Le Shinkansen : 36 secondes de retard, 30 ans de dette

Symbole du Japon moderne, le Shinkansen a révolutionné le rail mondial. Mais derrière cette réussite technique se cache un désastre financier méconnu. Raphaëlle Laurent vous raconte cette histoire.

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00:00 Introduction
01:27 Le pari fou
03:49 Plus c’est gros…
06:03 L’engrenage
06:39 Aucun Piggy n’a été maltraité pendant ce tournage
08:27 La dette, quelle dette ?
11:34 L’héritage
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C’est un symbole de renaissance. Celui d’un pays meurtri par la Seconde Guerre mondiale, et qui choisit l’année 1964 pour renaître au monde. Ce symbole, c’est le Shinkansen, ce train à grande vitesse lancé pour les Jeux de Tokyo, et devenu un emblème national, admiré pour sa ponctualité et son avance technologique.

Mais derrière l’image lisse d’un exploit industriel se cache une histoire bien moins glorieuse : celle d’un projet lancé sur des bases budgétaires trompeuses, puis englouti dans une dette colossale.

Dès l’origine, le pari est immense. Il faut construire une ligne nouvelle entre Tokyo et Osaka, dans un pays montagneux, avec tunnels, ouvrages d’art et standards techniques inédits. Nul n’ignore que le projet sera couteux. Pourtant les fondateurs choisissent de taire l’ampleur du coût des travaux. De peur que le projet soit stoppé, « ils vont sciemment mentir sur le coût du projet », résume Yann Rousseau, correspondant des Echos au Japon. Très vite, la facture dérape et les promoteurs du chantier sont écartés avant même l’inauguration.

Le plus frappant est ailleurs. La ligne historique entre Tokyo et Osaka devient rapidement rentable. Ce ne sont pas ses performances qui précipitent la chute de la compagnie publique Japan National Railway, mais l’extension du modèle à des lignes bien moins justifiées économiquement, sur fond de clientélisme politique, de sureffectifs et de mauvaise productivité.

Quand la JNR explose en 1987, sa dette atteint des sommets. Pourtant, le Japon absorbe le choc sans drame apparent. L’Etat reprend l’essentiel de l’ardoise, dans un pays où la dette publique ne suscite pas le même débat qu’en Europe. Une trajectoire paradoxale, qui éclaire autant le modèle ferroviaire japonais que sa singularité économique actuelle.

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13 Comments

  1. J ai pris ce train lors de mes voyages au japon.

    Il est à l heure, si vous le loupez il y en a un autre qui passe 10 mins après, c est propre, c est grand, c est calme.

    C est parfait.

  2. Tres bon sujet, cependant “oZaka” répété 47 fois ca fait saigner les oreilles….autant dans certaines langues la prononciation est complexe et forcement on écorche les mots, autant oSaka ca se prononce parfaitement pour un Français, quand on prend la peine (10 sec) pour verifier comment ca se prononce….

  3. Je n'aime pas le fait que vous utilisez la devise américain pour nous donner des ordres d'idées d'autres devises étrangères.

    Jusqu'à preuve du contraire vous parlez le français, vous faites des reportages pour des français. Alors utilisez l'euro, cordialement.

  4. Bravo pour cette vidéo très interessante.

    Alors j‘adorerais avoir deux sujets différents :
    – comparaison du financement des grands projets ferroviaires a travers le monde
    – comment la ponctualité est tenue dans certains pays (suisse et japon) et pas dans d autres ?

    Merciii bcp !

  5. Vidéo intéressante mais il faut arrêter de colporter l'idée que la dette est magique car elle sort de la banque centrale.
    C'est justement ce mécanisme de création monétaire dilutif qui fait que la devise national en fait les frais et perds de sa valeur.

    Il y a 15 ans, 1 euro valait environ 100 yens
    Aujourd'hui il vaut 178 yens

    La dette absorbé par la banque centrale n'est pas magique, elle se répercute sur le pouvoir d'achat.

  6. Les idées:
    – les lignes disparues (Bordeaux – Clermont par exemple)
    – Le train à hydrogène
    – les trains de nuits en France