Le Japon est sur le point d’exploser le système financier mondial

Et si la troisième puissance économique mondiale était sur le point d’appuyer sur un bouton qui pourrait secouer tout le système financier mondial ? Parce qu’en ce moment, le Japon fait face à une tempête, une tempête qu’il n’a plus le luxe d’ignorer. Le Japon a un problème. En réalité, il en a plusieurs. Et ses problèmes s’accumulent, il s’aggrav, il force Tokyo à envisager des décisions qu’il n’aurait jamais voulu prendre. La guerre commerciale frappe de plein fouet. L’économie japonaise étouffe, les consommateurs américains s’appauvrissent et les produits japonais deviennent trop chers pour eux. Face à la Chine et au reste de l’Asie, la compétition est perdue d’avance. Et pendant ce temps, les tarifs douigners continuent d’écraser les exportations. Encore aujourd’hui, les chiffres sont sans appel. En octobre, les exportations japonaises vers les États-Unis ont chuté de 3 %. 7 mois consécutifs de baisse. Un effondrement silencieux. Et le pire, le surplu commercial a dégringolé de 33 %. Le Japon achète des avions américains mais gagne moins de dollars. Le pays se retrouve dangereusement exposé. Si le dollar se renforce soudainement, une crise monétaire pourrait éclater. Une situation à ne surtout pas sous-estimer. Alors, que se passe-t-il du côté des services ? Rien de rassurant. À cause des tensions avec Pékin, la Chine a commencé à riposter et elle a choisi l’endroit où ça fait le plus mal, le tourisme. Les touristes chinois, colonne vertébrale du secteur, disparaissent. Le choc est brutal. Le PIB a déjà basculé dans le négatif au 3è trimestre et les prévisions pour le trimestre suivant sont catastrophiques. La Chine, Hong Kong inclus, représentent la majorité des visiteurs au Japon. En octobre, cela dépasse les di millions d’arrivées, quatre fois plus que les touristes américains. Puis tout s’accélère. À cause des déclarations de Takeuchi, Pékin ordonne aux compagnies aériennes de réduire les vols vers le Japon jusqu’à mars prochain. Les vols de décembre chutent déjà de 20 %. 12 routes aériennes dont Shanghaiï sont carrément supprimées. 8 % du PIB japonais, le tourisme se retrouve directement menacé. Les exportations vers les États-Unis s’effondrent. La Chine paralyse les services. Le Japon est prise en étau. Le pays n’a plus beaucoup d’options. La seule issue possible, la consommation intérieure. Mais même là, le Japon se heurte à un mur. Les prix continuent de grimper. L’inflation atteint des niveaux comparables à ceux des États-Unis. Les ménages suffocent. Impossible de compter sur eux pour relancer l’économie. L’objectif de la Banque du Japon, 2 % d’inflation, est dépassé depuis longtemps. Les prix restent autour de 3 %. Tout augmente. Assurance, bien du quotidien, services, tout. Et pendant ce temps, les salaires stagnent. Moins de 2 % de hausse. En clair, le pouvoir d’achat chute. Le portefeuille des Japonais rétrécit. La vie coûte plus cher chaque mois. En retirant l’énergie, l’inflation sous-jacente atteint même 3,1 %. Le Japon traverse une crise du coup de la vie au milieu d’un chaos extérieur. Le pays perd en compétitivité et les dirigeants le savent. Dans une situation normale, pour freiner l’inflation, on hausse les taux. C’est la méthode classique. Mais le Japon ne peut pas, pas aujourd’hui. La dette a explosé. Plus de 230 % du PIB. Si Tokyo augmente les taux, les paiements d’intérêt deviendraient incontrôlables. Une falaise financière. La Banque du Japon est donc piégée, coincée. Elle doit augmenter les taux pour calmer les prix, mais elle ne peut pas s’en déclencher une crise encore plus grande. Pendant ce temps, elle continue d’acheter des quantités gigantesques d’obligations d’état. Un volume insensé selon les analystes. La BOJ crée littéralement de l’argent pour acheter ses obligations. C’est le fameux contrôle de la courbe des taux ou dans des termes plus directs, de la création monétaire massive. Chaque mois, 3000 milliards de yennes, environ 20 milliards de dollars sortis de nulle part. L’objectif ? Maintenir artificiellement les taux bas, soutenir les obligations d’état japonaises, éviter l’effondrement. La BOJ concentre l’essentiel de ses achats sur les obligations de 1 à 10 ans, surtout les plus longues. Elle sait que si les taux montent trop, l’économie pourrait s’écrouler. C’est comparable à ce qu’a fait Besson en émettant des obligations à court terme pour empêcher les taux longs d’exploser. Sauf qu’ici, le Japon ne se contente pas de manipuler la dette. Il imprime directement, massivement. Ce n’est pas une solution durable, c’est un pensement. Oui, cela garde les taux bas temporairement, mais inonder l’économie de monnaie a un effet mécanique. La valeur de cette monnaie s’effondre. C’est mathématique et les marchés le sentent. Le marché a compris. Il sent la panique et il réagit avant même que Tokyo ne bouge. Regardez ces deux indicateurs. Le yen, trè grande monnaie de réserve mondiale, juste derrière le dollar et l’euro. Normalement, quand les taux des obligations japonaises montent, c’est