Certitudes et incertitudes monétaires pour 2024

[Musique] bonjour bienvenue nouveau numéro de valeur ajoutée sur Boursorama aujourd’hui on vous parle de politique monétaire parce queon le sait ça fera partie cette année encore en 2024 des drivers essentiels des marchés boursiers et financier bonjour Raphaël bonjour Dav bon on le sait aujourd’hui donc la

Question c’est ce qu’on sait ce qu’on ne sait encore pas bien en matière de de politique monétaire et de taux d’intérêt on a compris qu’un pivot avait été atteint en 2023 la certitude qu’on a a priori c’est que 2024 sera l’année des baisses de taux d’intérêt de la part des

Banques centrales ça c’est une quasi certitude sauf choc et surprise énorme ça y est là là je pense qu’on on peut le dire avec une avec certitude le pivot a été atteint l’inflation a beaucoup reflué on peut même peut-être espérer que le pivot sur les taux d’intérêts a

Été atteint aussi à la fin d’année dernière ils ont beaucoup rebaissé depuis on parle des taux d’intérêt long voilà des pas des taux d’intérêt directeur des banques centrales et sur les taux d’intérêt directeurs on était sur un plateau on est sur un plateau depuis un certain temps les banquiers

Centraux ont souhaitit maintenir une politique restrictive pour s’assurer que l’inflation refluait mais comme vous le dites maintenant ça y est on voit la lumière au bout du tunnel les coupes de taux devraient arriver dans les prochains mois donc l’incertitude est en train de en train de réduire et on

Commence à avoir un petit peu de visibilité sur les mois à venir voilà on un peu plus sur la Fed qui elle fait ce qu’on appelle les dot plot les projections anonymisées de ce que pensent les différents membres de du gouverneur enfin membres et gouverneurs

De de la Fed côté BCE on sait pas trop mais il y a encore voilà un aléa sur le le timing et le nombre de baisse de taux sur 2024 voilà c’est c’est ça les les deux critères à regarder les deux facteurs les deux inconnus d’une part

Quand et sur le camp on peut estimer que ça y est on est en train de converger vers une date alors l’été voilà début d’été peut-être printemps juin voilà ce ce genre de d’estimation où là semble-t-il que la convergence a lieu deuxième inconnu c’est sur la le nombre

De baisse de taux et l’amplitude des baisses des taux et là pour le coup il y a Desbat vous mentionnez les les prévisions des des directeurs de banque centrale aux États-Unis elle s’écarte assez significativement de ce que le marché lui anticipe et là on peut estimer qu’il va y avoir des surprises

Dans un sens ou dans l’autre aujourd’hui là où le marché par exemple aux États-Unis anticipe 140 points de base de baisse de taux donc un cycle de baisse de taux très agressif en 2024 dès le printemps les banquiers centraux vous disent non non non ça va aller beaucoup

Moins vite plutôt 70 point de base exactement parce que l’inflation mettra du temps à baisser parce qu’on veut être patient parce qu’on veut pas faire d’erreurs donc là il y a encore une incertitude de ce point de vu là sur le timing on a à peu près compris sur

L’amplitude et la rapidité des baisses on n’est pas sûr et c’est pas rien évidemment et ça fera toute la différence après tout dépendra elle le répète tout le temps data dependency ça veut dire en fonction des données économiques qui pour l’instant tout cas aux États-Unis surprennent toujours positivement exactement sur l’idée que

Aujourd’hui la politique est très restrictive c’est une certitude que il y a de la place pour baisser un petit peu les taux c’est certain lorsque vous regardez ces derniers mois on a eu des taux qui sont restés inchangés les taux directeurs des banques centrales et au même moment on a vu l’ l’inflation

Sécroulé donc ça ça veut dire que le taux réel donc le taux corrigé de l’inflation est en train de remonter ce qui impacte les économies c’est une politique monétaire restrictive donc probablement qu’il est opportun de de la rendre moins restrictive de l’assouplir la question est est à quelle vitesse

