Instabilité géopolitique : quel impact sur les choix d’investissements ?

On va commencer par le risque géopolitique, l’instabilité revient sur le devant de la   scène. On a l’occasion évidemment de le voir pratiquement tous les jours,   ce qui soulève beaucoup d’interrogations, j’invite nos quatre experts à me rejoindre   sur scène pour justement discuter  de cet environnement géopolitique.

Nous avons beaucoup de questions à aborder, évidemment comment est-ce que cette instabilité   politique est en train de redessiner la la carte du monde ? Qsont les perspectives notamment   pour 2024 ? Donc très proche de nous, et on parlera des conséquences en termes d’investissements parce  

Que ça aussi c’est un sujet qui nous intéresse tous dans cette salle. Valérie Baudson bonjour,   directrice générale d’Amundi, Alexis Crow également avec nous, associée et chef de division des   investissements géopolitiques chez PwC, bonjour. Guillaume Callonico, directeur principal analyse   transversale et géopolitique à la caisse de dépôts et placement du Québec, et Thomas Gomart, directeur  

De l’IFRI, l’Institut français des relations internationales. On va commencer avec vous Thomas   pour planter le décord j’ai envie de dire. Dans quelle mesure est-ce que les conflits actuels   et en particulier ceux qui sont très médiatiques, je pense à la guerre en Ukraine, au conflit  

Entre Israël et le Hamas, dans quelle mesure est-ce que ces conflits sont en train de redessiner   la carte du monde ? Bonjour à toutes et à tous, avant de vous répondre je voudrais évidemment   remercier la Coface en particulier Xavier Durand et Jean-Christophe Caffet pour l’organisation  

De cette journée, très heureux de pouvoir y contribuer à nouveau. La manière de répondre, c’est peut-être de de souligner une très forte tension entre deux logiques. La première c’est   celle de ce qu’on appelle l’agenda global et qui se traduit notamment par les objectifs  

De développement durable qui sont au cœur de nombreuses politiques publiques et de plus en plus   de business model qui avance plus ou plus ou moins rapidement plutôt, lentement que rapidement, et puis   effectivement ces conflits qui viennent perturber, je dirais l’interdépendance économique, au fond  

Ce qu’il faut arriver à penser c’est comment l’interdépendance économique se développe avec une   hostilité politique de plus en plus visible. Pour décrire les choses de manière très rapide,   je le ferai peut-être de la manière suivante c’est qu’en fait on a trois grands ensembles qui  

Représentent plus de 50% du PIB mondial ; les États-Unis, la Chine et l’Union européenne qui   sont affectés par deux conflits majeurs, celui en Ukraine qui a commencé non pas en février 2022   je crois qu’il faut toujours le rappeler mais en février 2014, donc en réalité on est à 10 ans  

De guerre d’Ukraine, et puis de manière beaucoup plus inattendu, le conflit entre Israël et   le Hamas avec la résurgence de la question palestinienne qui est en train de modifier   l’équilibre non seulement régional mais global. Je crois que si on voit les choses ainsi, il  

Y a, il faut souligner une entente entre trois pays qui ont un caractère très déstabilisant   parce qu’ils ont un agenda stratégique et qu’ils sont dans une forme d’entente et c’est pas trois pays peu   importants, au contraire. C’est la Russie, l’Iran et la Corée du Nord. Pourquoi je les mentionne  

Parce qu’en réalité quand on regarde les choses avec un peu de perspective, ce sont les trois   pays qui ont été le plus sanctionnés au monde par les Occidentaux, ce sont trois pays qui ont   un rôle clé pour les deux premiers en matière d’approvisionnement énergétique, ce sont trois  

Pays qui coopèrent sur le plan militaire dans une hostilité affichée à ce que le   Kremlin appelle désormais l’Occident collectif, et ce sont trois pays qui ont des rapports très   étroits, très asymétriques avec la Chine qui les soutient politiquement sans nécessairement les   soutenir militairement pour ce que l’on en sait. Donc voilà un peu comment

Je résumerai les chose c’est-à-dire les trois grands ensembles, la manière dont l’interdépendance   économique continue en dépit de ces conflits, et les projections que l’on peut faire ou qu’on   doit essayer de faire sur l’attitude à venir de ces trois pays qui sont dans une logique d’hostilité  

Par rapport à l’Occident collectif. Est-ce que l’élargissement des BRICS qui sont devenus   BRICS+ plus au 1er janvier change également la donne ? Certains pays comme l’Arabie Saoudite   se retrouvent un petit peu au centre du jeu. Alors je pense c’est tout à fait décisif parce que les  

BRICS pas plus moins enfin les BRICS normaux les 5 pays qui se sont organisés depuis 2009   ont dépassé en part de PIB le G7 en 2022. Dans leur sein il y a un antagonisme assez   fondamental entre les deux plus importants qui sont évidemment la Chine et l’Inde. Il y a un sujet  

Énorme sur l’Inde en fait en terme de trajectoire, la grande question que tout le monde se pose c’est   est-ce que l’Inde dans les 20 ans qui viennent, comment l’Inde va utiliser son dividende   démographique à un moment où la Chine est rentré dans le vieillissement de sa population, il va avec  

