Démondialisation ou nouvelles formes de globalisation ?

Bon ben bonjour à toutes et à tous bienvenue à cette visionférence et avant toute chose parce qu’il me semble que c’est la première visionférence de l’année consacrée à la présentation d’un numéro de la revue internationale et stratégieque je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année

2024 y croire donc alors je je suis Médiabase maîre de conférence à l’Université Grenoble Alpe et chercheur à Pact laboratoire de sciences sociales du CNRS je mène mes recherches sur l’économie politique de la internationale de la gouvernance la gouvernance globale des échange et la régulation de l’interface climat énergie commerce dans l’économie

Mondiale je vais avoir le plaisir d’animer cette visioconférence et table ronde consacr cré au numéro spécial de la revue internationale et stratégique sortie fin 2023 dernier numéro dont le dossier porte sur démondialisation nouvelles formes de globalisation nouvelles insécurités au pluriel et avec un point d’interrogation plus important dans le titre étant le

Point d’interrogation ici ce dossier est dirigé par Sylvie matelli et moi-même consacré à la démondialisation globalisation terme qui ne cesse de prendre de l’importance depuis 2020 et la crise de la covid puis 2022 et la guerre en Ukraine et depuis au gré des des conflictualités des relations économiques international alors

L’origine du terme remonte à Walden Bello en 2002 qui forge ce ce terme pour qualifier le processus de restructuration du système économique et politique mondial consécutif à la crise asiatique de 1998 reconfiguration restructuration autour des intérêts des des peuples des nations et des communautés l’usage actuel à partir de 2012-24 du terme de

Déglobalisation qualifierait plutôt le renversement des tendances structurantes des des rapports économiques et politiques internationaux des relations économiques internationales de la géopolitique les tendances structurant de ces quatre dernières décennies alors l’idée de départ de de ce numéro était double Sylvie corrigera et rectifiera bientôt si jamais je commets quelques oublis d’une part un

Questionnement basique hein sur de quoi parle-ton lorsque l’on évoque le terme de déglobalisation parce que plus un terme se généralise plus il perd en en sens et pertinence et est-ce que c’est cette déglobalisation est l’exact négatif de la euh globalisation ou est-ce que c’est autre chose et d’autre

Part on s’est dit puisque la globalisation économique a été associée durant ces tris quatre dernières décennies à la croissance globale à l’émergence de nouvelles puissances économiquees à la sortie de la pauvreté de nombre important de personnes à la stabilité à la sécurité voire même à à la paix et à la

Démocratie la référence incontournable iciant bien sûr la thèse du Doux commerce de montesquieux mais également Jérémy benentam et plus proche de nous Richard osencans avec sa thèse sur la paix et l’interdépendance économique des nations en milieu des années 80 donc puisque cette thèse est très présente on s’est dit est-ce que la déglobalisation

Économique est synonyme d’insécurité ou de monttere des insécurités au pluriel cont conduit-elle nécessairement à inélictablement à une intensification une multiplication des insécurité au niveau mondial insécurité économique géopolitique et humaine per souvent de vu que la finalité de l’activité économique reste la satisfaction des besoins humains et inversement c’est dit si la

Globalisation est en partie à l’origine de la polycrise dans laquelle nous nous ser est-ce que la déglobalisation en atténuerait les la survenance et l’intensité ou alors est-ce que la déglobalisation est en fait une manifestation de cette polycrise bon voilà c’était un peu les les deux questionnements qui nous intéresser et

Euh en filigramme on s’interrogait également sur les défaillances de la gouvernance de la globalisation et euh également de pointer sur le fait que la gouvernance de la déglobalisation est encore plus problématique pour ne pas dire inexistante en en l’état vu les problèmes que rencontre la le multilatéralisme la déglobalisation

C’est peut-être l’émergence de nouvell puissan donc vous voyz beaucoup de questions hein que que l’on s’est posé et ces capitalism émergent ben il conteste les institutions de la gouvernance sans pour autant poser de nouveaux principes de gouvernance de nouveaux dispositifs de de gouvernance en mesure de répondre aux contradictions économique social environnemental du

Système monde capitaliste alors voilà quelquesunes des questions qui étaient à l’origine de ce dossier et question auquell les neuf contributions du dossier et du numéro de la ris t d’apporter des réponses argumenter et et et nuancer de choses qui qui nous manque de plus en plus ces derniers temps et se

Faisant chacune des contributions éclair la la nature les les moteurs les contradictions à la fois de la globalisation et de la déglobalisation ainsi que les effets systémiques géopolitiques de ce nouveau contexte dans lequel l’économie mondiale serait rentrée le dossier éat dominante économique mais pas que he il a des contributions sur la géopolitique

D’histoire longue du du capitalisme et sur des considérations liées à la à la sécurité eu humaine alors précisément pour évoquer certaines dimensions de ce dossier pas des moindres les réalités de la déglobalisation et de ses effets économiques géopolitiques sécuritaire et humain nous avons le plaisir et l’honneur d’avoir avec nous trois des

Contributeurs et contributrice de ce numéro de la ris nous avons jésabelle coubet subrian Sylvie matelli et Cyril poier couoné alors jésabelle coupé soubeyon économiste maîtresse de conférence à à l’Université de Paris 1 ponéon Sorbonne où elle enseigne l’économie monétaire et et financière spécialiste de la régulation financière

Et des enjeux de financement de la transition euh écologique elle est par ailleurs conseillère scientifique à l’Institut Veblen et responsable ccientifique de la chair énergie et prospérité Sylvie matelli euh longtemps directrice adjointe de Liris mais désormais directrice de l’Institut Jacques delelor c’est tout récent euh elle est experte des questions de

Géopolitique et d’économie ou d’économie dans les relations internationales des industries et politiques de défense et elle est l’utrice de nombreuses publications sur l’économie des relations internationales et Cyril Poirier coustané qui est le directeur du du département Recherche du Centre d’études stratégiqu de la Marine Le CESM et enseignant à sciencesp

Également il est l’auteur de la relocalisation du monde aux éditions CNRS et la contribution dans le numéro du RIS renvoie à des éléments développés dans cette publication de sa part alors je vous propose l’organisation suivante dans un premier temps euh une réflexion de des auteurs les écouter chacun une dizaine de minutes

Puis un temps é change et de débat avec les questions du du public les questions de l’auditoire que je remercie d’être présent assez nombreux d’ailleurs d’autant plus que c’est leur poste-déjeuner et donc j’encourage toutes celles et ceux qui ont des des questions à les écrire sur le chat qui

Accompagne la visioconférence et on tentera d’y répondre durant les interventions et dans la phase ou la le temps de l’échange alors pour commencer une réflexion globale qui s’adressera au aux trois intervenants une interrogation collective que j’adresse à nos trois intervenantes et intervenant et qui renvoie à la question

Globale du dossier à savoir la démondialisation bah est-ce que c’est une rupture ou inaugure-t-elle une nouvelle forme de globalisation le terme de reglobalisation lui fait concurrence dans dans dans la littérature et quelles insécurités relève–elle-elle en tant que tel et pour commencer al lors des présentations sera plutôt Sylvie matelli puis Cyril

Poirier Cancé puis éjabel coupé supérieur donc je me tourne vers Sylvie matelli virtuellement bien sûr nous sommes pas du tout au même endroit avec une question en deux temps la premier temps renvoie au fait qu’elle est codirectrice du du du du numéro et le second temps c’est se concentre un peu

Plus sur sa sur sa contribution en tant que tel bon premier temps elle est évidente c’est une en plus c’est une formulation qui que j’aime pas mais qui s’est généralisé donc de quoi la déglobalisation est-elle le nom en dironsnous et puis euh là seconde question plutôt centrée sur

Ta contribution en tant que tel à savoir voir euh la globalisation a été présentée ou s’est imposé comme un processus majeur pour de réponse à la croissance des besoins humains et de la population humaine une population elle-même en croissance sur ces quatre dernières décennies alors est-ce que la globalisation bute sur des limites

Biophysiques c’est Rio 2012 imp essayer d’imposer les limites planétaires et puis c’est Stockholm 2022 qui ont les les les officialise un peu dans une déclaration des nations- Unies donc ces limites biophysiques paramétré comme un problème de de rareté et dans quelle mesure he la la déglobalisation renouvelle euh selon

Vous la la problématique éminemment économique de la rareté ou des raretés si j’ai bien compris un peu la la thématique de votre contribution perçu désormais au niveau global merci je vous cède la parole merci my est-ce que vous m’entendez bien oui super bien merci pour pour pour cette cette introduction

Je tiens à remercier avant de commencer puisqu’on a co-irigé tous les deux la le dossier de la revue je tiens à remercier tous les contributeurs à ce à ce dossier parce que c’est un dossier qui était pas forcément évident sur un sujet qui peut être sensible difficile à creuser

Difficile a expliquer tant les points de vue et et les analyses peuvent différer et on souhaitait sortir nous de de ces de ce de ces analyses différentes parfois contradictoires et on voulait essayer de prendre du recul et de proposer une une analyse aussi aussi euh j’allais dire objectif que possible je

Suis pas sûr qu’on puisse être objectif sur ces questions mais donner des éléments de compréhension de ce qui était en train de se jouer aujourd’hui dans la démondialisation avec un autre défi qui nous était posé c’est ça tu l’as souligné my c’est que ça n’est pas une revue d’économiste c’est la revue

Internationale et stratégique donc c’est une revue qui s’intéresse plutôt à la géopolitique avec des lecteurs qui sont pas forcément euh passionnés par l’économie et euh pas forcément en en en en capacité de comprendre des choses extrêmement technique donc il fallait qu’on arrive à mener un dossier sur un sujet éminemment économique en

