“Prédire un conflit équivalent à la Seconde Guerre mondiale, c’est exagéré”, estime Richard Werly

Business présente [Musique] les experts en frontière. Mathieu Olivet. Bonjour et bienvenue. Très heureux de vous retrouver dans les experts en frontière. Aujourd’hui, ils nous viennent des États-Unis, d’Italie, de Suisse, du Japon et ils sont précieux ces regards internationaux de nos experts en frontières pour nous faire sortir de notre bulle, de notre prisme franco-français. avec eux. Aujourd’hui, on va débriefer de ce discours choc du secrétaire général de l’OTAN cette semaine qui prépare les esprits, vous allez le voir, à un conflit majeur entre la Russie et les membres de l’OTAN. L’autre grand choc géopolitique, il se joue aussi en Indo-Pacifique entre la Chine et le Japon. Justement, la chef du bureau du Nike en Europe est avec nous ce soir. Elle nous dira comment on parle de ce dossier explosif à Tokyo. Et puis on verra avec eux quel regard hein il porte sur notre industrie française au moment où notre ancien fleuron de l’électroménager Brun se retrouve sous liquidation judiciaire. Les experts en frontière, c’est parti. Mais avant le journal de Stéphanie Colo. BFM Business l’info écho. Et à la une IKKS en partie sauvée. Le groupe de prête à apporté placé en redressement judiciaire. Le tribunal des activités économiques de Paris retient l’offre de Michael Benabou, le confondateur de VIPI et du président de l’actuel holding Santiago Koui. Mais près de la moitié des salariés ne seront pas repris, soit environ 500 emplois. Au lendemain de la liquidation du groupe Brant, le gouvernement y croit encore. Un autre projet est possible dans un autre domaine que l’électroménager. Mais sur le terrain, dans les usines, les salariés sont plutôt mitigés. La CGT métallurgie les appelle à poursuivre la mobilisation et demande au procureur de la République de faire appel de cette décision. Le gouvernement va revaloriser le SMIC mais sans coup de pouce plus 1,18 % au 1er janvier selon les syndicats, soit légèrement au-dessus de l’inflation attendu proche de 1 %. Ça fait monter le salaire minimum à 1823 € brut par mois et 12 € bruts de l’heure. Et puis le prix des cigarettes va aussi augmenter à nouveau jusqu’à 50 centimes dès le 1er janvier, ce qui porte le paquet à environ 13 €. Les 27 se sont mis d’accord. Tous les petits colis importés seront soumis à une taxe de 3 €. La mesure entrera en vigueur le 1er juillet prochain. Elle vise à lutter contre le déferlement de produit chinois à bas prix et qui ne respecte pas les normes européennes. L’Union européenne qui se dit prête à geler les actifs russes aussi longtemps que nécessaire. Environ 200 milliards d’actifs de la Russie sont placés en Europe. C’est une décision majeure prise par l’UE selon Paris puisque c’était l’un des principaux obstacles à l’utilisation de ses avoirs pour financer l’effort de guerre ukrainien contre la Russie. Volodimir Zelanski se rend lundi à Berlin avec les autres dirigeants européens. Et puis le PR de Flamandville va enfin pouvoir monter à pleine puissance. L’autorité de sûreté nucléaire a donné son feu vert pour augmenter au-delà de 80 % la puissance du réacteur. Il a été raccordé au réseau électrique il y a maintenant 1 an. 18h1 sur BFM Business les marchés. Votre rendez-vous avec CG Finance. Notre mission : proposer des solutions personnalisées dans la gestion de votre patrimoine. C’est votre rendez-vous avec Emirates. Avec Emirates, voyage, [Musique] les marchés avec Kersulec. Bonsoir et le CAC termine en baisse et à noter la forte baisse aussi d’Oracle. Oui, deuxème journée noire pour Oracle après déjà des prévisions décevantes lors de cette sa publication hier, on avait fait – 10 %. Là, on est à – 5,5 %. Alors, on savait que la moindre déception était de nature à décevoir le marché fortement. Et bien là, Rebelotte Oracle a annoncé tout à l’heure le décalage de deux data center, de projets de deux data center pour Open Eye. Donc, ils ouvriront en ils ouvriront donc en 2028 et non pas 2027 à cause selon des sources internes de pénurie, à la fois de travail mais aussi de matériel. Donc ça pourrait concerner les puces Nvidia et c’est là que finalement c’est assez dramatique pour le marché parce que ça a concerné évidemment toute la technologie. Nvidia qui a dégingolé après cette annonce – 2,5 %. Le Nasdaq lui perd aussi pas mal de terrain donc à cause de cette annonce. Alors on avait eu aussi depuis le début de la journée des taux obligataires qui étaient en hausse 5 à 19 % pour le 10 américain qui se rapproche de la barre des 4,2 %. euh le 30 ans aussi qui a flambé. Tout ça pèse bien sûr dans la besace euh des valeurs technologiques, mais quand même cette nouvelle euh nous a euh lourdement plombé et a même fait d’ailleurs reculer le cas 40. On évoluait euh toute la journée d’ailleurs en territoire positif jusqu’à évidemment euh cet événement. – 0,2 % en clôture ont fini la semaine en dessous des 8100 points en dessous de là où on l’avait commencé. Donc on a un bilan hebdomadaire négatif pour le CA40. Donc le marché finalement s’est bien retourné dans la journée. 0 2 % 8068 points. Merci. Restez avec nous tout de suite. C’est les experts en frontière présente les experts en frontière. Mathieu Olivet. Bienvenue, très heureux de vous retrouver dans les experts en frontière. Ils viennent de me retrouver, ils sont autour de moi. Toujours précieux d’avoir ces regards internationaux sur notre actualité. Nous sommes avec Alberto Toscano, journaliste et politologue italien. Buenas, bienvenue. Richard Verli, correspondant du médiaisse Bli en France, auteur de cette Amérique qui nous déteste aux éditions. Nevicata. Bonsoir Richard. Bonsoiru. Nous sommes depuis New York avec rich avec Romuales franco-américain, chercheur associé à l’IRIS, directeur de l’observatoire politique et géostratégique des États-Unis et auteur de l’Amérique éclatée aux éditions Armand Colin. Bienvenue Romuald. Et puis enfin Madoka Kitamatsu, chef du bureau du Nikay à Paris et Genève. Le Nick, je rappelle un quotidien économique japonais, l’un des journaux financiers tout simplement les plus lus au monde. Bienvenue parmi nous, Madoka. Bonjour. Euh j’aimerais qu’on commence ces experts en frontière avec ce discours choc du secrétaire général de l’OTAN, Marc Routeux, c’était hier, jeudi. Il dit cette phrase : “Marc Routeux, nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’on connu nos grands-parents ou nos arrières grands-parents.” Richard Verli, est-ce qu’il a raison de dire ça ? Marc Routeux ? Alors, s’il