Une tension géopolitique entre les deux grands acteurs en fait du 2ème siècle à mon sens très   forte, et cet élargissement au BRICS+, cinq pays il devait y en avoir un 6ème comme vous le savez   mais l’Argentine de Milei n’y est pas allé au final, c’est aussi l’antagonisme entre l’Arabie  

Saoudite et l’Iran qui rejoint les BRICS, les Émirats, l’Égypte et l’Éthiopie. C’est tout à   fait décisif parce que les BRICS s’élargissent à des producteurs d’énergie et d’hydrocarbure,   en particulier évidemment l’Arabie Saoudite et les Émirats et l’Iran, et ça aura à mon avis   des conséquences très visibles sur le  commerce de l’énergie et la volonté peut-être de  

Le sortir si c’est possible, dans quelle mesure, c’est une grande question du dollar. C’est   en tout cas quelque chose qui est annoncé politiquement et on en voit déjà des signes   de mise en œuvre. Donc le BRICS+ est à mon avis évidemment un élément très important sur le plan je  

Dirais plus politique, plus idéologique, moi ce que je vois c’est une contestation moins de l’Occident   des BRICS+ que de la surreprésentation des Européens dans les instances internationales et   c’est un discours qui est de plus en plus construit par les pays des BRICS+ et en  

Particulier par un pays comme l’Inde. Alexis Crow, vu des États-Unis, comment est-ce que vous   vous percevez ces équilibres géopolitiques ? Est-ce que vous, vous partagez l’analyse de   de Thomas Gomart ? Merci et merci à Monsieur Durand et Jean-Christophe et Coface. Je dirais donc

Que nous sommes dans une ère de fragmentation, je suis vraiment d’accord avec ce que dis Monsieur Durand et que les graines de cette fragmentation ont été semées bien avant 2024. Il faut remonter à 2016 et à la montée

De la polarisation au sein des sociétés nationales et à la première éruption de cette polarisation qui a commencé à affecter les marchés mondiaux et le commerce mondial avec le Brexit, qui a traversé l’Atlantique avec Trump,

Qui a traversé le Pacifique avec les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, et qui a eu un effet néfaste sur les économies dépendantes du commerce, comme Singapour, comme le Japon.Et puis bien sûr nous avons eu ce moment

De la pandémie où toute proximité de personnes humaines a été considérée comme dangereuse. Nous avons donc assisté à l’arrêt complet du commerce entre personnes. Nous avons vu le jeu des reproches autour du virus, puis nous avons assisté à un repli complet des frontières nationales au nom de la protection

Des sociétés, ainsi l’onshoring Bruno Le Maire parle de l’onshoring du fait que 70% des produits pharmaceutiques français proviennent de l’Inde et de la Chine et qu’il faut y remédier. On a eu la même chose avec Boris Johnson au Royaume-Uni avec la sécurité alimentaire. Donc être global c’est être en danger,

On a parlé de dérisquer. Puis je dirais qu’en 2022 il y a eu le démantèlement auquel Thomas fait référence à la garantie de sécurité occidentale, ainsi qu’à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2023, je pense

Que nous pouvons appeler, comme vous l’avez mentionné, les BRICS+ l’année du Sud mondial. Nous l’avons vraiment vu à la fin de 2023 lors de la COP 28 où finalement le Sud mondial a été très bien positionné,

Mais ce qui est intéressant, c’est que nous avons certainement eu ce défi au règlement de Bretton Woods, et à la logique économique occidentale qui a régné en maître. Il a été freiné par la crise financière et les retombées des banques mais il est revenu en force et maintenant je dirais que nous sommes

Dans une situation où il a été miné à bien des égards, mais il n’a pas nécessairement été remplacé. Donc les pays du Sud et les BRICS+ n’ont pas nécessairement d’alternative idéologique

À proposer. Il y a la question de la monnaie, bien sûr, nous l’avons eue à l’époque où Monsieur Macron allait parler avec le président Xi. Lula a parlé de dédollarisation, mais je n’ai pas nécessairement vu de contestation ou d’alternative significative. Je vais vous poser la question suivante en français, je sais que vous comprenez  

Très très bien le français. Est-ce que vous avez l’impression que cette recomposition du monde elle   s’effectue sur fond de contestation des valeurs occidentales et peut-être aussi de l’hégémonie américaine ? Ce que je voudrais dire, et j’adore l’introduction sur Napoléon et je pense aussi aux Droits de l’homme

Parce que la capacité de l’Occident à défendre les droits de l’homme sur la scène internationale est directement minée par l’incapacité des gouvernements occidentaux  à respecter le contrat social chez eux pour les besoins humains fondamentaux comme le logement aux États-Unis,

La santé, l’alimentation, la crise du coût de la vie ici, et je dirais donc que lorsque nous réfléchissons aux valeurs occidentales, celles-ci ont été directement sapées par l’incapacité à maintenir ce contrat social à l’intérieur du pays.

