tonne euh ce qui en fait avec une croissance absolument folle le nickel c’est l’un des très rares métaux qui soit côté internationalement au CAV de l’énergie c’est ah c’est c’est le nickel c’est c’est hyper impressionnant c’est

L’un des rares métaux qui sonit à côté Olmi donc en fait c’est l’un des rares métaux sur lesquels on a vraiment une idée des cours or le l’acteur central du marché du nickel c’est un pays qui s’appelle la Russie avec une entreprise s’appelle norisk nckel et si vous

Regarde en fait l’explosion des cours du nickel au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine le LMI a été obligé d’arrêter la cotation tellement le cours avait explosé il avait dépassé largement les 50000 dollars la tonne donc ça devenait plus du tout tenable donc la Russie en fait a un pouvoir de

Négociation sur le marché du nckel ne serait-ce que grâce à l’implantation de norissk en Russie autour de la région de de de la ville du même nom donc qui est en Sibérie centrale à peu près mais aussi avec les les marchés que norissk a pris en Afrique donc oui la

Nouvelle-Calédonie est intéressante mais à partir du moment où on sera capable de sortir des des contradictions politiques et économiques qui sont inhérentes au tissu néoc calédonien à partir du moment où la Chine n’aura pas réussi à faire une prédation extrêmement forte parce qu’elle a aussi besoin de nckel à très

Haute pureté même si elle importe majoritairement du nckel de qualité on va dire assez moyenne avec le nckel pig iron et enfin si la Russie ne se sert pas de son pouvoir de négociation sur les marchés pour réussir à faire soit monter soit baisser les cours de manière

Dramatique sachant une fois de plus le nckel néocalédonien est un nckel dont le prix de rendement est très élevé donc si on a beaucoup de nckel qui arrivent sur le marché avec des PR b nickel néocalédonien s’effondre c’est la même stratégie par exemple que la Chine entretient depuis 10 ans avec les terres

Rares les terres rares sont à très bas prix vous regardez le kilo de néodim par exemple il est à 150 dollars le kilo à peu près l’idée c’est que la Chine met énormément de volume sur marché chaque année pour dissuader économiquement parlant d’autres acteurs d’entrée sur le marché parce qu’il serait pas rentable

Aujourd’hui on a un peu ce qu’ala aussi avec le nckel néocalédonien qui une fois de plus c’est un nckel qui est moyennement rentable mais qui a des applications tellement large que la seule question en fait du câblage électrique pour faire des câbles de transmission électrique sous-marin par

Par exemple en fait ne se pose pas aujourd’hui on c’est plutôt indquel qu’on réservera des applications qui vont même encore plus loin une fois de plus en terme de transport d’électricité ou de transport d’électrons he soit l’électron électrique soit l’électron en terme de de d’information merci beaucoup Nicolas nous voilà tous équipés pour

Devenir trader sur le marché du nickel grâce à tonne d’expertise et à tonne d’analyse mesdames messieurs d’abord merci à tous d’avoir assisté à cette première table ronde merci à nos quatre orateurs intervenants qui ont été précis concrets et extrêmement expert pas moins dans leurs différents domaines et puis

Je crois qu’il y a une pause Annabelle et puis on se retrouve pour la Table Ronde numéro 2 avec quelques amis que je vois au premier rang qui devont intervenir merci [Applaudissements] encore merci beaucoup c’était très bien il y avait des petits pres que des petits anglis mais en fait

On va se débrouiller ça très bien bon euh bien écoutez oui excusez-moi bien sûr c’est la modératrice qui est en retard bon ravi comme ça de pouvoir vous retrouver pour cette deuxème table ronde euh j’espère comme ça que déjà la première a pu vous apporter quelques éléments c’est vrai que c’était assez

Dense mais j’étais ravie également de voir que il y avait pas mal de dééco de perch tendu on va dire qui vont permettre de d’avoir une transition assez fluide justement pour ce deuxème panel qui je le rappelle donc se focalise davantage en fin de compte sur le territoire européen et donc les

Infrastructures qui se trouvent en Europe enfin dans les pays membres en tout cas l’idée en fait de cette table ronde c’est aussi vraiment de comment je pourrais dire de d’avoir une sorte de structure de penser en quelque sorte de se dire ben voilà encore une fois quand

On parle de sécurité énergétique on a vu il y a toute la partie géopolitique avec les les liens les implications que ça a pour les approvisionnements donc pour les routes les importations finalement qui sont acheminées vers l’Europe mais donc il y a également la partie finalement du fonctionnement des

Infrastructures sur le sol européen donc là c’est ce c’est ce que nous nous verrons un petit peu plus précisément à cette occasion et et donc pour cela donc je suis absolument ravie encore une fois je je me permets de faire un un rapide tour de présentation en tout cas alors vous m’excuserez je

Suis à la recherche de mes notes actuellement donc je parle un peu sous le contrôle de chacune et chacun donc nous commencerons bien sûr avec avec madame anoutman qui est enseignante à Science Po sur les questions justement de de politique énergétique européenne qui était également conseillère euh à la

Commission pour toutes les questions énergétiques donc je remercie chaleheureusement qui pourra nous permettre d’avoir un un témoignage aussi sur la difficulté de coordonner en fait tous ces toutes ces politiquesl tous ces enjeux-l au niveau européen après nous aurons également le plaisir d’avoir Maria eugéia Sanin qui est économiste de

L’énergie et donc notamment rattaché au centre d’économie donc de Paris saclé euh vous pourrez également présenter je je pense les programmes que vous que vous dont vous êtes responsable en économie appliquée notamment pour les questions de risque climatique pour les infrastructures énergétiques nous avons également donc annelist et Annie de la Commission de

Régulation de l’énergie adjointe donc au à la direction alors de mémoire direction européenne affaire européenne internationale et de la Coopération merci beaucoup voilà donc pour nous parler justement de la question finalement de l’influence donc des pays tiers et donc notamment comment est-ce que ça se passe au niveau des des

Infrastructures et quel est l’impact sur le marché déjà européen et puis enfin last but not least bien sûr nous avons le plaisir d’avoir monsieur Julien Keller qui donc de de chez RTE pareil pour les affaires européennes et les affaires de cybersécurité nous parlera un petit peu plus justement de de ces

Questions de de la sécurisation des réseaux euh justement en marge avec avec le numérique voilà alors si vous me le permettez euh madame mutman peut-être de de qu’on puisse commencer également avec vous parce que c’est vrai que il y a eu beaucoup on va dire de de de perches qui

Ont été lancé dans cette première table ronde qui qui évoque finalement ces questions qui des fois ont été traitées au niveau européen parfois oublié et et aujourd’hui donc avec ce contexte géopolitique aussi qui qui révèle finalement beaucoup de crise et donc de se dire finalement comment est-ce que cette question de la sécurité

Énergétique historiquement en quelque sorte était traitée au sein de de l’Union européenne est-ce que finalement c’est une surprise générale aujourd’hui dans les institutions européennes ou est-ce que finalement euh voilà il y a eu quand même une évolution des choses qui ont été faites euh depuis depuis quelques décennies maintenant

Ok euh ben merci beaucoup ben merci beaucoup aussi pour l’invitation puis merci à tous les gens qui qui sont là à nous écouter et j’espère que ce sera utile alors je pense que la la conscience des des les enjeux de sécurité énergétique elle existe depuis l’origine de la de la construction

Européenne et je dirais même que en partie elle est à l’origine de la construction européenne ce qui a évolué dans le temps ce sont d’abord les risques et donc la priorité la visibilité du sujet et ces risques qui dépendent à la fois du type de produit dont on parle et du contexte notamment

Géopolitique et économique donc par exemple de ce point de vue les caractéristiques du gaz qui le rendent compliqué à transporter beaucoup plus compliqué que le charbon le pétrole mais moins que l’électricité sont des des caractéristiques spécifiqu qui aussi avec le contexte géopolitique et l’utilisation par Poutine de l’énergie

Comme arme de guerre ce qu’il fait depuis 20 ans font en sorte que la question de la sécurité énergétique du gaz sur laquelle je vais essentiellement me concentrer et quand même la la grande priorité maintenant parce que c’est c’est le risque le plus important pour le moment en terme purement énergétique

Je parle pas des des matériaux et cetera dont on a parlé tout à l’heure alors ensuite je pense aussi que la la perception du risque a varié fortement d’un pays à l’autre en fonction de la situation de l’état-membre en cause et puis en fonction de ses priorités politiques parfois même de certaines

Idéologies par contre dans les institutions européennes je dirais que la la conscience de ce risque a toujours été présente et enfin il y a pas non plus toujours accord sur les solutions les réponses à apporter pour atténuer le risque et s’y est préparé par exemple lorsque le tingtang de Jacques de l’or

Notre Europe a proposé en 2010 de créer une communauté européenne de l’énergie les Polonais par exemple ont dit oui notamment le président à l’époque du Parlement européen le président du du Conseil européen mais les Allemands les Français la Commission européenne s’y sont opposé et il s’est rien passé alors que on voit que

Maintenant en réponse à l’agression russe on a en partie créé cette communauté pour les achats communs du gaz alors puisque vous me demandez une vision historique je vais peut-être commencer effectivement par un peu d’histoire alors après la Seconde Guerre mondiale une préoccupation majeure en France c’était l’accès au charbon et en

Particulier le charbon allemand que la France impimportait de façon massive avant la Première Guerre mondiale et dont elle avait évidemment besoin pour reconstruire son économie et cette élément a évidemment joué dans l’adoption du traité CK tous les français n’était pas favorable à un rapprochement franco-allemand juste après la guerre et

Le l’idée de paix n’a pas été majoritairement celle qui a motivé les les votants ensuite on a eu au début des années 50 la crise du canal de suesse qui a montré déjà à cette époque la fragilité de l’accès de l’Europe au pétrole qui entre-temps était en train

De prendre plus d’importance et qui venait principalement du Moyen-Orient et cette préoccupation de l’accès au pétrole de la fragilité de l’approvisionnement européen a été une des raisons de l’adoption du traité Euratom et Valérie Faudon qui a qui n’est plus là qui était là tout à l’heure a a bien dit que le

Développement du nucléaire a été beaucoup une réponse aussi plus tard à aux crises pétrolières des années 70 et des années 70 et 80 et on voit d’ailleurs que le le pétrole reste au centre des préoccupations au niveau européen en matière de sécurité tous les ans tous les 2 ans la