a des informations et je pense qu’il en a puisqu’il est secrétaire général de l’OTAN, dans ce cas, c’est justifié de tirer le signal d’alarme tel qu’il le fait. S’il n’a pas ces informations et qu’il le fait simplement pour mobiliser en quelque sorte les troupes européennes, je pense que ça peut être une arme à double tranchant. Parce qu’à force de dire qu’on est en guerre, à force de dire que la Russie nous agresse, à force et cetera, on est en train de perdre une partie de nos populations qui n’y croient pas. Et ces populations, elles n’y croient pas et elles sont récupérées, ça ne vous a pas échappé, par les partis nationaux-populistes qui sont amis de Donald Trump d’un côté et plutôt amis de Vladimir Poutine de l’autre. Mais alors mais alors Richard pardon mais si si on rend bobine est-ce que finalement les informations qu’ Marc Routeux c’est pas celle qu’on a aussi sous nos yeux depuis l’annexion de la Russie en Crimée depuis l’augmentation de cette menace si on part de qui on par de de la Crimée si c’est ça si c’est ça et qu’il n’y a pas d’autres choses je pense que c’est exagéré de prédire une guerre une nouvelle enfin l’équivalent de la seconde guerre mondiale puisque c’est ce qu’il dit je pense que c’est exagéré et que c’est c’est quand même dangereux faut faire attention Attention, il y a des il y a une guerre qu’on dit hybride, il y a des infiltrations de drones qui sont problématiques, il y a des ingérences dans les élections. Tout ça, c’est très grave. Mais est-ce que c’est du même ordre que ce qui se passait en 1939 et qui a abouti à la guerre ? Personnellement, je ne le crois pas. Et donc, je dis faisons attention aux mots et aux avertissements qu’on emploie. Alberto Toscano, est-ce que vous aussi vous vous pensez que qu’il y va un peu trop fort sur les mots employés ? Tout à fait d’accord. Je pense pas que c’est une question de l’être fort. C’est une question que si on utilise ce langage, on offre pas une épreuve de force mais une épreuve de faiblesse. Parce que ce type de langage veut décrire une situation catastrophique imminente quand les mêmes pays de l’OTAN, s’ils étaient au bord du gouffre aujourd’hui, trouverait une façon par exemple de prévoir un avion tous ensemble plutôt que se diviser dans deux projets concurrents. Il trouverait une façon de rassembler, de se rassembler vraiment. Qu’est-ce qu’on a ? On a d’un côté un discours avec des accents parfois un peu populistes sur le fait qu’on est au bord du gouffre, qu’il y aura une guerre demain ou après-demain. Et de l’autre côté, il y a une pratique dans les relations politiques commerciales, dans les divisions persistantes en politique étrangère, dans la division persistante dans l’industrie militaire entre pays de l’OTAN et en particulier entre pays européennes qui donne tous les décalages entre le discours verbal et la pratique quotidienne des pays qui font ce type de discours. Euh en tout cas, c’est un discours qui fait euh écho euh à un autre discours qu’on a entendu Madoka Kitamatsu il y a 3 semaines en France. Cette fois, c’était le général Mandon, chef d’étatmajor des armées euh françaises euh qui euh devant euh au salon des maires de France, il il s’exprimaient devant les les les maires de France qui sont des élus très appréciés des Français. Euh et il leur disait euh cette phrase, il leur disait qu’il fallait euh qu’on était dans une période où il fallait accepter de perdre ses enfants. Euh donc on est un peu dans la même rétorique martiale très grave. Est-ce que vous aussi qui couvrez les actualités qui se passent en Europe pour le Nicky, est-ce que vous vous trouvez que ces discours sont trop alarmistes ou est-ce que avec votre regard étranger sur l’Europe, vous pensez qu’il y a effectivement urgence à à réveiller les consciences ? C’est vrai que le langage a beaucoup évolué euh depuis un an ou deux euh quand on disait que c’est pas la France qui est en guerre avec la Russie, c’est Ukraine. Et mais c’est vrai qu’en même temps quand on regarde les discussions qui se passent au Parlement sur le budget, c’est sûrement important de souligner l’importance de investir plus dans la défense. Après, est-ce que c’est une bonne idée de mettre ce message à l’extérieur d’Europe ? C’est peut-être pas un pas très vigilant. C’est peut-être un message euh un un peu un peu trop un peu trop anxiogène. Et et vu de New York, Romual Romual de Skura, ces ces messages sont-ils perçus comme trop anxiogène ou au contraire sont-ils euh plutôt alors j’allais dire les bienvenus, je ne sais pas, mais en tout cas est-ce que sur place on les entend et ça fait ni chaud ni froid parce qu’on a l’habitude d’entendre Pitex Zet par exemple, le secrétaire à la guerre américaine. Écoutez, à titre personnel, je pense que cette hystérie euh cette infantilisation du discours militaire est très dangereux. À moins, comme l’a dit Richard, qu’il y ait des informations que nous n’ayons pas. Euh mais je ne le crois pas, les Américains en auraient fait part. Euh on est en train d’assister à un spectacle navran, c’est Pierre et le loup. Comment imaginer comment imaginer que nous soyons à la veille d’une guerre semblable à la seconde guerre mondiale ? On parle quand même de l’armée russe qui n’a pas été capable d’aller jusqu’à Kievre. Comment pourrait-il y avoir sur le sol français ou allemand une guerre d’une telle ampleur ? Qu’il y ait un risque pour les PB ? C’est une autre discussion. Mais bref, je trouve que tous ces discours sont bien trop anxiogènes et ici aux États-Unis, ils sont perçus euh comme des discours euh d’acteurs internationaux sans véritable influence et qui essayent euh d’exister euh de par leurs mots. Euh en tout cas, cet appel à réveiller les consciences, hein, il fait aussi euh écho un autre appel, celui de la prix Nobel de la paix 2022, Alexandra Madvitchou, qui disait ceci. Elle disait dans les pays européens, c’est un message qu’elle martelle en ce moment, dans les pays européens, les générations actuelles sont devenues des consommateurs de démocratie. Euh Alberto, j’aimerais vous entendre sur ce sur ce concept là de consommation de démocratie. Est-ce que moi, Mathieu Jolivet, ma génération, celle de mes enfants, on consomme la démocratie comme on comme on achète des produits sur Chine et Timous ? Est-ce que est-ce que moi j’étais un consommateur de démocratie ce 21 août 68 quand j’ assistais d’Italie ? Euh j’assistais, je me suis scandalisé mais j’ai assisté à l’invasion de la Tchécoslovaquie. Est-ce que j’étais un consommateur de démocratie quand en octobre 56 tout jeune