Expliquant combien il n’était pas qu’économique il était aussi euh aussi euh hautement stratégique et qu’il pouvait du coup intéresser des personnes qui s’intéressent aux relations internationales moi ce que je trouve intéressant sur la question de la démondialisation et bah c’est ce qui me passionne dans mon métier depuis

Plusieurs années de de de travailler d’être l’économiste qui travaille avec des gens qui font de la géopolitique c’est que la vision du monde des gens qui font de la géopolitique est souvent à l’exacte opposé de la vision du monde des gens qui font de l’économie et je me

Suis toujours dit quand j’ai réfléchi quand j’ai écrit des papiers quand j’ai travaillé je me suis toujours dit que la la vérité devait être entre les deux en fait et donc j’ai toujours essayer de de de de trouver des arguments d’un côté et de l’autre qui permettaient d’expliquer

D’expliquer les choses et justement je vais peut-être commencer par ça c’est qu’au fond ce qu’on entend aujourd’hui euh c’est c’est la petite musique qui me semble bien plus politique d’ailleurs qu’économique et bien plus géopolitique économique la petite musique comme quoi la démondialisation serait en cours que c’est la fin de la domination de

L’économie sur le politique et que les États sont en train de prendre la main et que tout ça se constate par le recul du commerce mondiale un repli sur soi un retour des égoïsmes nationaux un retour du protectionnisme voir voir le le la serise sur le gâteau de d’illustration

De de ce phénomène là ce sont les guerres qui se multiplient les affrontements même s’ils ne sont pas militaires les affrontements commerciaux et la guerre commerciale initiée par Donald Trump vient est souvent prise comme exemple pour illustrer tout ça le retour des états stratèges qui finalement plutôt que de négocier la

L’abaissement des barrières tarifaires et non tarifaires et donc pour promouvoir le développement du commerce sont en train de mettre en place des politiques industrielles ou des politiques commerciales stratégiques comme on disait à une certaine époque quand on apprenait nous l’économie internationale avec toutes les conséquences que l’on connaît et en fait

Ce qui est euh ce qui est extrêmement perturbant pour les économistes que nous sommes les observateurs que nous sommes chercheurs que nous sommes c’est que bah nous on parle des on partle des faits on regarde ce qui est en train de se passer on regarde les statistiques dont on

Dispose on regarde les événements auxquels on est confronté et bien sûr on voit on voit que la mondialisation d’avant et je reviens dans un instant sur ce que ce qu’on pourrait appeler le la mondialisation d’avant euh à quelque peu du plan dans l’ail on n plus on n

Plus tout à fait dans la dynamique des années 90 mais en même temps on s’aperçoit que euh cette nouvelle étape de la mondialisation peut-être cette démondialisation elle est fondée sur des des phénomènes et des facteurs qui sont bien plus divers et bien plus multiples et qui en réalité décrivent une une une

Mondialisation ou une démondialisation bien plus complexe qu’on ne l’imagine je vais peut-être citer deux juste deux petits exemples pour illustrer ça si on prend par exemple la croissance du commerce international alors c’est vrai qu’elle a fortement ralenti et là je parle pas du commerce qui aurait ralenti

Je parle de la croissance du commerce qui ralenti euh depuis la crise de 2008 c’est en fait là où depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale on avait une croissance du commerce internationale qui était largement supérieur à la croissance économique donc à la croissance des richesses si je me

Souviens bien de cours que j’ai pu faire alors ça date un peu hein mais de cours que j’ai pu faire jusqu’aux années 2016-27 sur ce sujet j’avais calculer que quand le PIB entre 1945 et aujourd’hui avait été multiplié par 9 euh les le commerce international avait

Été multiplié par 20 euh donc on voit hein qu’on était vraiment dans une amplification du commerce mais cette croissance même si elle a ralenti elle reste malgré tout positive on a encore une augmentation des flux commerciaux euh peu ou prou comparable à l’augmentation du PIB les optimistes verront un commerce international qui

Globalement croit un tout petit peu plus que le PIB les plus pessimiste un tout petit peu moins ça dépend les les chiffres qu’on met qu’on met dans son dans ses calculs mais on est on est sur un commerce international qui qui continue à augmenter qui est très sensible aux crises et particulièrement

Sensible aux crises depuis 2008 avec tout un ensemble de crises qui le font le font se ralentir extrêmement fortement et puis des reprises qui permettent assez rapidement en quelqu en 2 3 ans le rattrapage de de l’effondrement et finalement un commerce qui est assez stable dans le PIB mondial

Et le deuxième la deuxième illustration de cette complexité de la situation et je serais bien en peine de vous dire si on démondialise ou pas c’est c’est l’exemple que donne Antoine Bouet dans son article dans l’article qu’il a produit pour la revue où il constate en fait que les

Droits de douane sont passés entre 2001 et 2019 de 7,6 % à 3,7 %. et quand j’ai lu ce ce ce constat euh je me suis fait plusieurs réflexions le premier c’est que certes il y a une diminution mais on était déjà très bas dans les droits de

Douane donc il y a une poursuite de la diminution et en même temps et en même temps ce qu’on peut constater à échelle mondiale c’est le le la multiplication des mesures de contrôle des exportations voir la mise en place de nouvelles de nouvelles barrières à l’entrée et je pense par exemple on en

Parlera peut-être dans nos débats s’il y a des questions là-dessus mais je pense par exemple à toutes les mesures qui se mettent en place qui paraent tout àit qui paraissent tout à fait légitimes comme le le les mesures de taxation du carbone au frontières par exemple dans

Le cas de l’Union européenne pour créer une concurrence plus loyale entre des industriels qui seraient attentifs aux émissions de CO2 et d’autres dans d’autres régions du monde qui le serai moi donc on s’aperçoit qu’on a qu’on a malgré tout la multiplication d’un certain nombre de mesures qui contraignent le commerce

International et en même temps une des droits de douanes qui continuent à se à se réduire alors la question que que je me suis posée à la lecture du dossier et que je voudrais partager avec vous et peut-être qu’on pourrait se poser c’est la question de est-ce qu’au fond la

Perception d’une situation complexe euh et l’idée que cette situation complexe traduit en réalité une une démondialisation n’est pas une sorte d’anticipation autoréalisatrice qui fait que face à à cette à cette perception et bien on essaie de se protéger et de fait en se protégeant on démondialise donc ça

C’est c’était c’était un petit peu la question que je me posais à la lecture de tous ces dossiers euh et et et et finalement ce qu’on ce que je retiens moi de la lecture de tous ces articles c’est aussi que la la réalité que nous observons aujourd’hui elle est plus liée

À des facteurs perturbateurs qui ont pu modifier la trajectoire de la mondialisation de cette mondialisation celle que j’ai appelé la mondialisation d’avant et pour rappel je vous avais dit que je préciserai un petit peu ma pensée pour rappel cette mondialisation d’avant c’est c’est cette mondialisation

Qui se met en place dans le format qu’on a connu dans les années 90 au moment de la fin de la guerre froide donc un événement géopolitique mais aussi un événement économique qui se met en place dans ces années 90 avec l’idée qui préfigurait ce l’engagement des États

Dans cette mondialisation qui était que la diffusion de l’économie de marché qui allait être à présent permise par la fin de la guerre froide conduirait à la diffusion de la démocratie et donc à la paix et je trouve intéressant de rappeler ça parce que au fond quand quand les Russes envahissent l’Ukraine

Et bien on s’aperçoit on s’aperçoit on a beaucoup montré du doigt à l’Allemagne mais on s’aperçoit que l’Europe et les pays européens avait complètement capitalisé sur cette idée qu’une économie de marché une économie le développement d’une économie de marché de libre marché d’un marché unique permettrait Infiné la diffusion de la

Démocratie et donc de la paix alors en Europe ça a plutôt été le cas à l’intérieur de l’Union européenne mais pour de des tas d’autres raisons que la seule économie de marché parce qu’on a des acquis communautaire et qu’on les a imposé où on a tenté autant qu’on a pu

Faire de les imposer au pays qui intégrait ce marché unique et cette union européenne et donc forcément il y a eu il y a eu une une diffusion de de la démocratie donc la paix mais c’était beaucoup plus complexe qu’un seul phénomène économique alors je vous parlais tout à l’heure donc de ces

Événements perturbateurs de cette mondialisation d’avant on pourrait en citer on pourrait en citer plusieurs et de nombreux je vais me conc centré peut-être sur quatre d’entre eux il y en a trois qui ont été qui apparaissent très clairement dans plusieurs articles du dossier de la revue il y en a non les

Quatre apparaissent assez clairement suivant les dossiers donc le premier le premier moment perturbateur de de cette mondialisation d’avant c’est les sort de la Chine suite à son entrée à l’OMC en 2001 et ça je crois que c’est partagé par un certain nombre de nos contributeurs les sorts de la Chine

Alors peut-être pas tout de suite mais les sorts de la Chine après son entrée à l’ MC en 2001 va entraîner un tel développement commercial de ce pays que il va avoir des des conséquences majeures et des conséquences qui ne sont pas qu’économique d’ailleurs des conséquences économiques bien sûr mais

Aussi des conséquences géopolitiques et on l’a vu et c’est le deuxè événement on l’a vu très clairement au moment de la crise de 2008 quand la Chine constatant le le le le le ralentissement de la croissance et la crise dans un certain nombre de pays qui étaient ses

Principaux marchés en Europe et aux États-Unis va se recent entré sur les pays du Sud et ou sur les pays en développement et les pays émergents et elle va matérialiser ce recentrage parce qu’on a ce qu’on qualifie souvent de des routes de la soie mais très clairement