Commission fait des analyse sur les besoins en pétrole les approvisionnements possibles en pétrole et d’ailleurs dès 1968 on a le premier texte qui a été adopté sur base du traité de Rome traité de Rome qui est muet sur l’énergie euh l’énergie elle n’entre dans le traité qu’au moment de Lisbonne en

2009 avec le fameux articles qu’on a mentionné plusieurs fois que l’article 194 j’y reviens mais en 68 c’est-à-dire avant les crises pétrolières l’Europe va adopter une directive qui impose aux États-membres d’avoir un minimum contraignant de stock de pétrole euh on a par contre pas vu à l’époque euh la

Solidarité entre États-membres qu’on a vu récemment euh pour le gaz euh suite au au au conflit russo-ourainien alors dès les années 80 on a une montée en puissance du gaz dans le le le bouquet énergétique européen et le gaz est en fait considéré très rapidement comme ce qu’on appelle un

Carburant de transition c’est-à-dire qui est destiné à remplacer le charbon principalement mais aussi le pétrole d’une certaine façon euh pour réduire les émissions de gaz et effet de serre et puis aussi pour stabiliser le le réseau électrique dans lequel entre de plus en plus de production de renouvelables variables et dès la

Décennie suivante donc juste après la chute de l’empire soviétique en en 91 et les demandes d’adhésion de plusieurs pays de l’exboc soviétique qui ont qui ont suivi on voit dans les rapports que la Commission commion européenne rédige sur les les progrès dans les les les les efforts d’adhésion de ces pays

Candidats on voit que la Commission soulligne à plusieurs reprises pour des des des futurs candidats des futurs États-membres une préoccupation sur le fait que ces pays dépendent encore à 100 % des des approvisionnements de gaz russe et c’est à ce moment-là que la Commission va commencer à à

Soutenir un projet de gazoduc qui s’appelle nabouo qui est destiné à amener du gaz de la région caspienne par la Turquie vers le sud de l’Europe comme alternative aux approvisionnement de gaz russe on a un accord de coopération qui a été signé pour la construction entre des entreprises autrichienne hongroise

Bulgare et turque en 2002 mais en 2003 1 le projet a dû être abandonné parce que en réalité on avait d’un côté un projet commercial qui doit être au moins économiquement viable et de l’autre côté une concurrence déjà orchestrée par Moscou des pressions sur un des des gros fournisseurs qui était l’Azerbaïdjan

Avec le le chadénit et aussi le bras armé de Moscou qui est Gazprom qui commence à construire euh un gazoduc concurrent qui va rendre nabouo inviable économiquement parlant alors l’année 2004 pour moi c’est le premier tournant en matière de de de de question de sécurité d’approvisionnement gazière puisque c’est cette année-là

Qu’on a adopté les premières règles européennes sous forme d’une directive qui a été adoptée et la date à son importance le 26 avril 2004 euh et à cette époque on voit en fait trois évolutions l’une dont j’ai déjà parlé euh qui est l’élargissement à 10 nouveaux États-membres dont certains

Sont je répète à 100 % dépendants du gaz russe et le 26 avril c’est quelques jours avant euh le jour de l’adhésion ensuite on a à cette époque-là comme j’ai dit une consommation de gaz qui augmente mais surtout une production européenne qui diminue très fortement et donc mécaniquement euh une dépendance euh de

Le Europe aux pays tiers qui augmente avec près de la moitié de l’approvisionnement européen qui déjà à l’époque provient de de Russie et troisème élément qui a joué pour commencer à à prendre des actions concrètes en matière de sécurité d’approvisionnement gazière c’est le fait que l’Union européenne à cette

Époque-là vient de de franchir une étape importante dans la création d’un marché intérieur de l’énergie et notamment du du gaz mais aussi de l’électricité et donc la sécurité d’approvisionnement n’est plus uniquement une question nationale qu’elle était largement jusque-là mais elle devient une question européenne d’un côté parce que les

Risques dans un État membre s’ils se matérialisent peuvent se propager dans les États-membres voisins mais aussi inversement parce que en cas de pénuriie dans un état-membre donc de crise d’approvisionnement dans un état-membre les autres États-membres grâce aux interconnexions peuvent venir fournir dans un premier temps au moins une

Solution alors quelques mots sur cette directive qui est un texte très court qui est qui définit c’est une directive c’est pas un règlement donc pour ceux qui connaissent la différence ça veut dire qu’il y a juste un cadre commun à l’intérieur duquel les États-membres doivent définir leur propre politique de

Sécurité mais au moins ils sont obligés de le faire de façon transparente donc les États-membres il doivent on leur dit vous devez établir clairement les responsabilité de chacun des acteurs selon des normes de Sécur des normes de sécurité que vous définissez vous-même ce sera plus le cas dans les règlements

Suivants ils doivent s’assurer que les ménages sont protégés en cas de de de de circonstances exceptionnelles ils doivent préparer des mesures d’urgence en cas de criseà dire re préparer euh et une chose très utile qu’à fait cette directive c’est de créer un groupe de coordination pour le gaz qui est composé

De représentants des États-membres et de toutes les parties intéressées du secteur de l’électricité mais aussi des consommateurs ce groupe il est présidé par la Commission européenne et il est chargé à la fois des réponses à la crise mais aussi euh de préparer d’élaborer des politiques de réponsse pour le futur

Et la commission là-dedans selon cette directive est chargée d’une surveillance générale de la situation c’està-dire elle surveille les contrats à long terme pour autant qu’elle en soit informé les approvisionnements les stocks euh et les interconnexions et de fait l’utilité du groupe va rapidement euh être testée puisque par exemple

Début janvier on a des coupures de gaz russes dans le premier conflit russo-ukrainien sur le gaz et ce groupe va permettre dès les premiers jours de janvier d’organiser la coopération avec les États-membres qui sont victimes de cette repu d’approvisionnement et il y en aura d’autres en 2007 200008 2008- 200009 et

Cetera ça va durer tous ces conflits gaziers vont durer jusqu’à jusqu’à l’invasion du du de février 2022 alors depuis ces crises gazièr en réalité l’Europe n’a pas arrêter de renforcer ces dispositifs en matière de mesures de sécurité et comme vous pouvez l’imaginer avec la dernière crise on a

Vu une explosion de texte de texte adopté et y compris comme on en a parlé tout à l’heure sur des questions comme les matériaux critiques ou toutes les chaînes d’approvisionnement industriel dont on a besoin et pour lesquels on a eu hier un accord en trilogue donc ça

C’est la bonne nouvelle donc on va bientôt avoir un texte publié d’ici je sais pas quel 2 TR mois le temps que le Parlement et le Conseil prennent leur décision et donc en réalité euh l’Europe elle elle est arrivée au moment de la crise quand même relativement bien

Préparé parce que c’était pas une crise complètement imprévisible mais en même temps pas suffisamment préparé on peut en parler tout à l’heure puisque on a eu besoin de toute une panoplie de mesures d’urgence alors entre-temps entre-temps c’est-à-dire depuis 2024 DEP 2004 pardon la position de de de Poutine vis-à-vis de l’Europe

S’est considérablement durci NOTAM notamment suite à la révolution orange en Ukraine et à la conférence de Munich en 2007 Vladimir Poutine a clairement confirmé oralement que pour lui il était prêt à utiliser l’énergie comme une arme géopolitique donc on est tous avertis donc en 2010 le la directive

Devient un règlement euh donc quelque chose de beaucoup plus contraignant avec des règles très détaillées dont on peut aussi parler et ce règlement va encore une fois être renforcé en 2017 et c’est ce règlement de 2017 qui est toujours d’application qu’il était au début de la crise et qui a encore été renforcé

Durant la crise pour y ajouter des obligations de stockage il y avait des obligations de stockage en matière pétrolière mais il n n’avait pas dans le domaine du gaz et donc durant la crise on a imposé les obligations de stockage qui en réalité été largement dépassé elles sont actuellement de 90 % de

Remplissage au 1er novembre et en 2022 on était à presque presque 100 % des des de remplissage alors en 2012 les États-membres et le Parlement se sont aussi mis d’accord sur un texte qui a été extrêmement difficile à négocier qui est un texte qui qui crée un mécanisme d’échange d’information sur les accords

Intergouvernementaux c’estàd les accord conclus entre un état-membre et des paystiers dans le domaine du gaz et l’objectif de de de cette de cette décision est entre autres qu’un État membre puisse d’abord que la Commission européenne soit informée et que on a une vision européenne de de ce qui se passe

Mais aussi que éventuellement un État membre puisse demander à la Commission européenne son assistante son assistance lorsqu’elle négocie lorsqu’elle négocie un contrat avec un pays tiers parce quand quand quand vous êtes la Petite Pologne vis-à-vis de la Russie vous êtes peut-être pas arm égal pour négocier des contrats et les Russes avaient

L’habitude d’imposer des des des clauses qui en réalité sont contraires au marché intérieur mais que les Polonais pouvaient pas refuser devant la la pression et leur besoins en énergie et ce règlement 5 ans plus tard a été renégocié pour avoir euh pour d’abord l’étendre au pétrole mais aussi

Euh pour que la la Commission puisse être informer non pas après la signature des contrats mais avant la signature des contrats et donc éventuellement bloquer des signatures sur base par exemple de l’application des règles en March du marché intérieur exemple de ce type de règle par exemple

C’est il est il est pas autorisé d’interdire la revente c’estàdire quand quand du du gaz est négocié avec entre la Pologne et et la Russie la Russie peut pas empêcher la Pologne de revendre son gaz à d’autres pays voisins ça c’est un un élément très important temp dans

Dans la négociation des contrats alors un deuxième tournant pour moi c’est évidemment l’année 2014 où suite à l’euromaïan Poutine annexe la Crimée engendre le conflit dans le donbas et chose qui est moins connue adresse à certains États-membres une lettre qui les menace de leur couper l’approvisionnement en gaz alors

Quelques semaines plus tard la commission européenne va sortir une stratégie européenne de sécurité énergétique et le Conseil européen c’està-dire la réunion de tous les chefs d’État et de gouvernement européens va en débattre dans sa réunion du mois de juin euh les les axes de cette stratégie euh restent tous pertinents aujourd’hui je

Vous les cite d’abord renforcement des des mécanismes d’urgence et de solidarité modération de la consommation amélioration du fonctionnement et de l’intégration du marché diversification des sources des fournisseurs et des routes développement des sources indigènes et aussi développement de nouvelles technologies coordination des actions au sein de l’Union européenne et diplomatie énergétique vers l’extérieur

