La Banque du Japon revient contrarier (un peu) le marché

La chronique bourse, la quotidienne zone bourse Anthony Bondin. Salut à toutes et à tous. Bienvenue dans ce point de marché zone bourse du mardi 2 décembre 2025. Le titre du jour, c’est la Banque du Japon revient contrarier un peu le marché. Les marchés ont donc mis fin hier à leur rebond de fin novembre. Les indices étaient un petit peu en bout de course he ils ont fini par manquer de carburant et en parallèle la politique monétaire japonaise a fait son retour sur la scène internationale par l’entremise du fameux Carry Trade. C’est l’occasion pour moi de rappeler le fonctionnement de ce système d’irrigation. discret de la finance mondiale. Alors baisse des taux parci, baisse des taux par là et si on parlait un petit peu de hausse de taux histoire de changer de disque. C’est ce que le marché semble avoir voulu expérimenter hier avec sa nouvelle passion, les obligations japonaises. Alors OK dit comme ça, ça n’émoustiit personne, c’est clair. Et pourtant ça a contribué tout au bout de la chaîne à peser sur les cryptoonnaies. Alors non, je ne me suis pas réveillé avec 3 g de ma dernière soirée alcoolisée. Je parle du genre de vaste communicant dont la finance regorge mais qui ne devienneent visibles qu’à certains moments. Direction donc le Japon et vous allez vite comprendre pourquoi ou pas d’ailleurs, ce qui signifie que j’aurais hyper mal expliqué mais je vais essayer de faire le nécessaire quand même. Donc la dernière adjudication d’obligation d’état japonaise à 10 an s’est déroulée dans un contexte plutôt électrique et en toile de fond, on avait la spéculation de plus en plus insistante sur une hausse de taux de la Banque du Japon qui a été attisée par les propos inhabituellement directs de son gouverneur Casuo Ueda. Cette perspective d’un tour devis monétaire fait planer un risque sur la stratégie la plus plan du monde financier moderne, le Carry Trade. Alors, pour l’affaire courte, la politique monétaire ultra accommodante de la Banque du Japon, c’est-à-dire des toits zéro, des achats massifs d’actifs et la répression de toute volatilité, et bien cette politique a longtemps offert un carburant bon marché aux investisseurs. Enfin, je dis longtemps, ça l’offre toujours d’ailleurs. En empruntant à très bas coup en yenne, les investisseurs pouvaient donc financer sans douleur, c’est-à-dire sans risque ni beaucoup de frais, des positions beaucoup plus lucrative ailleurs et aussi bien relativement sécurisé comme les obligations américaines que plus engagé comme des actions technologiques ou même des cryptoonnaies. Donc tant que la Banque du Japon reste immobile, et bien l’arbitrage est inépuisable voire il est structurel. Mais le simple fait que la banque centrale envisage de relever ses taux menace quand même de tout désosser. Si emprinté en Yenne devient soudain plus coûteux, et bien le jeu de l’emprunt à bas prix pour investir ailleurs devient moins unilatéral. Il peut même y avoir une double peine. He le coût du montage est plus élevé puisque la charge immédiate est supérieure à cause de la hausse des taux et en plus on a un renforcement du yen qui peut provoquer une perte de change au moment du remboursement. Donc mécaniquement dans ce genre de situation, les positions les plus risquées irriguées par le carré Trade sont en partie débouclée et parfois relativement vite pour éviter la réaction en chaîne. C’est un risque qui plane régulièrement sur le marché mais qui ne se matérialise que euh relativement rarement. Mais quand ça se produit, c’est plutôt brutal. On en a eu un exemple en août 2024 où un simple soupçon de resserrement monétaire à Tokyo avait provoqué une correction brutale des marchés et de certains actifs à risque notamment des cryptomonnaies. Donc en ce début décembre, Casio Ueda a un petit peu réveillé le souvenir de l’été 2024. Hein, c’est encore un peu diffus mais ça existe. La probabilité d’une hausse de taux au Japon lors de la réunion de la fin du mois de décembre est montée de moins de 40 % à environ 80 % en quelques jours après les déclarations. Et si ce n’est pas d’ailleurs en décembre, ce serait plutôt en janvier puisque les traders mettent une proba de 90 % pour le mois de janvier. Donc une fois de plus, le Caric Trade réveille les passions et provoque une mini aversion au risque du marché. Ça a été visible sur les actifs à risque, mais on constate généralement aussi un effet papillon sur les obligations d’état notamment sur les trésories US qui sont abondamment alimenté par le carry trade et qui sont très liquides donc faciles à vendre. C’est la raison pour laquelle le rendement du 10 US est remonté d’un peu moins de 4 % hier à 4,1 % en journée. Il n’y a pas de remise en cause de la baisse des taux aux États-Unis hein, mais Wall Street yeut à nouveau la politique matière japonaise et on a quelques tensions sur les marchés. Marché qui croit d’ailleurs toujours fermement que la Fed va réduire ses taux dans 8 jours pour contrer une économie américaine qui continue à montrer des signes diffus