Moi il y a un chiffre qui m’avait qui m’avait véritablement interpellé dans une précédente revue alors ça date he c’était une revue de c’est un dossier de la revue de 2012 qui à l’époque était dirigé par Philippe Hugon donc vous voyez que on parle de de temps très très

Ancien et où dans le papier qu’il avait qu’il avait rédigé Philippe Hugon dans ce dossier il constatait que 2012 était une période de rupture où finalement les échanges sur sud sud donc entre les pays du Sud avaient été équivalent aux échanges du Sud avec les les pays du

Nord on était on était à part égal et c’était quand même pour les économistes que nous sommes et qui suivons ces questions depuis des années c’est quand même quelque chose d’assez inédit et il le constatait également le troisième événement me semble-t-il c’était le covid et la le le constat euh en

Particulier des des des grandes économies développées en Europe et aux États-Unis de cette surdépendance à la Chine et du poids qu’a pris la Chine dans les dans la mondialisation et de des conséquences que ça peut avoir en terme de en terme de dépendance et de et de vulnérabilité puis enfin le dernier

Événement parce que je vois que le le temps passe très très vite et que je vais pas m’éendre c’est la guerre en Ukraine le retour des interférences géopolitiques mais aussi bah le le le questionnement de de cette guerre en Ukraine sur les les marchés mondiaux que

Nous pose le le la relation à la Russie et la relation économique à la Russie avec la mise en œuvre de sanctions et et un recentrage aussi du Sud sur le sud et et des des des économies de marché ce qu’on appelle le frchoring donc des économies des économies développées et

Occidentales sur leur relation ent euh le le constat qui est intéressant c’est que la réaction à tous ces facteurs perturbateurs ça a été d’aller chercher de la protection c’est c’est ce son je le disais tout à l’heure c’est le réflexe protectionniste avec la volonté de contrôler les

Exportations c’est la volonté de de de commercer avec des pays alliés des pays amis ce sont les politiques industrielles les politiques de sécurité économique et là Jean-Marc siroen nous dit très clairement dans son article que qu’il qu’il qualifie de retour du pire en posant une interrogation que la la difficulté aujourd’hui c’est que

Alors que cette situation se matérialise à un moment où les défis auxquels nous avons à faire face le changement climatique le les inégalités je l’ai noté aussi dans l’article de jésabelle mais je laisserai jésabelle s’exprimer là-dessus parce que je j’ai peut-être mal compris la financiarisation de l’économie et la nécessité de globaliser

Ou de mieux intégrer cette financiarisation au service au service de l’humanité plutôt qu’au service de d’intérêt d’intérêt particulier et bien tout tous ces défis là nécessiteraient une gouvernance mondiale or aujourd’hui elle est en panne nécessiterait plus de multilatéralisme or aujourd’hui c’est très compliqué c’est très difficile et

Les repliis sur soi finalement on est rentré dans une sorte de cercle vicieux qui alors que les défis sont globaux et bien on a de plus en plus peur de des facteurs perturbateurs et on se protège de plus en plus donc je je trouvais que je trouvais que ça faisait le lien avec

La avec mon article et avec la rareté euh je me suis je vous cache pas que dans ce dossier quand on a préparé ce dossier avec Medy je me suis un petit peu amusée et fait plaisir à aller réfléchir sur un concept comme tu l’as dit my qu’on apprend quasiment dès le

Premier cours d’économie en première année quand on fait de l’étude économique c’est l’économie est fondée sur sur la rareté et nos besoins sont illimités face à cette rareté et au fond ce qu’il faut bien ce qu’il faut bien comprendre pourquoi j’ai eu envie de travailler là-dessus c’est que quand on

A commencé à réfléchir à ce dossier c’était c’était fin 2022 à ce moment-là où finalement la crise énergétique nous avait renvoyé à la figure le fait que bien nous avions peut-être vécu ces deux dernières décennies ou ces trois dernières décennies dans une abondance que l’humanité n’avait jamais connu par

Le passé et que peut-être cette crise de l’énergie était le signe qu’on avait atteint les limites physiques euh d’exploitation de notre planète d’exploitation peut-être aussi de l’humain et de l’humanité et qu’il était temps de repenser la rareté et de revenir à la rareté et en fait ce ce ce

Cette idée làà cette idée que l’abondance s’était terminée vous souvenez hein c’est l’époque du col roulé c’est l’époque où on va réduire le chauffage où on va faire attention à tout et cetera et cetera et c’est pas si loin c’était il y a à peine il y a à

Peine une année euh ça ça raisonnait ça raésonnait dans ma tête avec un cours que j’avais pu avoir quand j’étais étudiante sur la sur la la mondialisation d’ailleurs et je suis pas sûr qu’on appelait ça la mondialisation mais sur l’évolution de l’échange international et et l’enseignant à l’époque nous avait expliqué que on

Était en train de passer dans ce monde qui se globalisait on était en train de passer d’une économie de stock à une économie de flux et avec cette idée qu’il développait à relativement juste titre c’est que bah cette économie de flux c’est une économie où finalement on

A plus besoin de de faire la guerre pour aller conquérir des stocks de des territoires ou autres parce que parce que c’est le commerce international ce sont les flux d’information qui génèent de la valeur ajoutée qui génèent de la richesse et que maîtriser des flux bah ça suppose d’investir dans de

L’innovation d’investir dans des technologies on est dans une dynamique totalement inverse et donc c’est c’est véritablement tout ces tous ces questionnements qui qui m’ont poussé à à rédiger ce papier et à m’interroger sur ce papier en m’interrogeant mais sans forcément donner de réponse d’ailleurs et on pourra en discuter quels serait

Les conséquences du retour à une économie de stock plus caractéristique de la rareté euh le constat que je fait et je conclus je conclus vraiment là-dessus parce que j’ai largement dépassé mon temps de parole c’est que dans cette économie de flux cette mondialisation d’avant le niveau de vie

De la population a augmenté partout dans le monde mais ce qui est alors a augmenté je cite et vous avez un petit tableau dans dans l’article que je propose dans cette dans ce dossier il a augmenté le niveau de vie de la population le pays mesuré par le PIB par

Habitant il augmenté de 840 % en Asie dans 200 590 % en Chine il a augmenté de presque 90 % dans les pays du G7 et au fond euh il y a peut-être trois régions qui ont contreperformé pendant cette cette mondialisation et ça vous étonnera pas

Et euh on retrouve à peu près toujours les mêmes les mêmes conclusions qu’en facee de de l’économie internationale ou de la ou de la géopolitique les trois régions qui ont contreperformé c’est l’Afrique le Moyen-Orient et l’Amérique latine où le revenu par habitant n’a augmenté que de 21 % pour l’Afrique 23 %

Pour le Moyen-Orient et 34 % pour l’Amérique latine et là quand on fait ce constat là et bien finalement ce qui caractérise et je me permets une hypothèse ce qui caractérise l’Afrique le Moyen-Orient et l’Amérique latine c’est que ce sont des régions où euh le développement économique et la politique économique se sont

Essentiellement fondé ces 30 dernières années sur les stocks et les rentes liées aux matières premières et donc le la question que je me posais et l’hypothèse que j’ mettais c’est au fond est-ce que dans une économie de flux ces ces régions n’ont pas été défavorisées et quelques part oui elles ont été

Défavorisées et donc la question qu’on pourrait se poser c’est bien quelle peut être la conséquence de la rareté et du retour à une économie de stock et c’est là-dessus que je n’ai pas la réponse merci beaucoup mie merci Sylvie pour cette présentation à la fois du numéro et de et de ta contribution

Avec beaucoup de questions comme toujours je pense que les les deux autres présentations vont vont certainement à nouveau poser beaucoup de questions qui nous interrogent et surtout sur la le fait que on est face à à un processus multifactoriel multiniveau et euh qui a pour ta part une dimension

Géopolitique et bon le terme a été très en vogue à un moment donné il a un peu disparu maintenant géoéconomique euh et euh vous tu parles de de l’échange de des flux euh et des stocks et les stocks c’est bien sûr la production hein donc on retrouve également un autre

Fondamental de l’économie entre l’économie de l’échange je vais pas mettre réel au milieu et l’économie de la la production je mettrai pas monétaire au milieu mais bien il y a de l’économie de l’échange et l’économie de la production et la production particulièrement la production industrielle et donc les firmes c’est

Une dimension majeure de la globalisation et les firmes sont un acteur déterminant des dynamiques économiques de ces quatre dernières décennies et ça me permet de gérer la transition vers Cyril Poirier constancé euh qui lui dans sa contribution au dossier ce livre précisément également un cadrage définitionnel sur qu’est-ce qu’on met dans globalisation déglobalisation

Mondialisation relocalisation et cetera et centre son analyse de la déglobalisation sur les stratégies et déploiement et stratégies de localisation des firm euh et donc une déglobalisation qui cette fois-ci une dimension de la globalisation qui serait lié à des transformations technoproductives au sein même des entreprise et le terme c’est usine mais

Bon on a un peu oublié particulièrement en Europe où on pensait une Europe sans usines et cetera mais au sein même des des des usines alors question la déglobalisation nouvel horizon non pas spatial euh mais organisationnel des entreprises et cuide de la sécurisation des des flux sur lesquels a assist

Sylvie particulièrement les flux d’IDE VO je te merci merci m ben effectivement alors c ce qui était un peu abordé aussi par Sylvie déjà la la première question quand on parle de déglobalisation même de globalisation en fait on embrasse tellement de choses là-dedans il y a effectivement à

L’intérieur de de de de cette globalisation il y a des éléments qui peuvent se déglobaliser ou se relocaliser d’autres au contraire qui vont être qui vont être encore plus encore plus mondialisés donc en fait il y a il y a à la fois dans dans la globalisation on a les les produits