Où l’union est censée parler d’une seule voix ce qui est pas toujours commode puisqu’il faut trouver l’unanimité des des 27 dans ce domaine alors toute C cette discussion cette prise de conscience C mesurees cette stratégie et cetera va pas empêcher l’Allemagne et d’autres pays d’ailleurs en parallèle de continuer tranquillement de négocier avec

Gazprom et avec aussi les entreprise Eon shell donc les Néerlandais et OMV les les Autrichiens et ngj va rejoindre plus tard et de conclure juste quelques mois après avoir qu’on est défini au niveau européen cette stratégie de conclure une alliance pour la construction de Northstream 2 donc Northstream 2 qui est

Un pipeline qui qui double la capacité d’un pipeline qui était déjà existant Nordstream qui avait 55 BCM donc on double cette capacité alors que le premier pipeline n’était pas utilisé à pleine capacité et tout ça malgré quand même des avertissements assez bruyant on peut le dire qui venait notamment du du côté

Euh polonais mais aussi du côté ukrainien où on a vu quelqu’un comme Andri koboliev par exemple l’ancien CEO de la compagnie ukrainienne nafogaz qui va même avertir que ce deuxème gazoduc dans la Baltique n’a qu’un seul but l’annexion de toute l’Ukraine une fois la construction terminée et c’est

Exactement ce qui s’est produit à peine la construction terminée quelques semaines après on a vu l’invasion de l’Ukraine et en réalité l’Allemagne n’a renoncé P à ce gazoduc que 2 jours avant le jour de l’invasion de l’Ukraine c’est-à-dire le 22 et l’invasion a eu lieu le 24 donc elle n’a

Renoncé que lorsque vraiment les les troupes russes était déjà amassé à la frontière ukrainienne et on peut expliquer après on peut discuter aussi pourquoi alors je selon c’est utile de revenir à la question du traité parce que que on peut se poser la question pourquoi on a rien fait au niveau

Européen pour empêcher ce ce gazoduc d’être construit alors selon le traité c’estàd l’article 194 un des objectifs de la politique européenne donc la politique de l’Union en matière d’énergie c’est la sécurité d’approvisionnement dans l’Union ça a peut-être son importance c’est pas de l’Union c’est pas tout à fait la même

Chose mais ce qui est important de souligner c’est que après ce paragraphe qui décrit les objectifs développement du renouvelable marché intérieur et cetera on a un paragraphe qui dit que les mesures qui sont prises pour poursuivre cet objectif ne peuvent pas en fait empêcher les États-membres de déterminer leur source

D’énergie et la structure de leur approvisionnement énergétique et comme on disait tout à l’heure ça crée évidemment un frein à la politique vraiment EUR euréenne en matière d’approvisionnement énergétique alors il restait donc en fait une possibilité pour l’Union européenne de bloquer ce projet pas au titre vraiment de la politique

D’approvisionnement et de sécriter l’approvisionnement mais au titre des règles en matière de marché intérieur et c’est ce que l’Europe a essayé de faire c’estàdire que on a en en la Commission en 2017 a proposé de modifier la directive marché intérieur gaz ça a été adopté après de très difficiles négociations donc je

Vous passe le détail parce que bien sûr qu’il y avait des intérêts contraires du côté allemand mais aussi d’une certaine façon du côté français du côté italien et cetera euh alors les modifications en réalité font en sorte que des règles marché intérieur qui qui ne s’appliquait qu’au gazoduc intérieur à l’Union européenne

S’applique aussi au gazoduc qui entre dans l’Union européenne et donc à à ce gazoduc Nordstream 2 euh et et ce qui est intéressant c’est que la clause qui ce serait qui aurait dû s’appliquer à ce gazoduc c’est la clause de ce qu’on appelle l’bundling c’estàd le dégroupage c’est-à-dire que

Une entreprise qui contrôle la production peut pas aussi contrôler ce transport et or gaz Gazprom contrôlait contrôlait les les deux et donc Gazprom a évidemment été devant la Cour de justice pour contester la modification de ces règles mais malheureusement la Cour de justice elle s’est d’abord euh

Préoccuper de la recevabilité de de de cette euh de ce recours et elle n’a jamais en réalité eu à se prononcé puisque Nordstream 2 AG donc la la l’entreprise qui a été qui a été constru mise sur pied pour gérer la construction de de ce

Gaz au duuc a déposé son bilan en 2022 suite aux sanctions américaine alors j’ai dit que l’Europe était préparée à la crise mais pas assez et effectivement le le le cadre existant et son application n’était certainement pas suffisant face non seulement à la situation gazier mais aussi à une sorte

De comment on appelle en anglais de perfect storm tempête tempête parfaite on a eu une reprise de la demande très forte suite au covid on a eu des conditions météo particulières part particulière en 2021-222 et comme ça a été rappelé tout à l’heure la non disponibilité du parc nucléaire français d’où la nécessité

D’adopter au niveau européen ce plan dont on a aussi qu’on a aussi mentionné qui s’appelle ruort eou qui a été adopté en mai 2022 pour dont le seul objectif est de réduire le plus rapidement possible la dépendance de l’Union européenne au gaz russe et de façon plus générale au carburant fossil puisque on

Importe quasiment 100 % de notre pétrole et donc de renforcer la résilience du système euh également en accélérant la transition énergétique comme ça a déjà été dit précédemment et l’Union européenne a adopter en un temps record toute une série de mesures certaines structurelles donc qui seront valables dans le futur

Comme sur les règles de de stockage et aussi sur les règles de certification qui n’existaiit pas pour les gestionnaires des des installations de stockage il faut savoir que les Allemands les Autrichiens les les Néerlandais avaient vendu leurs installations de stockage à Gazprom euh sans que d’ailleurs beaucoup de politiciens euh allemands notamment ai

Été euh au courant et puis il y a eu aussi des des des mesures purement temporaires donc certaines ont déjà été prolongées pour 1 an euh qui visait euh la coordination des réductions de demandes de gaz et d’électricité qui visait à organiser de façon conjointe les achats de gaz si on en est

Maintenant à la 4e le 4e appel d’offre sur la plateforme conjointe à accélérer aussi l’octroi des permis pour les les projets de renouvelablebl et à instaurer des mécanisme de correction de prix du gaz et de l’électricité et avec tout ça j’ai pas parlé de toutes les mesures qui

Ont été prises aussi dans le domaine de l’électricité dans le domaine des codes de réseau dans le domaine des systèmes et des réseaux d’information dans le domaine des chaînes d’approvisionnement de cyber sécurité et cetera mais je laisse ça à d’autres parce que ça ça tombera très bien puisqueeffectivement

Ça vient compléter le le le reste du panel également alors merci beaucoup déjà madame Hutman pour pour votre apport et ça permet comme ça aussi de de bien cadrer sur des politiques qui finalement quand on regarde un peu plus sur le temps long sont quand même assez denses même si effectivement il reste

Encore un grand chemin à faire alors je je me tourne maintenant vers vous Maria Eugénia si vous voulez bien effectivement pour puisque je je rebondirai aussi sur cette très bonne formule que vous mentionnez madame Hutman sur sur l’approvisionnement la différence en fait entre l’approvisionnement dans l’Union européenne et l’approvisionnement de

L’Union européenne et donc là on sera justement plutôt dans le D et notamment pour savoir pour justement éclairer finalement sur un risque qui est de plus en plus prignant on commence à en entendre parler n’est pas forcément toujours intégré et donc j’aimerais justement si vous voulez bien que vous

Nous présentiez un petit peu qu’est-ce que c’est que le principe d’avoir des risques climatiques et quelles sont les implications que ça a pour le secteur de l’énergie oui avec plaisir donc euh et en fait euh donc en économie euh les risques euh et donc on on essaie de trouver la

Valeur de ces risques notamment qu sont les coûts de se prémounir et et de les séviter et donc euh euh en risque climatique euh nous parlons il y a tout un ensemble de littérature qui parle de risqu climatiques ils sont déclinés en deux types donc on a le le risque

Physique lié au changement climatique et c’est ça que tout le monde a en tête quand on parle de risque climatique pour les infrastructures et on a aussi le risque climatique lié à la transition c’est-à-dire les risque de transition et euh donc regardons avec un exemple de quoi on parle donc le risque physique

Euh lié au changement climatique c’est ça que vous pouvez imaginer c’est-à-dire euh les dans le cas des infrastructures énergétiques on aura une efficacité moindre pour la transmission électrique vu que la température de sol sera plus élevée et donc les stabilisation de cette de cette électricité sera plus

Plus difficile on aura euh moins de disponibilité d’eau pour refro les centrales nucléaires on aura aussi même si on a de l’eau disponible cet eau sera une température plus élevé donc on aura une difficulté plus importante pour refaduire les centrales euh on a pour les les la génération thermique

En gaz par exemple on aura et on va consommer plus de gaz euh euh et à cause des températur mat et on va aussi euh avoir moins d’efficacité euh justement parce que une partie de l’énergie est liée à la transmission à la gestion de la température et cetera

Euh et et donc même sans arriver à des ça qu’on appelle des tiping points en en langage climat c’est-à-dire sans arriver à des inondations ou des effets extrêmes même cette question de la température en soi génère des risques pour les infrastructures bien évidemment quand on parle des typing points c’est-à-dire inondation tempête et

Cetera on a bien évidemment des coûts liés à la résilience des infrastructures pour ces risques climatiques qui sont assez important parce que si on veut avoir des infrastructures résilientes à des ça qu’on appelle des typing points les coûts augmentent d’une façon exponentiale et d’une façon importante

Et il y a des différents groupes de chercheurs qui ont fait et c’est une partie aussi de des travaux de l’IPCC IPCC ou de le J comme on dit en français et donc euh voilà donc tous ces risques climatique d’un point de vue économique ont un cût que on estime et on estime

D’ailleurs et on s’accorde à dire que en général d’une façon générale pour les risques lié à l’augmentation des températures moyennes ça coûte moins cher de être résilient à ce type de température que de rien faire et de attendre euh voilà et mais après sur quelle est

La valeur de ces risque pour chaque type d’infrastructure ça dépendra de l’infrastructure et des risques et euh et dès l’endroit où l’infrastructure se trouve et cetera et cetera il y a des méthanalyses très intéressantes que je vous invite àer regarder pour et donc la les les infrastructures énergétiques

Sont particulièrement euh exposé à ces risques parce que il y a une partie comme dans le secteur industriel de gestion de la température qui est très important et donc euh les risques physiques lié au changement climatique sont particulièrement importants et ont un valeur économique important pour les infrastructures énergétiques euh