Question pour en terminer avec cette état des lieux pour tous les deux. Est-ce que ce retour à   un monde unipolaire, il est forcément plus stable ou plus instable Thomas Gomart ? Je dirais instable   très certainement mais ce qui me frappe si vous voulez c’est que la notion aussi  

D’alliance ou de bloc géopolitique. Je parlais excusez-moi de monde non unipolaire bien   entendu, je vois Jean-Christophe Caffet qui me regarde d’un air un petit peu malveillant. Qui veille au grain comme souvent. Il est attentif. Lui, non plus  sérieusement ce qui, instabilité  

Grandissante certainement mais ce qui me frappe si vous voulez c’est que les logiques d’alliance ou   les logiques de blocs sont peut-être beaucoup moins prononcées qu’on l’imagine, on est rentré à mon   sens dans des logiques très transactionnelles, c’est-à-dire que l’élément de déstabilisation   c’est que ce qu’on appelle peut-être improprement les puissances moyennes veulent acquérir de  

L’autonomie stratégique et ça ça se fait au dépend d’alliances bien établies et ça s’observe   évidemment dans le camp occidental si j’ose dire, s’il y a encore un camp occidental c’est   peut-être pas le bon terme à utiliser  d’ailleurs, et du côté je dirais de la zone  

D’influence chinoise c’est le refus du principe même d’alliance militaire et donc des montages   ad hoc sur un peu tous les sujets je pense que c’est comme ça qu’on pourrait caractérisé l’époque. Alexis Crow ? Je dirais que ce qui est absolument plus instable, et ce qui est préoccupant pour les politiciens de l’Ouest,

C’est cette disparition de la logique économique et de la pluie économique suprême. Ce qui est intéressant, c’est que nous parlions tout à l’heure du spectre de Donald Trump et du retour potentiel de Donald Trump. L’ironie, c’est que les Américains sont en fait mieux lotis économiquement à l’heure actuelle.

Ce n’est donc pas seulement l’économie qui est stupide, ce qui était la grande citation autour de l’administration Clinton. mais ce qui est intéressant, c’est que si la logique économique ne fonctionne pas, qui est le seul dirigeant qui l’a compris,

C’est le président Xi, qui a fait un choix conscient de s’éloigner de la discussion et du discours sur l’économie, et il se concentre sur la sûreté et la sécurité. Il a donc été le seul à comprendre. Alors évidemment le changement, l’instabilité, ce sont des critères importants quand on fait  

Des choix d’investissement, on va donner la parole justement à ceux qui qui vont guider peut-être   notre réflexion. D’abord une question très générale pour vous Valérie Baudson ; est-ce que l’instabilité   actuelle, le regain d’incertitude n’est pas de nature à favoriser un repli sur soi en matière

D’investissement ? En fait si on regarde ce qui s’est passé depuis les les trois dernières   années, qui a été extrêmement bien réexpliqué, la succession des différentes crises qu’on   a vécu sanitaire, économique, regain des tensions géopolitiques, mouvement de démondialisation   sur lequel tout le monde s’accorde à dire aujourd’hui qu’on commence à en voir  

Des conséquences concrètes, a eu effectivement une réaction engendrée, une réaction très   logique et légitime en terme d’investissement, de repli sur soi-même et en particulier très souvent   de repli sur son marché domestique. On l’a vu dans un certain nombre de flux de capitaux, en  

Particulier les flux américains qui se sont très clairement recentrés aux États-Unis, au cours de   ces différentes crises. Ca c’est la, j’allais dire c’est le réflexe un peu naturel   ou le réflexe engendré par des décisions politiques. Parallèlement à ça, ce   qu’on voit quand on regarde sur un horizon un tout petit peu plus long c’est finalement sur ces  

Dernières années une forme d’attentisme plutôt c’est-à-dire que le monde est en   mouvement, il n’a pas atterri, la seule  certitude et je rejoins tout ce qui a été dit   c’est qu’il est plus complexe à identifier, à analyser, à visualiser et donc le réflexe que  

Les investisseurs ont et que nous avons pour eux c’est plus de temps de prudence et d’analyse pour   vérifier, pour faire des choix d’investissement qui sont des choix encadrés. Paradoxalement, et je   terminerai par là, paradoxalement c’est finalement quand les choses bougent qu’on trouve le plus  

D’opportunités, on sait tous ça c’est le mouvement qui crée les opportunités, c’est les   changements qui créent les opportunités et donc dans cette recomposition géopolitique   où tous les acteurs étatiques mais aussi économiques aujourd’hui ont une vraie réflexion sur leur autonomie stratégique, sur leur autonomie en terme de matières premières.  

Comme tous ces acteurs ont cette réflexion, certains vont agir plus vite que d’autres,   mieux que d’autres, plus efficacement que d’autres et c’est là qu’en terme d’investissement on trouve   nous les opportunités. Guillaume Callonico, lorsque le monde devient plus complexe selon le   principe d’aversion au risque on pourrait tenté de  financer peut-être des choses domestiques plutôt  

Que d’aller financer des projets à l’autre  bout du monde euh quand on pose la question   un peu rhétorique on a envie de répondre oui euh  mais d’abord on le voit juste pour rebondir sur   ce que mes collègues ont dit y compris Valérie  les politiques nationalistes y compris sur les  

Restrictions commerce à l’investissement donc ce  protectionnisme il n’est pas que tarifaire il est   également non tarifaire il s’applique sur tous  les secteurs y compris le secteur financier de   plus en plus maintenant et forcément si on fait le  parallèle avec un voisinage dans lequel on vit sur  

Le avec lequel tous nos voisins nous tapent dessus  la réponse naturelle notre réponse naturelle   c’est de barricader davantage notre maison et  éventuellement de déménager donc oui le repli sur   soi il paraît naturel mais dans cet environnement  tout est un peu plus complexe forcément et la  

