LA VENGEANCE DE PÉKIN : Le Japon bloque les puces, la Chine “éteint” Toyota

septembre, c’est le moment où tout bascule. Le Japon décide de frapper un grand coup. Tokyo met à jour sa liste noire et cible directement 110 entreprises chinoises. Ce n’est pas une simple formalité administrative, c’est une attaque chirurgicale contre tout le spectre de la haute technologie de Pékin, semi-conducteur, puce d’intelligence artificielle, informatique quantique. Le Japon va même jusqu’à bloquer l’exportation des équipements de refroidissement indispensable à la survie thermique des processeurs. Dans les chancelleries occidentales, on est stupéfait. Ces nouvelles règles sont inédites, souvent jugées plus sévères encore que celles imposées par les États-Unis. Pourquoi une telle agressivité ? Parce que les semi-conducteurs ne sont plus de simples composants, ils sont le pétrole de l’air de l’information. La logique est implacable. Celui qui contrôle les puces, contrôle la puissance technologique et par extension la sécurité nationale. Depuis 2022, Washington orchestre un étranglement méthodique de l’écosystème chinois. Plus de 15000 entités placées sur liste rouge. L’Europe suit le mouvement comme au Pays-Bas où le gouvernement a repris le contrôle de Nextperia, un géant à 14,7 milliards de y de chiffre d’affaires pour enchaser les capitaux chinois. C’est dans cette guerre de tranchée que le Japon a choisi son camp. En s’alignant sur Washington et en verrouillant ses technologies, Tokyo pensait porter un coup décisif. Officiellement, ces règles s’appliquent à tous. Officieusement, la cible est unique, la Chine. Mais il y a une chose que personne n’avait anticipé, pas même les stratèges de Tokyo. En pensant acculer son voisin, le Japon s’est peut-être jeté lui-même dans la gueule du loup. La contre-attaque de Pékin est lancée et elle ne laissera à l’économie japonaise aucune marge de manœuvre. Si Washington vise la tête, Tokyo vise les organes vitaux. C’est toute la différence de stratégie qui se dessine en ce mois de septembre. Alors que les États-Unis concentrent leur tirs sur les puces haut de gamme, le Japon applique une doctrine beaucoup plus radicale. Il s’attaque à l’ensemble de la chaîne de valeur. Les 110 entreprises chinoises ciblées ne sont pas seulement privées de processeur, elles sont coupées de tout jusqu’aux machines de lithographie et aux systèmes auxiliaires. La coordination est totale. Au moment même où Tokyo dégaine sa liste, Washington en rajoute une couche avec 23 nouvelles entités bannie. Le message est limpide. Les taux se resserrent mais cette agressivité japonaise cache une réalité bien plus sombre, celle d’une puissance industrielle qui a peur de mourir. Il faut se souvenir qu’il y a 30 ans, le Japon était le maître absolu. Dans les années 80 et 90, des titans comme Toshiba, Itachi ou NEK pesaient plus de 50 % du marché mondial des semi-conducteurs. Aujourd’hui, c’est une écatombe. La domination japonaise a été pulvérisée par la montée en puissance de Samsung en Corée et de TSMC à Taïwan. Le constat est humiliant pour Tokyo. À l’heure actuelle, aucun fondeur japonais n’est capable de produire en masse des puces gravées en 7 nanom. Une prouesse technologique que le champion chinois SMIC a pourtant déjà réalisé avec son procédé N+ 2. Pour tenter de sauver ce qui peut l’être, le gouvernement japonais a lancé l’opération de la dernière chance. Rapidus, un projet subventionné à hauteur de 21,6 milliards de dollars pour atteindre directement la gravure en 2 nanomè. Mais le projet repose sur une béquille, la technologie de l’américain IBM. Et pire encore, la production pilote n’est prévue que pour 2028. Dans le monde des semi-conducteurs, c’est une éternité. Ce retard place le Japon en position de faiblesse structurelle. Cette perte de vitesse a déjà des conséquences financières désastreuses, notamment sur le marché des plaquettes de carbure de silicium. Prenons les plaquettes de 150 mm, les standards de 6 pouces. Tant que le Japon était seul maître à bord, une seule plaquette se vendait 1300 dollars. C’était une rente. Puis les industriels chinois ont réussi à industrialiser leur