de faiblesse à défaut de montrer de gros signaux de ralentissement. C’est la raison pour laquelle l’ambiance était un petit peu plombée hier à Wall Street. Le SNP 500 a mis fin à sa série haussière en perdant 0,5 %. Après l’effort fourni fin novembre pour éliminer les pertes du début de mois, la pause n’est pas illogique somme toutes. Les annales montrent en plus que le rally de Noël met souvent un petit peu de temps à se mettre en place au mois de décembre et il a tendance à se concentrer sur la semaine précédent le 25 décembre. Du côté de l’Europe, la plupart des indices ont aussi mis fin à leur série haussière mais sur des variations relativement modestes. Que va-t-il se passer aujourd’hui sur les marchés ? Et bien les investisseurs vont jeter un œil sur l’inflation de la zone euro en novembre qui sera publiée à 11h. Pour les nostalgiques des publications de résultats technologiques, le spécialiste de la cybersécurité américaine Crow Strike est sur les tablettes après la clôture de Wall Street ce soir avec le T3 de son exercice décalé. Et comme je n’ai pas parlé du record de quelque chose depuis au moins 24 heures, on va quand même parler de celui de l’once d’argent qui a flirté avec 59 dollars hier en séance. C’est un nouveau sommet. Ça apporté les gains de l’once d’argent à 100 % en 2025. Le métal précieux recule légèrement ce matin mais continue à humilier l’on d’or avec son petit 61 % de gain depuis le 1er janvier. Côté Asie-basque, ce matin, ça part un peu dans tous les sens. Le Japon est stable alors que la Corée du Sud prend 2 %. C’estou profite de la confirmation par les États-Unis d’une baisse des droits de douanes infligé à la Corée du Sud. La Chine continentale, Hong Kong et l’Inde reculent modérément. L’Australie s’en sort un peu mieux, plus 0,2 % à la clôture. Les indicateurs avancés européens sont un peu hésitants avec un léger biais baissier en provenance des États-Unis. On enchaîne avec l’actu des sociétés en France. D’abord, l’Oréal va étudier à coup sûr une prise de participation dans Giorgio Armani selon son directeur financier conformément au testament du créateur qui impose la vente de 15 % de la maison de Luxe dans les 18 mois et qui privilégie des acteurs comme LBMCH L’Oréal ou Essilor Luxica. Carrefour a finalisé la session de ses activités en Italie. Saint-Gobin a accéléré son recentrage avec des sessions en Belgique et au Brésil. Et si leur luxotica se dote d’un premier comité consultatif scientifique, Soprasteria a finalisé l’acquisition de Neoase. Les détenteurs de BSA Valourc ont autorisé la modification des conditions de conversion. Tioqueo Capital projette la création d’une plateforme immobilière unifiée et renforcée et Mersen a remporté un contrat de 10 millions de dollars aux États-Unis. On a aussi pas mal d’actus du côté de Kogé, de Xilam, d’Alis Pharma, de Global Bioénergie, de Karmat. Euh et on attend les résultats de Quadian ce soir. Ailleurs en Europe, Bayer a obtenu le soutien de l’avocat en chef du gouvernement US pour que la Cour suprême examine l’affaire Roundup, ce qui améliorerait les chances d’obtenir une décision favorable dans le contentieux lié au glyphosat. Nesle envisagerait de vendre la chaîne de café premium Blue Bottle Coffee à prix Reuters. Banco Saintander a placé 3,5 % de sa filiale polonaise pour environ 413 millions d’euros pour ramener sa détention à 9,7 %. Roch peut commercialiser son test de diagnostic de la cocuche aux États-Unis. ABB reprend les activités de Gamesa électrique. Allim rachète trois actifs en Europe. Givodan a finalisé l’acquisition de Belle Air Création. Iveco a remporté un contrat pour la fournissure de camion militaires à l’armée italienne. Swedbank acquiert la totalité du capital de la société nordique de carte de crédit HTERCard. et Dormacaba rachète l’allemand métamatique. Côté Amérique du Nord, Apple va encore bouleverser son équipe IA après le départ d’un haut dirigeant selon le Wall Street Journal. Bloomberg pour sa part croit savoir que Netflix aurait principalement enchéri en numéraire pour le second round des offres sur Warner Bros. Marvel serait en pourparler avancé pour acheter Celestial et Hai pour plusieurs milliards de dollars selon information. Toujours selon la publication californienne, Amazon prévoit une nouvelle offre de livraison ultra rapide aux États-Unis. Enfin, Nvidia publie un logiciel open source pour le développement des voitures autonomes. Sur l’agenda des publiés en Amérique du Nord, on a Cross Strike, euh Bank of Nova Scotia, Marvel, Pure Storage ou encore Octa. Ailleurs dans le monde, le fournisseur japonais de robots Fanuc bondit après l’annonce d’une coopération avec Nvidia. Le promoteur China Vker demande un report d’un an pour rembourser un emprunt et en un Louis Pro finalise l’acquisition de Arman Connected Services. Il y aura aussi en clôture les résultats de fast retailing au Japon. Voilà, c’est terminé pour ce point de marché du jour. Je vous souhaite une excellente journée à toutes et à tous.

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