Capacité à prendre des décisions rapidement elle  est contrainte par un environnement qui nous   rattache à aux connexions qu’on a dans nos chaînes  de valeur ou avec nos clients et nos fournisseurs   et ces connexions aujourd’hui elles ont été hier  elles ont été le vecteur du dérisquage économique  

De nos entreprises aujourd’hui elles sont le  vecteur du de la nécessité de dérisquer euh au   niveau sécuritaire et en terme d’approvisionnement  nos modèles d’affaires et alors les les questions   que pose ce qui a été présenté dans dans cet  état du monde c’est quoi c’est le changement  

Pour les entreprises et les investisseurs  essentiellement aujourd’hui du périmètre   investissable des balises qui définissent ce  périmètre investissable et sous plusieurs angles   d’abord le périmètre réputationnel aujourd’hui on  a une image à gérer beaucoup plus fortement et et   elle prend beaucoup plus de place alors que  ce les régimes de sanction se multiplient que  

Les pays sont plus nombreux à être sanctionnés  et qu’auparavant on avait que des pays périph   à l’économie mondiale et qu’aujourd’hui on a  de grandes économies qui sont sous sanction   et qui sont donc exclus deuxème vecteur périmètes  géographique exclus de notre univers investissable  

Donc réputation géographie aujourd’hui la Russie  et on le voit bien se destiner malgré nous la   Chine est en train de devenir la nouvelle Russie  dans les tensions sino-occidentales et d’abord   sinoaméricaines puis ensuite deux autres angles  qui permettent de reconsidérer le le le périmètre  

Investissable ou de redéfinir ce périmètre  investissable le le périmètre sectoriel on le   voit bien on a des secteurs entiers qui ont été  affectés par un découplage à brut des économies   d’abord européennes et puis russes et puis bientôt  probablement chinoise et occidental donc il faut  

Repenser certains secteurs il faut repenser nos  chaînes de valeur Valérie le précisait très bien   sur l’aspect sur cet aspect- là de résilience et  puis un aspect temporel c’est-à-dire que dans un   environnement qui est moins prévisible et  plus instable dans le temps long puisque  

C’est quelque chose qui va durer c’est pas  une tendance qui va disparaître dans un ou de   c’est quelque chose qui va durer longtemps donc  cette tendance elle nous donne moins de visibilité   moins de prévisibilité et les entreprises et les  industrielles ou les investisseurs de long terme  

Qui avaent l’habitude de faire des investissements  et de la planification sur les 15 ou 20 prochaines   années dans un environnement où vous êtes dans  le brouillard permanent et dans un brouillard   qui s’épaissit la capacité à prendre des décisions  à long terme devient plus compliqué il faut donc  

Réajuster l’horizon de travail et la définition  de ce qu’on appelle le long terme ça s’inclut   également finalement dans les indicateurs de  mesures que vous utilisez ou que nous utilisons   pour projeter notre la construction de cet univers  investissable et vous le voyez bien si vous prenez  

Des modèles de projection de devise ou des modèles  de notation de crédit le risque géopolitique n’est   pas du tout inclus mesuré par ces outils là  vous prenez le crédit rating de la Russie à   la veille de la guerre et au lendemain de la  guerre il passe de investment grade à défaut  

En l’espace de quelques jour donc le risque  géopolitique n’est pas pricé alors qu’il était   présent donc ça pousse cette logique là pousse au  rétréc l’univers investissable et en même temps   elle offre des opportunités euh des opportunités  sectorielles et géographiques pour dérisquer sur  

L’aspect réputationnel et sur l’aspect d’horizon  d’investissement sur l’aspect sectoriel et ben   on l’a vu les secteurs énergétiques notamment le  nucléaire ou les infrastructures reliées au gaz   naturel ici je parle pour l’Europe beaucoup  et puis sinon même le secteur de la défense  

Aujourd’hui il y a de réelles question pour des  investisseurs qui au travers des normes ESG qui   prédataient la guerre avaient du mal à soutenir  ces secteurs-là alors qu’aujourd’hui l’adaptation   à ce nouvel environnement géopolitique refonde  les bases normatives de l’investissement ESG  

Et pourrait justifier très bien de vouloir être  surpendéré dans des secteurs qu’on euh voulait   autreou pour lesquels on avait du mal à à investir  auparavant et euh peut-être juste terminer sur ça   mais on parle de norme ESG environnement social  gouvernance on voit bien aujourd’hui qu’on a un  

Nouvel ESG qui est en train d’émerger à côté de  l’ancien qui est celui de l’énergie de la sécurité   et de la guerre et les entreprises qui seront  plus résiliantes à ces trois anjeux là seront plus   performantes et créeront des opportunités pour  des investisseurs qui recherchent la résilience  

Valérie botson Amundi a eu l’occasion de le dire  à plusieurs reprises de parler de son intérêt   pour le marché chinois objectivement est-ce  qu’aujourd’hui on peut être absent de la Chine   en matière d’investissement alors sur la sur la  Chine on a une approche qui est très pragmatique  

Contu de la situation elle est prudente elle est  sélective mais elle est fondée sur le long terme   je vais je vais essayer d’expliquer ce que je veux  dire par là ce qui vient d’être dit tout à fait  