production. Résultat, le prix s’est effondré à 800 dollars, une chute de 40 %. Le fabricant japonais Rome le Dose au mur n’a eu d’autre choix que de s’aligner à 900 dollars pour survivre tout en investissant dans l’urgence sur le format 200 mm pour ne pas se faire éjecter définitivement du marché. Le désastre ne se limite pas aux matériaux bruts, il frappe déjà les composants finis. Regardez le cas des mosphettes basse tension. ces puces indispensables que l’on retrouve partout de vos climatiseurs à vos réfrigérateurs. Ce marché était la chasse gardée du fondeur japonais JS Foundry. Pendant des années, il vendait ses composants autour de 40000 yennes les 1000 pièces, une affaire rentable. Mais l’arrivée des concurrents chinois proposant les mêmes spécifications a provoqué un séisme. Les prix ont dévissé jusqu’à 18000 œil yennes, une chute de 55 %. La sanction économique a été immédiate et fatale. Malgré le soutien financier de l’État japonais, JS Foundry a déposé le bilan en 2025. Tokyo a compris la leçon. Les industriels chinois sont prêts à grignoter chaque segment du marché. Mais pour riposter, le Japon se heurte à une réalité géologique implacable. Il est dépendant. Le talon d’Achile du Japon, ce sont les terres rares. Sans elles, pas de haute technologie. Or, Pékin dispose ici d’un avantage écrasant. Historiquement, 90 % des importations japonaises venaient de Chine. Même en 2024, malgré tous les efforts de diversification, le Japon a importé plus de 8300 tonnes de ses matériaux dont plus de 60 % provenaient encore directement du sol chinois. Face au durcissement de Pékin, Tokyo tente d’activer des plans B. Des partenariats sont signés en urgence avec les États-Unis, l’Australie et l’Inde. Le Japon investit massivement dans le recyclage urbain pour extraire ses métaux des déchets électroniques. C’est louable mais arithmétiquement insuffisant. La capacité de ce réseau alternatif reste une goutte d’eau face à la demande industrielle de masse. Si la Chine décide de fermer le robinet, le recyclage ne suffira pas à maintenir l’économie à flot. Le secteur le plus exposé est celui qui fait la fierté de l’archipel, l’automobile. Pour fabriquer un seul véhicule électrique ou hybride, il faut entre 2 et 3 kg d’aimant néodimme fair bord. Pour que ces aimants résistent aux hautes températures du moteur, un élément est crucial, le disposium. C’est ici que le piège se referme. Si l’approvisionnement en disciium est coupé, les lignes de production de géants comme Toyota ou Honda s’arrêtent net. Il ne s’agit pas de ralentissement mais de paralysie. Leur part de marché mondial environ 15 % dans l’électrique s’effondrerait en moins de 6 mois. L’impact financier. Si ces restrictions s’installent dans la durée, les pertes annuelles dépasseraient les 20 milliards. Pour l’industrie japonaise, ce n’est plus une question de compétition, c’est une question de survie. La contagion ne s’arrête pas à l’automobile. Elle remonte jusqu’aux fondeurs de puce eux-mêmes. Prenez Renésas Electronics, un pilier de l’industrie. Ces usines consomment près de 100 tonnes de composés de terre rares chaque mois. La moindre rupture dans cette artère logistique aurait un effet domino, flambé des prix et coup d’arrêt immédiat au développement des technologies de gravure en 3 nanom. Face au rouleaux compresseur sud-coréen et chinois, un tel retard se rattrape pas. Il se péach en part de marché. Mais le plus inquiétant est ailleurs. Le conflit s’invite désormais sur le terrain militaire. Les terres rares sont indispensables au gyroscope des missiles, au radars haute fréquence et au systèmes de guidage. Le Japon en fait l’amère expérience avec son missile antinavire stratégique, le type 12. Le projet de production de masse a déjà pris du retard, précisément à cause des incertitudes sur les livraisons de matériaux. Le ministère des finances japonais a fait ses comptes et ils sont alarmants. Les coûts d’exploitation des industries de haute technologie pourraient bondir de 15 à 22 % dans les 5 prochaines années. À ce tarif, Tokyo pourrait être contraint de confier ses contrats de défense à l’étranger, ce qui serait un aveu d’échec terrible pour sa