enfant parce que j’écoutais avec ma famille la radio qui parlait de l’invasion de Budapest de la Hongrie, de la part des troupes de du pacte de Varsovie. On a été pendant des décennies hm dans une situation confortable dans une Europe divisée en deux partis en sachant que dans l’autre parti il y avait une dictature horrible au pouvoir qui s’appelait dictature communiste. Aujourd’hui euh au moins, on se scandalise mais on doit imaginer l’avenir. Mais la clé pour gérer l’avenir est notre Union européenne et notre Union entre européenne. H et moi j’aime pas cette atmosphère de d’hypocrisie que je perçois quand d’un côté on fait ce type de discours de va enanger peut-être exagéré et de l’autre côté on se divise entre nous chers amis si on est au bord du du Titanic on se rassemble vraiment et sérieusement si d’un côté on crie au loup et de l’autre côté on continue assez divisé entre nous, c’est la démonstration qu’on ne croit pas au cri, au loup que nous que nous-mêmes prenons h que veut dire aussi cette prix Nobel de la paix 2022 ukrainienne, c’est que et ce n’est surtout pas pour vous faire offense Alberto, mais c’est que les les jeunes les les jeunes générations, ce qu’ ce qu’elle ce qu’elle reproche peut-être ou ce qu’elle redoute, c’est que les jeunes générations aient oublier peut-être la fragilité des des démocraties de la manière dont elles se sont construites Richard. Oui, je pense qu’effectivement c’est ce qu’elle veut dire. Ce qu’elle veut dire c’est que la démocratie est devenue un bien de consommation usuelle au même titre que le fast food ou au même titre que les abonnements qu’on a sur son portable et on estime qu’elle va de soi. Je pense que c’est ça son propos. Elle a elle a sans doute raison d’ailleurs, mais c’est une bonne nouvelle. Tant mieux si en Europe, on considère que la démocratie va de soi. Cela dit, les jeunes générations, elles ont les yeux ouverts. Le problème, vous le savez avec vos enfants, on le sait tous, c’est que ils ont le regard qui porte sur d’autres sujets que nous. Et là, il faut reconnaître qu’il y a des différences entre les générations. Par exemple, les préoccupations écologiques. Vous avez chez les jeunes un courant assez fort qui pense que peut-être la planète se porterait mieux s’il y avait des gouvernements qui de manière autoritaire imposaient l’écologie. Hm. Ça existe dans la jeunesse des jeunes qui pensent que nos démocraties ne sont pas assez écologiques. La preuve, c’est qu’en Europe, on va finalement retarder. Vous vous avez l’échéance de 2035 qui avait été fixée par l’Union européenne pour les moteurs thermiques. On voit bien que l’Allemagne pousse pour continuer dans ces voitures. Enfoncer le clou dans le pacte vert européen mardi prochain, je crois dans le cercueil du parc vert. Moi, je je crois que le la difficulté, elle est plutôt là, me semble-t-il, c’est que les générations qui nous succèdent ne portent pas comme nous le regard sur les droits de l’homme, on va dire nécessairement en priorité, mais sur les droits de la planète. Or, les droits de la planète, ils sont bafoués aussi par nos démocraties. Si on revient sur la détermination là, je reviens vers vous aussi Romal Skura, sur la détermination de Vladimir Poutine, là aussi on a quand même on est et Marc Route le rappeler, on est quand même sur des chiffres qui illustrent une une détermination totale. C’est qu’aujourd’hui, on a je crois 40 % de l’économie russe qui sert à porter l’effort de défense et on est à quasiment plus d’un million de personnes tombées blessées ou morts depuis février 2022 côté russe. Oui, tout à fait. Et c’est pourquoi euh effectivement on peut imaginer qu’il y a un danger euh pour les pays de l’ancien espace soviétique euh que ce soit la Boldavie ou même les pays baltes. encore les pays bal, c’est l’Union européenne, c’est l’OTAN, c’est un petit peu plus dangereux mais je reste de convaincu à l’heure qu’il est et qu’ à moyen terme que la Russie n’aurait pas les moyens de déclencher une guerre semblable à celle qu’Adolphe Hitcler a pu déclencher. En ayant conscience de ce qu’il déclenchait lorsque Hitler a envahi la Pologne, il savait très bien qu’il entrera en guerre contre l’Allemagne et la France. Aujourd’hui, Poutine n’a pas les moyens d’une guerre frontale euh contre l’OTAN, même dans 3 4 ans. Et pour quel intérêt d’ailleurs ? Euh donc non, je je pense que là nous sommes vraiment dans le discours anxiogène. Je me permets juste de revenir sur ce qui a été dit précé précédemment. Euh cette dame qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix n’a pas tout à fait tort. Vous savez ici aux États-Unis, l’idée même de démocratie ne parle plus à une majorité des jeunes américains. Ce n’est plus pour eux un but. véritablement à enfin ce n’est plus vraiment une chose que l’on doit idéaliser, respecter ou vénérer. La démocratie oui mais bon si on a un autre système pourquoi pas ? Et donc effectivement en Occident, du moins aux États-Unis, mais aussi en Europe, on a un petit peu tendance à consommer les valeurs issues du siècle des lumières et donc la démocratie comme un produit comme tant d’autres que l’on peut demain jeter à la poubelle si quelque chose de plus appétissant se présente à nous. Remualde, est-ce que l’Europe peut encore compter sur les États-Unis ? Écoutez, nous sommes en train d’assister à un basculement géostratégique sans pareil depuis la Seconde Guerre mondiale. Vous vous le savez tous sur ce plateau, mais au-delà de cela également un bouleversement civilisationnel. nous parlions des valeurs humanistes. Toutes ces valeurs issues de la Renaissance du siècle des Lumières et cetera qui ont connu un apné en 1945 avec la mise en place euh du système multilatéral ne parle plus non pas seulement aux jeunes génération mais aussi à beaucoup de nos leaders. Et aujourd’hui, les États-Unis avec le document qui a été publié la semaine dernière a juste inscrit cela noir sur blanc. Euh comme je l’ai déjà dit sur votre antenne, euh cette euh l’objectif concernant l’international de l’administration Trump Vents pourrait se résumer en une phrase mettre à base qui demeure du système multilatéral instauré à partir de 1945. Et donc ce papier entérine euh cela et il est très clair, très très clair que aujourd’hui les États-Unis ne sont plus et ne seront plus jamais quelle que soit la prochaine administration le partenaire que l’Europe a pu connaître. Celui qui a parfaitement résumé la situation, c’est Marcell, le premier ministre canadien qui a dit “Les choses ne seront plus jamais, mais plus jamais les mêmes