Vrai à très court terme l’économie chinoise qui  a connu une énorme croissance a été fondé sur des   facteurs très concentré hein qui sont un très très  fort endettement le fait d’être devenu l’usine du   monde et un poids du secteur immobilier absolument  considérable dont on sait qu’il est une source de  

Risque importante aujourd’hui les les les mesures  les annonces qui ont été faites de volonté de   transformation une économie qui soit plus fondée  sur la consommation interne vont probablement   encore une fois si on on a un regard sur le long  terme dans le bon sens pour j’allais dire la  

La stabilité de l’économie chinoise à très court  terme euh on sait que la situation est extrêmement   difficile et on a vu ce qui s’est passé sur les  marchés action qui est en partie lié au fait que   les capitaux se sont très significativement  retirés de Chine sur l’année qui vient de

S’écouler j’aimerais rappeler néanmoins que  que la croissance en Chine est toujours plus   forte qu’aux États-Unis et en Europe il faut  jamais l’oublier à très court terme aussi le   marché action là où il est aujourd’hui est  quand même fondamentalement très sous-évalué  

On parlait d’opportunité tout à l’heure ça peut  l’être sur certaines valeurs très spécifiques ou   certains secteurs très spécifiques et puis à plus  moyen terme la Chine fait quand même des des des   efforts très significatif pour remonter la chaîne  de valeur sur des secteurs qui sont des secteurs  

Qui seront des secteurs à valeur ajoutée dans la  décennie qui vient l’intelligence artificielle   c’est une certitude la robotique c’est une  certitude les greench on sait on connaît le   le le débat sur sur sur l’automobile et de  manière général c’est les greench sont une  

Source d’investissement réel de la part de  la Chine aujourd’hui et enfin j’allais dire   à plus long terme l’informatique quantique donc  pour toutes ces raisonsl de la prudence à court   terme mais une vision à long terme que ce pays  est en capacité de se transformer et qu’ a un  

Certain nombre d’opportunités à capter dans les  années à venir Alexis tout à l’heure on parlait   de découplage si on ne peut pas complètement  se découpler comment est-ce qu’on peut se [Musique] dérisquerp obisking what I also say is that some companies  are de China and for the decouing what’s very  

Clear is that there is a decouing in the  economic relationship of the United States   and China in certain elements of the commercial  relationship so this is in not necessarily all   of goods trade it’s certainly within certain  elements of technology and concerning actually  

For us it’s starting to happen in elements of  the financial system where US globally systemic   important banks are pulling back and reducing  head count in mainland China they used to say   when Chinese equities dipped that China was a buy  they’re not saying that anymore and here I would  

Really say that the point was Russia’s invasion  of Ukraine and that has pushed many companies   and investors to be concerned about whether or not  they would in turn be underan Beijing was to more   and more B vis Taipe and so that has prompted a  change in foot but what’s interesting to note is  

If companies and investors are deemphasizing China  are they doing it for economic reasons or are they   doing it for geopolitical reasons and if they’re  doing it for geopolitical reasons are they using   economic reasons as a logic behind this sort  of a rational behind this in our annual Outlook ch if main ch ch

Ch mais de plus en plus d’entreprises intégr  dans stratégie une China plus one est-ce que   Alexis de votre point de vue l’Inde représente une  alternative crédible à la Chine c’est pas la ch [Musique] [Musique] Pr hasn’t happened uh going back  historically India is very much nonaligned  

And took issue with capitalism in the United  States um what I would say for many of the   companies represented in the room today and and  and virtually is that India will take us through   the next manufacturing miracle undoubtedly how  long it takes us to get there is a question mark  

Is one two we don’t necessarily see the middle  of the manufacturing miracle happening in India   namely you see a strong services export from  Bangalore very very highend services you see   strong textile and agricultural base which  is being supported by things like agtech and  

Venture capital but if you go back to shine  the late Japanese Prime Minister he would   go to India to meet with modi prior to covid  to talk about ways in which India could upsk   the manufacturing base to start you know to  court more inbound for direct investment and

Même question pour nos deux investisseurs  Guillaume calonico l’Inde c’est une alternative   crédible à la Chine alors vous allez voir que  ma tonalité est différente sur l’Inde que sur   la Chine d’abord il y a quand même quand même  des atouts c’est le dernier grand pays émergent  

En terme de croissance démographique il y a une  projection de croissance démographique pour les   30 à 50 prochaines années ce qui n’est plus le cas  de la Chine des croissance ce qui plus plus le cas   du Brésil ou du Mexique qui ont les deux grands  autres émergents pour lesquels ils stagnent en  

Population donc croissance démographique attendue  deuxième facteur de croissance croissance attendue   de la classe moyenne donc très pertinent pour  des investisseurs ou des entreprises notamment   lié à la consommation le taux d’urbanisation  est appelé à doubler dans les prochaines 20  

Dans les prochains 20 à 30 ans donc là aussi un  troisème facteur de croissance intéressante qu’on   ne retrouve plus dans l’économie chinoise pour  les trois que je viens de de citer et enfin même  

Si ça se fait à un niveau très local et je rejoins  Alexis sur l’idée que c’est pas la Chine de demain   il y a un facteur resoring ou régionalisation des  échanges et il y a une partie de ça que l’Inde va  