simple. Cela attire des investisseurs, surtout quand le dollar s’affaiblit. Mais aujourd’hui, rien ne se passe comme prévu. Au lieu d’acheter du yen pour investir dans les obligations japonaises, les investisseurs font l’inverse. Il shortent la monnaie japonaise, il parissent sur son effondrement parce qu’à leurs yeux, il n’y aura aucun rebond, aucune reprise. Selon eux, l’économie japonaise va continuer de se faire écraser. La demande pour le yen va disparaître et les chiffres leur donnent raison. En moi, le yen a chuté de presque 8 % face au dollars. Quand votre monnaie plonge face au dollars, cela signifie que vous avez perdu le contrôle. Et dans ce cas, tout devient plus cher. L’acier, les importations d’énergie, le LNG, toutes les matières premières deviennent un fardeau. Mais pourquoi les investisseurs fuient-ils le yen ? La réponse tient en un mot : stimulus. Takachi s’apprête à activer un plan colossal. Tokyo a validé un paquet de 20 et 1000 milliards de yennes, plus de 130 milliards de dollars. Et ironie du sort, cet argent sera utilisé pour combattre l’inflation. C’est monumental, 3,5 % du PIB du pays. Un choc fiscal d’une ampleur rare. Et le plus inquiétant sur ces 21000 milliards, près de 12000 milliards n’existent pas. Le gouvernement ne les a pas. Il devra les emprunter. On connaît ce scénario, on sait comment il se termine. Quand un pays déjà surendetté injecte encore plus d’argent, la dette explose et la monnaie s’écroule. Mais Tokyo ne peut plus reculer. La Chine subventionne tout. Les États-Unis dépensent massivement et taxent leur propre population. Si le Japon ne stimule pas, il se fait distancer irréversiblement. C’est donc une manœuvre désespérée. Un dernier pari pour sauver ses industries stratégiques, l’automobile, l’électronique, les semi-conducteurs. Pour financer ce plan, le Japon va émettre 73,5 milliards de dollars de nouvelles obligations. Mais une question plane, qui va acheter ? Les investisseurs privés hésitent, le yen chute, l’inflation grimpe, le risque augmente. La Banque du Japon devra peut-être intervenir encore. Créer de la monnaie, encore acheter des obligations encore. Le Japon est pris dans une boucle infernale. S’il aimait trop de dettes, il aggrave l’inflation. Il se rapproche du défaut. S’il n’aimait rien, la consommation s’effondre, l’industrie s’écroule et l’économie plonge. Le pays est dans un piège, un piège financier, un piège politique, un piège technologique. Et cela se voit dans les chiffres pour la première fois de l’histoire, le rendement des obligations japonaises à 30 ans dépasse 3,3 %. Les investisseurs fuient les obligations ultra longues. Le 10 grimpe à 1,8 %, un sommet depuis la crise de 2008. Personne ne veut porter ce risque parce qu’une conclusion s’impose, acheter des obligations japonaises aujourd’hui, c’est presque garantir une perte. Pourquoi ? Parce que deux forces se combinent. Une inflation au-dessus de 3 %, un yen qui continue de s’effondrer face au dollars. Le support même des obligations, la monnaie est en train de se dégrader. C’est une crise de confiance, une crise profonde. La dette japonaise n’a plus de marge. Les déficits sont hors de contrôle et la guerre commerciale américaine a exposé cette faiblesse au grand jour. Les grands détenteurs de JGB sont devenus des vendeurs. Le retournement est spectaculaire et maintenant Tokyo se retrouve d’ose au mur. Il reste une seule carte, une carte capable de sauver le Japon ou de déstabiliser le monde entier. Le Japon pourrait devoir vendre son immense réserve de bond du trésor américain, une montagne de dette américaine, l’un des plus grand stock au monde. Ce serait peut-être leur seul moyen d’éviter l’effondrement du yen, le seul moyen de financer le stimulus, le seul moyen de maintenir l’économie en vie sans détruire totalement leur marché obligatires. Même Scott Besson en est conscient. Il sait que c’est un danger réel, un danger pour l’économie américaine elle-même. Les États-Unis sont sûrendettés. Ils approchent du bord du précipice. Lors de sa visite au Japon, Besson a adressé un message subtil au ministre des finances japonais. Un message qui ressemblait à un encouragement mais qui en réalité était un avertissement. Entre les lignes, il disait ceci : “Arrêter la politique monétaire ultra souple, normaliser, relever les taux, resserrer la masse monétaire, renforcer le yen.” Et ce message n’était pas innocent. Besson veut un yen plus fort parce qu’un yen plus fort rendrait les exportations japonaises plus cher et rendrait les produits américains plus compétitifs. Un yen plus fort rendrait les exportations japonaises plus chères et ce serait parfait pour Washington. Pourquoi ? Parce qu’un yen qui monte fait descendre le dollar. Et c’est exactement la stratégie vouluee. Affaiblir la devise américaine pour renforcer la compétitivité des exportateurs américains. C’est pour cela que Trump appelle la Fed à baisser les taux. Si le Japon augmentait les siens, ce serait un cadeau pour les États-Unis. Mais Tokyo ne peut pas suivre. Il n’a littéralement pas le choix. Cela ouvre la porte à un scénario explosif. Une vente massive de bons du trésor américain par le Japon. Un événement qui pourrait survenir beaucoup plus vite que prévu si Tokyo ne trouve pas assez d’acheteurs pour ses propres obligations. Où le Japon pourrait-il trouver la liquidité nécessaire ? Il reste deux options. Faire imprimer de l’argent par la BOJ, vendre ses bons du trésor américain. La première solution est un aller simple vers l’effondrement total du yen. La seconde est paradoxalement la moins dangereuse. Le Japon détient un trésor colossal. 