Ne dites pas qu’on ne savait pas : Le Japon entraîne l’Occident dans sa chute

Le séisme silencieux. Ce qui est en train de se passer au Japon devrait faire la une de tous les journaux télévisés du monde. Mais comme souvent, la complexité financière masque l’urgence de la situation. En l’espace d’une seule semaine, les marchés financiers japonais ont vu s’évaporer 127 milliards de dollars de richesse. Ce n’est pas une simple correction boursière, c’est un effondrement systémique tripartite. Les actions chutent, les obligations d’état s’effondrent et le yen dévisse face au dollars. C’est le scénario du pire que tous les banquiers centraux redoutent, le triple déclin et il frappe aujourd’hui la troisème économie mondiale avec une violence inouie. Le Japon, longtemps considéré comme le havre de stabilité et de discipline en Asie, est en train de basculer dans le chaos monétaire. La cause immédiate de cette panique est politique. L’arrivée au pouvoir d’une nouvelle ligne directrice incarnée par Sanae Takaichi et son plan de relance massif. Alors que le monde entier essaie de réduire l’inflation et les déficits, le Japon a décidé de faire l’inverse, dépenser encore plus d’argent qu’il n’a pas. C’est une décision qui a pris de cours Washington, Wall Street et Bruxelles. Même les alliés américains sont sous le choc. Face à ce qu’il considère comme un suicide économique en direct, avec une dette publique qui atteint déjà le niveau astronomique de 230 % du PIB, le record absolu pour un pays développé, le Japon teste les limites de la gravité financière. Pendant des décennies, on nous a expliqué que la dette ne compte pas pour le Japon car ils s’endettent auprès de leur propre population. Ce mythe est en train de voler en éclat. L’inflation alimentaire dépasse les 3 % depuis 3 ans rongeant l’épargne des retraités japonais et la confiance dans la monnaie nationale s’érode à une vitesse grand V. La situation est tellement critique que des rumeurs circulent sur des appels directs entre l’entourage de Donald Trump et Tokyo pour demander un retour au calme. Pourquoi les États-Unis s’inquiétaient d’al autant ? Parce que le Japon est le plus grand détenteur étranger de dette américaine. Si Tokyo perd le contrôle, ils devront vendre leur bons du trésor US pour sauver le yen, ce qui provoquerait un craque obligataire aux États-Unis. Nous ne sommes plus dans une crise locale. Nous sommes au bord d’un effet domino mondial. Dans cette vidéo, nous allons analyser pourquoi ce plan de relance de 112 milliards de dollars a mis le feu aux poudres. Nous verrons comment la Chine profite de cette faiblesse pour accentuer la pression géopolitique autour de Taiïwan. Et surtout, nous vous expliquerons pourquoi cette crise japonaise menace directement votre assurance vie et vos placements en Europe. Le Japon est le canarie dans la mine de charbon de la dette mondiale et le Canar vient d’arrêter de chanter. Chapitre 1. Un plan de relance qui affole les marchés. L’annonce a eu l’effet d’une bombe sur les places financières asiatiques, un nouveau plan de relance budgétaire de 112 milliards de dollars. Dans un contexte normal, injecter de l’argent dans l’économie est censé rassurer les investisseurs et stimuler la croissance. Mais le Japon n’est pas dans un contexte normal. Le pays souffre d’une addiction séculaire à la dépense publique et ce nouveau plan a été interprété par les marchés non pas comme une solution mais comme une perte totale de contrôle budgétaire. Les investisseurs ont compris que le gouvernement japonais n’a aucune intention de réduire la voilure, préférant la fuite en avant. Ce plan porté par la vision économique agressive de Sana et Takaichi repose sur la théorie que l’on peut toujours imprimer plus d’argent pour résoudre des problèmes structurels. C’est ce qu’on appelait les abénomix mais sous stéroïdes. Le problème est que cette stratégie nécessite une banque centrale complaisante qui maintient les taux à zéro pour financer la dette. Or, avec l’inflation mondiale, maintenir des taux à zéro détruit la monnaie. Le marché a donc vu ce plan de 112 milliards comme le signal que le Japon choisissait de sacrifier sa monnaie pour sauver ses dépenses politiques. La réaction immédiate a été une vente massive des obligations d’état japonais GGB. Quand un état annonce qu’il va s’endetter