souveraineté. C’est ici que l’erreur stratégique du Japon apparaît dans toute sa brutalité. Il y a une différence fondamentale avec les États-Unis. Quand Washington impose des restrictions, c’est souvent un levier pour forcer une négociation. C’est une tactique offensive. Le Japon, lui, est dans une pure réaction défensive. Tokyo a pris le risque d’alimenter une escalade de représaille sans avoir le rapport de force nécessaire pour la soutenir. En s’alignant aveuglément, le Japon a transformé une dépendance commerciale en un risque intérieur direct. Au moment même où la compétition mondiale s’intensifie sur les semi-conducteurs et la défense, l’archipel découvre que ses fondations industrielles repose sur le bon vouloir de son principal rival. Pendant que le Japon s’enferme dans le piège des ressources, une onde choc traverse l’industrie mondiale. Ce qui vient de se produire en Chine était jugé tout simplement impossible par les experts occidentaux. À l’institut de l’optique et de la mécanique de précision de Shanghaï, l’équipe du chercheur Linan a brisé le plafond de verre. Ils ont mis au point une source lumineuse en ultraviolet extrême, le UV, dont les performances rivalisent avec les standards internationaux. Cette percée n’est pas anodine, elle intervient au moment exact où la guerre des puces entre Washington et Pékin atteint son paroxisme avec des centaines de milliards de dollars en jeu. Pour saisir la portée de l’événement, il faut comprendre ce qu’est le UV. C’est la technologie Ren. C’est elle qui permet de graver la matière en dessous de 7 nanom créant les cerveaux des smartphones les plus puissants et des serveurs d’IA. Jusqu’à ce jour, une seule entreprise au monde détenait le secret de ces machines à 200 millions de dollars, le néerlandais ASML. Ce monopole de fête faisait d’ASML gardien unique de la porte d’entrée vers le futur technologique. La relation entre la Chine et ASML était jusqu’ici une histoire de frustration. La Chine représentait près de 40 % des ventes du géant néerlandais, un client colossal. Mais dès 2019, Washington a sifflé la fin de la récréation. La stratégie de le métranglement s’est mise en place, interdiction des systèmes avancés, puis le train de sanction massif du 7 octobre 2022. En septembre 2023, la a fini par céder en limitant encore plus les exportations. Prise en étau, le directeur général d’ASML, Christophe Fouet ne cache plus son inquiétude. Les projections sont sombres. La part de la Chine dans le chiffre d’affaires risque de s’effondrer à 20 % des 2025. Mais ASML n’est pas la seule victime collatérale. Regardez Nvidia, le roi incontesté de Lia. La logique américaine semblait pourtant imparable. Interdire la vente des processeurs H1 à la Chine pour brider son intelligence artificielle. Le résultat ? Un effet boomerang d’une violence inouie. En janvier 2025, l’émergence du modèle DIIA chinois Deepsik a prouvé que la Chine pouvait atteindre des performances occidentales avec moins de matériel. La réaction des marchés a été une panique pure. En une seule séance, Nvidia a vu 600 milliards de dollars de capitalisation partir en fumée. C’est la plus grande chute journalière de l’histoire de Wall Street. C’est dans ce climat de guerre économique que la percée de l’ANAN prend toute sa dimension historique. Cet ancien cadre d’ASML, désormais à la tête du développement EEV chinois ne s’est pas contenté de théoriser. Les rapports techniques, bien que confidentiels, révèlent l’utilisation d’une source laser produit plasma. Ce système atteint des niveaux de puissance et de stabilité jugés compétitif au plan international. Attention, il s’agit encore d’une plateforme expérimentale, pas d’une chaîne de production de masse, mais le signal envoyé à Washington est sans équivoque. Le verrou technologique ultime, celui que l’Occident pensé inviolable est en train de sauter. La riposte chinoise ne se limite pas au laser. Sur le terrain, Huawei passe à l’offensive commerciale avec la 910C présenté comme l’alternative directe au processeur graphique de Nvidia. Cette puce est décrite par les analystes de la banque China Renaissance comme un véritable game changer. Mais comment