Euh là où le secteur énergétique il est vraiment euh et il est particulier c’est pour le risque des transitions parce que pour euh euh les risques de transition donc qu’est-ce que sont qu’est-ce qu’on appelle le risque de transition c’est les risques liés au fait des devoirs transformer le secteur ok donc comme il

Y a une régulation on est on s’accorde à dire qu’on doit respecter les accords de Paris et on a on a plusieurs repow eu fit for 55 et cetera et cetera on a un ensemble de politiques au niveau européen notamment et qui nous impose une transformation de notre secteur

Énergétique et donc le énergétique va devoir se transformer pour respecter ces ses engagements climatique et donc ça c’est ça qu’on appelle les risque des transitions bon il y a des autres risques de transition dont je vous parler après mais ça c’est le le fondamental et donc le le secteur

Énergétique donc par exemple le secteur de transport c’est un risque c’est un secteur aussi à risque de transition mais pour l’instant la taille de de Cees risques on dirait qu’il est moindre parce que le secteur qui est assoujetti à la régulation environnementale d’une façon la plus marquante plus importante c’est le secteur énergétique

Donc quelle est la la quel est l’implication pour les infrastructures bon il aura ça veut dire qu’il y a certains infrastructures qui vont devoir être retirées avant leur fin de B ok par exemple des poste de régassification que on est actuellement en train de construire en fait ils sont assjettis un

Risque de transition très élevé on devra les retirer avant donc ils seront construits pas suffisamment à temps pour nous munir pour la crise qu’on a actuellement et on devrait les retirer avant si on veut être en accord avec nos engagements euh climatique de Paris donc euh euh

Ces risques de transition en plus sont particulièrement importants dans le secteur énergétique d’un point de vue géopolitique parce que comme vous le savez les saut de secteurs sont les saut de secteurs et le bien-être de la population en général ils ils sont très exposés au secteur énergétique

Donc en économie on dit que ces risques de transition le risque est des transition le risque climatrique des transition du secteur énergétique un impact multiplicatif sur le reste de la chaîne des valeurs sur l’industrie sur les les ménages et donc effectivement ces risques de transition sont particulièrement importants pour le

Secteur énergétique et et c’est pour cela que euh on les regarde de près euh et on a tout un ensemble de mécanisme des financement de la transition énergétique c’est pour ça qu’elle s’appelle pas chose transition climatique d’un point de vue plus vaste euh en général quand on parle des

Financement de la transition on pourrait parler de la financement de la transition énergétique industrielle des consommations parce que il y a tout un ensemble mais on parle spécifiquement de la financement de la transition énergétique justement parce que la valeur de cette de cette de ces risques d’exposition des infrastructures il est

Très important et euh et donc et bien évidemment comme les risques sont d’une nature très différente donc les risques climatiques au physique sont d’e nature euh très euh euh et donc certains certains événements côté et risque climatique physique ont une probabilité d’occurrence faible mais avec des dommages très élevés tandis que des

Autres des autres événements sont un tout petit peu plus prédcibles et donc il y a le côté assurance qui peut rentrer en jeu et qui peut très bien servir pour nous munir de cette de ce ris euh et et la nature de ces risques sont assez différentes et donc du coup les

Solutions qu’on pourrait apporter peut-être on va en parler sont différents et du côté transition aussi une une partie de ces risques de transition sont lié à comment on crée la régulation et comment on s’accorde sur qu’est-ce qu’il faut faire et donc les risques la valeur économique et donc le

Besoin de financement de ce risques va dépendre des d’une façon plus très importante de quel est la régulation quels sont les les les politiques publiques que on met en place et donc certains risques vont diminuer si on arrive à à à passer certaines réformes tandis que des aut des autres des autres

Risques ou la valeur des autres risques notamment les risquesation risque d’en monter merci beaucoup et peut-être justement pour rebondir aussi un petit peu de dessus puisque voilà on voit à quel point c’estes risques là finalement sont très physiques liés justement aussi à cette transition énergétique et quand on parle de transition énergétique on

Entend souvent parler d’électrification et donc aussi de numérisation des réseaux et donc je me dirige discrètement comme ça vers vous Julien pour pouvoir justement nous expliquer un petit peu plus justement ce lien entre voilà électrification des réseaux enfin de manière générale le principe en fait des risques cyber dont

On entend aussi des fois parler soit dans les journaux ou ou ou dans des revues plus spécialisé voilà comment est-ce que ce serait possible de définir un petit peu ces risques là et puis voilà faire un petit état des lieux merci al déjà merci pour pour l’invitation Annabelle et puis merci à

Tous de d’être présent pour cette conférence très intéressante alors comment définir les risques cyber donc le le les risques les risques de cybersécurité sont en effet aujourd’hui considérés comme un un enjeu majeur sur toute la chaîne de valeur de de l’électricité donc que ce soit de la

Production donc quels que soi les les les centrales à la partie transport distribution fourniture donc tout le réseau tout le réseau électrique finalement qui est de de de plus en plus vaste on a eu tout à l’heure la la démonstration enfin la l’explication par Madame pootsova de de du nombre

Important et cro 300 de d’interconnexions en Europe donc simplement pour rappel on est à plusieurs centaines de d’interconnexions au niveau européen avec environ 500000 km de ligne haute tension sur le territoire européen on a donc une un territoire interconnecté qui s’étend puisqu’on a

Eu la synchronisation il y a il y a il y a un an et demi avec l’Ukraine et la Moldavie en 2025 l’année prochaine il va y avoir la la synchronisation de la même manière avec les les pays baltes donc on a un territoire un système électrique européen qui s’étend et auquel est

Rattaché et instrumenter un ensemble de de composants on va dire numériques qui vont permettre de de de piloter de de surveiller ce réseau donc on a on a on a vraiment ce ce phénomène là donc un réseau qui est qui est de plus en plus instrumenté à la

Fois d’un point de vue ce qu’on appelle ha donc système d’information outil numérique mais aussi d’un d’un point de vue ti donc tout ce qui est technologie opérationnelle pardon ce sont on va dire les les systèmes industriel donc vraiment les les systèmes industriels qui qui sont utilisés sur le sur le

Réseau électrique et qui sont autant de points susceptible euh d’être utilisé en tout cas ou pour pour des pour des cyberattaques donc c’est vraiment pour pour pour préciser qu’on a un réseau très vaste et qui est de de de plus en plus interconnecté notamment enfin vient les toutes les interconnexions dont on

Parle donc quand on quand on utilise le terme cyberataque on ça ça désigne en fait toutes les tentatives d’atteinte au système d’information dans des buts mal dans un but malveillant qui peut être de différentes natures donc on peut avoir des des motivations très diverses qui peuvent être aussi bien de

La de la déstabilisation d’une entité d’un état du du d’une entreprise pour pour des raisons financières également avec des ranomwir enfin des demandes de de de gain de de rançon pardon euh il y a également ça peut également être fait dans dans l’intention de nuire à l’image d’une d’une entité d’une d’une d’une

Entreprise donc on voit qu’on a des des des impacts variés enfin pardon on a des des pardon des motivations variées et des impacts qui peuvent être divers qui vont à la fois de je voulais rajouter également ça peut être il peut y avoir du des cyberattaques qui sont faites pour des

Raisons aussi idéologiques on entend souvent parler dans dans l’actualité donc on peut avoir de la perte de disponibilité c’est-à-dire de la perte d’un service offert la la demande de rançon j’en ai parlé juste avant euh on peut avoir parmi les pertes de disponibilité ça peut être la la la

Suppression de de commande à distance de visualisation à travers des outils je prendrai par exemple l’exemple d’un dans le domaine de les gestionnaire de réseau utilise ce qu’on appelle par exemple des des SCADA c’est les les outils qui permettent de de d’exploiter les flux d’énergie qui transit sur sur la plaque

Si ce ce système est attaqué de de diverses manières on est vraiment euh enfin on va être contraint de de de d’utiliser des moyens détournés pour pour piloter le réseau donc il y a différentes manières qui peuvent être qui peuvent être utilisés donc parmi ces attaques on a je

En parler juste avant le le le le ransomware ça peut être des techniques plus classiques teles que le le fishing de l’usurpation d’identité pour récupérer des données sensibles le malware donc qui est le malware c’est c’est d’un un logiciel malveillant qui va être introduit sur les réseaux à des fins divers et variés

Pour à la fois euh obtenir du dé enfin mettre en place un dénis de service de de de l’activité qu’on qui qui est ciblé euh donc tout ces ces types d’attaques là sont plus plutôt des des attaques qui sont assez génériques à tous les domaines d’activité mais pas seulement

Au domaine de enfin qui sont pas pardon spécifiques au domaine de l’électricité et toutefois le domaine de l’électricité a ses spécificités puisque c’est un donc un système qui est exploité en temps réel puisquen à chaque seconde sur le réseau électrique on doitir résoudre l’équation consommation égale production

Donc on doit avoir tous les outils numériques associés qui répondent en temps réel aux besoins du du du système électrique euh donc ces problématiques sont pas forcément prise en charge par les outils standards cyber donc on a des problématiques vraiment particulières il y a également l’effet cascade qui est

Assez spécifique au domaine de l’électricité c’est-à-dire que si une un une problématique survient sur euh un outil informatique euh connecté au réseau qui génère de graves dégâts qui peuvent et de graves incidents qui peuvent aller jusqu’au blackout le le système électrique est tel que un blackout dans une zone donnée par effec

Cascade peut entrer d’autres blackout donc on voit que les les les les risques et les conséquences peuvent être très très importantes et on a une complexité supplémentaire qui est le fait d’avoir un mix technologique très important puisque en fait sur le réseau électrique alors déjà sur le réseau électrique français mais aussi

Mais encore plus d’un point de vue international et européen en l’occurrence on a des la la cohabitation de technologies enfin d’anciennes technologies qui ont plusieurs dizaines d’années et donc pour lesquels la cybersécurité n’était pas pas un enjeu à l’époque puisque on on était pas autant connecté et puis enfin il y avait pas

Toutes ces problématiques là et des systèmes plus récents mais qui ne sont pas forcément à jour et pour lesquels il faut tout de même se prémunir contre les risques cyber qui évoluent chaque instant et et qui sont de de plus en plus importants voilà un peu pour le le panorama à la

Fois des des risques je peux présenter quelques exemples également de d’attaque cyber sachant que c’est un sujet qui est quand même assez pour lequel on à la fois les opérateurs s’ils ont été attaqués ne souhaitent pas fournir d’information puce que c’est c’est assez sensible mais également pour lesquel on