pour l’Europe et le Canada concernant les États-Unis.” Donc oui, on peut encore compter sur les États-Unis en Europe. C’est encore un partenaire fort, mais ce n’est plus le partenaire que nous avons pu connaître. Et aujourd’hui, les États-Unis regardent du côté de l’Asie mais aussi beaucoup du côté de la Russie. Encore une fois, ce document choc, hein qui est finalement un précipité de la doctrine de Donald Trump qui a été publiée par la Maison Blanche la semaine dernière, Alberto euh c’est un document dans lequel il est écrit noir sur blanc, le risque d’effacement civilisationnel en Europe. Si qu’est-ce que ça veut dire ? fait penser au discours sur la guerre des civilisations et dont on a tellement discuté pendant les années 90 mais euh et la civilisation les ADN de la civilisation européenne le respect de ses propres valeurs et et nous devons garder nos valeurs et les défendre mais on doit les défendre tous les jours dans le comportement de nos gouvernements quand on n’est pas capable d’avoir une politique commune. sur la question migratoire hein, quand on essae chacun de filer à à l’autre, au voisin comme la France fait avec l’Italie, les problèmes de migration vers l’P1 et la Méditerranéen, c’est nous avons une réelle raison d’inquiétude sur le terrain de nos valeurs parce que nous on n’est pas capable de nous rassembler pour les défendre. H et la la question n’est pas la guerre des civilisations ou la fin de notre civilisation. C’est nous-mêmes que par le manque de clairvoyance de nos gouvernements, nous sommes cap pas capable de nous entendre pour défendre nos valeurs sur des terrains sensibles. Vous avez raison. Le le le manque de coordination européenne et j’aimerais rebondir aussi sur un un média américain cette semaine, c’est Defense One qui a consulter une version plus longue de cette revue de sécurité nationale des États-Unis et qui nous dit que l’ que l’administration Trump dans ce document plus long appelle aussi à travailler davantage avec l’Autriche, la Hongrie, la Pologne et l’Italie dans le but de les éloigner de l’Union européenne. Donc là, c’est c’est presque du Maxiavel. Là on est sur diviser pour mieux régner. En fait, c’est en maavel du dimanche si vous permettez. Franchement, allez-y. Si bien sûr, les Américains peuvent nous essayer de nous diviser, ça serait pas la première fois. Mais le vrai problème n’est pas un rival à l’extérieur. Le vrai problème est des incertitudes intérieures. C’est notre manque de courage. L’Europe doit savoir que si elle ne se rassemble pas, elle aura créé elle-même la raison de son échec, de sa crise. Ça dépend pas des Américains, ça dépend de nous-même. Et ça il faut le dire parce que trouver un rival ou un danger extérieur c’est facile mais mettre nous-même et nos dirigeants devant leur propre responsabilité ça c’est vraiment plus difficile. Madoka Kitamatsou cette ce document choc publié par la Maison Blanche la semaine prochaine c’est aussi quelque chose qui qui a fait réagir au Japon ? Oui, mais un peu moins comparé en Europe parce que euh le quand on pense l’alliance entre les États-Unis et le Japon, vo ça a été toujours euh les États-Unis qui étaient quand même beaucoup euh qui avaient beaucoup plus de pouvoir au niveau économique, au niveau militaire. Donc ça a jamais été très égal égal à ce que qu’on comparé à ce que les Européens voulaient croire. Oui, dans le rapport avec les Oui, c’est vrai qu’il y a une longue il y a une longue histoire d’alliance notamment militaire entre le Japon et les États-Unis qui fait que finalement voilà, on était sous le parapluie américain et que ça ça n’étonne pas plus que ça. Oui, en plus c’était c’était une alliance qui a été créée suivant la deuxième guerre mondiale. Donc pour le Japonais, c’était l’ennemi hier qui nous protégeait aujourd’hui. En tout cas, on voit que Donald Trump essaie de se démener encore pour décrocher un nouveau trophée de paix à accrocher dans son euh dans son bureau oval, hein. Euh il aime dire que sous son ég, il y a déjà eu 7 similies accords de paix euh voilà qui sont souvent des des accords de paille, on peut le reconnaître. Euh mais derrière la paix, il faut reconnaître qu’il y a aussi beaucoup de business, hein, beaucoup de business que veut développer Trump. Il est un peu en deal maker en train d’essayer de trouver des accords de paix. Écoutez d’ailleurs ce que disait hier jeudi le président ukrainien Volodomir Zelenski. Hier, nous avons eu des échanges avec la délégation américaine sur un éventuel accord économique et la forme que pourrait prendre l’engagement américain dans la reconstruction de l’Ukraine. Nous avons aussi transmis une version révisée du document cadre sur lequel nous travaillons. comprend 20 points susceptibles de constituer la base d’un accord. Voilà, Romal bien sûr, on apprend que dans les dans les négociations en cours, d’ailleurs Zelinski sera lundi aussi à Berlin, bref dans les négociations en cours avec les États-Unis, on négocie le positionnement de plein d’entreprises américaines en Ukraine bien évidemment. Mais écoutez, rien de nouveau avec l’administration de Trump, hein. Regarder les accords d’Abraham au Proch Orient. regarder aujourd’hui dans un autre domaine la bataille Paramoun Netflix quand on sait que la famille Trump est impliquée là-dedans. Bref, euh depuis euh le retour de Trump, on sait très bien que ce dernier a des vues pour les États-Unis mais aussi euh pour sa famille et les entreprises familiales sur les richesses soit naturelles, soit les potentiels commerciaux en Ukraine. Bien évidemment, mais c’est peut-être un petit avantage pour Zelenski. Il est évident que l’Ukraine est malheureusement euh acculée, que on sait très bien que Trump va tout faire pour avoir sa paix, enfin sa paix un traité ou quoi que ce soit signé au plus tard au début de l’année et que cela sera largement au détriment de la peau ukraine. Néanmoins, Zelenski a quand même une petite carte à jouer puisque aujourd’hui cela dépend quand même de lui d’accorder à Donald Trump et à sa famille ce que ces derniers voudraient bien obtenir du gouvernement ukrainien. Donc je dirais qu’il a une petite carte à jouer mais cela ne changera pas véritablement. On la donne. Malheureusement l’Ukraine va devoir signer cet accord de capitulation bien pire que ce qui aurait été le cas avec Camelaris. même si le résultat aurait été quand même plus ou moins le même. Richard Verlier, on voit derrière cet accord de paix peut-être qui se profile beaucoup de business et cette Donald Trump qui tente de transformer la ligne