Huawei a-t-il réussi ce Tour de force alors que la Chine est coupée des technologies de fabrication les plus fines ? La réponse tient en une stratégie d’ingénierie redoutable. L’idée derrière l’Ass 910 C est simple mais son exécution est complexe. Puisqu’ils ne peuvent pas graver plus fin, les ingénieurs ont décidé de graver plus large mais plus intelligemment. Ils utilisent une architecture combinée. Deux processeurs 910B existants sont soudés dans un même module grâce à un packaging avancé. C’est une méthode brute. On double la surface, on double la puissance de calcul et la mémoire. Cela permet de contourner les limites physiques de la gravure pour répondre aux besoins colossaux des grands modèles DI. Les résultats sont là. Les analyses estiment que dans certaines configurations, cette puce hybride atteint 60 à 80 % des capacités du tout-puissant Hcent de Nvidia. Certes, Nvidia reste en tête dans l’absolu, mais la nuance est capitale. Huawei atteint ce niveau de performance en s’appuyant sur une infrastructure largement domestique. La Chine prouve ici qu’elle n’a pas besoin d’égaler la perfection américaine pour briser son monopole. Elle a juste besoin d’être suffisamment performante pour s’en passer. Le plus fascinant dans cette contre-attaque, c’est l’ironie de la situation. Pour survivre, Huawei a appliqué à la lettre la méthode de son bourreau. Comme le soulligne Paul Triolo, expert au cabinet Albright Stone Bridge, Huawei a simplement copié la stratégie de Nvidia, empiler plusieurs puces dans un seul boîtier et optimiser le logiciel pour qu’elle fonctionne en harmonie. Résultat, les nouvelles restrictions de Washington sur les puces Nvidia série H20 ont créé un boulevard pour Huawei. La S910C est en train de devenir le choix par défaut pour tous les développeurs d’IA en Chine. En voulant affamer le dragon, les États-Unis l’ont forcé à chasser seul. Mais cette marche forcée vers l’autonomie a un coût exorbitant. Huawei s’appuie sur le fondeur SMIC et son procédé de gravure 7 nanom N+ 2. Mais graver des puces modernes avec des outils ancien, c’est comme peindre une miniature avec un rouleau à bâtiment. C’est imprécis et ça gâche de la matière. Les rapports industriels sont formels. Fin 2024, les rendements de production n’étaient que de 20 %. Pour être clair, sur 100 puces fabriqués, 80 partent à la poubelle. Dans une économie de marché normal, un taux inférieur à 70 % est synonyme de faillite immédiate. N’importe quel concurrent occidental aurait jeté l’éponge. Mais Huawei ne joue pas selon les règles du marché. Pékin joue la sécurité nationale. Le groupe a décidé d’absorber ses pertes colossales. L’objectif est de sortir 100000 unités coûte que coûte. C’est un paris stratégique brut. La Chine préfère payer ses puces cinq fois trop cher que de dépendre de l’étranger. Comme l’analyse Chengting Fang de Nikei Asia, le message est clair. L’autosuffisance n’a pas de prix. Pour les géants occidentaux, ce réveil est un cauchemar. ASML se retrouve face à un danger existentiel. Si la Chine parvient à fiabiliser sa propre plateforme EUV, le groupe néerlandais perdra définitivement un marché qui pesait 40 % de ses ventes. Pour Nvidia, c’est le début d’une fracture structurelle. L’épisode Dipsic a prouvé que l’Occident n’a plus le monopole de l’intelligence. Si les clients chinois adoptent massivement les solutions locales, Nvidia aura créé de toute pièce son propre concurrent sur le marché le plus dynamique de la planète. On pourrait penser que les faibles rendements de production actuelles vont ralentir la Chine. Ce serait mal connaître l’histoire industrielle récente de ce pays. Quand Pékin fixe un cap, la mobilisation est totale. Regardez leur réseau ferroviaire à grande vitesse. Le plus vaste du monde, sorti de terre en quelques années. Regardez la 5G, une domination mondiale avec plus d’un milliard d’abonnés. Regardez le spatial. De la station Tiangong aux missions lunaires, les succès s’enchaînent. Transformer des prototypes de laboratoire en industrie de masse, c’est précisément ce que la Chine sait faire de mieux. La question n’est donc plus de savoir si la Chine va réussir ses puces, mais