Manufacturés on a la finance qu’abordera jésabelle coupé souiran on a les services donc en fait on a énormément de choses et et parler s’avancer en disant il y a une déglobalisation générale sera serait un peu aventureux il y a C secteurs qui peuvent être effectivement touchés par

Ça moi je me suis intéressé à cette problématique en fait bah essentiellement par ma spécialité et donc j’ai j’ai j’ai j’ai pris l’angle du transport maritime qui qui évidemment est le sous-bassement de cette globalisation qu’on a qu’on a vu pendant depuis depuis la chute du Mur he puisque

90 % des échanges en volume sont assurés sont assurés par le transport maritime et mais quand on quand on dit ça en fait on a trois segments dans le transport maritime et et c’est c’est par là que je voudrais commencer c’est-à-dire que le transport maritime aujourd’hui à 50 %

C’est du transport de vrac le vrac c’est les produits alimentaires le blé et cetera c’est le transport de métaux le cuivre et cetera le charbon aussi 50 % quand même du volume du transport maritime c’est ça sur ces 50 % ce type de transport il y a peu de chance que ça

Change finalement qu’on se relocalise puisque c’est pas demain la veille qu’on va produire du blé au Sahara qu’on va produire du café en France et cetera donc sur les matières premières qui reste 50 % des échanges hein du transport maritime euh peu de chance que ça bouge à part

Peut-être pour le charbon un/ers du transport maritime aujourd’hui c’est transport gaz hydrocarbur gaz pétrole et cetera donc là il y aura peut-être une petite variation hein le gaz le GNL le gaz naturel licfié il est possible qu’ des changements qui des ruptures làdedans puisque on a évidemment lesessort des énergies

Renouvelables quand on on voit les derniers les derniers chiffre de l’Agence internationale de l’énergie c’est assez frappant on a une augmentation là entre 2022 et 2023 des capacités installées d’énergie renouvelable de 50 % ce qui fait d’ailleurs si si on prend les objectifs de la COP 28 qui sont de multiplier par

3 les capacités installées des énergies renouvelables d’ici 2030 aujourd’hui on est sur 25 une augmentation de 25 on n’est pas très loin et donc ça ça peut changer au niveau du transport d’hydrocarbure ce 1/3 du transport maritime et ce qui est intéressant c’est de s’intéresser au transport containurisé hein donc finalement qui

Représente pas grand-chose dans dans le transport maritime c’est 12 5 14 % qui est pourtant l’emblème finalement et le vecteur de la mondialisation et ce transport containurisé par contre il subit des évolutions qui sont absolument majeures depuis un certain nombre d’années c’est-à-dire que vous avez euh un transport

Conttainurisé qui a tendance et c’est intéressant de voir d’ailleurs les évolutions des grands armateurs dans le domaine qui a tendance à se régionaliser c’est et il y a il y a il y a un domaine notamment qui est qui est qui est frappant c’est que le le principal la

Principale zone la principale ligne on va dire euh aujourd’hui d’échang contonurisé c’est toute la zone intra Asie donc devant les échanges transpacifiques devant les échanges transatlantiques c’est des échanges régionaux et quand on regarde l’évolution par exemple d’une firme comme CMA CGM ils sont en train de régionaliser complètement leur ligne de

Transport maritime pour justement coller à une nouvelle évolution mais juste dans le domaine des biens manufacturés qui est une tendance à la relocalisation on la comprend touour toujours comme une relocalisation en France en Europe ETA une tendance à la régionalisation de la production c’est plus ça qui est qui est qui est juste

C’est-à-dire pour caricaturer on va produire dans des grandes aires régionales pour les donc on va produire par exemple en en Europe et avec en comprenant aussi les pays du Maghreb Turquie et cetera pour les consommateurs de cette zoneel on produit dans la zone Amérique pour les consommateurs

Américains on produit dans la zone Asie pour les consommateurs asiatiques c’est ça qui est en train de se dessiner au niveau du surance maritime et quand on regarde le pourquoi du comment de ce mouvement euh moi je l’analyse à travers deux éléments il y a un élément qui joue

Alors c’est cette mondialisation sur l’aspect des bien manufacturé elle peut s’analyser alors je suis dans la chambre de mon fils et finalement c’est c’est c’est peut-être ça qui m’a donné l’idée on peut l’analyser comme une économie du Lego c’est-à-dire que la mondialisation c’est on achète des composants dans le monde

Entier on va assemblé dans un pays l’exemple caricatural hein pendant longtemps ça a été la Porsche Cayenne où 90 % des composants sont importé du monde entier on l’assemble en Allemagne et on la réexporte et ça ça se ça ça ça se voit absolument partout et ça a été

Le modèle dominant pendant des années sauf que ce modèle dominant il bute en terme de coût sur deux éléments c’est que les 30 années de mondialisation qu’on a vu qu’on a vu se produire enfin dans dans le domaine encore une fois des biens manufacturés a abouti progressivement à une concentration chez

Les équipementiers c’est-à-dire que là où vous aviez al si on prend l’exemple des semionducteurs par exemple il y a il y a encore 20 ans vous aviez le choix entre eu facilement 10 firmes dans le monde qui pouvait vous proposer un produit quasiment de identique en terme

De qualité ou et cetera aujourd’hui vous en avez essentiellement deux le taiwanet et SMC et le coréen Samsung donc en terme de coût là ça devient beaucoup plus compliqué vous n’avez plus le choix en fait vous êtes dans la main d’équipe entier et ça ça ça se voit

Absolument partout ça se voit dans la construction automobile ça se voit dans l’aéronautique si vous regardez les grands motoristes les grands équipems entiers maintenant dans l’aéronautique vous avez safran qui est capable de produire quasiment quasiment tout dans les dans les équipements entiers au niveau automobile c’est la même chose

Donc vous avez une une pression sur là où la mondialisation était avantageuse il y a encore 20 ans parce que vous aviez un choix de fourniss et ben ce choix il est extrêmement réduit et donc vous avez une pression sur les le deuxième élément qui joue aussi c’est

Que vous avez avec le développement des des d’un certain nombre de pays émergents des des des salaires qui ont augmenté euh il y a un exemple qui est très frappant de ce point de vue-là c’est euh sur la construction navale la construction navale aujourd’hui sur le

Civil elle est concentrée à 94 % en Asie hein entre Chine Corée du Sud et Japon vous prenez le salaire que ce soit au Japon en Corée du Sud ou en Chine le quelqu’un qui travaille dans sur ces chantiers naval il est plus élevé que sur les chantiers

En France par exemple de saint-nazer et là où ils font la différence en fait c’est sur la productivité et au niveau salarial c’est même plus élevé donc en fait les salaires ont aussi augmenter dans un certain nombre de secteurs dans ces pays-là et où là où euh donc il a il

Y a des problématiques de cûp ça devient moins intéressant de de produire ou de se fournir à l’étranger et puis vous avez aussi un changement de fond dans l’industrie qui est euh que que j’analyserai comme la le troisème vélo volet de la numérisation du monde he

Vous avez eu d’abord bah l’arrivée de de tout l’Ordinateur Individuel le smartphone et cetera deuxème phase le e-commerce et troème phase c’est le numérique qui arrive dans les usines et ce qui est absolument extraordinaire et frappant quand on visite des usines aujourd’hui c’est de voir à quel point

Elles sont transformées de fond enc parce qu’on a souvent l’image bah finalement de chapeline des temps modernes hein avec des grandes chaînes de montage dans les usines c’est à peu près ça aujourd’hui c’est plus du tout ce modèle- làà les nouvelles usines sont plus du tout sur ce modèle- làà euh et

Ce qui est frappant aussi c’est que cette reconfiguration des usine qui est en cours euh elle elle est elle est née bien avant le covid si vous prenez l’usine de socho emblématique de du groupe stellantis de Peugeot la décision de reconfigurer l’usine elle a été prise en 2017 bien

Avant le covid elle a été inaugurée donc 5 ans après au alentour de 2022 vous allez visiter cette usine ce qui est très frappant c’est qu’on n plus du tout justement dans le modèle chapeline on est sur de la production à la demande c’est-à-dire que vous n’avez pas une

Chaîne de montage qui va produire la même usine vous avez des ateliers en fait qui sont dispersés dans l’usine et vous avez un chariot autonome qui va vous transporter la voiture d’atelier en atelier et qui va être donc en capacité vous allez être en capacité dans cette usine de fabriquer aussi bien des

Peugeot que des hôels que des citroyensn et cetera et en fait c’est les commandes chez le concessionnaire qui va enclencher la production de telle ou telle voiture donc en terme d’économie de coût de productivité ça change beaucoup de choses et c’est en train de se produire dans un nombre de secteurs absolument

Considérable et ça c’est permis par la troisème phase de numérisation parce que vous avez une connectivité qui est beaucoup plus importante vous avez des robots qui sont beaucoup plus intelligent hein avec l’intelligence artificielle mais qui date pas de de chat GPT qui date évidemment de très nombreuses années donc des robots qui

Sont beaucoup plus agiles capables de faire beaucoup plus de choses et c’est pas un hasard si le nombre de robots industriels depuis une dizaine d’années euh installé dans les usines et en croissance exponentielle à la fois en Chine évidemment mais pas seulement euh quand vous prenez les les les données de

La Fédération internationale de robotique c’est très frappant c’est-à- direire que vous avez un un équipement de de des usines dans le monde qui est impressionnant donc vous avez un changement total euh de la manière de produire dans les usines et qui évolue vers une production à la demande donc