Ne souhait pas non plus fournir des informations para logique de la stratégie de défense mise en place face aux cyberattaqu mais on on peut évoquer le le cas de bah de l’Ukraine encore une fois vis-à-vis de de la Russie qui qui s’est exprimé même un peu avant avant

L’attaque du du 24 février 2002 en précisant que quelques jours avant ils avaient commencé à subir quelques enfin de nombreuses attaques cyber qui qui n’ont pas atteint heureusement leurs infrastructures leurs infrastructures énergétiques mais encore une fois ça rejoint un peu ce que disait madame Hutman précédemment c’est c’est

Utilisé la cyber attaque est utilisée comme une stratégie de guerre puisque elle permet elle permettrait enfin en tout cas l’objectif infin c’est de couper les populations d’lectricité de chauffage d’accès au au au besoins primaires qu’ qu’on peut avoir grâce à l’électricité le gouvernement ukrainien a également av également

Évoqué en octobre 202 de avoir été la cible d’attaque de sandwm qui est un un collectif d’activistes russes proche des des des secret généraux qui avait utilisé un un malware donc un logiciel malveillant qui avait déjà pour lesquel ils avaient déjà tenté des enfin ils avaient pardon ils avaient déjà fait des

Tentatives d’intrusion en 2015 donc là de la même manière c’est on n pas enfin les information qu’on a précise que il y a pas eu de dégâts sur les les infrastructures énergétiques mais dans tous les cas il y a eu des des tentatives un peu plus près de nous il y

A donc l’enoe qui est l’association qui regroupe les gestionnaires de réseau de transport d’électricité a été la cible d’une d’une attaque cyber le en 2022 ou 2023 2022 il me semble donc qui a qui a endommagé son système informatique heureusement les les GRT concerné enfin qui constituent l’ né n’ont pas été

N’ont pas été impactés mais on voit que que comme je disais ça peut être vraiment on peut on peut avoir des attaques vraiment très divers le panel est très large puisque si on prend sur un réseau électrique ne serait-ce que le piratage d’un capteur de température qui capteur de température d’un d’une ligne

Électrique qui permet de de de de de réguler de contrôler la quantité d’énergie qui est passée si une personne malveillante une entité malveillante venait à contrôler et faire passer de fausses informations on pourrait arriver pareil à des surconsommations enfin qui ou des surconsommations en tout cas des des des des dysfonctionnements très importants

Qui entraîneraiit des déséquilibres qui peuvent aller bah jusqu’au jusqu’au blackout donc c’est un risque vraiment très très important qui est qui est considéré par l’ensemble des des acteurs je parlerai un peu plus par la suite de ce qui est mis en place aujourd’hui aussi bien d’un point de vue

Réglementaire au niveau national et puis même européen pour ce prémunir de de ce type d’attaque parce qu’il y a différents on va dire niveau de de protection dans le sens où euh c’est c’est c’est c’est c’est un univers enfin qui bouge les acteurs sont qui qui évolu énormément rapidement qui

Est de plus en plus important et et pour lequel une nécessité de de coordination de moyens de ressources doit être mise en place pour pour tenter de d’y faire face merci beaucoup et c’est vrai que je je retiens le mot coordination dont on parlera effectivement tout à l’heure

Mais en attendant c’est vrai que ce qui est toujours important à voir c’est que c’est c’est un risque aussi qui se définit finalement par rapport à un acteur extérieur en l’occurrence alors qu’il soit étatique ou non d’ailleurs et et ça ça m’amène aussi en même temps

Vers vous anise c’est que euh vous êtes à à la creux donc la Commission de régulation de l’énergie qui est donc une agence qui nationale qui gère en fait finalement le bon fonctionnement du marché et donc on l’a vu égal finalement le secteur de l’énergie il y

A des acheteurs il y a des des des gens qui peuvent par exemple justement des des des sociétés qui peuvent posséder aussi bien des infrastructures et comment est-ce que c’est vu en fait du point de vue de la creux voilà comment est-ce que c’est sont des choses que que

Vous gérez justement quels sont un peu les dispositifs en fait chez vous ben merci Annabelle bonsoir à tous bonsoir aussi à ceux qui sont qui sont en ligne donc donc sur cette idée voilà finalement de l’influence des étattiers donc déjà bon pays-tiers pour que tout le monde soit voilà partage bien la

Notion on vise les pays qui sont hors hors UE donc cette influence on va dire des des pays-tiers sur sur les marchés de l’énergie elle peut être de trois ordres la production les réseaux et puis je dirais après les chaînes d’approvisionnement on l’a déjà un petit peu évoqué donc sur la

Production bon on l’a bien compris l’énergie on est sur des marchés qui sont globaux qui sont mondiaux et c’est normal c’est normal que ça circule c’est normal que l’électricité circule c’est normal que le gaz circule à l’intérieur de l’Union européenne mais aussi au-delà c’est vrai que tout le monde a en tête

Le gaz russe mais on a aussi du gaz russe qui du gaz pardon qui vient de paystiers type Norvège on a aujourd’hui aussi du gaz qui vient par euh TER enfin enfin qui est transporté enfin du gaz naturel liquéfié qui arrive aussi des des États-Unis donc ça c’est une autre

Forme aussi de d’influence des pays-tiers mais au niveau de l’électricité bah on a des pays-tiers qui sont aussi tout près de chez nous à commencer par la Grande-Bretagne qui jusqu’à présent n’était pas un paystiers et qui devient un pays-tiers on est interconnecté électriquement avec les Anglais donc oui potentiellement il y a

De l’électricité qui arrive d’un d’un pays tiers même chose avec la rve Sud l’Europe est interconnectée avec l’Afrique via le Maroc vous avez un câble deux câbles dans le détroit de de Gibraltar donc qui interconnecte le Maroc et l’Espagne pendant très longtemps c’était plutôt le Maroc qui avait besoin d’importer de de

L’électricité pratiquement 17 20 % et puis le Maroc a développé beaucoup ses énergies renouvelables qui fait queaujourd’hui il est capable d’exporter vers vers l’Espagne donc ça on va dire c’est ce que un petit peu tout le monde a a en tête donc ça je vais pas trop

Revenir là-dessus je pense que c’est pas la peine de de détailler plus que ça parce que c’est finalement la partie visible de l’iceberg mais évidemment on a déjà un petit peu touché le point le point des réseaux puisque comme on l’a dit le terme unbunling a été employé par

Par Madame Hutman mais en gros à un certain moment il y a une vague de libéralisation des marchés de l’énergie en Europe si si on fait très très sommaire auparavant pour l’électricité bah EDF faisait tout il produisait il transportait il distribuaiit il fournissaiit et puis il a été décidé au niveau européen de

Séparer ses activités pour introduire de la concurrence au niveau de la production et au niveau de la fourniture étant entendu qu’on était censé maintenir sous monopole bah la la la le transport et la distribution d’électricité puisqu’il y a pas besoin de doubler des câbles ça paraît évident

En revanche au niveau de la production il peut y avoir besoin bah de faire rentrer des nouveaux producteurs puis au niveau des fournisseurs enfin vous et moi quand on choisit nos offres d’énergie c’est bien aussi qu’ est qui a de la concurrence mais voilà disons que au milieu on avait donc des

Gestionnaires de réseau de transport qui n’étaient pas spécialement amené à évoluer donc en France c’est RTE pour pour la partie transport on va dire en gros la haute tension et puis enedis pour la partie distribution donc plutôt la la basse tension pour le gaz c’est globalement pratiquement sur tout le

Territoire GRT gaz et pour la partie du Sud-Ouest une société qui s’appelle Terga et qui distribue le gaz qui transporte le gaz sur cette partie-là et et sur le territoire on a aussi GrDF euh voilà pour la partie distribution du gaz donc si on rentre un petit peu dans le

L’actionnariat parce que c’est ça qui est intéressant de ces GRT si vous me permettez ça ira un petit peu plus vite gestionnaire de réseau de transport donc GRT donc du côté de RTE il y a une disposition du code de l’énergie qui dit que RTE ne peut appartenir que à EDF ou

À des sociétés enfin ou à l’état français en gros à des entités publiques donc on va dire que du côté de DF pas dans d’entrée au capital de d’État étranger alors du côté du gaz il y a pas les mêmes dispositions ce qui fait que si on prend l’exemple de Terga qui est

Donc ce gestionnaire de réseau de transport de la région Sud-Ouest il y a un actionnariat qui est plus international donc on a 40 % pour la SNAM donc la SNAM c’est le GRT italien on a 18 % pour ODF 10 % de prédicat qui est une une filiale du Crédit Agricole

Et on a à 31 % une société de Singapour donc euh voilà vous avez donc dans le capital d’un GRT français à 30 % une société de de Singapour on n’est pas un cas isolé on l’a un petit peu évoqué tout à l’heure la ren donc qui est le le

GRT portugais est détenu à 25 % par la State grid Corporation of China donc les Chinois et un petit peu en cascade aussi en Italie vous avez la Caisse des dépôts et consignations qui est détenu à 30 % également par des entités italiennes sachant que la Caisse des Dépôts et

Consignation italienne détient elle-même 30 % des deux GRT donc le GRT pour l’électricité terna et le GRT du gaz SNAM si vous avez suivi la SNAM détient 40 % de Terga en France vous voyez il y a il y a quand même finalement des des influences cette arrivée des Chinois qui

Est peut-être un petit peu plus problématique que celle des Singapouriens j’y reviendrai après elle a vraiment été fait on va dire après la première ENF après la crise financière de 2008 où voilà beaucoup de sociétés se sont trouvé face à des difficultés tout le monde n’avait pas l’article comme

Nous qui protège on va dire RTE des acquisitions étrangères et donc voilà les Chinois se sont placés sur pas mal de réseau finalement plutôt du sud de l’Europe on l’a dit aussi tout à l’heure il y a certains pays du Nord qui ont plutôt bloqué parce que mais la volonté

Était quand même celle-là alors pourquoi est-ce que c’est intéressant d’investir dans une société comme ça un GRT bah pour un investisseur c’est assez confortable parce que comme je l’ai dit ce GRT il est en monopole et il a un revenu autorisé qui est décidé par les régulateurs donc finalement c’est un

Assez bon investissement vous savez que vous allez avoir des revenus le revenu est fixe donc voilà c’est un très bon investissement après du côté des Chinois est-ce qu’il y a une volonté supplémentaire de mettre la main sur les infrastructures ça voilà c’est pas forcément à moi de de me prononcer euh