à quelle vitesse. Et pour gagner du temps, Pékin vient de dégainer l’arme fatal. Depuis ce mois de novembre, la Chine a instauré un contrôle drastique sur les exportations de terre rares. C’est un basculement majeur. Désormais, pour fabriquer des semi-conducteurs avancés, toute entreprise mondiale utilisant des matériaux chinois doit obtenir une autorisation explicite de Pékin. L’image est forte. La Chine vient littéralement de poser sa main sur le robinet de l’industrie technologique. De Taïwan à la Silicon Valley, les géant comme TSMC, Intel ou Nvidia doivent désormais demander la bénédiction de Pékin pour alimenter leurs usines. À Washington, c’est la stupeur. La commission spéciale du Congrès accuse la Chine de militariser le commerce et déclare qu’il s’agit d’une guerre économique. C’est un discours qui oublie l’essentiel. En 2022, ce sont bien les États-Unis qui ont ouvert la boîte de pandore en voulant couper la Chine des puces avancées. La réponse chinoise n’est qu’un retour de bâton, mais il est d’une précision chirurgicale. La force de cette ripost repose sur 30 ans de stratégie patiente. Les chiffres donnent le vertige. La Chine contrôle environ 70 % de l’extraction mondiale de terre rare. Mais le véritable étau est ailleurs. C’est dans la transformation que Pékin est intouchable. Le pays détient 90 % des capacités de raffinage. Pendant que l’Occident fermait ses usines polluantes pour des raisons de coût, la Chine a construit toute la chaîne de valeur. Elle ne se contente pas de creuser des trous. Elle transforme, purifie et produit les composants finis. Ce n’est plus un simple monopole minier, c’est un chef-dœuvre d’intégration verticale dont le monde entier est devenu captif. Le véritable génie de Pékin, c’est la méthode. Plutôt qu’un embargo brutal qui violerait les règles de l’OMC, la Chine a mis en place un système de licence. Officiellement, tout le monde peut acheter des terres rares. En réalité, c’est un guichet discrétionnaire. Ce système offre à Pékin une flexibilité maiavélique. Accélérer les dossiers des pays amis et perdre dans la paperace ceux des pays hostile. C’est une arme diplomatique à géométrie variable, impossible à attaquer juridiquement car elle est justifiée par la sécurité nationale, exactement comme les sanctions américaines. Le vis a été poussé jusqu’au détails microscopique. Le texte vise cinq terres rares lourdes stratégiques comme le disprosium ou l’olmium. Mais lisez bien les petites caractères. La règle s’applique dès qu’un produit contient plus de 0,1 % de ses matériaux. C’est là que le piège se referme sur l’industrie mondiale. Même si un équipement est fabriqué en Allemagne ou au Japon, s’il contient une trace de terre rare chinoise supérieure à ce seuil, il tombe sous le coût de la loi chinoise à l’exportation. C’est une extralité de facto. Pour les industriels, c’est la panique. Entre l’annonce et l’application, Pékin n’a laissé que 30 jours. Imaginez le cauchemar logistique. Du jour au lendemain, des multinationales doivent tracer l’origine chimique de millions de composants fournis par des milliers de sous-traitants. C’est un cast-ê impossible à résoudre en si peu de temps. Les chaînes de production sont paralysées par l’incertitude. À Wall Street, les investisseurs avertis fuient déjà vers l’or où les actifs refugent. Ils savent que la croissance américaine portée artificiellement par la bulle de Lia et les magnificen 7 comme Nvidia reposent sur des pieds d’argile si la chaîne d’approvisionnement casse. La conséquence politique est immédiate. C’est la ruée vers Pékin. Des gouvernements d’Asie du Sud-Est à l’Amérique du Sud, tous viennent négocier des partenariats préférentiels pour sécuriser leur stock. Les alliés des États-Unis se retrouvent dans une position intenable. Washington leur ordonne de couper les ponts, mais la réalité économique les oblige à aller frapper à la porte de la Chine. L’illusion d’une avance technologique occidentale s’évapore. En 2022, l’ex-patron de Google, Eric Schmidth, affirmait que les USA avaient 3 ans d’avance en IA. Aujourd’hui, face à la vitesse de rattrapage chinoise et à ce levier des matériaux, cette avance