de front euh en un espace de business piloté par les entreprises américaines. Oui. Moi moi ce qui me fait peur euh il y a un scénario qui vraiment enfin tout fait peur dans cette histoire a commencé par la victoire de facto qui sera accordée à Vladimir Poutine si le plan de Trump l’emporte. Mais ce qui me fait vraiment peur, c’est que Volodimir Zelenski, qui a absolument besoin des soutiens européens et qui est devenu un peu le je dirais le symbole d’un combat européen, à un moment donné va être obligé de lâcher les Européens. C’est-à-dire qu’au fond, on va se retrouver dans une situation où les Européens vont payer toutes les factures mais n’auront aucune opportunité importante de participer à la reconstruction de l’Ukraine parce que les Américains auront tout préempté. Et regardez ce qui passe. Ils ont déjà signé un accord minier l’été dernier. Il a déjà l’été. Mais regardez ce qui se passe sur les actifs russes. Moi, j’attends le moment où Volodimir Zenki va donner son accord. J’en ai très peur va dire bah finalement ces actifs russes je l’ai vous savez dans cette structure de compensation qui s’appelle clearstam bien finalement c’est assez normal que les États-Unis en prennent une partie ils nous ont tellement aidé que ce serait normal et c’est ça c’est ce scénario là qui me fait peur. Je signale quand même que Donald Trump s’est permis de dire semble-t-il d’après son entourage et d’après les fuites américaines que l’ que l’Ukraine pourrait rentrer dans l’Union européenne dès 2027. Donc c’est complètement fou. Et Zelenski à un moment donné, il va devoir céder. J’ai peur qu’il cède contre l’intérêt européen et ça je dois dire que ça serait le pire des scénarios. Allez on va on va on va on va marquer une courte pause. Alberto et et Richard et Madoka et Romald. On vous retrouve dans un instant. J’aimerais qu’on parle aussi d’un autre potentiel choc géopolitique majeur qui se passe un peu plus loin, beaucoup plus loin de chez nous en Indo- Pacifique entre la Chine et le Japon autour de Taiïwan. On en parle tout de suite. FM Business présente les experts en frontière. Mathieu Olivet. Bienvenue si vous nous retrouvez dans les experts sans frontières. Euh j’aimerais qu’on parle maintenant avec euh nos experts autour de cette table et puis depuis New York euh d’un autre choc géopolitique majeur euh potentiel hein qui est d’ordre systémique en tout cas qui est autour de Taïwan avec une tension qui ne retombe pas entre euh la Chine et euh le Japon. Euh Madoka Kitamatsu, je rappelle vous êtes la chef du bureau du Nike à Paris et et à Genève. Il y a eu cette semaine, après on va rembobiner pour essayer de comprendre, mais il y a eu cette semaine un incident aérien assez important au large d’Okinawa. Oui oui oui. Donc ça c’est une des réponses de chinoises. Il paraît suivant le le discours que notre premier ministre a donné au Parlement il y a quelques semaines où elle a dit que euh les actions militaires chinoises dans des trites de Taïwan posent un risque existentiel pour le Japon. C’est ça. Parce que ce qui s’est passé cette semaine, c’est qu’il y a des avions chinois qui ont verrouillé avec leur radar des chasseurs japonais. Oui, par sur le plan stratégique militaire, quand on verrouille un avion, c’est la dernière étape avant de tirer, quoi. Donc donc le message est est très très fort. À l’origine, je crois qu’il y a quand même un un discours euh assez choc de la nouvelle première ministre japonaise Sanaet Kaishi le 7 novembre dernier devant le Parlement où elle disait euh où elle disait clairement que euh elle était prête à envoyer les forces d’autodévanfance, donc l’armée japonaise à Taiwan. Alors donc est-ce que c’est vraiment différent de de la position du gouvernement japonais jusqu’à maintenant ? Non, c’est en ligne avec ce qu’on a toujours dit que des trites de Taiïwan est vraiment la clé de pour la sécurité japonaise. Est-ce qu’elle avait besoin d’aller si loin, si précis ? Non, pas vraiment. Il paraît que c’était pas le discours que les bureaucrates japonais avaient préparé pour elle. C’était vraiment spontané. Ah d’accord. Ça a été ça a été spontané. D’accord. D’accord. Et mais ce qui est ce qui est extrêmement rare, je crois même dans la dans le dans dans l’histoire et la culture contemporaine japonaise, il y a quand même, il faut rappeler qu’il y a quand même une une constitution pacifique du Japon où la où le le pacifisme est incr est inscrit dans votre Constitution et de dire queon peut aller mener des opérations militaires à l’extérieur, c’est quelque chose d’assez spectaculaire quand même. C’est là qu’il y a une ambiguité japonaise. Mais c’est on disons que donc quand notre pays on lien profond avec le Japon n’est attaqué, ça pose aussi une un danger pour le Japon. Ouais. Et et est-ce que ça, je crois que pour pour bien comprendre, il y avait déjà euh l’ancien premier ministre japonais Shinzoabé. Oui. Euh qui lui avait euh aussi déjà fait une brèche dans la dans la euh doctrine de défense japonaise en expliquant que euh le Japon désormais pourrait agir à l’extérieur. Oui. Seulement si on estimait qu’il y avait une menace existentielle pour le Japon. Donc est-ce que c’est cette lecture là que Sanaitakaishi fait aujourd’hui autour de Taiwan ? Oui, mais la différence c’est que euh Abé n’a pas précisé à ce point en parlant de d’attaque chinoise dans des trois Twanes. Alors euh Abé était quelqu’un de très très droite aussi mais ce qui était différent que quand il était dans la poste premier ministre il arrivait un peu à diriger dans une façon de entretenir un bon rapport plus ou moins avec les pays et auteurs. C’est ce que Takti n’arrive pas à faire jusqu’à maintenant. Hm. Et euh c’est peut-être se fait cette euh position très fort, peut-être un peu trop forte qui l’ permis à devenir premier ministre parce que quand même dans la société japonaise être une femme et premier ministre c’est quelque chose c’est une première et d’ailleurs je crois que qu’elle se revendique en tant que héritière politique de Shinzoabé. Oui, c’est ça. Euh et d’ailleurs, c’est intéressant, il faudrait voir le site du Global Times. Global Times, c’est une antenne de de d’un média d’état chinois, le quotidien du peuple qui titre “Cette semaine, le Global Times, Takaishi est qualifié de pire première ministre pour avoir détruit la diplomatie pacifique.” Et donc en fait quand vous lisez les médias d’État en Chine depuis le 7 novembre, il ne décolère pas. Cheitin Ping est furieux et attend des excuses qui ne viennent pas. Oui, ça c’est que ils ont un ils profitent