Dans quelle proportion les banquiers centraux doivent-ils revenir à une politique neutre doivent-ils au contraire aller encore plus loin et aller une une politique cette fois-ci très souple on ne sait pas et vous venez de le dire ça dépend des données macro il y a encore beaucoup d’incertitude sur l’emploi sur l’inflation sur la

Croissance et ils ont envie de se donner le temps avant de avant de juger Raphaël on se polarise le plus souvent évidemment sur ce que font les banques centrales les taux directeurs les taux courts après ce qui finance l’économie ce sont des taux d’intérêt long notamment le le 10 ans aux États-Unis en

Europe et là faut dire que le il y a un gros morceau du chemin qui a été fait parce que les marchés obligataires anticipent ces baisses de taux de taux court et puis le reflux de l’inflation est pris en compte aussi par les marchés de taux long euh ça a déjà beaucoup

Baissé ça un peu monter resscant mais c’est a quand même déjà beaucoup baissé oui alors là il y a ça fait un peu le boulot déjà ça fait un peu le boulot à la place de ce que font les banques centrales quelque part he tout à fait

Les les les les les taux ont beaucoup baissé donc les les ce qu’on appelle les conditions financières l’accès au crédit l’accès au liquidité se sont beaucoup assoupli c’est plus facile aujourd’hui de se financer et d’ailleurs ça peut avoir un effet piège parce que plus c’est facile de se financer plus

L’inflation risque de repartir attention maintenant vous vous posez la question des Tolon et c’est une bonne question effectivement on a un peu de la la visibilité sur les taux courts qui sont très sensibles aux politiques monétaires or les politiques monétaires on a compris elles vont s’assouplir quid des

Tlons que va-t-il se passer les tolons ils sont plus sensibles au cycle économique à la croissance or dans l’idée qu’on puisse rentrer sur les années à venir dans un nouveau cycle de croissance on pourrait imaginer que les tons repartent à la hausse et puis il y a des problématiques aussi de d’émission

De dett obligataire souveraines en particulier vous savez il y a beaucoup de déficit à financer surtout aux États-Unis d’ailleurs qui dit verge fortement de l’Europe avec 8 % de déficit attendu et ces déficits on va les financer avec de la dette souveraine avec des truries ça va être beaucoup d’émissions

On attend une année d’émission record aux États-Unis par exemple quelle va être la capacité du marché à les absorber quelle va être l’appétit des investisseurs à un moment où les banques centrales n’achètent plus la Chine et le Japon se pour l’instant on à 420 sur le

415 4 100 sur le 10 américain ça va on a connu 5 % fin 2023 voilà tout est relatif on était à 0 point 5 % en 2020 donc tout dépend de l’horizon que vous prenez mais il y a une vraie incertitude sur cette capacité du marché à absorber

Cette nouvelle dette et peut-être que ces tlons qui aujourd’hui sont très bas les courbes sont inversées pourrait remonter aussi dans un un scénario où le marché n’absorbe plus ouais ce qui nous mène évidemment à la question des risques on parle du scénario central a priori jusqu’à présent c’est ce qu’on a

Évoqué Raphaël si les choses ne se passent pas comme prévu quel est le scénario adverse alors ça c’est important il est moins sympa mais il est sympa et c’est important de le considérer aujourd’hui parce que le marché est encore une fois très agressif dans ses anticipations de baisse de taux

Le marché espère un monde merveilleux ça juste un petit peu quand même tout doucement sur ce que nous disent les banques centrales oui c’est vrai légèrement légèrement petite convergence à un moment iling mars au départ le marché pensait que ça serait pr baisse de taux de la BCE enfin de la fête

Pardon en mars ça sera pas mars ça sera à priorité donc le le le marché le consensus s’ajuste quand même sur le timing il y a eu un premier ajustement sur amplitude on l’a dit 140 points de base selon le marché 70 selon les gouverneurs donc ça il va falloir