n’est plus qu’un souvenir. Ce qui se joue ici dépasse la simple guerre commerciale. C’est une réécriture complète du logiciel économique mondial. Pendant 30 ans, la seule question que se posaient les multinationales était : où produire au moindre coût ? Aujourd’hui, face à la menace chinoise sur les terres rares, cette question est devenue obsolète. La nouvelle question vitale est où produire en sécurité ? Le critère de compétitivité s’est déplacé. On ne cherche plus le prix bas, on cherche la résilience politique et ce changement va redessiner les routes du commerce pour des décennies. L’enjeu est civilisationnel car les terres rares ne sont pas seulement le carburant de vos smartphones, elles sont la condition syéquanon de la transition énergétique. Sans la Val de Pékin, il n’y a pas d’aimant performant. sans aimant, pas d’éolienne offshore, pas de moteur électrique efficient. C’est une vérité qui dérange. Atteindre les objectifs climatiques mondiaux dépend désormais, en grande partie de la bonne volonté du parti communiste chinois. Washington et Pékin sont engagés dans une partie de poker à très haut risque. Chacun pense avoir la main gagnante. Mais attention à l’erreur de calcul. Contrairement aux guerres douanières du passé, on ne touche pas ici à des taxes sur l’acier ou le soja. On touche au socle même de la société technologique. Les réseaux électriques, les systèmes de défense, l’intelligence artificielle. Le monde observe inquiet. Le Paris chinois sur les terres rares va-t-il forcer un découplage violent entre l’Occident et l’Orient ou va-t-il obliger les États-Unis à accepter une nouvelle forme de codépendance ? La réponse à cette question déterminera la paix et la prospérité des 30 prochaines années. Mais une chose est déjà certaine, avec ce coup de force, Pékin a brisé l’ordre établi. L’économie mondiale fluide et globalisée que nous avons connu n’existe plus. Pour comprendre l’avenir qui nous attend, il suffit de regarder le passé récent. Retour en mai 2019, Washington place Huawei sur liste noire. Plus d’Androïdes, plus de puces américaines. À l’époque, les analystes sont unanimes. C’est une peine de mort industrielle. On prédit l’effondrement du géant chinois en quelques mois. Ils se sont trompés lourdement. Avance rapide jusqu’en 2025. Huawei n’est pas mort. L’entreprise est redevenue florissante, affichant un chiffre d’affaires de 118 milliards de dollars en hausse de 22 %. Ce redressement n’est pas un miracle, c’est le résultat d’une stratégie de survie militaire pensée pour transformer une condamnation à mort en opportunité. Le premier coup de génie fut un sacrifice. Huawei a vendu sa marque au nord. Sur le papier, il perdait un actif précieux. En réalité, ils ont sauvé la marque des sanctions tout en récupérant 15 milliards de dollars de cash. Un trésor de guerre immédiatement réinjecté dans le seul domaine qui compte, la recherche. C’est là que la différence se fait. En 2024, Huawei a investi 25 milliards de dollars en RD. Rendez-vous compte, cela représente 20 % de leur chiffre d’affaires. À titre de comparaison, Apple dépense moins de 10 % de ses revenus en recherche. Pendant que l’Occident optimise ses marges, Huawei investit pour sa survie. Le résultat de cet investissement massif, une indépendance totale privée d’Android. Ils ont bâti Harmony OS, un système d’exploitation complet, privé de puce. Ils ont sorti la Kirine 9000S, une puce gravée en 7 nanom par le chinois Smic intégré au Mate 60 Pro. C’était le composant que tout le monde jugeait impossible à fabriquer sans technologie américaine et pourtant il est là. La leçon de Huawei est universelle et terrifiante pour les stratèges de Washington. En voulant couper la Chine des technologies occidentales, les sanctions ont agi comme un accélérateur de particules. Elles ont forcé le pays à bâtir ses propres solutions plus vite et plus fort que prévu. Le paris technologique du Japon et des États-Unis a échoué. En fermant la porte, ils n’ont pas enfermé la Chine, ils se sont enfermés dehors. Et face à un rival qui contrôle désormais les terres rares et maîtrise ses propres puces, le réveil de l’Occident s’annonce brutal. M.