encore plus alors qu’il est déjà surendetté, les créanciers prennent peur et vendent. Pour empêcher les taux d’intérêt d’exploser et de mettre l’État en faillite, la Banque du Japon, BOJ, est obligée d’intervenir en imprimant des Yens pour racheter sa propre dette. C’est un cercle vicieux. Le plan de relance oblige la banque centrale à créer de l’inflation, ce qui fait fuir les investisseurs, ce qui oblige à imprimer encore plus. Les analystes de Wall Street ont qualifié cette manœuvre de Kamikaz. En injectant 112 milliards de dollars dans une économie déjà saturée de liquidité, mais en manque de main d’œuvre et de productivité, le gouvernement ne va créer que de l’inflation, pas de la richesse réelle. C’est une erreur fondamentale de diagnostic. Le Japon n’a pas un problème de demande. Les gens ont de l’argent, il a un problème d’offre et de démographie. Stimuler la demande artificiellement ne fera qu’augmenter les prix. Ce qui choque le plus les observateurs internationaux, c’est le timing. Au moment où la réserve fédérale américaine et la BCE gardent des taux élevé pour lutter contre la vie chère, le Japon appuie sur l’accélérateur monétaire. Cette divergence totale de politique économique crée des tensions énormes sur les flux de capitaux. L’argent quitte le Japon où il est mal rémunéré et dilué pour aller aux USA ou en Europe. Ce plan de relance est perçu comme une déclaration de guerre à la logique économique élémentaire. En résumé, ce plan de 112 milliards est la goutte d’eau qui fait déborder le vase de la confiance. Il montre que la classe politique japonaise est incapable de se réformer et préfère risquer une crise financière majeure plutôt que d’annoncer l’austérité à sa population vieillissante. C’est une leçon terrifiante pour tous les pays occidentaux. Voici ce qui arrive quand la politique prend le pas sur la réalité mathématique de la dette. Chapitre 2. Une inflation qui ne vient pas. D’où on croit ? Pendant 30 ans, le Japon a été le pays de la déflation. Les prix ne montaient jamais, il baissait même. C’est fini. Aujourd’hui, l’inflation au Japon dépasse les 3 % de manière durable et sur les produits alimentaires essentiels, elle frôle souvent les 10 %. Mais contrairement à l’inflation américaine qui était due à une économie en surchauffe, l’inflation japonaise est une mauvaise inflation. Elle n’est pas du hausse des salaires ou à une consommation dynamique. Elle est importée. C’est une inflation de pénurie et de faiblesse monétaire. Le Japon est une île pauvre en ressources. Il importe 90 % de son énergie et 60 % de sa nourriture. Quand le gouvernement lance des plans de relance qui affaiblissent Cloyen, il augmente mécaniquement le prix de tout ce qui entre dans le pays. Le gaz, le pétrole, le blé, le soja. Tout coûte plus cher aux entreprises japonaises qui répercutent ses coûts sur les consommateurs. Les ménages japonais se retrouvent long prise en étau entre des salaires qui stagnent depuis des décennies et des prix qui explosent à la caisse du supermarché. Ce phénomène a un nom, la shrink fly, rédulation généralisé. Pour ne pas trop choquer le consommateur, les fabricants japonais réduisent la taille des portions. Les bentos sont plus petits, les paquets de nouilles sont plus légers, mais le prix reste le même ou augmente. C’est un appauvrissement invisible mais bien réel. La qualité de vie de la classe moyenne japonaise, autrefois légendaire, est en train de s’effriter silencieusement sous le poids de cette politique monétaire. L’erreur tragique des autorités est de croire que cette inflation est temporaire. ou le bénéfique pour sortir de la déflation. Mais quand l’inflation dépasse les hausses de salaires pendant 3 ans, ce n’est plus un stimulant, c’est un impôt, c’est un transfert de richesse massif des épargnants, les retraités japonais qui détiennent un du cashche vers l’État qui voit sa dette dévaluer. Le peuple japonais, connu pour sa résilience et son épargne commence à puiser dans ses réserves pour survivre au quotidien. Plus grave encore, cette inflation change la psychologie du pays. Les Japonais commencent à perdre confiance dans la valeur future de leur argent. On observe des comportements d’achat de panique ou de stockage, des phénomènes qu’on ne voyait plus depuis les années 70. Si la psychologie de l’inflation s’installe