sûrement de ce moment parce que la Chine a ses propres problèmes à l’intérieur économique et euh c’est c’était vraiment une bonne opportunité de attaquer à l’extérieur de pour que les gens voient moins des problèmes à l’intérieur. Après après les sondages au Japon, ta soutient de 70 %. C’est ça. Elle est elle est extrêmement populaire. Elle est extrêmement pop on partage pas la vie des mais cette poussée de fièvre, elle est aussi c’est pour ça pour bien comprendre cette poussé de fièvre, elle traduit aussi une relation peut-être parfois euh complexe avec des plaies historiques qui sont peut-être encore un peu ouvertes entre la Chine et le Japon. Oui, tout à fait. Donc c’était vraiment pas la peine de d’être si précis, si concrète dans l’autre. Oui, c’est ça. Rela, j’aimerais qu’on parte aux États-Unis, hein. Je rappelle, vous êtes franco-américain, chercheur associé à l’IRIS et vous dirigez l’observatoire politique géostratégique des des États-Unis. Il y a une relation, une histoire d’alliance militaire très forte entre la Chine et le entre Japon et les États-Unis. Euh est-ce que cet incident d’Okinawa euh cette semaine euh on peut la lire en se disant que euh c’est peut-être une manière pour euh Pékin de tester la réaction américaine ? Oui, euh tout à fait. Euh les euh Chinois, comme d’ailleurs euh le gouvernement japonais, ont bien compris euh que euh la relation entre le Japon et les États-Unis euh avait des chances de suivre plus ou moins euh la même dynamique que celle entre les États-Unis et les Européens. Euh donc oui, effectivement euh par ailleurs euh le gouvernement japonais euh a tiré les leçons de ce qui se passe en Ukraine et euh le gouvernement japonais a bien compris et je suis convaincu euh de cela, c’est-à-dire que il y a quand même de fortes chances que Dzi tente de reprenne Taiwan rapidement durant le premier mandat de Trump et il est presque certain, du moins selon moi et de nombreux experts ici que les Américains n’interviendront pas Ils n’ont pas envoyé un soldat mourir pour l’Ukraine. Ils n’enverront personne mourir pour Taiwan. Se réfugiant derrière le fait que Taiï n’est pas reconnu par les États-Unis, l’ONU et la communauté internationale comme un pays indépendant. Donc oui, tout à fait. On peut y lire ce que vous avez dit. En tout cas, le Japon a bien compris que sa relation avec les États-Unis ne serait plus tout à fait la même au cours des prochaines années. Et en même temps, Romuald, on voit que le le l’alliance enfin la le le Japon, je crois reste le le premier pays hors des États-Unis où il y a un contingent de soldats américains aussi fort. Ils sont ils sont plus de 100000 installés. Il y a plus de 120 bases américaines, militaires américaines installées au Japon. Euh je crois qu’ils ont créé récemment même un un commandement commun euh japonais et américain. Euh ils ont des missiles ensemble avec des exercices navals situés sur des îles qui sont les plus proches de Taïwan. Euh il y a il y a il y a quand même des signaux de détermination assez fortes sur place. Oui. Bah bien évidemment comme les dernières manœuvres militaire exercices militaire conjoint. Bien sûr, euh néanmoins, si on réfléchit sur le moyen et le long terme euh et si on part du fait qu’il est probable que les États-Unis n’interviennent pas une fois que la Chine aura tenté de reprendre ou repris euh Taiwan, le Japon euh doit et ça a toujours été dans la politique de ce pays, d’essayer de voir sur le long terme, voir le très long terme. se doute qu’au cours des prochaines décennies, je ne parle pas des de 3 4 5 prochaines années, il y a des chances que les États-Unis n’aient d’ailleurs plus les moyens de de ce déploiement militaire permanent dans la région indo-acifique et que les États-Unis se détournent un petit peu de le rôle de grand protecteur et donc des relations entre la Chine et le Japon à partir des années 2050. Donc oui, effectivement, il y a encore des liens très forts, comme il y en a encore entre l’Europe et les États-Unis. Mais si on se projette un petit peu plus loin, le Japon commence à s’inquiéter comme d’ailleurs le Canada avec les États-Unis qui aujourd’hui voit que les États-Unis, le grand ami, le protecteur il y a encore 2 ans, 1 an pourrait demain être le prédateur, ce qui sera pas le cas avec le Japon. Les États-Unis seront évidemment pas le prédateur concernant le Japon, mais vous avez compris ce que je voulais dire. Bien sûr Richard Verli, comment est-ce que vous vous regardez aujourd’hui cette poudrière de l’Indo-Pacifique autour de Taïwan ? Mais d’abord, je trouve que la première ministre japonaise alors on peut dire qu’elle est allée trop loin, on peut dire qu’elle joue un peu avec le feu, mais elle est courageuse. Elle est courageuse. C’est pas simple de dire ce qu’elle a dit dans la position où elle est. Et on parlait tout à l’heure des leaders européens. quelquefois il devrait peut-être regarder du côté du Japon. Moi, j’ai été correspondant à Tokyo, il devrait peut-être regarder du côté du Japon pour le courage politique que ça signifie parce qu’il y a aussi toute la révolution culturelle que ça signifie au Japon. Encore une fois, je dis pas qu’elle a raison ou tort, je dis simplement qu’elle fait preuve de courage et de volonté à un moment donné où en Europe, on parle beaucoup mais le courage et la volonté, on peut se poser. Vous avez raison de rappeler que je même Donald Trump ne se passe s’opposer à Shitin Ping. Je ferme la parenthèse. Absolument. Puis la 2è chose, moi la 2è réflexion qui me vient à l’esprit, c’est que euh il y a euh vous savez on dans la même maison d’édition, on vient de publier un livre sur Taiwan qui s’appelle dont le sous-titre est Survivre libre. On a tendance à oublier dans les discours, on parle de Taiwan, que c’est une démocratie. On l’oublie maintenant. On en parle de moins en moins. On parle de Taïwan, de l’assaut futur chinois. C’est une démocratie que notre devoir, si nous sommes logiques avec nous-mêmes, est de défendre ou en tout cas d’empêcher que la Chine l’attaque puisque je rappelle que la France et la plupart des pays européens reconnaissent que Taiïwan fait partie de la Chine et ont pour politique une seule Chine. Donc il s’agit de faire en sorte que la Chine ne l’attaque pas. Donc rappelons aussi cet élément démocratique. Et enfin moi je suis je suis très intéressé par ce qui est en train de se passer dans toute la zone asiatique. Vous savez que le conflit a repris conflit frontalier pas très très grave encore que entre la Thaïlande et le Cambodge. Moi, je suis