Impact Économique – Le Canada pris dans un piège démographique
[Musique] [Musique] bonjour tout le monde bienvenue à impact économique aujourd’hui nous sommes le 14 février 2024 et je suis en compagnie de notre stratégiste en chef économiste en chef Stéphane Marion bonjour Stéphane bonjour Denis chyeuse Saint-Valentin B chose à toi Stéphane peut pas ignorer les marchés boursiers encore une fois
Des nouveaux ça carbure Denis depuis novembre dernier alors que la Réserve fédérale avait laissé entrevoir des baisses de taux qui pourrait se produire plus rapidement le marché fait très bien nouveau record en date de février Denis puis on a donc donc repris et surpassé euh le précédent record atteint à la
Toute fin 2021 quand même c’est assez surprenant mais c’est pas généralisé d’ euh parce qu’en ce début d’année on voit que c’est surtout les États-Unis et le Japon aussi qui font très bien remarque que pour les autres c’est plus pénible hein le Canada est négatif l’Europe à
Peine en croissance P émergent euh du sur place donc oui les indices mondiaux l’Indice mondial est en un nouveau record mais c’est vraiment le reflet surtout des États-Unis et bon dans une moindre mesure le Japon h et puis ben dernièrement hier nous avons eu les chiffres d’inflation aux États-Unis
Surprise et voilà Denis euh le marché atteint les nouveau record basé surtout sur l’expansion de multiple euh avec un optimisme de baisse de taux imminente mais des anticipations de ni ça peut se c’est fait pour êtreevu surtout euh euh à la lumière des derniers chiffres d’inflation donc euh c’est vrai qu’au
Total on est à 3.1 % mais l’inflation de base qui exclut les aliments les énergies euh c’est à 3.9 % puis moi sur moi on voit même une accélération ce que ça fait deis ça fait en sorte de ligoter un peu la banque centrale pour des baisses de taux imminentes ce qui
Pourrait mettre en péril certains composants des marchés financiers qui avaient misé sur des baisses de taux très tôt en 2024 donc faut oublier ça des tô au mois de mars euh si ça se produit si en 2è moitié d’année donc ça pourrait amener une remise en question par rapport au scénario d’atterrissage
En douceur aux États-Unis effectivement parce que hier le marché est obligataire quand même les Tau ont monté sensiblement une vingtaine de points de base dépendant où on est sur la courbe Canada US et puis on a vu aussi les marchés d’équité perdent énormément de terrain hier donc aujourd’hui c’est un
Petit peu différent sans oublier Donier le fait que certaines banques régional aux États-Unis sont sous pression à cause de l’immobilier commercial s’il y a pas de baisse de taux la valeur de l’immobilier commercial est remise m en question donc on remarque que certaines banques régionales aux États-Unis en
Arrache dernièrement donc ça ça veut dire moins de transmission de crédit dans l’économie et donc moins de croissance donc pour l’instant ça va bien aux États-Unis cela étant dit l’impact des hausses de taux passés n’a pas encore eu son plein impact sur les marchés financiers ouais on l’ dit dans
Nos rencontres précédentes effectivement il reste encore beaucoup de de terrain à à avancer dans le fond pour voir justement ce que l’impact d’inflation va faire dans économie mais quand on parle d’inflation au Canada faut voir aussi que les composantes sont un peu différentes encore une fois ben même
Chose au Canada euh les gens anticipaient des baisses d’Utau puis je pense que c’est encore correct d’actualité de penser à des baisses d’Utau Denis son sont repoussés aussi au Canada pourquoi parce que je me retrouve dans une situation un peu comme aux États-Unis j’ai une résilience mais au
Canada il est différent de cette résilience Doni à savoir que c’est vraiment le secteur du logement puis je sais qu’on en a parlé moi mais ça s’en va pas ça puis ça demeure une composante qui représente à peu près 30 % l’indice des PRS à consommation qui
Garde l’inflation auudessus de 3 % la c la Banque du Canada c’est 2 % c’est vrai que si on exc le logement on est à 2 % mais la Banque du Canada ét très claire la semaine dernière que elle doit composer avec l’impact du logement et ça c’est une situation qui différente au
Canada par rapport au reste du monde c’est un peu unique au Canada c’est particulier puis en même temps mais on parle touour d’accessibilité au logement et puis on le voit s’il y a de l’inflation c’est parce que c’est difficile d’accéder au logement puis par région Canada c’est très différent mais
On fait des nouveaux encore une fois ben den absolument c’est l’inflation de logement est élevé ça veut dire qu’il a une question d’abordabilité donc dans la région du Grand vantcouvert du Grand Toronto c’est à peu près 100 % du revenu médien des familles qui doit être englouti pour pour
Pouvoir se permettre d’acheter une maison représentative de toute évidence Denis pour certaines classes d’individus c’est reporté le sans % du revenu puis ce qu’on remarque c’est que même à Montréal où c’est 50% à peu près 50 % ben légèrement ben ça aussi c’est un record donc dans plusieurs régions du Canada
L’abordabilité ben c’est la plus difficile depuis les années 80 puis en même temps on voit aussi que la population en ge de travailler au Canada à bondit encore une fois c’est ça point l’immigration encore une fois c’est ça le point de je peux pas améliorer mon abordabilité même si je baisse les taux