1200 milliards de dollars de dettes américaines, un stock gigantesque. Et pendant que les pays des Brick vendent massivement leur bons du trésor, le Japon, lui a continué d’acheter. Entre janvier et septembre, Tokyo a ajouté 110 milliards supplémentaires. Une accumulation qui dépasse l’entendement et qui cache une réalité simple. En cas de crise, le Japon peut toujours liquider une partie de ce stock pour financer son économie, pour financer son stimulus de 130 milliards de dollars pour éviter l’implosion. Et si le Japon appuie sur ce bouton, Baisson se retrouvera dans une situation catastrophique. L’économie américaine est déjà prise dans une frénésie d’endettement. Le trésor émet des obligations à un rythme jamais vu et de plus en plus sur le court terme, ce qui ressemble honnêtement à un acte de désespoir. Officiellement, Washington répète que tout va bien, que les obligations américaines sont les plus solides du monde, que les marchés adorent ce qu’ils voient. Mais si le Japon commence à vendre, ce récit pourrait voler en éclat marché obligataire américain pourrait vaciller. En avril déjà, les avertissements pleuvaient. Les tarifs faisaient fuir les entreprises. L’économie semblait vacillée. Puis soudain, les obligations américaines sont devenues les meilleures performantes du monde développé. Barkle, Goldman Sax. Tous chantaient la même chanson. Le marché se porte à merveille. Les revenus des tarifs explosent, les finances américaines vont mieux. Mais aujourd’hui, on voit les cartes sur la table. Et la main américaine n’est pas belle. C’est un bluff, une tentative pour rassurer un marché nerveux. Un marché qui n’a besoin que d’un choc, un seul pour s’emballer. Si le Japon appelle ce bluff, si Tokyo décide de vendre ne serait-ce qu’une fraction de ses obligations, les taux américains pourraient se monter en flèche. La Fed ne pourrait rien faire. Le système entier tremblerait. Souviens-toi, Besson et Trump avaient promis que le déficit américain baisserait en automne, mais c’était de la poudre aux yeux. La réalité est brutale. En octobre, le déficit a atteint 284,4 milliards de dollars, le pire mois d’ouverture de l’histoire des États-Unis. Pendant que les revenus montaient grâce au tarifs, les dépenses augmentaient encore plus vite, plus 18 %, près de 689 milliards de dollars dépensés en un mois. Le marché obligataire américain est déjà saturé, incapable d’absorber une nouvelle crise, surtout une crise venant du Japon. Si Tokyo vend, Besson devra émettre encore plus de dettes pour compenser. L’offre explosera, la demande s’effondrera et les taux grimperont comme jamais. Il existe un autre facteur, la durée des obligations japonaises. On ne connaît pas la composition exacte, mais on sait une chose, les gouvernements étrangers adorent les obligations longues. En 2023, la durée moyenne est autour de 8,3 ans. Cela signifie que si le Japon vend, ce sont surtout les 10 ans américains qui souffriront. Et le 10 ans, c’est le taux qui contrôle tous les autres taux de l’économie réelle. immobilier, crédit, investissement, consommation. Si le 10 ans explose, tout explose avec lui. Alors, la question qui entre Washington, Tokyo et les marchés mondiaux est simple. Le Japon va-t-il vendre ? Tokyo est coincé comme un navire gigantesque qui coule lentement avec trop peu de canaux de sauvetage. Et l’un de ces canaux est rempli de bon du trésor américain. Si la situation devient incontrôlable, le Japon n’aura plus à hésiter. Il jettera par-dessus bord ses obligations pour sauver son économie. Même si cela crée une onde choc mondial, le Japon pourrait déclencher la prochaine grande secousse financière mondiale. Non pas à cause d’une guerre, non pas à cause d’une crise industrielle, mais simplement en vendant la dette américaine que le monde entier considère comme sans risque. Alors, je vous pose la question : le Japon va-t-il vraiment larguer ses obligations américaines pour sauver son économie ? Et si oui, quelles seraient les conséquences pour le dollar, pour les marchés mondiaux et pour l’équilibre géopolitique global ? Dites-moi ce que vous en pensez dans les commentaires. Le débat est ouvert et il est crucial. Si cette analyse vous a éclairé, n’oubliez pas de vous abonner, de liker et de partager la vidéo pour soutenir la chaîne Gertech. Votre soutien permet à ces enquêtes géopolitiques de continuer. On se retrouve très bientôt pour une nouvelle plongée au cœur des stratégies économiques qui redessinent le monde. Prenez soin de vous. À très vite.