convaincu, je suis convaincu qu’il y a une partie secrète qu’on ne connaît pas, une partie sous la table en qui se joue en Asie du Sud-Est. Les États-Unis ont besoin de contenir la Chine. Or, un pays comme le Cambodge était devenu le bastion, l’un des bastions stratégiques de la Chine dans la région. Le Cambodge pour le dire, était complètement colonisé économiquement, même militairement par la Chine. Et donc, d’un seul coup, on voit se réveiller un conflit frontalier avec un gouvernement thaïlandais qui est très offensif. J’ai de la peine à croire que la Thaïlande se soit ainsi passé à l’action sans avoir quelque part l’aval de Donald Trump. Même si Donald Trump qui est un homme de paix dit qu’il est un homme de paix, il a quand même des intérêts à surveiller et son objectif c’est d’être une digue pour face à la Chine et je pense qu’on va voir des choses comme ça fleurir dans vous az vous avez raison de rappeler que Donald Trump euh veut aussi euh avoir cet accord de paix euh entre la Thaïlande et le Codge et que derrière effectivement on voit bien qu’il y a des intérêts et économiques forts et aussi asseoir l’influence américaine dans cette zone d’Asie du Sud-Est où la Chine est très présente. Et juste pour je ne serais pas surpris si dans les mois à venir, il y avait des mouvements contre les communautés chinoises en Asie du Sud-Est. Des mouvements qui sont a priori spontanés mais qui ne le sont pas tant que ça. Donc la Chine n’est pas aussi solide que ça et les Américains le savent et il y a encore une fois une partie peut-être de guerre entre guillemets secrète qui commence à se manifester. Madoka, j’aimerais revenir aussi au niveau de la société japonaise. Comment c’est c’est quoi la relation avec Taiïwan ? C’est une relation. Est-ce que c’est via le géant TSMC une une histoire technologique avec des liens technologiques très forts entre les deux ? Une histoire culturelle ? C’est quoi les liens entre le le la société japonaise et Taiïwan aujourd’hui ? Alors déjà géographiquement on est vraiment pas loin. Donc par exemple l’île de Okinawa où la plupart des bases américains sont placées est très juste à côté de Taiïwan. Donc c’est géographiquement c’est très facile d’aller à une région à l’autre. Et puis euh il y a aussi euh une une des points communic euh euh à cause de euh ce que le Japon avait fait pendant la 2e guerre mondiale, enfin jusqu’à la 2e guerre mondiale. Donc il y avait une occupation japonaise. Il y a des générations en Taiïwan qui arrivent parler le japonais. Donc euh il y a beaucoup de citos. Oui, c’est ça. Oui, il y a beaucoup de rapprochements culturels et on sait que le Taïwan, enfin Taïwan compte sur beaucoup de pays, y compris la France de les protéger et je pense que la Taiïwan comprend beaucoup sur le Japon aussi. Taïwan a été japonaise jusqu’à 45 entre 1985 et 1945 corrigé bois. Taiwan é occupé par les Japonais. la relation entre Taiïwan et le Japon est une relation qui a des racines aussi historiques. Hm. Et et on voit bien Alberto tout à l’heure Richard nous en parler, mais euh la difficulté euh du dossier pour euh euh la majorité des puissances à travers du monde, c’est que les liens diplomatiques avec la Chine sont scellés avec le principe d’une seule Chine au cœur des partenariats stratégiques. Avec beaucoup d’ambig avec beaucoup d’ambiguité parce qu’il y a encore des relations évidemment commerciales. Johan est le grand producteur de ce micronducteur au monde mais aussi des relations politiques. Il y en a culturel la fête du double 10 le 10 octobre la fête nationale de Taïwan est fêtée célébrée à l’ambassade de Taïwan l’ambassade la représentation diplomatique de Taïwan à Paris et tout le t l’élite parisien de l’économie est présente. Euh il y a de l’ambiguïé sur dans ce concept de la reconnaissance de l’appartenance de Taïwan à la Chite. Il y a un principe qui pour le régime chinois est gravé dans le marbre mais depuis 49 pas depuis aujourd’hui. Et c’est le principe d’une seule Chine pour Hong Kong et Maao. a été facile, relativement facile de trouver un compromis. Euh pour Taiwan, il est tout simplement impossible, au moins dans des conditions prévisibles et ça entre dans un type de discours qui inquiète les Japonais et qui se préparent. D’ailleurs, je remarque que pour ceux qui regardent l’aviation de l’avenir, il y a la collaboration entre Japon, Grande-Bretagne et Italie pour réaliser ce grand super chasseur et technologiquement très avancé de l’avenir dont il y a aussi Dou fait pas partie de la partie hein. D’Asau fait l’autre avion concurrent avec les Allemands et les Espagnols. Il veut le faire tout seul d’ailleurs et d’ailleurs je suis pas sûr que dans ce que la coopération avec l’Allemagne puisse marcher et on me dit que l’Allemagne est en train de trouver un accord avec les Suédois. C’est dire ça c’est une histoire de l’Europe encore. Une histoire une histoire pour venir au discours de tout à l’heure. Ouais. Romalura depuis New York. Est-ce que un mot quand même c’est vrai sur cette cette ambiguité historique sur laquelle joue City in Ping pour essayer de tenir à distance tous ses partenaires autour de la planète dans le dossier taïwanais ? Bah et évidemment et c’est euh derrière cette ambiguïté que se réfugeront euh les démocraties occidentales qui effectivement euh devrait euh soutenir la démocratie taïwanaise. On partra on partira du principe, écoutez, euh Taïwan n’est pas un état indépendant. Euh après tout, c’est une affaire chinoise. Ça peut sembler un peu gros, mais si par exemple quelque chose se passe en 2027 durant donc le mandat actuel de Donald Trump, ça sera le discours de Trump auprès des Américains. Après tout, on n’ jamais reconnu Taiïwan comme un état indépendant. Qu’est-ce que vous voulez ? On peut pas être partout. On peut pas, comme il l’a dit, comme c’est écrit dans le document publié la semaine dernière, soutenir le monde comme Atlas en permanence. Donc oui, il y a ambiguïé de la part de l’Union européenne, de l’ONU, des occidentaux. et des États-Unis et ils se réfugieront probablement derrière celle-ci. Richard Verli, je tente quand même mais quand on regarde les les les l’escalade dangereuse à l’est de l’Europe, l’escalade peut-être encore plus dangereuse autour de Taiïwan, est-ce que la la neutralité suisse légendaire est encore possible quand il y a de tels risques systémiques ? Et là, je me tourne presque plus du côté de l’Indo-Pacifique. Alors, sur le conflit en Ukraine, la Suisse n’est plus neutre. Elle applique les sanctions de l’Union européenne et elle les a