Réconcilier et c’est vrai que donc les anticipations de marché sont très agressives que pourrait-il se passer l’inflation qui mettrait plus de temps à baisser et ça c’est un vrai risque vous avez parlé des condition financière du fait que avec des taux qui baissent la croissance puisse repartir c’est un l’inflation avec l’inflation pour

Repartir avec il y a un vrai problème entre guillemets sur le marché de l’emploi c’est quelque chose que Jérôme Powell et Christina garde cite dans tous leur discours le marché de l’emploi est très robuste en Europe aussi hein ce qui une bonne nouvelle d’un point de vue économique évidemment une très bonne

Nouvelle à tout point de vue sauf un point de vue qui est celui de l’inflation en l’occurrence avec un marché de l’emploi très robuste certains segments de l’inflation auront du mal à baisser le segment des services par exemple qui est très sensible au marché de l’emploi ne baisse pas et donc on

Pourrait imaginer que l’inflation mette plus de temps à baisser que prévu ce qui forcerait la main des banques centrales et forcerait les les marchés à refaire converger leurs anticipations vers moins de baisse de taux voilà conséquence de tout ce qu’on a dit pour c’est ceux qui nous regardent pour les investisseurs on

Se dit quoi alors qu’est-ce qu’on se dit chez tIKOO en tout cas on se dit que si on reprend la vue hélicoptère c’est quand même un bon temps pour être investi un bon moment pour les investisseurs vous avez des taux qui sont très élevés sur un historique

Récent alors ils sont peut-être un peu revenus effectivement depuis la fin d’année mais on reste quand même sur des points d’entrée attractif première chose on a une inflation qui reflu on pour argumenter la rapidité avec laquelle elle refluer mais elle refu dernier kilomè dernier kilomètre vous avez des banques centrales qui s’apprêtent à

Baisser les taux tout ça est très positif pour les actifs risqués et on a envie d’être investi on a donc aussi envie de mettre peut-être du risque de duration vous savez cette sensibilité au taux d’intérêt par exemple avec de l’obligataire l’obligataire il a beaucoup sousperformé il est en relatif

Aux actions probablement plus attractif aujourd’hui les actions beaucoup marché le l’obligataire a sousperformé donc aller remettre de l’obligataire aujourd’hui c’est attractif sur l’Investment grade donc les belles notations vous allez avoir du 4 5 6 % en cherchant bien si sur le haut rendement les moins belles notation vous allez

Arriver à du 6 7 8 % donc tout ça justifie une allocation sur dans les portefeuilles et donc remettre un peu de duration en revanche être investi peut aussi être compatible avec être malin et à un moment où le marché a eu une performance extraordinaire en 2023 en

2024 où les taux d’intérêt sont beaucoup revenus ne pas aller trop trop loin dans les maturités rester plutôt court sur l’obligataire c’est pas totalement idiot nous semble-t-il et il y aura probablement dans cette année de volatilité des points d’entrée pour remettre du risque on en reparlera ensemble merci beaucoup Raphaël tuin

Directeur des stratégie de marché de capitaux chez Tiko capital merci merci Dav valeur ajouté revient la semaine prochaine sur [Musique] Boursorama

Si les choses se passent comme prévu, 2024 sera l’année de la baisse de taux. Mais alors que le marché est très agressif dans ces anticipations, quels seraient les scénarios qui pourraient venir contrarier le consensus ? L’analyse de Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital.
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4 Comments

  1. Oui les taux d'intérêts baissent et vont continuer de baisser. Et l'immobilier n'a pas baissé, d'ailleurs les médias commencent à dire que ça monte depuis janvier.
    Ça va être catastrophique, de plus en plus de gens vont être écartés de l'accession à la propriété, comme je l'avais prédit

  2. "l'excès de prédictibilité peut être la source de l'instabilité" 0:33

    La seule certitude que nous avons cette année, c'est que 2024 est une année bissextile.