Qui permet aussi de diminuer les coûts et qui fait que aujourd’hui sur un certain nombre de secteurs vous êtes en capacité de produire quasiment au même coût dans les pays développés et dans l’atelier du monde chinois ou autre ça donc c’est ce qui explique en partie une relocalisation d’un certain nombre de

Secteurs pour les produits manufacturés et ça c’est un mouvement qui est structurel et qui est un mouvement prod effectivement dans le secteur productif alors ce mouvement il a tendance aussi à s’accélérer parce que vous avez les phénomènes géopolitiques qui se manifeste un changement de ce point de

Vue là radical du monde puisqueen gros la mondialisation est civilement mentionnait dans son intervention la malisation qu’on a vécu euh c’était une mondalisation mais finalement comme on pouvait l’avoir du temps de la première première révolution industrielle c’est une révolution qui a pu se produire dans un monde de libre échange parce qu’il y

Avait un gendarme du monde en fait on avait les États-Unis les États-Unis qui à chaque fois qu’il y avait un dirigeant dans le monde qui voulait sortir du cadre du droit international de l’ONU qui voulait faire prévaloir la force sur le cadre du droit international se faisait rappeler à l’ORD l’exemple type

C’est çaam husin qui a envahi le cowette en 91 coalition internationale qui est monté et donc on avait un monde qui permettait le libreéchamb parce qu’on avait un gendarme du monde sauf qu’aujourd’hui ce gendarme à la fois ne veut plus et ne peut plus assurer ce rôle là et donc ben vous avez

Un certain nombre de dirigeants dans le monde qui qui retrouve le le bon vieux principe de de closwiitz qui est que la guerre et la continuation de la politique par d’autres moyens et donc vous avez beaucoup plus de risque en terme dans dans cet environnement géopolitique et donc ça vous avez aussi

Évidemment la la la confrontation le défi sino-américain c’est un monde qui est beaucoup plus risqué et donc qui pousse à la relocalisation alors pour à la fois des phénomènes pour les firmes de des risking et cetera et puis les pays il poussent aussi sur des filières qu’il considèrent comme

Stratégiques moi j’ai été très frappé par exemple par les les une étude de l’OCDE qui était sorti au printemps de mémoire et et qui s’intéressait en fait à la part de la Chine donc sur encore une fois les biens manufacturés les biens la part de la Chine dans les importations américaines et un

Comparatif avec l’Union européenne en 2018 la les biens manufacturés chinois représentait en importation aux États-Unis 25 % en 2018 en 2022 cette part là est passée à 19 %. et en 2023 la Chine pour la première fois depuis 10 ans n’est plus le premier exportateur aux États-Unis mais est

Passé derrière le Mexique le Canada donc là on a un mouvement qui à la fois qui qui est quand même qui est poussé par par évidemment washington veut pouvoir compter sur des productions en tout cas sur les sur les domaines stratégiques qui soient à proximité et alors sur si

Je reprends ces mêmes chiffres de l’OCDE ce qui est très frappant par contre à l’inverse c’est que pour l’Union européenne les la part de la Chine dans les biens manufacturés dans l’import des importations chinoises en 2018 est de 26 % et en 2022 on est passé à 33 % donc

L’Union européenne au contraire est de plus en plus dépendante de la Chine pour ses importations de manufacturé mais donc si je résume pour ne pas déborder sur la partie financière euh on a un mouvement structurel de relocalisation et encore une fois dans des grandes aires régionales on n’est pas en train

De relocaliser l’intégralité des productions en France ou autre ça ça n’existe pas ça n’existera jamais mais on a un mouvement structurel de relocalisation dans des grandes régionales sur les bien manufacturés sur certains secteurs c’est-à-dire sur les secteurs où les robots peuvent être efficaces il y en a d’autres où ils ne

Le sont pas hein par exemple dans le textile c’est très compliqué aujourd’hui donc mouvement structurel sur ce volet là et mouvement qui est accéléré par un nouveau cadre géopolitique qui est devenu beaucoup plus risqué euh où il y a pas de visibilité et donc il y a une incitation

Aussi à pousser à cette relocalisation voilà un petit peu sur les les éléments que je voulais vous livrer à ce stade merci merci à vous merci à vous très très très instructif donc plutôt un mouvement de de continentalisation des économies et des réseaux de production et d’échanges

À à retenir la la déglobalisation ça parentrit plutôt à cela et puis vers la fin de votre intervention une réflexion sur la spécificité de l’Europe dans dans tous ces mouvements longtemps la thèse a prévalu au sein de l’Europe que l’Europe était l’idiot du village global euh risquit-elle d’être l’idiot du village

Déglobalisé la question est est posé hein parce que effectivement à l’air de l’interdépendance armée ou de la wipaniz interdependence son on se rend compte que l’Europe est finalement beaucoup plus vulnérable que les États-Unis ou que les économies euh du Sud-Est asiatique alors dans le prolongement de de cette réflexion sur la

Déglobalisation et dans le double mouvement du du dossier et de vos interventions à savoir un questionnement sur les notions et les concepts que l’on utilise que l’on mobilise mais également une analyse de leur effet performatif et transformationnel l’intervention de Syvie matelli a débuté par cela ce qu’ en parlant de déglobalisation juste on

Nentre pas dans une logique même de déglobalisation bah la contribution de jésébel coupé superérion porte son attention elle sur la dimension financière ou de la du du couple globalisation des globalisations et euh vous indiquez dans votre intervention que la globalisation financière reculerait euh sans pour autant que l’on puisse parler de

Déglobalisation financière et que ce mouvement se double d’un d’un second qui est une accentuation de la financiarisation des économies alors tout bon marxiste que je ne suis pas euh vous direz que la financierisation c’est vraiment la la la crise la manifestation de la crise ultime de décomposition du d’un certain ordre capitaliste qui

Serait centré cette foisci sur les États-Unis mais la financierisation s’accentue et progresse alors pourriez-vous nous expliquer expliciter ce ce mouvement paradoxal et dans le siège cette précision les avancées de la financiarisation serait-elle ou ne serait-elle pas dès à présent la manifestation des des contradiction de ce monde déglobalisé qui commencerait à

Prendre forme euh actuellement je vous cède la parole merci merci beaucoup merci mie merci à Sylvie également merci de m’avoir invité à à contribuer à ce numéro parce que ça a été un bon exercice de de réflexion et puis merci pour ce pour ce webinaire alors effectivement moi dans le euh dans ce

Numéro lorsque vous m’avez proposé de de réfléchir à l’évolution de de la globalisation c’est au volet financier hein de la de la mondialisation donc on parle plus de globalisation financière euh ce qui m’a intéressé au fond c’est d’arriver à à décrypter euh ce qui me semblait quelque chose d’assez euh

D’assez paradoxal et que vous venez de de rappeler là dans votre introduction à savoir euh une GL alors non pas encore sans doute une déglobalisation financière mais en tout cas euh une une globalisation en voie de en voie de fragmentation mais pour autant et bien une financiérisation une si vous

Voulez une finance globale à travers la masse en fait des des actifs financiers portés par l’ensemble des institutions financières du du monde entier euh bah tout ça cette financierisation elle au contraire c’est largement poursuivie accentué au cours des dernières décennies alors je vais l’éclairer peut-être que là on est

Justement peut-être à dans un dans un dans un changement de de de tendance qui est en train de de s’opérer là au niveau de cette de de cette financierisation en lien avec l’évolution des politiques monétaires mais en tout cas moi ce qui m’intéressait dans ce numéro c’était ça c’était montrer

Que on on a vu s’accentuer la financiarisation au cours des décennies précédentes une financiérisation qui s’est amorcé dans les années 7080 et qui s’est poursuivi donc au cours des dernières décennies alors que au fond on aurait pu s’attendre à ce que il y ait une sorte de cassure après les après la

Crise financière de 2007-2008 et après également la crise sanitaire et c’est pas du tout ce qu’on a c’est pas du tout ce qu’on a observé mais tout ça sur fond de de fragmentation de la globalisation donc euh c’est ça que j’avais envie de euh que j’avais envie de décrypter alors

Juste hein pour donner si vous voulez quand même pour fixer un petit peu les les ordres de grandeur sur la la poursuite de cette financiarisation qui s’est amorcé dans les dans les années 70-80 et qui s’est largement accentué au cours des des dernières DESC

Si euh on se réfère si vous voulez à à la crise financière de 2007-2008 comme étant finalement une sorte comme on s’attendait à ce que ce soit sans doute un point d’inflexion d’accord et bien donc si on si on prend ça comme point de repère mais il faut savoir qu’en fait la

Taille de la sphère financière au niveau mondial hein si je prends l’ensemble des actifs portés par l’ensemble des institutions financières euh y compris les banques centrales au niveau mondial je m’appuie sur les chiffres du du Financial Stability board et bien c’est simple depuis la crise financière de 2007-2008 la taille de la sphère

Financière a doublé d’accord le montant total des actifs financiers des institutions financières du du monde entier a doublé donc la finance mondiale a doublé depuis depuis la crise financière euh bon donc euh ça il me semble que c’est un point c’est un point de départ important c’est un constat

Important et bien sûr il faut comprendre bah d’où vient cette accélération de la financiarisation depuis la crise financière de 2007-2008 alors que on pouvait attendre le contraire on pouvait s’attendre encore une fois à ce que la crise marque un un gros point d’inflexion alors l’accélération de la financiarisation au cours des des 15

Dernières années a été porté et c’est ce que j’analyse dans le dans l’article par euh une aide massive et une intrusion je dirais marquée euh de la puissance publique alors non pas euh que la puissance publique soit euh venue réguler strictement le le secteur quand on parle de du retour de la puissance