Le Japon traverse une crise totale. La chute du yen, l’inflation persistante, la dette gigantesque et la pression de la Banque du Japon créent un risque majeur pour l’ensemble de l’économie japonaise. Les tensions avec la Chine, l’effondrement du tourisme et la guerre commerciale compliquent encore la situation, tandis que les États-Unis surveillent de près une éventuelle vente de bons du Trésor américains par Tokyo.

Dans cette analyse, nous expliquons pourquoi l’économie du Japon est menacée, comment la Chine influence directement la crise actuelle, et en quoi une vente d’obligations US pourrait déclencher une véritable crise financière mondiale. La fragilité du yen, le rôle de la BOJ, la pression américaine et la montée des risques géopolitiques rendent ce moment décisif pour l’avenir du pays.

Le Japon devra-t-il utiliser sa réserve colossale de dette américaine pour stabiliser son économie ?
Et quelles seraient les conséquences pour le dollar, les marchés mondiaux et l’équilibre géopolitique ?

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2 Comments

  1. Le Japon est l'otage des USA et ce malgré les deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagazaki, je crois que l'élite politique japonaise est corrompue car elle manœuvre contre les intérêts des japonais.

  2. Une crise déclenchée artificiellement par des déclarations ineptes! comme nous les sanctions non provoquées qui nous ont amenées à renoncer au gaz russe. Une épidémie de suicides. À qui le crime profite-t-il?