durablement, la Banque du Japon perdra le contrôle. Elle ne pourra plus fixer les taux bas car le marché exigera des rendements plus élevés pour compenser la perte de pouvoir d’achat. En réalité, l’inflation japonaise est le symptôme d’une nation qui vit au-dessus de ses moyens physiques. En essayant de maintenir un niveau de vie occidental avec une démographie déclinante et une dette explosive, le Japon dévalue sa monnaie pour combler l’écart. C’est une fuite en avant. L’inflation n’est pas la cause de la crise. C’est la conséquence inévitable du refus de payer la dette par l’impôt ou par la réduction des dépenses. Chapitre 3. Le yen qui s’effondre et perd toute crédibilité. Le yen japonais n’est pas n’importe quelle monnaie. C’est traditionnellement une valeur refuge, une devise que les investisseurs achètent quand tout va mal dans le monde. Mais aujourd’hui, le refuge est en feu. Le yen a perdu une valeur considérable face au dollars et à l’euro, atteignant des niveaux de faiblesse jamais vu depuis 30 ans. Cette chute n’est pas accidentelle, elle est structurelle. Elle reflète la perte de crédibilité totale de la Banque du Japon et de sa politique de taux plancher. Le mécanisme de cet effondrement est lié au différentiel de taux d’intérêt. Quand les États-Unis rémunèrent le dollar à 5 % et que le Japon rémunère le yen à 0 % ou 0 5 %, l’argent quitte le Japon. C’est mathématiques. Les investisseurs institutionnels, les fonds de pension et même les ménages japonais vendent leur yens pour placer leur argent ailleurs. Faites ce qu’on appelle le carry trade inversé. Autrefois, on empruntait en yen pour investir ailleurs. Aujourd’hui, on fuit le yen tout court. La banque centrale est prise dans un piège mortel, un cornélien financier. Si elle montre ses taux d’intérêt pour sauver le yen et arrêter l’hémorragie, elle rend la dette publique 230 % du PIB insoutenable pour l’État. Le budget du Japon serait englouti par le service de la dette. Si elle laisse les taubas pour sauver l’État, le yen continue de s’effondrer, l’inflation explose et le peuple s’appauvrit. Il n’y a aucune bonne solution. Cet échec et mate. Cette perte de crédibilité est dangereuse car elle est basée sur la confiance. Une monnaie fiducière ne repose que sur la confiance que l’État pourra rembourser ses dettes et maintenir le pouvoir d’achat. En lançant un plan de relance de 112 milliards financés par la planche habillée alors que le yen s’effondre, le gouvernement envoie le message qu’il se moque de la valeur de la monnaie. Les marchés punissent cette arrogance en vendant la devise. Les interventions de la Banque du Japon pour soutenir le cours du yen sont de plus en plus inefficaces. Il dépense que des dizaines de milliards de dollars de réserve de change pour acheter du yen. Mais cela ne fait que ralentir la chute quelques jours. C’est comme essayer d’arrêter une avalanche avec un parapluie. Tant que les fondamentaux déficit et au bas ne changent pas, la direction du yen est vers le bas. L’effondrement du yen pose aussi un problème international majeur. Il exporte de la déflation vers ses voisins. Les produits japonais deviennent moins chers à l’export, ce qui met la pression sur la Corée du Sud et la Chine pour dévaluer leur propre monnaie. C’est le début d’une guerre des monnaises en Asie. Personne ne veut d’une devise forte quand le voisin triche avec une devise faible. Le Japon est en train de déstabiliser tout l’équilibre financier du Pacifique. Chapitre 4. La Chine qui attaque et aggrave toute. Au milieu de cette débacle financière interne, un prédateur externe observe et agit. La Chine Pékin sait que le Japon est le maillon faible de l’alliance américaine en Asie. Alors que Tokyo est paralysé par sa crise de la dette et du yen, la Chine accentue la pression économique et militaire. La question de Taiïwan n’est pas seulement politique, elle est économique. En multipliant les exercices militaires autour de l’île, la Chine perturbe les routes commerciales vitales pour le Japon, aggravant ses problèmes d’approvisionnement. Sur le plan commercial, la Chine utilise l’arme des terres rares et des composants électroniques. Le Japon est une puissance industrielle technologique, mais ces usines dépendent des chaînes d’approvisionnement chinois. Pekin a commencé à resserrer discrètement les