Publique en fait en la matière de l’intrusion de la puissance publique c’est pas au fond pour souligner l’importance des réformes alors vous me direz peut-être que je suis un peu dur parce que bien entendu il y a eu des des réformes bancaires et financières euh après euh la crise financière de de

2007-2008 euh ces réformes ont eu lieu mais euh manifestement et bien elles n’ont euh pas du tout infléchi euh la trajectoire hein de euh de la finance d’avant-crise en tout cas elles n’ont pas euh elles ne l’ont pas empêché de continuer euh sa progression et ces réformes n’ont pas non plus euh changé

Euh le modèle d’activité euh des acteurs euh de la finance donc euh la l’intrusion hein l’intrusion de la puissance publique n’est pas venue de là en fait euh qu’est-ce qui a euh qu’est-ce qui explique euh le retour de la puissance publique euh et euh euh la poursuite de

La financiarisation en fait c’est la gestion de c’est la gestion de crise euh par les banques centrales euh au moyen euh d’une création euh massive euh de euh de monnaie centrale mise à la disposition des des banques et euh et des marchés financiers d’accord donc c’est ça me

Semble-t-il si vous voulez un un élément crucial hein de de décryptage euh la gestion de crise financière euh puis sanitaire euh est au cœur en fait de la poursuite de la financiarisation cette gestion de crise a été orchestrée euh en fait pour pour sauver le capitalisme le capitalisme

Financier de de l’effondrement et bah de ce point de vue c’est assez réussi hein je dirais parce que ça n’a pas fait que sauver le capitalisme financier de l’effondrement manifestement ça l’a approfondi puisque cette finance globale a poursuivi he son son expansion et je dirais que ça a approfondi en fait le

Capitalisme financier jusqu’à même financiariser la monnaie légale de la Banque centrale parce que les banques centrales ont ont géré la crise financière jusqu’à changer en fait leur façon de de créer la monnaie centrale elles ont mis de la monnaie centrale à la disposition des des banques pas seulement en prêtant

D’accord de de la monnaie centrale mais également et bien en réalisant des programmes euh massifs euh d’achat d’actifs et ça et bien ça a transformé en fait le mode de création monétaire des banques centrales parce que euh quand la Banque Centrale crée de la monnaie centrale euh non pas par un prêt

Mais euh par un achat d’actif ça change la contrepartie ça change également et bien euh en fait le si vous voulez la relation à la dette euh dans ce dans ce processus de création monétaire parce que quand la Banque Centrale euh crée de la monnaie euh en achetant des titres et bien le

Bénéficiaire euh de la monnaie centrale se retrouve pas dans une relation d’endettement euh vis-à-vis de la Banque centrale il vend son titre euh son euh son dépôt euh son dépôt augmente de la monnaie de la monnaie est créée il n a il n’a rien à rembourser euh ensuite

Donc on est euh au fond dans une je dirais déjà dans une forme de de mutation monétaire euh qu’on n pas euh forcément euh encore bien euh suffisamment suffisamment décrypté quant à ces quant à ces conséquences alors euh ce qui me semble important de souligner également c’est que on a eu

Donc la poursuite de l’expansion de la finance euh et pour autant et bien la transformation attendue de nos économies alors je parle de la transformation de nos économies du point de vue de la transition écologique qui qui doit s’opérer qui est censé s’opérer et bien tout cela demeure sous-financé

D’accord donc euh c’est assez quand même si vous voulez c’est euh euh c’est je dirais assez desisementant hein de constater que euh l’expansion de la finance c’est poursuivi mais que pour autant et bien ça n’a pas fait significativement avancer la transition écologique qui demeure sous-financé et toutes les estimations disponibles

Àest du manque d’investissement dans la transition du manque d’investissement à la fois privé et publique dans la transition donc cette finance globale cette finance mondiale a poursuivi son expansion mais pour autant bah sans vraiment se mettre au service des des transformations des transformations attendu cette expansion pourrait aussi avoir renforcé

C’est l’instabilité financière euh il y a eu des secousses au printemps 2023 les faillites de banques régionales aux États-Unis suivi par celle de crédit Suisse en en Europe euh des difficultés croissantes observées sur les marchés immobiliers notamment sur le marché immobilier chinois mais également des tensions qui apparaissent sur le marché

Immobilier aux États-Unis en Europe suite à la remontée des des taux d’intérêts décidés par les banques centrales face au au retour de l’inflation je vais y revenir euh tous ces éléments-là euh toutes ces secousses ne sont pas sans rappeler les prémisses de la crise financière de 2007-2008 alors là on a l’impression que

Euh ces secouss se sont euh se sont tassés et tout ça va dépendre en fait de la de l’évolution dans les prochains mois des des taux d’intérêt mais on est euh on est quand même euh encore me semble-t-il hein face à une instabilité financière latente qui peut ressurgir et

Euh ça bien c’est très lié à la poursuite de l’expansion financière et qui elle-même est très liée en fait à à la gestion des à la gestion des crises financières et et sanitaires alors ce qui est tout à fait euh ce qui est tout à fait étonnant c’est que cet approfondissement de la

Financiarisation et bien euh s’opère dans un contexte de moindre globalisation euh alors de moindre globalisation qui se reflète assez bien dans des des indicateurs comme le taux d’ouverture financière on voit la la moindre intensité des des prêts internationaux des investissements de portefeuille internationaux

Donc il y a ça il y a la montée des tensions la la montée des tensions géopolitique ça a été rappelé très bien tout à l’heure donc la la la rivalité sino-américaine le les sanctions contre la Russie à la suite de de sa déclaration de guerre à l’Ukraine la sécurisation des approvisionnements

Énergétique de de l’Europe bon tout ça s’inscrit en fait dans ce fond de tension géopolitique et contribue à faire émerger des des blocs économiques des blocs financiers et donc bah ça abouti à quelque chose chose qui peut paraître paradoxale à savoir que la financiarisation s’accentue ou s’est accentué en tout cas

Euh jusqu’à très récemment alors qu’à l’inverse et bien la globalisation financière elle euh recule et a reculé en tout cas au cours des au cours des dernières décennies alors bien sûr euh tout ça contraste beaucoup avec la la période des années 80 hein qui est une

Une période au cours de laquelle euh les marchés euh de capitaux se sont développés intégrés globalisés donc ça c’est vraiment la période de référence de la de la globalisation financière euh à cette époque-là et bien euh c’est la déréglementation euh couplée à un mouvement baissier euh des des taux et

Non pas un apport massif de liquidité des banques centrales euh qui avait favoriser la financiarisation euh donc euh dans cette période-là dans cette priode période initiale la globalisation et la financierisation sont allé sont allé de peur et elles se sont inscrites dans un contexte de de forte libéralisation financière alors le

Contexte des 15 dernières années bien c’est un contexte assez différent donc c’est un contexte d’une de globalisation financière en voie de fragmentation beaucoup plus orchestré par la puissance publique où la finance globale au fond peut même devenir euh à certains moment euh une arme euh à la main de la puissance publique quand

C’est la volonté de la puissance publique les sanctions russes me semble être vraiment l’illustration de euh enfin les sanctions à l’égard de la Russie et notamment bah les sanctions financières he le gel des des réserve de la Banque centrale le le fait d’interrompre les les les les connexions interbancaires euh pour les banques

Russes bah tout ça c’est me semble assez emblématique de cette reprise en main tout à fait possible de euh de la finance globale par la puissance publique euh alors pour autant ce retour là de la de la puissance publique dans les rouages quand elle et sa volonté de la

Finance internationale ne vise pas en tout cas pas encore euh à rebattir une régulation qui qui réorienterait la finance vers des objectifs de transformation de nos économies les objectifs de transition écologique et qui donc la la reconnecterait vraiment au au besoins hein de transformation de nos économies euh alors un petit mot

Bien sûr sur la je dirais la période la plus récente sur on va dire les deux les deux dernières années euh qui sont en fait des années de resserrement de la politique monétaire donc là on n plus du tout hein dans ce contexte où la liquidité coule à flot et

Permet la poursuite de l’expansion financière on est dans un contexte de resserrement des politiques monétaires et ça en toute logique ça devrait venir freiner euh la financiarisation de la même manière que le euh l’abondance de liquidité déversée par les banques centrales sont au contraire euh est au contraire venu

Accentuer la financiarisation alors à ceci près qu’en fait dans cette phase de resserrement et [Musique] bien on a on n pas finalement une évolution parfaitement symétrique à celle observée dans la phase d’accommodation de la politique monétaire ce que je veux dire par là c’est que le Quantitative eing c’est-à-dire le

L’assouplissement quantitatif opéré par les banques centrales à l’aide de leur programme d’achat d’actifs et bien c’est pas si facilement réversible que ça c’est beaucoup plus euh euh enfin c’est beaucoup plus difficile à inverser euh qu’à déployer d’accord et donc s’il y a bien hein pour autant

Enfin il y a bien en ce moment je dirais un euh un quantitatif tightening qui a débuté c’estàdire on on est bien dans une phase quand même de he de de tentative d’inversion du du quantitativising mais pour autant et bien euh euh nulle part on voit des banques centrales se mettent à vendre

Massivement sur les marchés de de titres les titres qu’elles ont acheté au cours de ces dernières années d’accord et donc il y a une asymétrie il y a une asymétrie parce que euh il y a eu partout dans le monde en fait une forte accommodation monétaire qui a entretenu

La financiarisation euh au cours des des des deux dernières décennies et euh alors je vais pas dire à l’inverse mais en tout cas le resserrement monétaire euh face à à cela en tout cas le resserrement monétaire que l’on que l’on observe depuis 2 ans et bien euh va lui plutôt vraésemblablement