La vengeance de Pékin est en marche. En septembre, le Japon a placé 110 entreprises chinoises sur liste noire pour bloquer leur accès aux semi-conducteurs. La riposte de la Chine ne s’est pas fait attendre, et elle menace “d’éteindre” l’industrie japonaise.

Cette vidéo analyse l’erreur fatale de Tokyo : s’aligner sur les sanctions américaines alors que son économie dépend à 100% des terres rares raffinées par la Chine.

Si Pékin ferme le robinet du dysprosium (indispensable aux aimants des moteurs électriques), les usines de Toyota et Honda s’arrêtent net. Pendant ce temps, le pari technologique japonais s’effondre (faillite de JS Foundry) tandis que Huawei contourne les sanctions avec sa nouvelle puce Ascend 910C.

26 Comments

  1. à la fin de la cinquième minute (5"45'), on peut entendre "face au durcissement de Pékin, Tokio tente d'activer le plan B". Le problème, c'est qu'il n'est absolument pas dit de quel durcissement de Pékin, il s'agit et d'où vient l'urgence dont il est question ensuite. On comprend plus tard qu'il s'agit de menaces sur la vente de terres rares, mais on ne sait pas lesquelles ni comment elle ont été formulées. Quelque chose d'important a sauté au montage.

  2. Pourquoi les Américains font autant de conflits aux autres pays ils complètement méchant ses gens là toute l'Afrique va mal à cause de ce pays là , à quand la paix la tranquillité dans cette planète

  3. La réponse de la Chine à l'étranglement de son économie par Washington et ses alliés.

    Sans terres rares chinoises, pas de semi-conducteurs. 😂

  4. Les impérialistes utilisent toujours des pays frère pour combattre a leurs place diviser pour mieux régner le Japon et tomber dans le piège d'oncle sam. La Chine et imbattable et elle frappe fort ceux qui veulent sanctionné la Chine se tire une balle dans le pied c'est la première puissance économique sans aucun doute

  5. Les sanctions ont toujours des réactions contraires, le pays sanctionné va tout faire pour être autonome , ils voulaient mettre la Russie à genoux, raté, la Chine réfléchi fait tout pour rattraper le retard , alors continuez de suivre comme dés caniches, les USA Vous courrez à la ruine

  6. Les americains oublient quelque chose tres important: pendant que la Chine investe 4 fois plus dans l'education que dans la defense, pendant que les EUA sous Trump, depense 10 fois plus dans la defense que dans l'education……..l'investigation dans les universites aux EUA est "rasee" par cette admnistration, qu'a coupe leur financement drastiquement……en Chine les universites sont a fond, avec le soutien du regime…..et on peut constater comment l'education aux EUA perd de niveau, les jeunes sortent ignorants comme toujours…..

  7. Blacklister des entreprises Chinoises alors qu'ils importent 90% de certains matériaux vitaux de la Chine, bravo !
    La gouvernement Japonais est quasiment aussi con que le notre, et ça, c'est impressionnant.