Donc là on a vu un peu la partie production on a vu la partie réseau aussi autre influence des état-tiers bah c’est celle dans les chaînes d’approvisionnement des composants qui sont nécessaires à la production d’énergies renouvelable donc nous on le constate à la Commission de régulation de l’énergie puisqu’on instruit beaucoup

Les appels d’offre pour les nouvelles installations de production renouvela donc ça va être beaucoup de centrale solaire donc donc la technologie photovoltaïque et également l’éolien et on constate si vous voulez que sur tous les que les porteurs de projets vous devez faire une sélection parmi tous les porteurs de projets le prix évidemment

D’électricité infin et un critère important pour attribuer ces ces nouvelles capacités de production et on se rend compte qu’en réalité les composants chinois étant les moins chers en réalité pratiquement à 90% les composants proviennent de Chine donc ça c’est une tendance qu’on constate très clairement et on est en train d’arriver

À donc ça cétait surtout sur les les la technologie photovoltaïque la même chose est globalement en train de se produire sur sur l’éolien il y avait une deuxième partie je crois Annabelle dans dans votre question qui était de savoir si on avait essayé de mettre quand même en place des

Des dispositifs pour éviter les les dérives donc voilà c’est clair qu’au niveau de l’Union européenne il y a quand même quelques textes qui protègent et qui sont déclinés en droit national donc par exemple en ce qui concerne la prise de contrôle d’un gestionnaire de réseau de transport par une entité

Étrangère la Commission de régulation de l’énergie enfin c’est ce cas chez nous mais voilà chez les dans les autres pays c’est leur leurs homologue régulateur elle doit contrôler vérifier que la prise de participation ne porte pas atteinte à la sécurité d’approvisionnement énergétique nationale ou de celle d’un autre d’un

Autre État memre donc nous on avz été saisi de la question quand la société de droit singapourien souhaitait entrer au capital de de Terga qui s’appelait pas comme ça d’ailleurs à l’époque qui s’appelait IGF et donc on a mené une étude on a essayé de comprendre qui était ces Singapouriens qui vont les

Rentré au capital de ce de ce réseau de transport de gaz du Sud-Ouest alors il est apparu que c’était une société finalement qui diversifiait énormément ses ses investissements ils étaient très présents sur les marchés boursiers ils étaient présent dans la production d’énergie mais plutôt l’électrique et plutôt le renouvelable donc il y avait

Pas de lien énorme avec le gaz c’est sûr que s’ils avaient eu des parts dans la production gazière est-ce qu’ils auraient cherché ensuite est-ce qu’il aurait pu avoir un conflit d’intérêt ou est-ce qu’ils auraient pu influer sur l’arrivée du gaz dans la région donc on a finalement considéré qu’on était

Plutôt sur un investisseur financier qu’en plus bon les deux marchés étaient quand même très très loin il y avait pas d’interface donc voilà finalement cet investisseur et est rentré au capital voilà merci beaucoup et justement peut-être c’est vrai que là on a on a plutôt parlé de de la Chine mais donc

Forcément au vu de des résonances aussi géopolitiques actuelles et du conflit en Ukraine Cid un peu de la Russie euh est-ce que vous avez aussi observé des choses par rapport à ça certaines évolutions justement qui ont al au niveau de la Russie l’exemple que voilà qui est quand même intéressant par

Rapport à à notre sujet d’aujourd’hui il a déjà été un petit peu évoqué c’est le fait que voilà il y a plusieurs plusieurs infrastructures assez critiques euh qui était détenu par Gazprom dont donc la filière Gazprom Germania donc en Allemagne qui détenait enfin elles avaient cette filière avec filiè avec plusieurs activités du

Trading du transport et surtout du stockage en fait l’entreprise elle possédait 25 % du du stockage de de gaz allemand donc juste pour tout le monde en fait pour pour le marché du gaz le stockage c’est vraiment très important c’est vraiment quelque chose qui permet d’ajuster l’offre et la demande donc

C’est pas comme l’électricité c’est pas à la minute près et c’est l’avantage du gaz c’est qu’on peut vraiment faire ses réserves en été euh remplir les stockages en France on a une capacité pratiquement du tiers de notre consommation euh on peut aussi acheter éventuellement en été quand c’est moins

Cher et puis ensuite voilà pouvoir s’en servir l’hiver euh donc c’est vraiment un outil très très important donc effectivement quand vous avez 30 % de vos capacités stockage dans un pays comme l’Allemagne qui est beaucoup plus qui a beaucoup plus besoin que la France de gaz parce que c’est une part

Importante de leur production d’électricité ce qui n’est ce qui n’est pas notre cas effectivement c’est un c’est un gros problème d’avoir gaz Prom qui qui possède ça sachez que nous en France on avait mis bien avant la crise des obligations de remplissage de nos stocks de gaz à 85 % au 1er novembre

C’est quelque chose encore une fois pour assurer la sécurité d’approvisionnement et la France était assez précurseur sur le sujet tous les règlements d’urgence ont eu pour objet finalement de faire la même chose d’être sûr que au 1er novembre 80 % des stocks sont rempli donc pour faire face à cette situation

Problématique Gazprom germaniia en fait a été placé sous administration fiduciaire du du régulateur allemand qui s’appelle la benetsa et donc finalement tous les droits de vote de Gasprom ont été et toute la gestion finalement de l’entreprise a été transférée au régulateur allemand à notre homologue alors ils ont fait ça sur des bases

Juridiques évidemment ça c’était pas trop fait avant donc au début ils ont une première base juridique qui était celle de la loi du commerce extérieur donc ça ça a été une première partie pour les premiers 6 mois et puis ensuite on a vraiment une loi pour pour pour

Sécuriser un petit peu plus les choses une loi sur la sécurité énergétique avec possibilité de prolonger tous les 6 mois cette administration fiduciaire donc le nom évidemment a été changé donc maintenant cette société elle s’appelle securing energy for Europe euh alors un point aussi important c’est que

Euh la Russie bah elle elle a commencé à mettre des sanctions financières sur cette ancienne filiale et donc la filiale s’est trouvée dans une situation très compliquée et donc était compromise aussi la la sécurité d’approvisionnement ce qui a conduit les autorités allemandes à autoriser et à faire un

Prêt via leur leur banque de développement la KfW de 12 milliards d’euros pour que l’entreprise puisse continuer à assurer euh bah cette sécurité d’approvisionnement à continué à remplir les stockages qui en plus était le les prix du gaz avaient énormément augmenté donc il fallait les remplir avec du gaz beaucoup plus cher

Donc ça c’est quand même c’est quand même quelque chose de d’assez particulier qui s’est produit et qui nous a tous fait prendre conscience qu’en fait il fallait plus de mesures collectives donc je pourrais en citer quelques-unes très récentes hein la Commission européenne le 24 janvier a sorti une série de

Papiers finalement pour visant à renforcer le contrôle des investissements étrangers il faut savoir qu’il y a des pays en Europe qui n’ont pas encore de loi sur le contrôle des investissements étrangers c’est surtout les pays du Sud donc Croatie Chypre Bulgarie Grèce eux ils nont toujours pas

Pour les pays comme nous qui ont des des lois et des cadres qui permettent de contrôler le le les investissements étrangers le nouveau texte de la commission finalement nous nous force un petit peu quand on a une suspicion à communiquer immédiatement avec la Commission européenne puisque on l’a dit c’est important que l’information

Circule c’est ce qui parfois a fait défaut on a eu il y a 2 jours l’adoption enfin l’accord en trilogue du sur le règlement net zero industry Act qui lui va plutôt nous aider à gérer la question de la présence chinoise parfois trop importante parce que surtout ces appels

D’offrees renouvelable si le prix c’est le premier critère et ben c’est sûr que les Chinois il seront toujours en premier et donc on pourra pas faire voilà la place à à d’autres d’autres bah d’autres pays finalement donc l’idée là de ces de ce règlement NZ comme on l’appelle de manière un

Petit peu Barbar c’est de permettre à ce que dans que les États puissent mettre dans l’attribution des critères d’appel d’offre des critères de résilience à hauteur de 30 % voilà pour que le prix est pas finalement ne soit pas le l’alpha et l’oméga du choix et d’ailleurs aussi autre chose importante

Et qui montre que voilà au niveau de l’Union européenne on a vraiment envie de s’atteler au sujet la Commission en fait a diffusé hier un appel à contribution justement sur les éléments de conception des enchères pour les les énergies renouvelables et donc chacun peut contribuer et dire voilà moi je

Pense que tel critère il faudrait l’inscrire on sait notamment qu’il va y avoir des critères de de préqualification lé à la cybersécurité ça apparemment c’est un moyen assez intéressant de un petit peu des critères évidemment de protection de l’environnement protection des bassins maritimes et puis des critères aussi

Pour dans les appels d’offre donner la part belle à l’innovation à l’intégration du système énergétique à des produits de haute qualité donc voilà on on y travaille ça semble prometteur en tout cas et puis je je note effectivement ce ce lien et je pense donc on va le l’aborder encore aussi un

Peu plus amplement sur la coordination et donc sur le fait finalement de de s’organiser ensemble puisque du fait des interconnexions effectivement il y a cette importance en fait euh de de que tous les acteurs finalement puissent aussi communiquer les uns les autres donc c’est pour ça que je je me retourne

Également vers vous Julien justement c’est possible de de nous parler un petit peu de de cette coordination qui existe sûrement justement entre les tout à fait les différents acteur comme je juste avant la sûreté d’exploitation du réseau électrique dépend de la sûreté du du système d’information et donc on a

Une on va dire une une organisation à à plusieurs niveaux à la fois au niveau national donc il existe en France donc ce qu’on appelle la LPM la loi de programmation militaire donc c’est une loi qui va définir les les les organisations considérées d’intérêt vital pour la nation donc qui qui qui

Délivre des services vitaux et les G gestionnaires pardon de réseau d’énergie en font partie et donc en tant que que coiv donc organisation d’intéré vital ils sont soumis à un un certain nomble nombre pardon de règles et notamment en terme de cybersécurité donc là ça ça ça

La LPM est un premier élément qui fait que chaque gestionnaire doit doit doit mettre en place tout un un un certain nombre de règles mais également une coordination au sein de de l’État donc avec les différentes entités notamment la la remontée d’information envers l’an par exemple qui est l’Agence nationale