Entraîner une définanciarisation assez assez limitée euh d’autant que la remontée des taux a un impact aussi sur euh sur les marges bancaires ça fait remonter les marges bancaires donc ça permet finalement au aux aux banques et en particulier au grandes banques international et bien de euh de poursuivre en fait de poursuivre

L’expansion de leur de leurs activités je vais terminer sur un point je sais pas du tout où j’en suis en terme de de timing mais j’ai je voudrais terminer sur un point qui est que ce contexte dans lequel on est actuellement ce contexte de remontée des taux d’intérêt euh engendre des pertes

Pour les pour les banques centrales parce que que euh elles doivent rémunérer les réserves que les banques ont accumulé sur leur compte à la banque centrale alors bah c’est c’est c’est particulièrement vrai hein dans la dans la zone euro euh on a pour les banques

Pour les banque de la zone euro à peu près euh 3600 milliards d’euros de réserve sur le leur compte à la banque centrale euh tout ça s’est rémunéré euh au taux de facilité de dépôt qui a été relevé à 4 % euh en septembre 2023 et qui qui est resté à ce

Niveau-là depuis et ça et bien euh ça se traduit par euh 146 milliards euh pour l’année 2023 euh versé donc euh au aux banques de la zone euro euh 146 milliards en fait qui équivale à à de la subvention d’accord alors et qui correspondent à autant de pertes en fait

Là en l’occurrence pour la Banque centrale européenne mais le problème est le problème se pose pour toutes les grandes banques centrales alors le problème au fond c’est pas la perte en soi que ça occasionne c’est plutôt ce à quoi elle sert et euh ça permet de constater une chose ça permet de

Constater qu’en fait bien la banque centrale les banques centrales ont pouvoir de subvention euh qui euh qui aujourd’hui leur sert à à verser des intérêts au aux banques euh est-ce qu’on peut pas utiliser ce pouvoir de subvention au fond plutôt pour des des objectifs de transformation

Des objectifs de bien commun et ça c’est bah c’est quelque chose qu’on qu’on étudie qu’on qu’on examine c’est une proposition qu’on examine dans dans un ouvrage que je que je viens de euh auquel j’ai contribué et qui vient de qui vient de paraître qui s’appelle le le pouvoir de la monnaie si vous

M’autorisez à le à le citer et bah c’est vraiment l’idée qu’on défend l’idée qu’on défend c’est de fond de de développer un nouveau mode de création monétaire pour permettre de de subventionner à plus large échelle les transformations dont on a besoin dans nos économies et qu’on ne parvient pas à

Financer dans le cadre financier et institutionnel actuel voilà donc voilà l’ensemble des points qui me semblait intéressant de de mentionner hein ce euh ce contexte assez contrasté avec donc une financierisation qui s’est poursuivie pour autant une globalisation qui s’est euh euh qui a commencé un peu

À à refluer en tout cas à se fragmenté et euh tout ça marqué par un retour de la puissance publique dans la finance mondiale retour absolument manifeste dans la gestion de crise euh c’est ce retour là qui explique la poursuite de la financiarisation avec des conséquences qui sont potentiellement potentiellement potentiellement déstabilisantes et

Surtout une poursuite de la financiarisation qui n’a pour le moment absolument pas aidé aux transformations de nos économies qui sont pourtant des transformation urgente euh face au dérèglement au dérèglement climatique et plus largement face à la crise écologique voilà merci beaucoup euh merci euh jésabelle c’était très

Intéressant un peu le cadre je vous le cache pas mais c’était très intéressant euh et puis on mesure he derrière la l’expression transition écologique énergétique modernisation l’ampleur des des transformations à mener et surtout l’ampleur des des compromis politique ou d’économie politique à construire et et forcé de constater que peut-être les forces

En mesure de d’imposer de nouveaux compromis et de nouvelles logique euh tant à la au système commercial qu’au système productif qu’au système financier n’y sont pas sans gram chien dans mon approche le bloc historique qui va nous conduire à la transition écologique on on on on n

Perçoit pas bien les les paramètres et et et la stratégie euh d’action euh cela étant sur les questions qui qui qui sont posées il y a un un un un certain nombre de questions qui pent sur euh l’acteur qui est revenu souvent dans toutes nos interventions à savoir la

Chine euh cuite de la Chine finalement est-ce que euh la déglobalisation c’est pas essentiellement le produit de la réaction euh états-unienne dans un premier temps européenne dans un second temps à la tend à l’émergence chinoise hein et le point de départ c’est c’est c’est le rapport de de la CIA en

Réaction à peut-être l’erreur de communication et stratégique qu’a commis la Chine en publiant son fameux rapport made in China 2025 où elle annoncait au monde qu’elle dominerait les les principaux au secteur et industrie à à l’horizon 2025 ou 2035 donc cuid quelle est votre position par rapport à cela sommes-nous face à une

Déglobalisation ou tout simplement à une rivalité stratégique entre d’un côté États-Unis Chine États-Unis Europe mais sans penser que les deux agissent de concert versus euh la Chine euh ce que certains ont appelé tout simplement l’économie mondiale prise au piège de de de de sidit euh qui

Abouti hein à un une trappe ou un piège à la kindleberger entre l’ancien égément et le nouveau et ce sont des périodes souvent de de grande instabilité donc premier élément ensuite le le le deème la deuxème série de questions porte plus sur des des conséquences de de cette rivalité de cette instabilité des

Difficultés de définir euh un nouveau compromis favorable à la transition écologique ou à la décarbonation et cetera qui est B qui peut gouverner cette complexité sur laquelle a insisté Sylvie matell sur lequelle nous avons tous également évoqué comment gouverner cette complexité quel acteur des états des coalitions des g quelque

Chose une organisation internationale mais dans ce cas-là euh une organisation internationale qui serait qui une capacité de contrainte on sortirait un peu de ce que l’on connaît voilà alors et puis jeis peut-être solliciter votre avis sur un élargissement de la de la perspective après je je vous céderai la

Parole à nouveau au au 3 c’est dire qu’ a un élément structurel c’est que cette déglobalisation se produit dans un contexte où d’un côté contrairement à 4 à Breton Woods et à la précédente globalisation on est dans un ralentissement des ographique globale euh et un vieillissement de population on peut décréter des réarmements

Démographiques mais la biologie elle est làin donc on produit plus facilement des canons que des bébés hélas et euh la stagnation séculière qui fait que effectivement on est dans des contexte faible productivité et paradoxalement ça rejoint l’exposé de jésabelle coupé souson beaucoup mis disent que la modernisation écologique

Serait un moyen de sortir par le haut de la stagnation séculière parce qu’elle relancerait l’investissement elle relancerait la demande et nous voyons bien queelle elle permettrait également de définanciariser euh le capitalisme à son stade actuel d’évolution mais euh pourquoi ça ne se fait pas ah ça ça c’est j’avais sylvie a

Évoqué euh ces années de fac j’avais aussi un professeur qui me disait avant de m’expliquer qu’est-ce qu’il faudrait faire pour que ça change expliquez-moi pourquoi ça ne change pas et pourquoi ça fonctionne tel quel ça se reproduit d’année en année de journée en journée bon le modérateur je devrais pas parler

Autant mais c’est la richesse de vos interventions et aux questions posées donc je vous laisse répondre alors BR 2 3 minutes donc faites des choix drastiques pour qu’on ait peut-être je check une dernière fois les question posées et je vous reviendrai h allez-y donc soit dans l’ordre de présentation soit l’ordre inverse c’est

Comme vous voulez allez vas-y Sylvie alors allez-y je sais pas qui veut commencer moi je veux bien dire un mot sur la peut-être un mot sur la Chine un mot sur la Chine parce que effectivement c’est vraiment quand même Mme le un élément pivot je dirais dans dans

L’analyse de la mondialisation et dans l’analyse qu’on a pu faire de la mondialisation au cours des au cours des des trois dernières ou des des 30 dernières années et puis dans le diagnostic actuel avec C ces tendances à euh que certains appellent la démondialisation donc je pense que vous

L’avez rappelé tout à l’heure le les sœurs de la Chine sont entré son entrée dans la mondialisation a complètement euh changé le jeu et d’ailleurs euh je dirais que euh à l’époque euh ça euh euh ça ça ça a largement contribuer à euh la stabilisation euh de l’inflation euh au niveau mondial alors

Que euh les banques centrales faisaient plutôt une autre lecture de ça c’est les banques centrales du monde entier euh ont associé la grande modération de l’inflation euh qui s’opère à partir du du milieu des années 90 elles associent ça à leur politique de ciblage d’inflation euh elles pensent

Que c’est c’est donc le le résultat de leur succès en réalité la grande modération de l’inflation à cette époque-là ça ça vient très vraisemblablement de l’élargissement de la mondialisation avec l’entrée de la Chine et d’autres grands et d’autres grands émergents et euh bah tout ça a quand même une grande une grande

Incidence parce que après c’est précisément ce qui amène peut-être les banques centrales à être un peu en surconfiance je dirais en état de surconfiance dans la conduite de la politique monétaire à garder simplement les yeux rivés sur sur l’inflation sans bien comprendre qu’en fait si l’inflation est

Stable c’est pas tellement dû à elle mais c’est plutôt dû au contexte de mondialisation et par conséquent euh elle ne elle ne regardent que ça ell ne lisent pas du tout elles ne prennent pas en compte les les les conséquences de du bas niveau des taux d’intérêts sur sur

La stabilité financière et tout ça contribue assez largement à la crise financière de 2007 de 2007-2008 et donc à la nécessité de la gérer donc à ces politiques euh à ces politiques très actives de gestion de crise qu’ qu’elles ont qu’elles ont mis en place qui ont eu