exportations de matériaux critiques vers le Japon, créant des goulots d’étranglement qui ralentissent la production de Toyota, Sony ou Panasonic. C’est une guerre d’usure silencieuse, fragiliser l’économie japonaise pour qu’elle ne puisse pas soutenir un effort de guerre en cas de conflit à Taïwan. Diplomatiquement, la Chine joue sur les divisions internes au Japon. Une partie du monde des affaires japonais terrifiées par la perte de compétitivité et l’inflation plaide pour un rapprochement avec Pékin pour sauver l’économie. Une autre partie nationaliste, la ligne Takaichi veut le réarmement et l’alliance totale avec les USA. La Chine utilise cette fracture pour semer la discorde, menaçant de fermer son immense marché intérieur au produits japonais si Tokyo suit trop aveuglément Washington. L’agression chinoise n’est pas seulement frontale, mais elle est financière. La Chine est en train de liquider ses propres stocks de dette américaines et elle encourage ses partenaires commerciaux en Asie à se passer du yen pour les échanges régionaux au profit du Yan. Peken profite de la faiblesse du Yen pour présenter le Yan comme la seule monnaie stable et fiable d’Asie. C’est une tentative de remplacement hégémonique chasser le Japon de sa position de leader financier régional. Cette pression géopolitique oblige le Japon à augmenter ses dépenses militaires, le fameux réarmement. Ce qui aggrave encore son déficit budgétaire. C’est le piège parfait tendu par Pékin. Forcer le Japon à dépenser de l’argent qu’il n’a pas pour des armes, précipitant ainsi son effondrement financier. La Chine n’a pas besoin d’envahir le Japon. Il lui suffit de le regarder faire faillite sous le poids de ses propres contradictions et de la pression extérieure. Le Japon se retrouve donc isolé. Son allié américain est loin et préoccupé par ses propres élections et sa propre dette. Son voisin chinois est hostile et puissant. Son économie est à genoux. C’est dans ce contexte de vulnérabilité extrême que le plan de relance a été lancé non pas comme une stratégie économique réfléchie, mais comme un geste de désespoir pour tenter de maintenir une illusion de puissance face au géants chinois. Chapitre 5. Le rapatriment des capitaux, le risque mondial. C’est précisément ici que la crise japonaise cesse d’être une simple macroéconomique lointaine. Pour devenir votre problème direct, que vous résidiez à Paris, Londres ou New York. Le Japon n’est pas une puissance économique isolée ou autarciique. Il agit comme le plus grand créancier de la planète entière, une véritable banque centrale pour le reste du monde. Les fonds de pension japonais, les institutions bancaires et les assureurs vient gèrent des milliers de milliards de dollars qu’ils ont injectés massivement dans des actifs étrangers au cours des trois dernières décennies. Parce que le Japon ne rapportait rien, cet argent a financé la dette française, les bons du trésor américain, l’immobilier londonien et les plus grandes entreprises du CAC 40. Mais avec l’effondrement actuel du yen et la hausse des rendements intérieurs, la dynamique de ces flux financiers est en train de s’inverser brutalement, provoquant un séisme monétaire mondial. Les investisseurs japonais doivent désormais couvrir des pertes massives à domicile et font face à des coûts de couverture de change qui rendent leur placement à l’étranger totalement non rentable. De plus, si les taux d’intérêt finissent par monter significativement à Tokyo pour sauver la monnaie nationale, l’immense réservoir de capitaux japonais va refluer vers l’archipel. C’est le phénomène redouté du grand rapatriement. Un aspirateur géant qui retire la liquidité du système financier occidental pour la ramener d’urgence vers le Japon. Imaginez les conséquences si le plus gros acheteur marginal de la dette mondiale décidait non seulement d’arrêter ses achats, mais commençait à vendre massivement ses portefeuilles existants. Qui va financer le déficit public français ? déjà à Bissal ou maintenir les taux de crédit immobiliers à des niveaux acceptables aux États-Unis ? La réponse est personne. Un retrait massif et désordonné des capitaux japonais provoquerait un craque obligataire mondial d’une ampleur inédite faisant exploser les taux d’intérêt partout dans Europe et en Amérique du Nord. Vos placements, votre assurance