De sécurité des systèmes d’in information la la remontée d’incidents cyber pour pour le partage d’information donc là ça ça considère ça ça ne concerne pas que l’énergie mais également l’énergie est un des acteurs on a également une organisation au niveau européen puisque ben je l’ai rappelé les pays sont sont

Interconnectés donc ils échangent de l’énergie mais également des information via des des systèmes d’information interconnectés donc on a un paysage et des menaces grandissantes de bah on en a parlé toute l’après-midi avec tout le le le contexte géopolitique qu’on connaît des niveau de maturité différents dans l’Union européenne et donc une nécessité

D’harmoniser toutes les règles et les approches qu’on peut avoir vis-àis de la cybersécurité et l’un des enjeux principaux est également que l’ensemble des acteurs donc de la de la chaîne de valeur de de de l’énergie et le même niveau minimal de prérequis en terme de cybersécur ça c’est très important puisque comme

Bah je le répète mais c’est c’est c’est maillé si si une attaque survient sur un point du réseau elle peut enfin je prends un pays n’importe lequel sur sur un pays européen disons la Grèce étant donné que le réseau l’impact peut être beaucoup plus large sur l’ensemble des pays donc ce ce

Niveau d’exigence minimale est vraiment très important et c’est pourquoi des des régulations des règlements existent ou sont en train d’être mis en place justement pour tenter de minimiser et de contrer un peu ses risques donc il y a il y a dans un premier temps pardon la la la directive

Nice 2 donc qui est network information security donc là qui concerne euh un grand nombre d’acteurs dont les acteurs de de l’énergie qui vont devoir se coordonner à la fois pour la remontée d’information euh la la coordination en cas d’incident cyber encore une fois la déclaration de d’incident auprès de de

Lany mais aussi bien au niveau des des des différents acteurs européens et mettre en en en place tout un tas de mesures pour réduire leur expos enfin l’exposition de leur système d’information aux potentielles attaques et au risques cybersécurité il y a également ce qu’on appelle euh donc

Le un code de réseau donc un code de réseau c’est un c’est une réglementation euh donc qui émane d’une d’une volonté de la de la de la la Commission européenne pardon et donc qui fait appel au encore une fois à l’enoe mais pas que donc Noe et iudso qui est l’homologue de

L’enoe mais pour les gestionnaires de réseau de distribution et donc qui vont se coordonner et et je je je participe à à ces travaux pour la rédaction de d’un ensemble de règles et de prérequis sur la cybersécurité et notamment sur toutes les les risques liés aux connexion

Euh et donc voilà c’est c’est la définition de de de prérequis minimal une gouvernance associée en cas d’incident la remontée d’information le partage d’information et T tous ces aspects de de coordination donc c’est c’est rédigé par donc n udso mais on a d’autres acteurs tels que au niveau

Européen tel que voilà la SER qui qui qui qui participe et la la commission également puisque c’est c’est c’est c’est eux qui qui valident au final et en interne on va également devoir travailler à l’implémentation de toutes ces règles avec tous les acteurs qui sont enfin qui sont impliqués et donc

Notamment ça a déjà commencé avec avec la creux donc on a des premières réunions sur sur ces sujets-là euh donc ça c’est pour un texte qui devrait euh être mis en place enfin arrivé cette année donc en mai 2024 environ et ensuite une une implémentation qui qui qui qui prendra plusieurs années je

Parlais juste avant de la directive Nice 2 c’est également doit être mise en place cette année on a on a parlé également de la toute la chaîne logistique la chaîne d’approvisionnement il y a également une réglementation sur les aspects cyber liés aux approvisionnements qui s’appelle le cyber resilience Act qui

Vise en fait à contrôler et de la même manière à avoir des des prérequis en terme de cybersécurité sur sur tous les produits qui entrent sur le marché donc voilà donc parce que on sait que du code généré par un produit qui provient d’un d’un d’un pays qui peut être hostile voilà

C’est c’est c’est également un sujet sensible donc on a également une une réglementation à à cet effet euh donc voilà pour les principales manière dont les pays s’organisent donc voilà pour le point le plus important et la la coordination oui c’est ça et c’est vrai que du coup donc

Je je note effectivement coordination gouvernance et que finalement il y a pas mal de choses qui se mettent en place donc à différentes échelles et et donc la question c’est aussi de savoir est-ce que c’est la même dynamique pour les risques climatiques justement Maria Eugénia est-ce que c’est quelque chose

Aussi que que qu’on observe est-ce que ces risques là sont bien intégrés par exemple soit dans les mécanismes de marché ou autre et en fait c’est une une une excellente question parce que on a l’impression qu’and on entend tout ça qui se passe que tout ça serait bien dans le rail vu

Que on a plein de régulation plein de coordination et et en fait d’un point de vue économique et d’un point de vue financier on peut dire que on observe une réussite c’est-à-dire que les risques sont bien intégrés quand quand il se produit quelque chose final les prix par exemple les les

Les les returns c’est-à-dire la variation dans les valeurs boursiers des entreprises ne sont pas affecté parce que par exemple si je suis donc si je suis un investisseur et et j’ai confiance et dans le fait que par exemple F gère bien le risque lié au changement climatique s’il y a un nouveau annonce

10 maintenant la la régulation environnementale va être beaucoup plus contraignante je veux pas changer mon euh mon comportement en tant qu’investisseur vis-à-vis de EDF parce que je sais que EDF a bien intégré ces ses risque donc euh en économie on peut faire ce types de tests c’est-à-dire on regarde historiquement si la valeur

Boursière de cintprise a changé suite à par exemple des sances liées au au CH au au risque des transitions lié à la régulation par exemple ça c’est ça qu’on appelle des des event studies des effets des études des événements où on étudie si euh donc si le marché avait bien

Intégré donc toute l’information était déjà présente dans le marché alors il devrait pas avoir de gros changements dans les valeurs et des bourses valeur brossière des entreprises euh suite à un changement de bord et un changement de régulation vu que on l’anticipait déjà OK et ce qu’on observe c’est que

Effectivement le marchés intégre assez mal aussi bien les risques climatiques que les risques de des transition qu’est-ce que ça veut dire ça veut dire que même si on fait des efforts par rapport à la régulation pour convaincre que on est dans une trajectoire de réduction d’émissions et que on comprend comment le

Faire et qu’on peut ça peut tir et qu’on peut le financer dans la dans la vérité les marchés notamment les marchés financiers n’intègrent pas ça et chaque fois que on observe un changement des régulations par exemple on observe à la fois un mouvement des capitaux qui sont

Qui montrent que le marché n’avait pas bien intégré l’effort que on a on on s’est mis comme objectif de faire pour la trans i de même avec qu on peut on peut faire le même type de de analyse par rapport au risque climatique donc par exemple quel est est-ce que la

Profitabilité des saintapris est touché par des événements par exemple par des inondations et ou même dans mes recherches j’ai regarder quel était l’impact de la perte de biodiversité sur la profitabilité des la prise des différents pays et on voit que effectivement euh la profitabilité des firmes bien évidemment en dépendant des secteurs

Dont on parle l’impact il est différent donc bien sûr par exemple le secteur énergétique il est particulièrement touché euh pour tous les raisons que je je viens d’évoquer et pour la biodiversité le secteur de l’agriculture il est particulièrement touché mais en en tout cas même en moyenne les pays avec une

Dégradation très importante de la biodiversité les cintaprises qui sont dans un pays où il y a une une dégradation importante une diminution de capital écosystémique voit leur profitabilité diminuer tandis que dans des pays où cette dégradation du capital écosystémique c’est-à-dire la le la dégradation de la biodiversité et les

Moindr on même en monte il y a certains pays où ça ça arrive alors la profitabilité des des firmes et les meilleures et là AUG monte donc le problème c’est que après la il y a un impact sur la la la valeur de centreprise en soit en profitabilité en en

Rentabilité mais le marché l’entére mal donc finalement le les et comment tous ces la prise dans l’agrégé vont faire euh euh et bon Bont intégrer ce marché financier finalement le marché financier ilintégre assez mal et donc on peut conclure de ce type de recherche que le les les investisseurs ne voient

Pas suffisamment de signal où ils sont pas suffisamment informé par rapport à ces risques pour pouvoir prendre des décisions calmement et ça peut poser un problème parce que justement si on a besoin des investissements pour la sécurité d’approvisionnement pour l’adaptation au changement climatique pour adapter nos centrales nucléaires pour adapter notre

Rissaut si les marché n’intégre pas bien ce type d’information on va pas avoir suffisamment d’incitation à le financement des C des ces infrastructures résilientes et du coup on va on va être confronté à un problème des inefficacité des investissements merci beaucoup alors c’est vrai que c’est c’est toujours

Assez frustrant d’être à la modération puisquon est on regarde son temps on passe son temps à regarder l’heure et à se dire que justement on aura pas le temps de poser encore toutes les questions qu’on aurait aimé d’autant plus que j’aimerais quand même proposer également à la salle si jamais certaines

Personnes ont des questions j’aurais tendance à dire c’est le moment puisque voilà il nous resteront quelques quelques minutes alors je vois deux mains effectivement qui éève alors peut-être avec vous monsieur je sais oui ah bon alors on va faire on va faire vous deux en tout cas dites-nous

Monsieur bonjour Tout d’abord je voulais remercier la qualité de chacune des interventions j’ai particulièrement apprécié et alors ma question c’est se situe plutôt en niveau général et cherche plutôt à trouver une solution au problématiques notamment de résilience et pour pas basculer dans la souveraineté parce qu’on l’ vu dans dans

La précédente partie on n trouvait pas forcément une une définition dans tous les pays donc en fait je voulais savoir si euh la les négociations en cours et qui patinent sur l’unification des marchés de capitaux au niveau européen pouvait favoriser justement la création de d’acteurs privés surtout à l’échelle

Européenne et qui se penseraiit donc dans un cadre européen qui soit beaucoup plus protégé beaucoup plus unifié qui permettrai des plus grandes standardisation excusez-moi une plus grand de plus grandes économies d’échelle notamment au niveau des réponses en terme de sécurité mais aussi une facilité de d’organisation en terme

De de réseau et cetera et aussi d’acquérir en fait une nouvelle marche de négociation à au niveau européen face à général des pratiques qui j’ai l’impression se sont plutôt entre État et en fait les états vu qu’il seraient confrontés en interne à des acteurs qui seraient d’échelle

Européenne serait plus mène à à se porter vers une logique plus européenne de coopération justement avec des mélanges d’intérêts le fait d’avoir avec une un marché européen on va dire plus plus unifié tiendrai pardon je cl euh d’un un plus grand po de négociation à l’extérieur merci he je m’excuse de