Capter pour le marché indien notamment il y a  donc des secteurs qui sont porteurs il y a une   vraie révolution qui est en train de s’opérer  sous mudi qu’on le veuille ou non ça vient avec  

Certains risque je je vais je vais je vais venir  dessus mais quand même juste pour vous donner des   chiffres pour montrer que le le le système indien  est en pleine révolution au niveau infrastructurel   il s’est construit plus de routes et de enfin  d’autoroute pardon et de rail en Inde sous les  

Ne 9 ans du mandat de mooddi que dans les 70 ans  après l’indépendance de l’Inde donc ça donne la   dimension de ce qui est en train de se passer en  Inde juste sur le domaine infrastructurel qui est   nécessaire pour porter cette croissance  démographique et ce transfert vers la  

Vers la classe moyenne et l’urbanisation et donc  forcément tout ce qui est lié à la consommation à   l’immobilier aux infrastructures sont des secteurs  porteurs pour des investisseurs ou des entreprises   qui va s’établir dans le marché maintenant ça  vient avec des risques spécifiques à l’Inde qui ne  

Sont pas les mêmes que ceux qu’on peut rentrer en  Chine d’abord il faut clairement le poser ce n’est   pas un pays ce n’est pas une économie libéralisée  au sens de du commerce c’est un pays hyper  

Protectionniste et qui va continuer à rester très  protectionniste donc si on va en Inde on va pas en   Inde pour aller exporter on va en Inde pour faire  de l’Inde donc protectionnisme il y a une culture   du contrat une culture des de contractuelle  qui est très différente de celle qu’on connait  

Occident donc il faut aussi s’habituer à cette  réalité là sur place les risquesg s’ils sont pas   pilotés au niveau de l’État fédéral comme ça peut  être le cas en Chine ils sont nombreux au niveau  

Des entreprises au niveau local donc il faut gérer  aussi ces enjeux ESG là je parle du 1ier ESG he   pas le i sur auquel on est habitué encore et euh  et enfin il y a des pratiques politiques il faut  

Le reconnaître euh par l’État fédéral donc par  le gouvernement maudit de plus en plus hybride   c’est-à-dire qui se rapproche de pratiques  néo-autoritaires comme ce qu’on a pu voir en   Turquie par exemple au début des dans le milieu  des années 2000 et puis surtout 2010 euh ou dans  

D’autres pays qui se sont qui sont passés de la  démocratie vers vers ce ce type de régime hybride   ça vient avec certains risques ou certains enjeux  pour l’environnement des affaires notamment des   pressions des fois sur la devise ou l’indépendance  de la Banque centrale et on le voit ça pourrait  

Arriver sur l’Inde notamment sur l’aspect banque  centrale d’abord donc il y a des risques il faut   les peser mais il y a énormément d’atouts que les  grands émergents n’ont plus aujourd’hui à part   l’Inde Valérie quel regard vous portez sur sur  l’Inde en matière de de stratégie d’investissement  

Euh je je partage tout ce qui a été dit qui est  très vrai mais j’ai globalement un regard assez   positif en matière d’invest investissement sur  l’Inde on on peut difficilement comparer les   deux pays leur modèle leur leur leur futur il y  a vraiment énormément de différences entre les  

Deux donc le sujet c’est pas tellement est-ce  qu’on remplace l’un par l’autre mais ma réponse   elle est plutôt sur est-ce que l’IND en tant que  tel est une opportunité d’investissement dans un   horizon long oui euh pourquoi parce que il y a  il y a il y a plusieurs facteurs qui sont quand  

Même des facteurs extrêmement favorable si j’en  retiens trois que je visualise et qui ont été   partiellement déjà cités euh la démographie qui  est une évidence mais qui qui est objectivement   source de croissance économique euh les très  gros chantiers d’infrastructure que vous citiez  

Et de manière générale le le le la tendance à  l’urbanisation qui est un impact extrêmement fort   en Inde et puis l’enrichissement des classes  moyennes euh juste pour vous vous donner une   une une une anecdote concrète he on a amondi en  Inde une très importante joint venture avec SBI  

La première banque indienne et donc on a monté le  marché de l’asset management en Inde ensemble on   a aujourd’hui le premier Asset Manager là-bas on a  17 % de part de marché donc on on gère une grosse   partie de l’épargne des Indiens et et les taux  de croissance qu’on voit là-bas sont absolument  

Considérables par rapport à n’importe où ailleurs  dans le monde et donc t tous ces mouvements et ces   facteurs positifs se conjuguent et et vont avoir  un impact positif et se rajoute à tous ceux qui   ont été mentionnés et donc je pense que c’est  une bonne zone d’investissement pour le futur  

Qui comprend ses risques mais qui est en étude  très conjoncturellement pour finir on a vu c’est   vrai un report des flux sortant de la Chine vers  l’Inde je pense que c’était plus un mouvement   conjoncturel est assez visible mais encore une  fois pour sur ce qui m’intéresse le plus le  

Structurel et le long terme je pense que ça reste  une zone d’avenir on va parler des perspectives   2024 avec de nouveau Thomas gomard comment  est-ce qu’on se projette cette année notamment   par rapport au conflit dont on parlait au départ  est-ce qu’on a des éléments objectifs qui nous  