appliqué 4 jours après l’agression russe contre l’Ukraine et 4 jours après la décision européenne. Donc certes, elle peut elle se prévaut encore d’une neutralité qui lui permet d’accueillir les pour parler les derniers au mois de novembre. Mais dans les faits, en tout cas pour la Russie qui l’a dit clairement, la Suisse n’est plus neutre puisqu’elle participe à l’embargo commercial économique de la Russie. Dans le cas de Taiwan euh c’est très différent puisque la Suisse a des relations très privilégiées avec la Chine, euh des relation commerciale importantes et je pense que là pour le coup la neutralité suisse serait éventuellement d’être un lieu là aussi de négociation mais je ne crois pas que le sujet Taiïwan soit un sujet qui mobilise beaucoup en Suisse. Malheureusement à mes yeux, si demain il devait y avoir un assaut chinois contre Taïwan, je pense que côté Suisse, on en resterait à quelques communiqués et farouchés. D’ailleurs, je pense qu’il y a aussi les opinions publiques en Europe ne sont pas très sensibilisées à ce à ce dossier majeur à le à à l’autre bout de de la planète pour nous du globe. Euh on va terminer comme chaque semaine les experts en frontières avec vos cartes blanches des euh des articles, des sujets locaux de vos pays respectifs que vous avez euh choisis. Alberto Toscano, je commence avec vous. Vous avez choisi de nous parler de de gastronomie italienne reconnue au patrimoine mondial de Oui, le nationalisme italien me fait toujours sourire. Mais le nationalisme me fait sourire général. Mais quand c’est les Italiens nationalistes, j’ai envie de justement de sourire parce que là cette admission qui me fait grand plaisir évidemment de la gastronomie italienne au patrimoine immatériel de l’UNESCO, c’est une reconnaissance formidable, a provoqué en Italie une vague de euh fierté nationale comme je crois on voyait pas depuis 2006 quand l’Italie a gagné la Coupe du monde. Le patriotisme culinaire, c’est formidable. Vous avez l’air de vous avez l’air de railler le patriotisme culinaire. cette idée et donc la presse le colé a été transformé en une grande monument national aux trois couleurs vert, blanc et rouge. Les couleurs de la patrie avec une grande écrit de de lettre euh lumineuse la fierté nationale pour ça. Il y a eu cette ce moment extraordinaire de fierté nationale dans un plat de spaghettis et bon appétite. Formidable. Vous pouvez lire ça notamment dans la presse italienne Ralskura en fil à New York. Vous nous racontez une histoire du complètement dingue du New York Times. Une histoire de de typographie et de département d’État. Oui, dont on parle beaucoup ici. Comme vous le savez, cette administration a concernant l’intérieur la volonté de mener une contre guerre culturelle, enfin une guerre contre la culture W et cetera. C donc contre révolution W, cherchez les mots. Euh, elle s’inscrit donc dans la lutte contre les programmes de diversité qui ont été pour la plupart donc annulé par l’administration, que ce soit dans les diversités, dans le tout ce qui touche au gouvernement fédéral bien évidemment. Et maintenant, Marco Rubiot, le secrétaire d’État, s’en prend donc à la police Calibri qui était la police qui avait été décidée par l’administration Biden euh concernant la plupart des euh des documents euh produits par l’État fédéral et plus spécifiquement par euh le département d’État. Euh cette police qui neisait en rien, enfin neit en rien la bien bonne compréhension des textes par le grand public était par contre puisqu’elle est un petit peu plus ovale, les lettres sont espacées, plus faciles, plus accessibles pour euh les personnes qui ont des difficultés euh à voir ou les personnes souffrant de dissexie. Euh donc on était dans une police, je dirais inclusive et donc Marco Rubio a été très clair. Euh tout ce qui touche à la diversité, au programme d’inclusion sont aujourd’hui bannis euh de l’administration Trump Vince et donc nous en revenons à euh la typographie à la police pardon euh Time New Roman. Voilà ce qui se passe aujourd’hui dans mon joli pays. La guerre typographique contre Calibri à lire dans le New York Times. Incroyable. Madoka Kitamatsu, je me tourne vers vous. un article du nick vous avez choisi sur la boge he la banque centrale du Japon qui va bientôt arbitrer sur sa politique monétaire. Oui donc ça c’est exclusif par nos collègues à Tokyo. Donc la réunion est prévue le 19 décembre. On a déjà eu le la nouvelle que ils vont augmenter le taux ce qui après des années de d’inflation au Japon. Et donc ça c’est une nouvelle c’est une nouvelle très très attendue et très commentée là-bas. Oui oui oui. Et le problème c’est que le marché n’a pas réagi vraiment parce que à côté il y a politique très expansionniste de premier ministre Takti qui veut augmenter le budget pour l’année prochaine. Ça aussi c’est une politique d’abé qu’elle veut suivre. Qu’elle veut suivre. Bah écoutez en tout cas on va surveiller ça de très br de très près rendez-vous le 19 décembre et on suivra ça grâce notamment au nikah que vous représentez. Richard Verli, on termine avec vous un article de Blicisse avec Roger Fedérer qui fait causer. Oui, effectivement, parce que euh Roger Féérer au fond euh il est l’icône de la Suisse, vous le savez, mais même s’il ne joue plus sur les cours, il est il a été le symbole de la Suisse et il a fait une publicité pour appeler tous ses fans internationaux à visiter la Suisse. Sauf que la Suisse a trop de touristes et un certain nombre d’organisations se plaignent et disent que finalement Roger Fédérer devient l’avocat, le soutien du surtourisme qui pose tellement de problèmes dans un certain nombre de villes. On pense à Barcelone ou à Rome notamment ou à Venise. Voilà, donc vous voyez en Suisse finalement on n’est jamais content. On voudrait gagner toujours gagner mais pas trop quand même. De Roger Federur qui se retourne un peu en bad buzz. Merci beaucoup en tout cas à mes experts en frontière. Alberto Toscano journaliste et politique italien. Richard Verli correspondant du média suisse blic auteur de cette Amérique qui nous déteste que je vous recommande aux éditions de Nevikata. Madoka Kitamatsu, chef du bureau du Nikay à Paris à Genève et puis Romual de Skiora, chercheur associé à l’IRIS, auteur de l’Amérique éclaté aux éditions Armand Colin. Les experts en frontière, c’est terminé. Je vous retrouve la semaine prochaine. Très bon weekend à tous et tout de suite le journal de Stéphanie Colo. Les experts en frontières sur PFN Business. Ah.

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