Devoir vous couper c’est vrai que c’est juste pour laisser du temps après pour répondre d’ailleurs peut-être nous prendrons directement la deuxième question de Monsieur également qui était en bas s’il y a une dernière main qui doit se lever c’est maintenant sinon ce sera trop tard je suis

Désolée merci beaucoup je me joins au au remerciement pour la la qualité des interventions j’avais deux questions pour madame an d’une part vous avez mentionné le le la mise en avant de critères RSE sécurité pour essayer de diversifier un petit peu le la fourniture enfin de de d’éroder le le

Monopole chinois sur la fourniture de de composants en matière de de déploiement d’énergie renouvelable quelles sont dans ce domaine les pratiques d’autres d’états occidentaux non européens comme les États-Unis bon je sais qu’il y a des chose dans l’IRA mais ou le Canada l’Australie et la deuxième question est-ce qu’il y a une procédure

Judiciaire au sujet de la prise de contrôle ou nationalisation je sais pas comment on peut la qualifier de gasprome Germania merci beaucoup très bien donc nous avons au total trois questions et demi à répondre en 5 minutes donc euh je je la je crois que peut-être esanis

Est-ce que tu veux commencer sur oui bah du coup je vais commencer pour mes deux questions bien bien spécifiques euh donc peut-être déjà pour redire que de manière générale on est tous l’étattiers de quelqu’un donc il faut savoir aussi que la France euh j’ai parlé un petit peu de

L’influence donc bah des États tiers dans les réseaux français mais il faut savoir que la France elle aussi a des acteurs qui sont très présents à l’international je pense notamment à GRT gaz dont j’ai parlé tout à l’heure mais enfin plus globalement ngj disons qui possède par exemple 60 % euh du réseau

Du nord de gaz du Brésil par exemple vous avez un très très gros réseau qui s’appelle tag et ngj voilà le possède à 60 % ngj possède aussi d’autres réseaux de gaz ou de distribution notre géographie le Mexique et cetera donc ça juste pour pour le rappeler que

Finalement on n pas forcément toujours intérêt à se refermer puisque dans un monde réciproque si on se referme d’un côté voilà on peut se se refermer de l’autre sur les critères qui seraient appliqués au Canada et aux États-Unis je je je n’ai pas de de réponse tout à fait précise à vous

Donner je pourrais vous voilà vous laisser ma carte mais tout ce que je sais c’est que pour avoir récemment discuté donc avec des collègues américains ils ont aussi des problèmes si vous voulez de de réglementation pour permettre le déploiement correct eux aussi des des ENR dans dans la région

Puisque donc sur la côte ouest est pardon des États-Unis vous avez avait beaucoup de de champs éoliens qui sont en construction de l’éolien offshore et pour que les composantes puissent arriver parfois il y a des composants qui arrivent d’Europe des grandes pâes donc c’est quelque chose d’absolument énorme il faut des bateaux

Adaptés pour amener ces ces composants très très particuliers et énormes sur la côte sur la côte Est et le fait est qu’il y a une très vieille loi américaine qui interdit le cabotage pour les les les navires qui battent pas pavillon américain et donc finalement alors qu’il y a une volonté de

Développer l’éolien d’arriver finalement de booster l’éolien offshore les bateaux ne peuvent pas arriver parce que ils battent pas pavillon américains et il faudra les construire en fait ces bateaux on peut pas les remplacer donc voilà c’est un autre exemple que que je voulais vous donner et alors pour

Gasprom Germania je su très embêté parce que en fait j’avais contacté mon mon homologue allemand la beneta pour obtenir des informations justement dans dans le but voilà dans savoir un petit peu plus et de vous en donner un petit peu plus et j’ai pas eu de réponse donc

Je ne sais pas s’il y a des procédures en cours mais je je vous laisserai ma carte voilà pour éventuellement on va en savoir plus du côté de mes collègues allement merci beaucoup anise pour la question qui était plutôt d’ordre économique alors je ne sais pas si Maria

Oui donc alors moi euh côté marché comme je disais euh donc c’est vrai que euh et sur des d’ d’un secteur comme l’énergétique où les technologies sont très différentes euh et on on n’observe pas un un acteur européen qui a surgi suite à la stratégie des transitions énergétiqu euh grâce à les

Les les mécanismes euh et aussi bien le le marché des permis européens pour les on on nserve pas euh une l’émergence de un acteur parce que effectivement c’est des technologies très différentes dans le secteur énergétique donc dans la génération euh euh donc les hydrocarbures ont tout un ensemble en savoir-faire spécifique euh

Les renouvelables comment dis C euh on les importe plutôt et donc il passe par on a des développeurs peur en Allemagne mais aussi dans les dans les pays nordiques et ils sont leur une spécificité technologique et aussi comment il il s’opèent dans les marchés financiers euh et c’est assez spécifique

Après par exemple pour le dans le marché financier on a des indices qui retracent la profitabilité des donc on a le RX que c’est le l’indice sur les énergies bas carbone en Europe mais si on regarde qu’est-ce qu’il y a à l’intérieur il a vraiment des des cintaprises très

Différentes des bords très différents et et comme souvent dans les nouvelles technologies finalement euh en Europe on est on on est plutôt dans la concurrence et pas vraiment dans la la formation de un cartel technologique après c’est vrai que pour certaines technologies il y a certains acteurs qui sont très porteurs euh par

Exemple NG j avec l’hydrogène vert euh euh donc certains pays adopt certains ils se disent bon nous on pourrait peut-être se positionner comme leader sur cette technologie ou cette autre technologie mais on voit pas des grandes émergences pour l’instant ceci dit il y a dans le dans le monde de la

Connaissance donc les les les projets horizon par exemple sont un exemple des coopérations dans la recherche donc des nouvelles technologies là oui mais ça se voit pas encore sur le marché donc c’est plutôt euh c’est plutôt une politique non vraiment liée à à l’environnement et les signaux prix donné par la régulation environnementale

Ou la régulation énergétique mais plutôt une une une volonté européenne de produire de la connaissance ensemble parce que effectivement la connaissance c’est ça qu’on appelle un bien public en économie c’est-à-dire qu’en général il faut la financer pour que elle se reproduiss et pour qu’elle grandisse et

Donc c’est des ces point de vuelà on observe vraiment des initiatives sur des nouvelles technologies euh et des des instruments même Innov innovateur grâce à ces projets européens mais côté hard disons énergie on on voit pas que la politique a fait émerger des des signaux de marché suffisant pour que on

On trouve des champions notre champion européen notre Tesla européen pour le dire concrètement oui à faire à suivre donc je peux juste il y a eu un un texte qui est enfin le GRD action plan qui a été qui a été présenté dans les les semaines précédentes et qui faisait

Notamment mention de la mutualisation de des achats par par exemple parmi les les différents acteurs tels que le les les achats de câble par exemple on en parlait on en parlait lors de la précédente table ronde mais qui pouvait être un sujet pour lesquels les gestionna de réseau peuvent tenter de

Mutualiser alors après il y a toute la la la problématique des des standards qui vient puisque on n’est pas forcément sur les mêmes technologies et cetera mais en tout cas il y a il y a une volonté des acteurs et qui qui se retranscrit aussi à travers bah ce grid

Action plan qui qui qui impulse un peu une idée de une volonté en tout cas de de renforcer le réseau en le mettant au cœur du des problématiques effectivement mais je me méfie un peu parce que avec le rachat groupé par exemple des gaz ça pas eu énormément de succès ouais donc

On a tenté non en terme de régulation mais finalement en terme concrètement a g mais les achats de gaz enfin la plateforme des achats de gaz fonctionne plutôt bien puisquon a on a à peu près trois fois le minimum qui avait été fixé donc je crois qu’on en est maintenant

Par rapport à plus de 40 40 BCM par rapport au volume de gaz qu’on achète oui mais mais je pense que par rapport au prix il suffit de peu de volume de différence pour faire bouger des prix donc je pense que ces 40 mè sont assez assez importantes puis je

Voulais ajouter aussi que il y a d’autres initiatives au niveau européen qui sont les initiatives ce qu’on appelle les alliances industrielles qui ont pour objectif de vraiment euh créer des des des des chaînes d’approvisionnement et de travailler vent sur des des chaînes industrielles pour différents produits en mettant

Ensemble tous les acteurs depuis le le début de la chaîne aussi avec les gouvernements qui parfois sans le savoir ont des législations qui font obstacle au développement de certaines technologies et je pense qu’on va quand même finir par voir les résultats de ça et il y a aussi pour le moment on voit

Des projets faits entre plusieurs États-membres qu’on considère comme des projets importants au niveau européen et qui bénéficie de règles en matière d’aide d’État qui sont beaucoup beaucoup plus favorables que les les règles habituelles donc ça bouge je pense au niveau on n pas le champion encore mais

On ESS peut-être sur la voie en tout casess tout faire pour c’est peut-être sur la voie mais écoutez alors je vais faire une conclusion éclaire puisque il faut que nous soyons sortis de la salle dans très exactement 5 minutes donc je je vous remercie encore très chaleureusement déjà de votre présence

Ici et également pour ceux qui nous ont suivi tout du long je vous remercie en tout cas de de l’attention en espérant voilà que ça a pu éclairer certaines certaines questions et également apporter plus d’éléments de réponse aussi enfin du moins de compréhension et donc je vous propose à ce moment-là

C’est qu’on peut tout simplement continuer les échanges mais alors à l’extérieur de la salle donc à une prochaine fois et puis merci encore

Avec la guerre en Ukraine, la vulnérabilité énergétique de l’Union européenne est revenu sur le devant de la scène. Cette demi-journée d’étude propose de faire un état des lieux de la situation et de réfléchir aux stratégies nationales et européennes pour y faire face.

L’Union européenne connaît l’une des crises énergétiques les plus transformatrices depuis le début du XXIe siècle. La vulnérabilité face à ses dépendances énergétiques ainsi que les efforts de décarbonation constituent en effet de grands défis pour l’Europe. Le conflit en Ukraine a fait (ré)émerger la notion de sécurité énergétique dans les discours politiques et institutionnels de l’Union européenne et de ses pays membres mais aussi de l’OTAN. Dans ce contexte, comment créer une synergie entre les stratégies nationales pour offrir une réponse commune aux enjeux de sécurité énergétique et de décarbonation ? Comment l’organiser ?

Voir le programme complet : https://www.bnf.fr/fr/agenda/quelle-securite-energetique-pour-leurope

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