Permettent peut-être d’espérer une amélioration si  ce n’est une résolution de ces conflits le premier   point à rappeler Exavier durant la FA dans dans  son propos introductif c’est qu’on a une année   électorale sans équivalent et la particularité des  élections c’est que dans les démocraties ça force  

Les décisions je suis pas certain que l’élection  euh en Russie a beaucoup d’effets sur des des   orientations à contrario deuxème point c’est que  moi je n’attends pas en ce qui concerne euh la   guerre d’Ukraine euh de compromis en 2024 pas du  tout je pense qu’elle est suspendue comme beaucoup  

De choses au fond aux élections américaines de  novembre euh 2024 et ça sera au fond le le grand   moment de vérité en fonction un du résultat de  l’élection et de du choix qui sera fait par les   États-Unis de poursuivre ou d’interrompre ou  de réduire leur soutien à l’Ukraine ça sera  

Évidemment le grand moment de vérité pour les  Européens qui pourrait se retrouver dans une   situation à mon avis qu’il faut anticiper dans  laquelle des forces politiques traditionnellement   très hostile aux États-Unis euh et favorable  à la Russie s’alignerit sur Washington  

He ça je pense qu’il faut anticiper ça dans un  certain nombre de pays européens et notamment   notamment en France ou en Allemagne le lien  ensuite entre les deux entre les deux conflits   celui celui à Gaza et celui de l’Ukraine il y  a un pays clé qui est l’Iran parce que le grand  

Bénéficiaire jusqu’à présent de la de du 7 octobre  c’est l’Iran qui est devenu le héros de la cause   palestinienne qui soutient le le le hamass et  qui renvoie les Européens à leur vulnérabilité   commerciale en soutenant les outils en mer Rouge  je pense qu’on n pas encore bien mesuré l’impact  

De ce qui est en train de se passer c’est-à-dire  qu’on a plus que des milices désormais he au Yémen   qui mettent 10 coups au but sur des bateaux  qui provoquent un complet transfert du flux   maritime à destination enfin transitant par  la mer Rouge et désormais transitant par le  

De Bonne Espérance donc avec un effet coût  et a un effet sur les chaînes logistiques   immédiat et qui en retour se font bombardé par  de l’hyper technologie euh par les États-Unis   et par le Royaume-Uni c’estàdire pas par  les Européens dont la sécurité maritime est  

Directement concerné donc là je pense qu’il  y a quand même quelque chose de tout à fait   important qui se joue qui renvoi au rôle joué  par l’Iran c’est-à-dire que je reviens sur   l’idée du Pr de ma première intervention un des  pays les plus sanctionnés au monde est en train  

De renvoyer les sanctionneurs dirais-je à leur  vulnérabilité à leur vulnérabilité commerciale   et dernier point sur Israël Hamas on a le problème  suivant c’est que c’est une mise en scène par la   Russie de ce qu’elle appelle le double standard  c’estàd que la Russie montre avec Israël que il  

Y a des sanctions qui ont été prises pour des  tas de pays mais les Occidentaux n’ont pas pris   de sanction contre Israël alors même que il y a  une politique de colonisation en s-jordanie et   ça évidemment ça ça rencontre un écho très fort  dans ce qu’on appelle désormais le sud global  

La moitié de la population mondiale concernée par  des élections cette année est-ce que vous y voyez   un risque systémique encore une fois ça dépend  beaucoup de la nature des régimes c’est-à-dire que   on a commencé avec Taiwan on finira pratiquement  l’an par les élections aux États-Unis Taiwan c’est  

Un bon exemple on connaissait pas le résultat  je peux vous donner à peu près ex certitude le   résultat des élections en Russie euh vous voyez  ce que je veux dire c’està-dire que effectivement   il y a quand même une incertitude ensuite sur  le résultat des des élections on va avir des  

Élections en Allemagne aussi à la fin 2024  extrêmement importantes compte tenu de de   l’évolution politique du pays et puis il y  a si Donald Trump était réélu et des des des   options qui sont tout à fait différentes que si  Biden était était rélu ce qui montre deux choses  

D’abord peut-être que les élections américaines  sont plus importantes que pour le continent   européen que les élections européennes et de ça  rappelle la centralité des États-Unis lorsque il   y a une administration qui est cohérente dans  ses choix Alexis est-ce que la la polarisation  

Des opinions qu’on constate dans beaucoup  de pays mais qu’on voit aussi aux États-Unis   apporte un facteur de risque supplémentaire  par rapport au résultats des élections [Musique] américaines what we are seeing is a a change  of course where households are better off um  

And you look at all of the data the elevated  cushion that many OECD countries actually had   coming out of the pandemic um although some  of those buffers have been exhausted they’re   better off um so I think that really what people  are focused on is a lack of vocation a lack of  

Community and that these things are actually  starting to change the political dialogue um   that of course as we said as I began going back  to the seeds of this fragmentation we seown back   in 2016 that of course has knock on effects  on on the transnational level one thing that  

We were also discussing in the Green Room before  is I want to focus a little bit on bright spots   too and the extraordinary uh improvement in  transatlantic ties during the B administration   has been real and we’ve seen that play out  in foreign direct investment flows between  

The two geographies and in increased trade  flows um so this is something that is I would en quelques mots rapidement Valérie botson et et  vous également Guillaume calonic comment est-ce   que les investisseurs peuvent se positionner en  Amon de ces élections alors le risque élection  