Je dois composer avec une demande incroyablement élevée demande de logement puis ce que l’on constate on en a parlé la dernière fois la population Canada en 2023 1.2 million d’individus de croissance den on commence l’année avec 125000 de croissance de population au Canada au mois de janvier donc on
Carbure encore à plus d’un million d’individus euh en début 2024 c’est c’est farar deis dans la seule région du Grand Toronto c’est 25 % de croissance de population Canada provient de la grande ré de grande région de Toronto où la croissance est de 32000 individus par
Mois c’est du jamais vu Denis donc c’est une croissence fulgurante 32000 quand on pense que il y a pas si longtemps au Québec on avait 5 50000 immigrants par année on peut s’imaginer 32000 par mois l’impact que ça a sur justement comment on peut avoir accès au logement et tout
Ça puis en même temps c’est comme un cash 22 c’est que les permis de construction sont à baisse ben c’est ça Denis puis comme la politique monétaire est restrictive ben il y a moins de construction donc je me retrouve dans en situation de déséquilibre j’ai une très forte croissance économique alors que les
Permis de bâtir sont en chute libre au 4e trimestre dans la plupart des grandes agglomérations urbaines puis toi qui est un spécialiste des finances publiques municipales dans ton ancienne vie euh on peut pas passer sous silence le fait que il faut pas oublier que les municipalités ne peuvent pas engranger
Les déficits donc pour composer avec la croissance F la population tu dois augmenter tes taxes municipales par qu’ a une incidence sur l’inflation aussi ouais tout à fait tout à fait pu en même temps le Canada est un peu pris dans un piège démographique que tu aimes bien
Appeler ben je sais que ça fait couler beaucoup d’Ang mais c’est pas moi qui a inventé la terminologie ça a ét inventé par un prix Nobel en économie qui stipule que c’est pas toi non c’est pas moi euh qui stipule que que que croître l’économie uniquement par la population
C’est sûr que tu vas avir la croissance ça veut pas dire que la croissance doit bien distribué si tu n’offres pas aux gens que tu accueilles au pays la capacité d’exprimer leur productivité via un accroissement du capital donc l’enjeu du Canada présentement c’est que ma croissance de la population est plus
Élevé que que l’investissement ou du capital disponible que ce soit des constructions résidentielles ou machinerie équipement et cetera de donc pour la première fois de son histoire le Canada est dans un piège démographique puis tu remarques sur la diapo c’est déjà arrivé que par le passé qu’un pays
Tombe en piège démographique pense aux États-Unis en 20082009 la grande crise financière effondrement de l’immobilier de l’investissement à cause de la crise du secteur bancaire maises remarque Denis ça a été peu profond pu ça a pas duré alors que l’amplitude au Canada ben elle est spectaculaire puis historiquement c’est c’est l’appenage
Des pays émergents de voir une croissance de population si fulgurante donc Donis deux choses l’une puis nous on est pro immigration mais il faut s’assurer d’accueillir les gens au Canada avec dignité or présentement le manque d’investissement fait en sorte que les premiers 300 500000 qui rentrent au pays ont accès à certains services
Puis la balance ben je m’excuse ça fonctionne pas parce qu’il y a pas assez d’investissement donc ou bien on augmente l’investissement sinon faut revoir euh les les chiffres d’immigration au Canada pour permettre à la l’économie d’absorber puis par ricochet ben ça un impact sur le niveau
De vie au Canada ben c’est sur la définition de d’un piège démographique de niis c’est c’est lorsque ta population croit tellement plus rapidement que ton investissement ou ton stock de capital que je n’arrive plus à augmenter mon mon niveau de vie or au Canada la constatation c’est que le
Piage démographique est tellement euh important présentement que j’ai un différentiel euh presque historique entre la le PIB per capita ce qui est le niveau de vie ou c’est la productivité euh entre le Canada et lesx États-Unis donc on se dirige vers 6 trimestres de baisse et euh et c’est l’enjeu àquel on
Doit donc le Canada doit tout faire pour attirer plus d’investissements au pays sinon ben c’est de recalibrer en fonction d’où on est dans le cycle au niveau des chiffres de population donc encore une fois c’est pas s’opposé à l’immigration il y a toujours une contrainte en économie Denis hein il y a
Toujours un chiffre qui t’ène une contrainte donc on maximise le bien-être de la population sous contrainte prés ment on a une contrainte d’investissement qui n’est pas arriimée avec nos ambitions démographiques pour le moment et la raison pour laquelle on doit recalibré sinon ça cré ça joute des
Tours même à la banque centrale qui se retrouve avec une inflation plus résiliente fait très intéressant Stéphane et encore une fois merci beaucoup en espérant que cela vous aider dans vos investissements merci d’être avec nous encore une fois et on se revoit début mars au revoir
Description: Les marchés boursiers américains atteignent de nouveaux sommets grâce à l’expansion des multiples, mais la hausse n’est pas généralisée au Canada. L’inflation persiste principalement due à la crise du logement, avec une demande élevée alimentée par la croissance démographique et une baisse des permis de construction. Nos experts Stéfane Marion et Denis Girouard explorent les conséquences de ce déséquilibre sur le niveau de vie des Canadiens.