vie et la valeur de votre épargne sont directement indexés sur la stabilité de ces taux que le Japon maintient artificiellement bas depuis si longtemps. Ce risque systémique est désormais la priorité absolue des institutions comme le F monétaire international et la banque des règlements internationaux qui surveillent au Tokyo comme une bombe à retardement. Une déstabilisation brutale du marché des JGB, des obligations d’État japonaises est considérée par les experts comme l’un des déclencheurs les plus probables de la prochaine grande dépression financière mondiale. Le Japon est devenu, par sa taille et son niveau d’endettement une entité trop grosse pour faire faillite, mais techniquement trop endetté pour être sauvé par les mécanismes de secours classique. Si l’archipel craque sous le poids de sa monnaie, il n’y aura tout simplement pas assez de réserve mondial pour le renflouer. C’est exactement la raison pour laquelle l’entourage de Donald Trump ou les ministres des finances européennes multiplient les appels téléphoniques vers Tokyo avec une inquiétude non dissimulée. Ils ne le font pas par amitié diplomatique mais par pur instinct de survie économique. Ils savent pertinemment que si le Japon perd le contrôle, Wall Street et l’Europe suivront dans la foulée. La corrélation entre les marchés mondiaux est aujourd’hui totale et instantanée. Les algorithmes de trading exportant la volatilité de Tokyo vers toutes les bourses de la planète en quelques millisecondes. Votre portefeuille d’action et la viabilité de votre fond de retraite sont exposés à la santé du Yen, souvent sans que vous en ayez la moindre conscience. Nous sommes donc confrontés à un événement binaire dont l’issue déterminera la stabilité économique de la prochaine décennie. Soit le Japon réussit le miracle improbable de stabiliser sa devise sans faire exploser le coût de sa dette et le monde peut espérer une respiration. Soit ce plan de relance de 112 milliards échoue lamentablement. Si le yen poursuit sa chute ou si les taux obligataires japonais sortent de leur corridor, nous assisterons à une crise de liquidité globale qui fera passer l’année 2008 pour un simple accident de parcours. Les capitaux accumulés par le Japon sont le ciment qui maintient l’édifice financier mondial et ce ciment présente aujourd’hui des fissures structurelles alarmantes. Pour conclure ce chapitre, il faut comprendre que le rapatriement des capitaux est une question de survie nationale pour Tokyo au détriment de la stabilité internationale. Lorsque madame Attanabé, l’épargnante japonaise moyenne, décide de retirer son argent d’un fond européen pour le placer en obligation japonaise plus sûre, elle déclenche une réaction en chaîne. Cette microdécision multipliée par des millions d’individus et d’institutions suffit à assécher le crédit mondial et à provoquer une récession brutale en Occident. La crise japonaise est le miroir grossissant de nos propres fragilités. Nous avons bâti notre prospérité sur la dette d’un pays qui ne peut plus la supporter, nous rendant tous du destin de l’archipel nipon. Chapitre 6. La fin du jeu, le son pour l’Occident. En dernière analyse, ce qui se déroule actuellement sous nos yeux au Japon est un test grandeur nature, une répétition générale pour l’ensemble des économies occidentales. Le Japon ne vit pas une crise isolée. Il a simplement pris 10 ou 20 ans d’avance sur la trajectoire démographique et financière du reste du monde. Ils ont été les premiers à vieillir massivement, les premiers à accumuler des dettes stratosphériques et les premiers à expérimenter l’impression monétaire illimitée pour masquer l’absence de croissance réelle. Aujourd’hui, ils sont les premiers à frapper de plein fouet le mur de la réalité mathématique, prouvant que l’on ne peut pas tricher indéfiniment avec les lois de l’économie sans en payer le prix. Le modèle séduisant mais dangereux de la dette sans conséquence vient officiellement de mourir à Tokyo en cette fin d’année 2025. Il est désormais prouvé par les faits qu’un état providence ne peut pas être indéfiniment financé par la création monétaire sans finir par détruire la valeur de sa monnaie nationale. Les citoyens japonais découvrent aujourd’hui la douleur de l’inflation structurelle et la perte progressive de leur souveraineté économique au profit des