C’est un risque qui est pour nous investisseur  plus facile entre guillemets encadré que certains   autres dont on a parlé précédemment d’abord  parce que il y a une échéance qui est connue   il y a un risque qui diminue parce qu’en général  on a de plus en plus de certitude et puis aussi  

Très techniquement euh parce que on a des outils  financiers pour se couvrir sur sur des risque de   de surprise euh en revanche euh et donc ce  qu’on remarque ça c’est que finalement les   élections euh on si on sur une période longue  n’ont pas tant d’impact que ça sur les marché  

Financiers à une exception prês qui sont les  élections américaines parce que elles ont   un impact sur les conséquences économiques  et que du coup c’est effectivement cell qui   peuvent faire bouger un peu les choses aujourd’hui  euh on connaît pas tous les détails économiques  

Des programmes Biden Trump mais on s’en doute  ce dont on est sûr c’est quoi c’est sur cette   élection américaines c’est que les deux auront des  marges de manœuvre limité sur le plan budgétaire   que si c’est Trump qui gagne il y aura des biiais  sectoriel évidemment très important qu’on connaît  

Que sont la défense l’énergie le fossile et et  puis qu’il relèvera très probablement les tarifs   douaniers en particulier vis-à-vis de la Chine  tout ça ce sont des impacts économiques qu’on peut   anticiper dans nos stratégies d’investissement  au niveau mondial Guillaume il nous reste peu de  

Temps eu je je fais vite alors pour répondre  à la première question les élections il en a   beaucoup oui mais toutes ne compent pas de la  même façon je rejoins je rejoins Valérie sur   ça dans la mesure où dans beaucoup de pays comme  l’Inde ou le Mexique c’est la continuité politique  

Économique qui va prédominer et donc on a de  la visibilité dans plusieurs pays donc il faut   savoir là où on a un risque de discontinuité on en  a nommé deux taiïwan potentiellement même si c’est   le même parti qui reste au pouvoir en tout cas  la présidence et les États-Unis de l’autre côté  

Et c’est d’autant plus important que il y en a un  qui représente un point chaud géopolitique c’est   l’Ukraine du Pacifique le taiïwan et de l’autre  c’est la principale puissance occidentale dans   les deux cas sur le risque taiïwan parce que tout  le monde se pose la question est-ce que Tawan est  

La prochaine Ukraine il faut réellement l’aborder  mais attention ne pas le regarder de façon binaire   c’est-à-dire poursuite du statut quo et donc on  continue à faire notre business à joujouol ou bien   invasion militaire et conflit il y a énormément  de scénarios intermédiaires et gris au milieu  

Celui d’une quarantaine de l’île de Taïwan par  les forces militaires chinois sans invasion qui   permettrait de faire la réunification ça a des  implications en terme de chaînne de valeur ça   a des implications en terme de sanction ça n’a pas  d’implication en terme de guerre et c’est beaucoup  

Moins stressant pour les marchés financiers mais  c’est hyper stressant pour des industries ri et   inversement ensuite aux États-Unis là aussi  beaucoup de bruit il va y avoir beaucoup de   bruit comme en 2016 rappelez-vous on nous avait  promis la fin du monde avec l’arrivée de Trump  

En 2016 la fin du monde n’a pas eu lieu mais des  bouleversements ont eu lieu des accélérateurs de   tension sont là il faut donc savoir identifier  ce qu’un Trump 2 pourrait faire seul parce qu’il   n’aura probablement pas de majorité forte  dans les chambres au Congrès ça vont donc  

Dire agenda tarifaire clair pression sur la Chine  facile puisque de toute façon le Congrès position   bipartisane sur ça après sur l’agenda domestique  beaucoup plus compliqué parce que le président a   très peu de pouvoir en matière domestique sans  le Congrès et sans les états derrière voilà peu  

Près l’idée Thomas et Alexis je vais vous laisser  le le mot de la fin quel est votre votre ressenti   pour l’année à venir Thomas tout va bien se  passer on l’avait bien compris en vous écoutant Alexis merci beaucoup à tous les quatre d’avoir  participé à cette table ronde Valérie bon  

Directrice générale d’Amundi Alex associé  chef de la division des investissements   géopolitiques chez PwC Guillaume Calon  directeur principal risque transversau   géopolitique à la Caisse de dépôt et  placement du Québec et bien sûr Thomas   gomard directeur de l’IFRI l’Institut  français des relations internationales

Enlisement du conflit ukrainien, tensions au Moyen-Orient, élargissement des BRICS…, l’Histoire est de retour et la recomposition du monde s’accélère, sur fond de contestation des valeurs occidentales et d’antagonisme sino-américain.

Alors que 2024 s’annonce comme une année charnière (35 élections présidentielles, dont celles à Taiwan en janvier et aux Etats-Unis en novembre…), comment les investisseurs peuvent-ils se positionner ? Quelles régions et quels pays privilégier?

Intervenants :
– Valérie Baudson, directrice générale, Amundi
– Guillaume Callonico, Head of geopolitical analysis, Caisse de dépôt et placement du Québec
– Alexis Crow, Global head of geopolitical investing practice & partner, PwC
– Thomas Gomart, directeur, Institut français des relations internationales – IFRI

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