Pour effet comme je disais tout à l’heure bah d’accentuer cette financiarisation sans pour autant du tout nous permettre de d’avancer dans dans les transformations dans les transformations nécessairire et en effet je pense que bah de la même manière peut-être que dans les dans les principales causes hein aujourd’hui de de la logique de

Bloc qui à laquelle on est en train de d’assister euh et bien la la rivalité sinoaméricaine et centrale donc euh je crois que c’est là un élément c’est là un élément pivot et puis peut-être juste un un un dernier point et comme ça je laisse la parole après mais sur le

Euh sur les conséquences au fond du recul actuel du multilatéralisme on est avec cette logique de bloc et bien il y a de moins en moins de de concertation multilatérale et ça bon ben c’est évidemment problématique face à la crise écologique qui est un enjeu qui est un enjeu global qu’on gagnerait à

Traiter globalement d’accord donc ce voilà ce je dirais ce ce recul très fort du du multilatéralisme et de ce point de vue là un problème est-ce que on peut est-ce qu’on peut attendre de est-ce qu’on peut voir la transition écologique comme un moteur euh comme un moteur

De un moteur d’emploi de croissance et est-ce que est-ce que ça va aider à définanciariser alors moi j’ai pas franchement cette lecture là d’abord peut-être qu’en effet les investissements de transition peuvent être porteurs euh porteur de de croissance et d’emploi mais je pense que au fond c’est pas l’objectif qui doit

Animer ces investissements c’est que le l’objectif aujourd’hui c’est peut-être précisément plutôt de de sortir d’une d’une logique de croissance qui est vraisemblablement quand même un peu la matrice des dérèglements des dérèglements écologiques économiques sociaux qui sont ceux de la polycrise que vous avez mentionné donc peut peut-être que ces

Investissements peuvent être porteurs de croissance mais je pense que ça doit pas être l’objectif l’objectif ça doit-être le respect des limites planétaires et puis le le respect de l’humain quant à la question de savoir si ça va nécessairement de paire avec une moindre financiarisation B en fait tout dépend

De ce qu’on met en place vous voyez que si par exemple les banques centrales consentent à verdir davantage leur politique monétaire ce qui est plutôt une bonne chose hein évidemment ce qui ce qu’il faudrait faire pour arriver à à mieux orienter la finance vers les les besoins de transformation mais si elles

Le font par exemple avec avec un qe vert et bien ce q vert continuera d’approfondir je dirais le le capitalisme financier et de financiariser nos économies donc je pense que on peut pas avoir une lecture trop maniquéenne de de ça voilà très bien merci retour à une philosophie de la

Mesure versus la la la croissance CIT pour citer Camu parce qu’il faut bien le citer dans dans No bon Cyril semble vouloir prendre la parole et puis je demanderai d’être assez court parce que le flux va s’interrompre à à à 2h et donc Sylvie en tant que codirectrice tu si j’ai pas

L’occasion tu concluras je je va faire très vite sur la question de la Chine effectivement c’est c’est c’est une question intéressante qui pourrait expliquer la démondialisation si si on regarde ce qui se passe en réalité euh non dans le sens où les pays les entreprises qui quittent la Chine c’est

Pas pour retourner des entreprises japonaises par exemple retournent pas au Japon elles vont ailleurs elles vont au Vietnam en Inde et cetera donc en fait on n’est pas du tout sur un euh il y a un phénomène de décinisation parce que à la fois euh la Chine inquiète d’un point de vue

Géopolitique un certain nombre de pays en Asie notamment donc qui veulent être moins dépendants d’elle il y a il y a aussi une difficulté à prévoir ce que décide le gouvernement chinois le covid a été géré de telle façon que les entreprises non pas forcément de prévisibilité donc il y a un mouvement

De retrait ça c’est clair mais pas forcément pour retourner chez soi ça peut être aussi pour pour investir ailleurs notamment en l’Inde et sur je pense que pour aller très très vite mais effectivement vous avez bien pointé les les trois défis principaux qui nous attendent et qui sont extrêmement compliqués à imriquer

C’est-à-dire qu’on a réchauffement climatique donc développement du du du renouvelable et toute une série de choses ça c’est un pilier le défi du développement parce que dans nos pays développés on l’oublie mais en fait la majorité des pays du monde Inde Afrique subsaharienne et cetera ont besoin de se

Développer et donc on on quand on est au niveau Europe par exemple Union européenne il faut qu’on fasse attention dans No discours quand on porte au niveau mondial des discours sur la sobriété ça ne passe pas forcément donc donc il il y a défi du développement C qui qui qui perdure défi du

Réchauffement climatique et pour rajouter de la complexité c’est le défi géopolitique parce qu’effectivement on est arrivé à la fin d’un équilibre qui était alors qui soit bon ou mauvais ça peu importe mais qui était un cadre avec États-Unis gendarmes du monde ça c’est terminé et on est dans une période de

Transition et le problème c’est qu’aujourd’hui et ben justement la transition n’arrive pas trouver un cadre qui soit stable hein d’où qu’il viennent et et et on a pas de cadre stable on n pas de forum de discussion qui permettent justement de traiter ces deux questions à la fois le la question du

Réchauffement de la lutte contre le réchauffement climatique la question du développement et ce qui a un vrai souci parce que ça ça ça ne permet pas d’avancer par exemple sur le financement ou en tout cas de de de de de réguler un peu mie la finance pour lui faire le le

La la faire financer des éléments justement dans le développement durable parce qu’on a pas de forum de discussion qui soit est consensus on y arrive plus et et et ça c’est un c’est voilà c’est c’est de de en fait de la façon dont on arrivera à imbriquer ces trois briques

Si ça marche ou si ça marche pas ça définira en fait ça ça définira notre avenir et on en est là et c’est compliqué je conclur là-dessus parce que je vais je vais pas manger la la parole de svie et et moi je vais conclure m

Pour pas te retarder puisque tu as un cours juste après je vais peut-être conclure en en deux mots sur la question de la Chine en fait il y a me semble-t-il deux deux éléments qui poussent à déciniser plutôt qu’à déglobaliser l’économie mondiale c’est le premier mis en évidence par le covid

La trop forte dépendance vis-à-vis de l’économie chinoise et ce rôle central ce rôle pivot don parlait jésabelle qui qu’occupe aujourd’hui la Chine et qui pousse un certain nombre de pays dont les Européens à essayer de peut-être pas de dérisquer plus que de découpler mais de dérisquer notre relation à la Chine

Et notre notre position dans les dans le l’économie mondiale et sur les marchés mondiaux et puis le deuxième élément c’est la la relation aux États-Unis effectivement l’affrontement Chine États-Unis pour ce leadership mondial et si je reprends et je finirai là-dessus si je reprends quelques idées évoquées

Par David t dans le le papier qu’il a qu’il nous a proposé dans le cadre de ce dossier et sur l’histoire justement de la mondialisation lui fait le constat que les mondialisation ont été en réalité au service d’une puissance impériale depuis l’Antiquité et euh et et et la la période romaine jusqu’à les

Les Britanniques les Américains et cetera et au fond ce qu’on a vu dans le le transfert de puissance des Britanniques aux Américains c’est que ça s’est fait par défaut et par chaos pour les Britanniques après deux guerres mondiales et ça s’est fait relativement naturellement sans qu’ a de conflit dans

Le cas de la Chine on a des on a forcé on a un affrontement parce que la question n’est pas seulement une question économique c’est aussi une question de valeur et les Américains l’expliquent largement et même si ça peut se disc c’est la question de la démocratie versus autocratie c’est la

Question des droits de l’homme ou de de respect de ses valeurs encore une fois je porte pas du tout de de de jugement sur la véracité de de ces arguments mais il n’empêche qu’ils sont là et et et donc ça c’est assez nouveau et c’est assez intéressant sur le la première

Partie la partie découplage ou d risking on s’aperçoit mais Cyril l’a dit mieux que moi que on n’est pas forcément dans une une logique de décinisation en tant que Tex c’est un peu plus compliqué que ça sur la question de l’affrontement honnêtement j’ai pas de tu parlais du

Piège de tucidide j’ai j’ai j’ai pas j’ai pas de j’ai pas de conclusion définitive à tirer et les risques sont sont évidents voilà je m’arrêterai là bah très bien merci beaucoup je va vraiment conclure par les contraintes physique c’est comme quoi elle se pose toujours à nous ou ouais voilà vous

Trouverez sur sur le site de Liris toutes les informations relative au numéro dont nous avons débattu aujourd’hui je remercie les intervenants et l’Inter à traversx l’ensemble des contributrices et contributeurs au numéro et également tous ceux qui nous ont suivi qui se joint à nous qui nous ont suivi qui ont

Posé des questions je m’excuse pour celles que je n’ai pas pu reproduire et retranscrire donc je vous souhaite une bonne continuation et de prendre soin de vous et des autres et merci à nouveau pour votre patience durant cette poste déjeuner pour certains Merci à VOUS t merci bonneation mer à tous pareil

Pareil au revoir au revoir

Visioconférence organisée pour la sortie de la parution du numéro 132 de La Revue internationale et stratégique, « Démondialisation : nouvelles formes de globalisation, nouvelles insécurités ? ». Autour de Jézabel Couppey-Soubeyran, maîtresse de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, conseillère à l’Institut Veblen et directrice scientifique de la Chaire Energie et Prospérité, Sylvie Matelly, directrice de l’Institut Jacques Delors et Cyrille Poirier-Coutansais, directeur du département recherches du Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM). Animée par Medhi Abbas, maître de conférences à l’Université Grenoble Alpes, chercheur au laboratoire Pacte (Laboratoire de sciences sociales, CNRS – Institut d’études politiques de Grenoble).

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