marchés financiers. C’est le prix AM à payer pour trois décennies de dénique et d’argent facile. Une leçon que la France, les États-Unis et l’Italie feraiit bien d’étudier avec une attention extrême et beaucoup d’humilité. La crise japonaise marque la fin définitive d’une époque dorée, celle de la grande modération caractérisée par une inflation faible et des taux d’intérêt proche de zéro. Nous entrons collectivement dans une ère de volatilité extrême, de conflit monétaires larvés et de ce que les économistes appellent la domination fiscale sur la politique monétaire. Les banques centrales ne sont plus les maîtres du jeu. Elles sont devenues les otages impuissants des déficits chroniques de leur gouvernement respectif. Le gouverneur de la Banque du Japon est sans doute l’homme le plus seul au monde condamné à essayer de résoudre une équation mathématiquement impossible créée par des décennies d’irresponsabilité politique. Pour vous, en tant qu’investisseur ou simple épargnant, la leçon fondamentale est celle de la diversification radicale et de la méfiance envers les monnaies à papiers. On ne peut plus accorder une confiance aveugle aux monnaes fiducières, même celles qui paraissait inébranlables comme le yen, l’euro ou le dollar, car elles sont toutes sur la même trajectoire d’endettement. Observez le Japon avec lucidité car c’est la bande annonce de votre propre futur financier si les politiques budgétaires européennes ne changent pas radicalement de cap. La crise de la dette souveraine n’est plus une menace théorique. C’est une réalité brûlante qui dévore actuellement la troisème puissance mondiale devant nous. Le Japon est historiquement une nation d’une résilience hors du commun ayant survécu à des destructions totales, des bombes atomiques et des catastrophes naturelles d’une violence inouie. Mais la question qui hanent les marchés est de savoir si même une telle culture peut survivre aux mathématiques implacables de la dette composée et des intérêts croissants. Rien n’est de moins sûr car l’effondrement financier suit souvent une courbe logarithmique. Il est désespérément lent pendant des années avant de devenir soudainement incontrôlable en quelques jours. Au Japon, la phase lente a duré 30 ans. Mais la phase soudaine semble avoir commencé avec ce plan de relance désespéré. Restez extrêmement attentif au développement en provenance de Tokyo dans les semaines à venir car chaque secousse sismique sur le yen aura des répliques dans votre propre portefeuille. Lorsque le soleil commence à se coucher sur l’économie japonaise, c’est l’ensemble du système financier mondial hérité de 1945 qui se retrouve plongé dans une ombre dangereuse et imprévisible. La fin de l’exception japonaise signifie le retour de la rigueur et de la rareté du capital. Deux notions que nous avions collectivement oublié dans l’ivresse des Taubas. Nous sommes au début d’un rééquilibrage historique de la richesse et du pouvoir monétaire mondial et personne ne sortira indemme de cette transition. Enfin, souvenez-vous que l’argent est avant tout une question de confiance et de psychologie sociale, des éléments que même les banquiers centraux ne peuvent pas imprimer. Une fois que la confiance d’un peuple et des investisseurs internationaux dans la valeur future d’une monnaie est rompue, aucun plan de relance de 112 milliards ne peut la restaurer par magie. Le Japon est le laboratoire où se joue le destin de la monnaie fiducière moderne et les résultats actuels de l’expérience sont alarmants. En comprenant ces mécanismes, vous cessez d’être une victime passive de l’histoire pour devenir un acteur conscient de votre protection patrimoniale dans ce monde qui bascule. La crise japonaise n’est pas une anomalie lointaine, c’est le miroir grossissant de nos propres fragilités occidentales. Lorsque la troisème puissance mondiale vacille sous le poids de sa dette, l’onde de choc financière n’épargnera aucun portefeuille. Comprendre ces mécanismes dès maintenant est votre seule véritable assurance pour protéger votre patrimoine face à l’incertitude. Ne restez pas spectateur de l’histoire économique qui s’écrit. Devenez un acteur averti et prêt à anticiper les turbulences. Abonnez-vous pour décrypter avec nous les signaux faibles qui annoncent les grandes tempêtes que les autres ne voient pas venir.

En une semaine, 127 milliards de dollars se sont volatilisés des marchés japonais. Ce n’est pas une simple correction, c’est l’effondrement simultané des actions, des obligations et de la monnaie.

Alors que la dette atteint 230% du PIB, le nouveau plan de relance “Kamikaze” de Sanae Takaichi a fait paniquer le monde entier, de Washington à Bruxelles. Si le Japon craque, c’est tout le système de la dette mondiale qui tremble.

De l’inflation alimentaire qui affame les retraités à la pression militaire chinoise, découvrez pourquoi la troisième économie mondiale est devenue le maillon faible de la planète.

Au sommaire de cette enquête de crise : ⏱️ [00:00] Introduction : Le Séisme Silencieux (-127 Milliards) 💸 [02:27] Chapitre 1 : Le Plan Kamikaze (Pourquoi les marchés paniquent) 🍙 [05:22] Chapitre 2 : L’Inflation Importée (La fin de la vie pas chère) 📉 [08:06 Chapitre 3 : Le Yen s’effondre (La Banque Centrale piégée) 🇨🇳 [10:37] Chapitre 4 : L’Attaque Chinoise (La guerre hybride) 🌍 [13:14] Chapitre 5 : Le Risque Mondial (Pourquoi votre épargne est en danger) 🔮 [17:44] La Fin du Jeu (Leçon pour l’Occident)

Si vous voulez comprendre l’effet domino qui menace vos placements, cette analyse est indispensable.

🔔 Abonnez-vous à [Rétro éco] pour anticiper les chocs financiers mondiaux.

Avertissement : Cette vidéo est une analyse économique et géopolitique à but éducatif.

#Japon #CriseEconomique #Yen #Dette #KrachBoursier #Chine #Inflation #Economie #SanaeTakaichi #Finance

17 Comments

  1. A partir du moment où "toutes" les économies occidentales s'orientent dans une direction absolument anormale (ce n'est donc pas que le Japon !!), il n'y a qu'une seule logique qui en découle, celle de la guerre réelle qu'ils préparent contre l'ennemi déjà désigné actuellement, la Chine ou la Russie. Les occidentaux cherchent la guerre à tout prix, mais ils ne sont pas prêt techniquement ni industriellement, ils ont besoin de 10 ans pour "espérer" y arriver. Toutes leurs décisions "anormales" au sens de la logique financière ou économique se trouvent être en totale harmonie avec une logique de guerre chaude que nous, occidentaux, cherchons à tous prix.
    A la lumière de cette réalité révoltante, je comprends tout autrement les guerres 14-18 et 40-45 qu'ils ont cherché et imposé au monde entier conduisant à des millions de morts. Et ce sont les banquiers qui sont à l'origine de tout cela, c'est à eux qu'il s'agit de faire la guerre, ils doivent en payer le prix, "eux" et pas nous !!!!!!
    Le Japon, les européens et les USA suivent la voie tracée par les banques, si on se laisse faire, "notre" compte est bon, c'est terminé!!!

  2. Puisque la dette est nippo japonaise, pourquoi ne font-ils pas défaut au moins en partie?
    Avec un blocage de capitaux pour les japonais qui certainement chercheraient à s'investir à l'étranger..

  3. le 19 décembre a lieu la reunion pour savoir si le japon augemnte ces taux ou pas ….. un peut de patience
    mais vu les videos qu'il il y a sur ces infos vous mettez dans l erreur peut etre le citoyen …..